Petit cours sur les palmiers

Fête des Rameaux

Culte du 28 mars 2021, Fête des rameaux

Accueil

« Acclamez Dieu dans son temple, acclamez-le sous la puissante voûte du ciel ! Acclamez-le pour sa grandeur infinie. Que tout ce qui respire acclame le Seigneur !»

Psaume 150

C’est avec cette invitation sonore que s’ouvre cette fête des Rameaux qui a dû résonner autrefois comme dans ce psaume 150. Voici les acclamations de la foule, comme un air de fête, une louange expressive pleine d’allégresse qui s’est propagée jusqu’aux portes de Jérusalem, pour laisser passer celui qui venait, monté sur un âne : le Seigneur d’humilité, dans sa simplicité et sa vérité. Non pas un roi qui écrase, mais qui règne, non pas qui domine, mais qui vient pour donner librement sa vie…

Prière d’ouverture

Seigneur Jésus

Nous t’acclamons nous aussi, avec ce que nous sommes devant toi

Nous venons à ta rencontre, pour te laisser passer au milieu de nos vies

Toi notre Seigneur et notre Roi, qui est doux et humble de cœur

Tu fais jaillir la joie, là où on ne l’attendait pas

Tu suscites la nouveauté, là où l’on s’était habitué

Merci de nous entraîner avec cœur et spontanéité

pour te reconnaître encore comme le Sauveur, le Berger, notre Ami,

Lumière du monde sur nos chemins

Reçois notre louange pour t’honorer et te louer,

par nos vies toutes entières pour la gloire de ton Nom,

maintenant et pour toujours, en Dieu notre Père et par l’Esprit de vie,

qui est joie et communion, Amen

 

Hosannah! Béni soit ce sauveur débonnaire…

Lectures

Après cela, je regardai encore et je vis une foule immense de gens que personne ne pouvait compter. C’étaient des gens de toute nation, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches et avec des palmes à la main. Ils criaient avec force : « Le salut vient de notre Dieu, qui siège sur le trône, et de l’Agneau ! » Tous les anges se tenaient autour du trône, des anciens et des quatre êtres vivants. Ils se jetèrent le visage contre terre devant le trône, et ils adorèrent Dieu en disant : « Amen ! Oui, la louange, la gloire, la sagesse, la reconnaissance, l’honneur, la puissance et la force sont à notre Dieu pour toujours ! Amen »

Apocalypse 7, 9-12

Palm, Dimanche Des Rameaux, Hosana

Le lendemain, la foule nombreuse qui était venue pour la fête de la Pâque apprit que Jésus arrivait à Jérusalem. Tous prirent alors des branches de palmiers et sortirent de la ville pour aller à sa rencontre ; ils criaient : « Gloire à Dieu ! Que Dieu bénisse celui qui vient au nom du Seigneur ! Que Dieu bénisse le roi d’Israël ! » Jésus trouva un âne et s’assit dessus, comme le déclare l’Ecriture :

« N’aie pas peur, ville de Sion ! Regarde, ton roi vient, assis sur le petit d’une ânesse ».

Tout d’abord, ses disciples ne comprirent pas ces faits ; mais lorsque Jésus eut été élevé à la gloire, ils se rappelèrent que l’Ecriture avait annoncé cela à son sujet et qu’on avait accompli pour lui ce qu’elle disait.

Tous ceux qui étaient avec Jésus quand il avait appelé Lazare hors du tombeau et l’avait ramené d’entre les morts, racontaient ce qu’ils avaient vu. C’est pourquoi la foule vint à sa rencontre : les gens avaient appris qu’il avait fait ce signe miraculeux. Les Pharisiens se dirent alors entre eux : « Vous voyez que vous n’y pouvez rien : Tout le monde s’est mis à le suivre ! »

Jean 12, 12-19

Message

On voit depuis quelques années apparaître des palmiers dans les jardins alentours. Je ne sais pas si c’est le signe du réchauffement climatique, mais il est vrai qu’ils traversent désormais sans souci nos hivers pour donner ici et là un peu d’exotisme.

 

 

Les palmiers sont parmi les plus vieux végétaux du monde : ils existaient il y a quatre-vingt millions d’années. Leur port majestueux et leur superbe feuillage leur ont décerné le titre de « prince du règne végétal ». Voilà un arbre qui se dresse sur une tige rigide portant une couronne de larges feuilles ‒ les palmes ‒ réunies en bouquet à son sommet. Ses fruits, les dattes, sont groupés en régimes: ce sont des baies, à chair sucrée.

En ce jour des Rameaux, ce sont justement des branches de palmier qui sont prises pour accueillir Jésus qui vient, monté sur son âne. Et on imagine cette foule qui agite ces longues branches vertes en signe de bienvenue, comme un champ ondoyant, comme une manière d’applaudir, de reconnaître le roi promis.

 

Mosaïque, Eglise, Orthodoxe
Voici ton roi vient…

 

Tout ce mouvement dans les airs devait exprimer une joie expressive, sonore, contagieuse… Une vraie allégresse, une louange en gestes et en paroles, car la foule lance des « Hosanna, Gloire à Dieu ! » et autres acclamations.

