Vivre, c’est choisir

Si tu prends un moment pour réfléchir, tu peux faire une liste de tout ce qui t’empêche de vraiment profiter de la vie. Les choses que tu fais sans envie. Les tâches qui te fatiguent déjà rien qu’en y pensant. Le ménage, du travail à rendre, des responsabilités à assumer. Quand tout s’accumule, on dit souvent : « je dois », « pas le choix ».

Mais est-ce vraiment vrai ?

Et si, derrière beaucoup de nos « je dois », il y avait en réalité un « je choisis » ?

Le langage que nous utilisons change aussi notre regard. Dire « je dois » donne l’impression de subir. Dire « je choisis » redonne du sens et nous rend responsables de nos actes.

Je choisis de faire le ménage parce que j’aime vivre dans un lieu propre. Je choisis de travailler sérieusement parce que je veux que les choses se passent bien. Je choisis d’accomplir mes responsabilités parce qu’elles permettent de construire quelque chose d’utile. Ce ne sont plus seulement des obligations : ce sont des choix.

Parfois pourtant, nous faisons des choses par peur, pour éviter un reproche, pour plaire aux autres, ou pour ne pas nous sentir coupables. Mais faire quelque chose par peur n’est pas pareil que le faire pour apporter du bien autour de soi.

La Bible nous dit : « choisis la vie ». C’est une invitation à orienter nos décisions vers ce qui fait grandir et vivre vraiment. Cela nous invite à être attentifs à ce que nous faisons et au sens que nous donnons à nos choix.

Chaque fois que nous faisons quelque chose, nous pouvons nous poser une question essentielle : pourquoi je le fais ? À quel besoin cela répond-il ? Qu’est-ce que ce choix apporte à ma vie ou à celle des autres ?

Et même ce qui semble lourd peut devenir un choix quand on comprend son sens. Mais quand on oublie pourquoi on agit, tout ressemble à une obligation.

Car au fond, vivre, c’est choisir. Et ne pas choisir… est déjà un choix.

Texte écrit pour le journal de la Bechtel et le site internet www.referguel.ch

 

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