Si dans les autres évangiles il y a aussi des manteaux qui sont déposés, ici les branches de palmier évoquent tant de diversité.

A commencer par cet arbre, le dattier-palmier dont une espèce particulière recouvrait tout le pays de Canaan, en particulier la ville de Jéricho qui avait une immense palmeraie, avant de disparaître il y a 2000 ans… On pense que le palmier-dattier était la toute première culture arboricole de l’histoire de l’humanité. Mais la palme c’est aussi tout un symbole !

Oui, on connaît la palme d’or du festival de Cannes, comme autrefois on décernait la palme aux vainqueurs des jeux olympiques. Le palmarès définit aujourd’hui encore la liste des lauréats. Mais plus que tout, la palme est le symbole de la victoire et de la vie nouvelle.

Il est vrai que le palmier a des milliers des racines qui lui permettent d’aller chercher profondément l’eau enfouie dans le sol. C’est ainsi une source intérieure qui lui assure de tenir dans les conditions les plus extrêmes, comme au milieu du désert.

Le jour des Rameaux que l’on pourrait aussi appeler le jour des palmiers, la foule fait jaillir sa joie. Malgré les événements qui vont se succéder, je veux croire que cette joie n’était pas superficielle, mais qu’elle était vraie, authentique, belle et festive.

Au fond de notre vie, il y a une source capable de nous communiquer la joie, la joie divine, la joie cristalline. Une joie profonde qui est un fondement… C’est l’esprit d’enfance et c’est l’attitude du croyant quand il se ressource en Dieu. C’est l’identité même de notre être quand nous redécouvrons que nous avons été créés pour la joie, une joie durable. Non pas le rire tout le temps ou les sourires de façade, mais comme le disait la théologienne Lytta Basset, une « joie imprenable », une joie tranquille et paisible qui sait que cette ressource sera toujours là lorsqu’on accueille tout de la vie, l’instant présent, le jour donné, comme la foule qui avait tout laissé de côté pour faire place à ce drôle d’assemblage : un homme monté sur un âne et salué comme roi. Il y a quelque chose d’extrêmement touchant à travers cette vision.

Les Rameaux, c’est pour moi la joie la plus belle et la plus pure pour le seul moment de toute la vie de Jésus où il reçoit non une palme d’or, mais une palme verte d’espérance !

Mais il y a aussi à l’intérieur du palmier une curiosité. A la différence des autres arbres, la sève ne circule plus sous l’écorce, vers l’extérieur, mais bien au cœur du tronc, au centre. Il sait ainsi protéger sa vitalité de tout ce qui pourrait le toucher, l’agresser, le blesser. Au cœur du palmier, il y a une vie qui est bien gardée, et en cela, il symbolise la vie croyante qui sait résister, sans se laisser troubler par le milieu ambiant. Elle cherche le dialogue avec le Seigneur dans l’intimité de son cœur.

A vrai dire, bien peu des disciples seront comme des branches de palmiers au cours de la semaine sainte qui va commencer : reniement, trahison, abandon… Seules quelques femmes seront là devant une croix, avec l’apôtre Jean nous dit-on. Et pourtant, en hébreu palmier se dit Thamar : ce qui est érigé, ce qui est élevé, ce qui est droit, mais aussi ce qui est gracieux et élégant. Alors le palmier nous invite à nous tenir debout avec grâce, comme la foule des Rameaux, pour nous tourner vers le haut en accueillant celui qui vient tout bas !

Les bédouins disent que le palmier dattier vit « les pieds dans l’eau et la tête au soleil » : lorsqu’on l’aperçoit dans le désert brûlant, on sait qu’il y a là de l’eau, et donc, un espoir de vie. Il crée une fraîcheur, un « effet d’oasis ». Avec sa couronne de palmes très longues, le palmier capte un maximum de lumière. Il est tourné vers le Ciel. Pour se rappeler la sortie de l’Exode, les Hébreux portaient des branches de palmier tout en chantant : des vies tournées vers Dieu dans la lumière.

 

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Une oasis, un havre de paix et de repos

 

Lors de la Pâque on avait aussi coutume d’agiter des rameaux en signe de reconnaissance pour le passage vers une Terre Promise. Palmes d’une délivrance. Et puis enfin sur les tombes des premiers martyrs chrétiens ont avait coutume d’y graver sur la pierre des palmes en signe de victoire : palmes vertes dans le désert.

Alors oui, il y a le palmier à l’image de notre vie : se laisser éclairer, chercher le passage d’une promesse et savoir résister même dans l’adversité pour continuer à porter la vie qui nous redresse. Restons enracinés et tournés vers le Ciel pour accueillir Celui qui vient avec simplicité au milieu de nous.

 

Prions les uns pour les autres

Seigneur notre Dieu,

Ton Fils est venu, monté sur un âne, roi plein d’humilité au milieu de son peuple.

Montre-nous toujours le vrai visage du Sauveur pour que nous puissions toujours le reconnaître avec justesse et simplicité.

Hosanna aux plus hauts de cieux et joie à ceux qui s’émerveillent de ta proximité !

Ton Fils s’est avancé au milieu des exclamations de la foule qui a déposé ses manteaux pour se découvrir devant lui, en agitant aussi des palmes et des rameaux

Donne-nous de pouvoir toujours mieux exprimer notre foi par des gestes concrets, des mots clairs, des attitudes ouvertes et accueillantes, conciliantes et aimantes.

Hosanna aux plus hauts des cieux et bonheur à ceux qui marchent en vérité sur tes chemins !

Ton Fils n’a pas refusé ce jour de fête, avant que ne viennent les larmes et l’adversité

Apprends-nous à vivre l’aujourd’hui de la Vie, forts ce qui nous aura été offert, pour que ta grâce nous accompagne tout au long de nos pas.

Hosanna aux plus hauts des cieux et paix à ceux qui s’abandonnent à ta fidélité !

Nous te prions aujourd’hui pour celles et ceux qui sont restés sur les bas-côtés de la route, dans les larmes de la tristesse et de la peine. Viens les relever !

Nous te confions les personnes touchées par la perte d’un proche, éprouvées dans leur corps ou leur cœur, atteintes dans leur esprit. Viens les apaiser !

Nous te remettons ceux qui vivent d’espoir, les personnes en attente de changement, tous ceux qui sont touchés par la pandémie, Viens les visiter !

Nous te prions pour toutes les personnes qui par leur engagement, le temps donné librement ont à cœur d’éveiller sourires et amitiés pour colorer la vie. Viens les encourager !

Hosanna aux plus hauts des cieux et bénédiction à ceux qui sont semeurs de bonté !

Un jour Seigneur, tu nous rassembleras comme une grande famille humaine, palmes à la main, pour reconnaître encore ce Roi de gloire dans ton Eternité. Que nous sachions alors encore cultiver cette joie, la laisser grandir en nous pour qu’elle devienne louange et beauté, adoration et joie. Amen

« Je bénis celui qui met sa confiance en moi et cherche en moi sa sécurité. Il aura le même sort qu’un arbre planté près de l’eau, dont les racines s’étendent à proximité du ruisseau. Il n’a rien à redouter quand vient la chaleur, et son feuillage reste vert. Même en année de sécheresse il ne se fait aucun souci, il ne cesse de porter des fruits. »

Jérémie 17, 7-8

Bénédiction

Que Dieu soit votre ressource pour trouver la joie en tout temps

Qu’il vous garde à chaque nouveau jour

Pour aller dans son amour, ressourcés et renouvelés, entourés et portés,

Tournés vers sa présence, qui est lumière et espérance, amen

 

Nous vous souhaitons une joyeuse fête de Pâques à venir !

 

Des sommets à nos profondeurs

Montagnes et ciel

Dans l’Antre du Roi de la Montagne – Peer Gynt – Edvard Grieg

Accueil

Nos vies sont agitées et troublées. On a de la peine à percevoir un avenir, à dessiner ce que sera demain… Et après-demain. Les soucis, les doutes, les fardeaux ne nous épargnent pas. Il nous arrive d’être fatigués. Rien de plus normal !

C’est dans ces moments particuliers qu’il est bon de pouvoir s’arrêter pour un temps. De se mettre à l’écart, dans sa chambre, dans la nature, au sommet d’une montagne. Pour déposer nos soucis, nos fatigues, et nos peines. Pour nous laisser accueillir par le Christ vivant. Pour faire silence et écouter sa Parole.

Jésus-Christ nous accueille ce matin en nous offrant son amitié.

Comme personne, il nous donne sa paix, son amour, sa consolation pour que nous vivions ce temps de communion tous ensemble le cœur au repos et l’esprit apaisé.

Prenez quelques instants pour accueillir cette présence en vous.

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Prière de louange : Psaume 15

O Éternel ! Qui séjournera dans ta tente ? Qui demeurera sur ta montagne sainte ?

Celui qui marche dans l’intégrité, qui pratique la justice et qui dit la vérité selon son cœur. Il ne calomnie point avec sa langue, il ne fait point de mal à son semblable, et il ne jette point l’opprobre sur son prochain. Il regarde avec dédain celui qui est méprisable, mais il honore ceux qui craignent l’Éternel ; il ne se rétracte point, s’il fait un serment à son préjudice. Il n’exige point d’intérêt de son argent, et il n’accepte point de don contre l’innocent.

Celui qui se conduit ainsi ne chancelle jamais.

https://youtu.be/nLM0GiihIbs

Magnificat, magnificat, magnificat anima mea Dominum Magnifie, magnifie, magnifie le Seigneur, ô mon âme

Chant de Taizé

 

Lectures

Moïse gravit la montagne pour aller vers Dieu. D’en haut, Dieu l’appela et lui dit : Voici comment tu parleras aux descendants de Jacob et ce que tu annonceras aux Israélites : « Vous avez vu vous-mêmes comment j’ai traité les Égyptiens et comment je vous ai portés comme sur des ailes d’aigles pour vous faire venir jusqu’à moi. Maintenant, si vous m’obéissez et si vous restez fidèles à mon alliance, vous serez pour moi un peuple précieux parmi tous les peuples, bien que toute la terre m’appartienne. Mais vous, vous serez pour moi un royaume de prêtres, une nation sainte. » Telles sont les paroles que tu transmettras aux Israélites. Moïse retourna au camp, convoqua les responsables du peuple et leur transmit toutes les paroles de l’Éternel.

Livre de l’Exode 19, 3-7

Lever Du Soleil, La Lumière Du Soleil
 

Six jours plus tard, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmena sur une haute montagne, à l’écart, eux seuls. Là, il fut transfiguré devant eux : ses vêtements devinrent éblouissants et si parfaitement blancs que personne sur la terre ne peut produire une telle blancheur. Alors Elie leur apparut, avec Moïse ; ils parlaient tous deux avec Jésus. Pierre s’adressa à Jésus et lui dit : « Maître, il est bon que nous soyons ici. Nous allons dresser trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie. » En fait, il ne savait ce qu’il disait, car ils étaient tous les trois remplis de peur. Une nuée se forma alors et les enveloppa. Une voix en sortit : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le. Aussitôt les disciples regardèrent autour d’eux, et ils ne virent plus personne, sinon Jésus, qui était seul avec eux. Pendant qu’ils descendaient de la montagne, il leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils venaient de voir, jusqu’à ce que le Fils de l’homme ressuscite d’entre les morts. Ils obéirent à cet ordre, mais discutaient entre eux sur ce que « ressusciter d’entre les morts » voulait dire.

Évangile de Marc 9, 2-10

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Méditation

Allons, chers Amis, sur la montagne du Seigneur.

La montagne est ce trait d’union entre ciel et terre, ce lieu à l’écart où l’humain s’élève et où le Divin s’abaisse. Ce lieu où il est possible de goûter à un sentiment d’éternité, de vivre quelque chose de l’ordre de la révélation. Ce n’est sans doute pas sans raison qu’il y a des croix au sommet des montagnes, pour signifier ainsi que ce lieu a une dimension particulière.

Aujourd’hui, nous voici en marche vers la montagne, à la rencontre du Seigneur.

Dans l’histoire du peuple de Dieu, c’est sur la montagne que Dieu s’adresse à l’humain. Elle est cet endroit privilégié de la rencontre et de l’intimité avec Dieu. Le texte de l’Exode nous raconte comment Moïse reçoit des paroles de Yahvé sur le Mont Sinaï. Comment le Divin se révèle, se dévoile.

L’Évangile de Marc nous fait devenir témoins de la transfiguration, révélation de la gloire à venir. Et sans doute que, comme Pierre, nous aimerions faire durer ce moment au point d’y construire des tentes et de s’établir : « Il est bon que nous soyons ici… » Mais non ! Ce n’est qu’une ouverture fugace, un éclat de lumière, un rayon de soleil…

Aller sur la montagne pour être plus près de Dieu. Comme si l’altitude nous rapprochait de Dieu ! Aller sur la montagne pour prendre de la hauteur, pour quitter le quotidien, les bruits de nos activités. Aller sur la montagne. Oui, mais laquelle ? Le Chasseral ? Le Creux-du-Van ? Le Cervin ? Sans doute que chacune pourrait revendiquer, et sans rougir, le titre de Montagne de Dieu.

Paysage, Nature, Montagnes, Alpine, Nuages, Ciel
 

On s’en doute, le lieu géographique importe peu finalement. On se souvient des paroles de Jésus à la Samaritaine :

« Crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. »

Évangile de Jean 4

Alors, si le lieu n’est pas essentiel, où aller à la rencontre du Seigneur ? Où s’élever ?

Aussi étrange que cela paraisse, je crois que c’est en descendant en nous-mêmes, dans nos profondeurs, en allant à la rencontre de notre humanité, pleine et entière, faite de certitudes et pétrie de doutes, que nous nous mettrons à l’écoute de l’Esprit de Dieu qui murmure en nous. Plus nous nous enfoncerons dans notre intimité, plus nous ouvrirons, plus nous élèverons, tout notre être vers Dieu.

Cette descente, vraie et sincère, n’aura certainement rien d’une promenade de santé, et elle pourrait bien exiger autant d’efforts et de courage que l’ascension d’une montagne. Elle nous conduira à découvrir toujours et à nouveau ce Dieu qui est à la fois présent dans notre intime humanité et plus que tout ce que nous pouvons imaginer.

Pour nous mettre en route sur ce chemin, il est indispensable de se défaire des fardeaux que nous portons, de tout ce qui ralenti notre marche, tous nos superflus que nous emportons comme des sécurités, pour ne garder que l’essentiel.

L'Homme, Personne, Activités De Plein Air, Sac À Dos
 

Depuis quelques jours, nous sommes entrés dans le temps du carême. Il nous conduit à Pâques, à la lumière et à la vie. Il nous tarde d’y être déjà ! Mais le chemin jusqu’à ce matin-là peut nous paraître long, trop long peut-être. Et il nous fera passer par une autre montagne, celle du Golgotha, celle de la crucifixion. Ce lieu de la révélation, une de plus, où Jésus s’abaisse au point de donner sa vie pour que le monde s’élève vers Dieu.

Ces semaines qui s’ouvrent sont une opportunité offerte pour réfléchir à ce qui est pesant dans nos vies et ce à quoi nous pourrions renoncer… pour un temps du moins. Et aller ainsi à la rencontre de Dieu tout au fond de nous.

Et si, aujourd’hui, nous faisions le choix de laisser le superflu, pour ne prendre que notre essentiel et monter ainsi à la Montagne du Seigneur ?

Cette montagne qui n’est ni ici ni là-bas, vous l’avez bien saisi, mais tout au fond de nous, au plus bas de nous. Dans cette profondeur qui nous révélera qui nous sommes en vérité dans le murmure de l’Esprit et sous le regard bienveillant et accueillant de Dieu.

Allons, chers Amis, allons, à la rencontre de Dieu. Il est là. Il nous attend. Il nous accueille. Il nous aime. Il est bon que nous soyons ici.

Prière des uns avec les autres, et pour le monde

Oui, Seigneur, il est bon que nous soyons ici. En ta présence bienfaisante. Réunis, et unis avec tous ceux qui ne sont pas là, nous nous tournons vers toi dans la prière.

En ce temps de carême, apprends-nous toujours et à nouveau à vivre de l’essentiel, à faire la différence entre ce que nous recevons et ce que nous croyons posséder.

Nous t’apportons tous ceux et toutes celles qui vivent des temps difficiles, faits d’incertitudes, de peurs, d’angoisses. Puisses-tu leur donner de ta lumière et sois pour eux tous leur espérance. Fais de nous des témoins de ton action dans le monde.

Nous te nommons aussi toutes les personnes qui nous ont demandé de prier pour elles et les situations qui occupent nos pensées. Nous te demandons de pardonner nos mots parfois maladroits et balbutiants, pour dire notre confiance en toi et en ton action dans nos vies.

Nous te prions pour les dirigeants et ceux qui assument des responsabilités à travers le monde. Guide-les, par ton Esprit de vérité, à prendre les décisions qui n’excluront pas les plus faibles, mais qui les mettront à la première place.

Pour nous-mêmes, pour nos familles et nos proches, pour ceux et celles que nous connaissons et pour ceux et celles que nous ne connaissons pas. Seigneur, nous te prions.

Jésus le Christ, lumière intérieure, ne laisse pas mes ténèbres me parler… Jésus le Christ, lumière intérieure, donne-moi d’accueillir ton amour.

Bénédiction

Reste avec nous, Seigneur. Aux heures de joie, aux heures de tristesse, dans la nuit du monde et la clarté de ta présence.

Reste avec nous, Seigneur. Pour raviver notre foi, pour être les prochains de nos prochains, dans nos solitudes et nos rencontres.

Reste avec nous, Seigneur. Aujourd’hui et demain. Ouvre-nous à ta joie afin qu’elle rayonne au plus profond de nous. Conduis-nous sur nos chemins.

À chacun et chacune, tu dis : « Va avec la force que tu as. »

Bon dimanche et belle semaine à chacune et chacun.

Eugene Bozza(Soir Dans Les Montagnes)

L’autre et moi

Une poignée de main

C’est avec les notes de La Sicilienne de Jean-Sébastien Bach, interprétée par Yann Chavin à la flûte et Alexis Droye à l’orgue, que nous nous accueillons aujourd’hui. C’est aussi dans la présence du Seigneur que nous plaçons ce moment de communion.

Accueil

Ne soyez pas tristes et sans espérance, dit le Seigneur ! Dans le visage de Jésus, le Fils en qui j’ai mis toute ma tendresse pour vous, je vous ouvre un chemin et un demain. Écoutez et vous vivrez ! Là où vous êtes agités je vous donne la Paix. Là où vous avez peur de manquer je vous ouvre au don. Là où vous vous absentez je suis présence. Ne soyez pas tristes et sans espérance, dit le Seigneur ! Mon pardon déjà vous a rejoints. Écoutez et vous vivrez !

Nous nous réjouissons de vous inviter à entrer dans ce « culte des laïcs » en ce premier dimanche de Carême, sur le thème proposé cette année par notre Église : « L’autre et moi ». Ou plutôt : « Et si l’autre, c’était moi ? ». Nous avons choisi des textes et écrit les méditations à partir de la parabole du bon Samaritain. Bonne lecture !

Christiane Rufer, Magdalena Prêtre, Bernard Schmutz

Vous pouvez télécharger une version imprimable.

Merci et À – Dieu

Ô notre Dieu,

Merci pour tout ce qu’il y a de bon dans notre vie, Merci pour tout ce qu’il y a de bon en nous. Merci pour l’immense source de résurrection qu’est ta présence.

Tout cela nous donne la soif de te présenter ce qui nous peine…

Seigneur, nous pensons devant toi à tous ceux qui souffrent, à celles qui doivent reconstruire une nouvelle vie après une séparation, un deuil. À ceux et celles qui se sentent seul·e·s.

Seigneur, nous pensons devant toi à toutes celles qui travaillent sans relâche dans des conditions difficiles. Nous pensons à ceux qui sont en souci pour leur situation.

Aide-nous, Seigneur, à être solidaires, à soutenir, à aider, à nous soucier de nos prochains, dans la mesure de nos humbles possibilités. Aide-nous à agir ensemble pour le monde.

Nous pensons devant toi à ceux et celles qui nous sont chers. Nous te les confions en particulier. Avec la joie que nous donne ton Esprit, nous aimerions témoigner de ton amour pour chaque être humain. Amen

 

« O ma joie et mon espérance, le Seigneur est mon chant. C’est de lui que vient le pardon. En lui j’espère, je ne crains rien. En lui j’espère je ne crains rien »

Lecture : résoudre l’énigme du prochain

Un spécialiste des Écritures intervint alors. Pour tendre un piège à Jésus, il lui demanda :

– Maître, que dois-je faire pour recevoir la vie éternelle ?

Jésus lui dit :

– Qu’est-il écrit dans notre Loi ? Comment le comprends-tu ?

Il répondit :

– Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton être, de toute ta force et de toute ta pensée.” Et aussi : “Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Jésus lui dit alors:

– Tu as bien répondu. Fais cela et tu vivras.

Mais le spécialiste des Écritures voulait se justifier. Il demanda donc à Jésus :

– Et qui est mon prochain?

Jésus répondit [par une parabole] :

– Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho lorsque des brigands l’attaquèrent, lui prirent tout ce qu’il avait, le battirent et s’en allèrent en le laissant à demi-mort.  Par hasard, un prêtre descendait cette route. Quand il vit le blessé, il passa de l’autre côté de la route et s’éloigna.  De même, un lévite arriva à cet endroit, il vit le blessé, passa de l’autre côté de la route et s’éloigna.  Mais un Samaritain, qui voyageait par-là, arriva près du blessé. Quand il le vit, il fut bouleversé.  Il s’en approcha davantage, versa de l’huile et du vin sur ses blessures et les recouvrit de pansements. Puis il le plaça sur sa propre bête et le mena dans une auberge, où il prit soin de lui.  Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, les donna à l’aubergiste et lui dit : “Prends soin de lui ; lorsque je repasserai par ici, je te paierai moi-même ce que tu auras dépensé en plus pour lui.

Jésus ajouta :

– Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de l’homme attaqué par les brigands ?

Le spécialiste des Écritures répondit :

– Celui qui a été bon pour lui.

Jésus lui dit alors :

– Va et toi aussi, fais de même.

Luc 10, 25-37

 

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Sculpture anonyme trouvée sur Pixabay.com

 

Méditations plurielles et personnelles

C’est l’histoire d’un motard

Il y a longtemps, lors de mon premier tour à moto, je fus surpris par le premier motard croisé, parfait inconnu, qui me salua amicalement de la main. Le deuxième et la plupart des suivants firent pareil. Ce fut un grand étonnement et une magnifique surprise. Depuis, cette coutume m’a toujours apporté paix et joie en roulant et je dois dire que c’est ce qui m’attire le plus vers la pratique de la moto.

Mais plus fort encore, suite à une panne d’alternateur, alors que j’étais en carafe à pousser ma bécane au bord de la route, seul avec moi-même, ce n’est pas le troisième motard de passage qui s’arrêta, mais le premier. Il trouva rapidement une corde et me hala jusqu’au prochain concessionnaire. Quel bonheur que ce compagnon tombé du ciel qui me sortait de mon embarras ! Certes, les motards ne sont pas parfaits non plus, mais quelle grandeur dans leur comportement envers leurs semblables, hors des contraintes d’agenda, sans distinction d’âge, de genre, de religion ou de couleurs.

 

 

 

Motards, Personnes, Motos, Amis
La famille des motards

Je rêve d’un monde où les pratiques évoquées du cercle des « motards » s’étendraient à l’humanité, où chacun salue l’autre et lui sourit [même maintenant derrière son masque : cela se voit, les yeux s’illuminent], où chacun apprend à se décentrer de soi-même pour se mettre dans la situation de l’autre, se penche avec cœur sur ces misères et se fait compagnon.

« Il y a des œuvres que nous cultivons déjà, d’autres pour lesquelles c’est plus difficile, d’autres que l’on découvrira…. Ce n’est qu’en redonnant à notre prochain l’amour reçu de Dieu que cet amour devient lumière et révélation. »

Saint Augustin.

Tout commence par une question

Qui est l’autre ? un être humain, comme moi ! Mais non, il est « autre » !

Personne n’est égal à un autre : différence d’âge, de caractère, d’éducation, de couleur. Différence d’environnement dans lequel nous avons grandi. Acceptons chacun comme il est.

L’exemple donné par Jésus dans la parabole du bon Samaritain est très, très fort.

Peu de personnes ont l’occasion d’arriver dans une telle situation. Mais la relation que nous avons avec « l’autre » dépend essentiellement de nous, et il y a plein de possibilités : faire un sourire, échanger quelques mots, une main tendue, un soutien proposé lors d’une situation difficile – sont en général bien accueillis et peuvent établir une relation de confiance, et un tel geste montre à l’autre que nous ne sommes pas indifférents, qu’il compte. Le plaisir et le bénéfice sont toujours des deux côtés ! Nous avons tous besoin des autres, personne ne peut vivre seul. En plus, ce n’est pas compliqué, alors soyons généreux, la récompense sera grande.

 

 

 

Hospice, Main Dans La Main
Un geste tout simple qui dit beaucoup

 

On connaît l’histoire… Quoique…

Parabole archi-connue… comment me parle-t-elle en cette période de Corona où la distance est gage de non-contamination ? Auquel des personnages de la parabole est-ce que je m’identifie ?

Si je suis souvent le lévite pressé qui passe tout droit, je vais parler aujourd’hui en m’identifiant au blessé. J’ai eu l’occasion depuis la fin de l’automne à travers la maladie d’avoir d’abord des craintes, de devoir traverser cette période un peu isolée, vu la suppression de la plupart des rencontres. Mais au contraire, j’ai eu l’occasion de mesurer combien de gens autour de moi se sont manifestés, sont devenus mes prochains malgré le semi-confinement et la distance : à travers de multiples messages, fleurs, offres de transport, achats faits. Plus inattendu : à travers un repas posé devant ma porte à la fin d’une journée d’examens médicaux, à des douceurs déposées sur mon paillasson chaque fois que j’affrontais une échéance.

Non la pandémie n’efface pas la solidarité et mes voisins et amis sont inventifs !

 

Alimentaire, Légumes, En Bonne Santé, Frais
Quelques fruits pour donner du goût à la vie

 

Je refuse de croire

Je refuse de croire que les circonstances actuelles rendent les êtres humains moralement incapables de remplir la tâche éternelle que leur a confiée le Créateur et de faire fructifier les talents qui leur ont été attribués à leur naissance.

Je refuse de croire que l’être humain ne soit qu’un fétu de paille ballotté par le courant de la vie, sans avoir la possibilité d’influencer en quoi que ce soit le cours des événements.

Je refuse de partager l’avis de ceux et celles qui prétendent que l’être humain est à ce point captif de la nuit sans étoiles du racisme et de la guerre, que l’aurore radieuse de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir une réalité.

Je crois que la vérité désarmée et l’amour sans condition auront le dernier mot effectivement. Le droit, même vaincu provisoirement, demeure toujours plus fort que le mal.

Je crois que les êtres humains qui vivent pour les autres parviendront un jour à rebâtir ce que les êtres inspirés par l’amour de soi ont détruit.

Je crois aussi qu’un jour toute l’humanité s’inclinera devant la puissance de Dieu. Je crois que la bonne volonté salvatrice et pacifique deviendra un jour la loi. « Le loup et l’agneau pourront se reposer ensemble, chaque être humain pourra s’asseoir sous son figuier, dans sa vigne, et personne n’aura plus de raison d’avoir peur ». Je crois fermement que nous l’emporterons. Cette foi doit nous donner le courage d’affronter les incertitudes de l’avenir. Elle donnera des nouvelles forces à nos pieds fatigués, pour que nous puissions nous rapprocher toujours plus de la Cité de la Liberté. Amen.

Martin Luther King jr. (1929–1968) Pasteur, militant non-violent pour les droits civiques

Laisserons-nous à notre table, un peu d’espace à l’étranger ? Trouvera-t-il quand il viendra, un peu de pain et d’amitié ? 

Refrain : Ne laissons pas mourir la terre, ne laissons pas mourir le feu ! tendons nos mains vers la lumière, pour accueillir le don de Dieu, pour accueillir le don de Dieu !

Laisserons-nous à nos paroles, un peu de temps à l’étranger ? Trouvera-t-il quand il viendra, un coeur ouvert pour l’écouter ?

Refrain : Ne laissons pas mourir la terre, ne laissons pas mourir le feu ! tendons nos mains vers la lumière, pour accueillir le don de Dieu, pour accueillir le don de Dieu !

 

Aime ton prochain. Et réciproquement !

La scène s’est déroulée à Berne. On me jure qu’elle est vraie. Or donc, dans un restaurant self-service, une honorable dame de 75 ans choisit un bol de soupe et va s’installer à une table. « Flûte ! » se dit-elle, j’ai oublié le morceau de pain. Elle se lève, prend son pain, retourne à sa place… et trouve un homme de couleur attablé devant la soupe. Et qui est même en train de la manger ! « Alors ça, se dit-elle, c’est la meilleure ! Mais c’est sans aucun doute un pauvre homme. Je ne lui ferai pas de remarque, mais tout de même, je ne vais pas me laisser complètement faire… » Elle s’empare d’une cuillère, s’assied en face de l’homme et, sans dire un mot, pioche également dans le bol de soupe. Et l’homme et la femme soupent ensemble, à tour de rôle, et en silence. Puis l’homme se lève. Il va chercher une confortable assiette de spaghetti à la bolognaise, et la dispose devant la gentille dame. Avec deux fourchettes ! Et ils mangent tous les deux, toujours en silence et à tour de rôle. Enfin ils se quittent. « Au revoir » dit la dame paisiblement. « Au revoir » répond l’homme, avec une douce lueur dans les yeux. Il donne l’impression de quelqu’un qui est heureux d’avoir aidé son prochain… Il s’en va donc, et la dame le suit des yeux. Du même coup, elle voit, sur la table d’à côté… un bol de soupe qui semblait avoir été oublié.

 

Soupe, Zupka Chińskaho, Dîner, Chaud
Un bol de soupe, comme oublié. Et si… ?

 

Bénédiction irlandaise

Ce que je te souhaite c’est : Non pas qu’aucun nuage n’assombrisse ton chemin. Non pas que ta vie soit un parterre de roses. Non pas que tu n’aies rien à regretter. Non pas que tu n’aies rien à souffrir… Non, ce n’est pas là mon souhait pour toi. Mon souhait pour toi c’est : Que tu sois fort quand vient l’épreuve, quand d’autres déposent sur ton épaule leurs fardeaux, quand le chemin devient raide et les difficultés semblent insurmontables. Que les dons que Dieu t’accorde mûrissent en toi quand tout espoir semble perdu. Et qu’ils servent à te rendre heureux, toi et ceux et celles que tu aimes… Qu’il y ait toujours à tes côtés un ami digne de ce nom à qui tu puisses faire confiance. Qui te console dans la tristesse, qui affronte avec toi les tempêtes quotidiennes… Ce que je te souhaite encore : C’est que dans les jours de détresse tu connaisses la présence de Dieu. Tel est mon souhait pour toi aujourd’hui et pour tous ceux et toutes celles qui t’aiment. Tel est mon souhait pour toi tous les jours de ta vie. Amen !

Nous vous disons « Au revoir » avec la Valse du Printemps (Spring Waltz) de Frédéric Chopin.

 

Bon dimanche à tous !

Les cultes reprennent dès le 28 février à la Blanche église, mais vous pouvez continuer à recevoir les cultes à l’emporter par courrier. Si vous ne souhaitez plus les recevoir faites-nous signe ! Merci !

 

Campagne de carême

Justice climatique, maintenant

Dès ce mercredi 17 février débute la campagne et le temps du carême. Action de Carême, Pain Pour le Prochain et Être Partenaires s’unissent autour de la thématique de la Justice climatique.

La notion de justice implique aussi celle de la responsabilité.

Les premières victimes du réchauffement sont les pays qui y ont le moins contribué. Pendant la Campagne œcuménique 2021, Action de Carême et Pain pour le prochain dénoncent cette injustice et exigent de ceux qui contribuent le plus aux changements climatiques qu’ils assument leurs responsabilités.

Extrait du site voir-et-agir.

Découvrez la manière de soutenir cette action au travers de la campagne Justice climatique, maintenant.

Retrouvez le Calendrier de carême et le Carnet de méditations que vous pouvez télécharger. Ils seront aussi prochainement disponibles à la Blanche-Église et au secrétariat.

Vous pouvez participer à un Quiz de 5 questions agrémenté de vidéos pour prendre conscience de votre mode de consommation.

Actuellement, nos paroisses réfléchissent à des actions pouvant être organisées. Cet article sera complété au fur et à mesure. Voici ce qui est déjà prévu :

  • Dès ce mercredi et jusqu’à Pâques, action Pain du partage, à la boulangerie des Pavés (rue du Tempé 6).
  • La possibilité de signer (et faire signer) la pétition destinée à la BNS pour qu’elle se désinvestisse des énergies fossiles.
  • La possibilité d’offrir une ou des roses virtuelles au travers d’une application pour smartphones, « Give a rose » à télécharger.
  • Dimanche 21 février à 18h00, Reste-chez-toi-culte en live sur Instagram. Dans le cadre de la Campagne de Carême 2021, les jeunes du Par8 proposent dimanche prochain un culte en ligne. Rejoignez-les sur la page Instagram. L’équipe de préparation y accueillera en invités : Moema Schultz de Bienne et Hermann Monnou (Coordonnateur du Champ d’Action Ressources Naturelles et Cadre de Vie au CIPCRE-Bénin) en direct de Porto-Novo, Bénin.
  • Dimanche 7 mars, 10h00, Blanche-Église, culte TERRE NOUVELLE.
  • Samedi matin 20 mars prochain aura lieu la journée « roses et chocolat équitables » pour le droit à l’alimentation. Des jeunes catéchumènes se tiendront en ville avec des bouquets de roses et du chocolat qui portent le label Fairtrade Max Havelaar. Cette action de vente de roses et du chocolat au prix 5 francs aura lieu dans de nombreuses villes de Suisse. Merci de leur faire bon accueil ! Ce même samedi, dès 11h, nous vous proposons également une Soupe à l’emporter, que vous pouvez venir chercher au secrétariat paroissial de la Grand-Rue 13 à la Neuveville. Venez avec votre récipient pour emporter cette soupe chez vous, ou alors la déguster dans un gobelet que nous vous fournirons.Les sommes récoltées par ces deux actions seront versées en faveur des projets d’Action de Carême, Pain pour le Prochain et Être Partenaires. Trois œuvres d’entraide qui soutiennentt divers projets dans les pays du Sud, notamment en faveur d’une meilleures justice climatique. www.voir-et-agir.ch

Image d’en-tête extraite du site voir-et-agir.