Revenir à la maison

Liberté, homme, freedom

C’est à l’unisson de l’orgue et du hautbois, de l’œuvre de Josef-Gabriel Rheinberger andante pastorale pour hautbois et orgue que nous nous accueillons aujourd’hui. Soyez les bienvenu·e·s.

👋 Accueil

« Le Seigneur est bienveillant et compatissant, patient et d’une immense bonté »

C’est avec ces mots que je vous accueille comme un portique d’entrée, dans cette bienveillance qui nous est donnée, cette compassion qui pardonne, cette patience qui espère et cette bonté qui nous relie les uns aux autres.

Oui, en ce 4e dimanche de Carême, il est bon d’avoir parfois sur notre chemin, des rappels que si la marche est longue, les passages difficiles, il y a un soutien qui nous est offert, mais aussi un retour possible vers le Père de toute vie.

🕯 Prière d’ouverture

Seigneur,

Nous ne pouvons venir à toi que si tu viens à nous, nous ne pouvons nous tourner vers toi, que si déjà tu nous attends et nous précèdes pour nous accueillir tels que nous sommes.

Merci d’être là, avant toute chose, comme Celui qui espère être trouvé, car c’est toi qui nous appelles, c’est toi qui nous pries de venir à toi, avec simplicité et cœur.

Tu nous donnes le temps pour recevoir à nouveau la force qui relève, la sève qui circule, la lumière qui nous éclaire, l’amour qui nous comble.

Nous voici Seigneur, pour te confier ces instants au souffle de ton Esprit, et par toute notre vie en Jésus-Christ, Amen

 

« Dans nos obscurités, allume le feu qui ne s’éteint jamais »

 

Revenir sur ses pas. Retrouver ces racines, remettre au centre comme une :

🙂 Prière de retour

Seigneur,

Il n’est pas facile de renoncer pour s’ouvrir

De dire non pour mieux accueillir

De faire de la place pour te servir

Sur notre chemin de Carême, apprends-nous à choisir

Pour mieux t’appartenir

Seigneur,

Il n’est pas facile de se tourner vers la nouveauté

plutôt que de retourner vers le passé

D’aller vers demain plutôt qu’hier

Et de vivre chaque instant comme un présent

Sur notre chemin de Carême, apprends-nous à aimer

la vie avec ses ombres et ses beautés

Seigneur,

Il n’est pas facile de se protéger de tout ce qui vient nous agresser

De résister à ce qui vient nous détourner,

de lutter contre tout ce qui vient nous attrister

Sur notre chemin de Carême, apprends-nous

à mieux nous enraciner dans ta Parole, pour avancer avec courage et volonté, Amen

 

Jeune Fille, À Pied, Ours En Peluche, Enfant, Marche
Tout quitter, tout abandonner… Sauf l’essentiel !

📖 Evangile de Luc 15, 11-24

Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : « Mon père, donne-moi la part de notre fortune qui doit me revenir. » Alors le père partagea ses biens entre ses deux fils. Peu de jours après, le plus jeune fils vendit sa part de la propriété et partit avec son argent pour un pays éloigné. Là, il vécut dans le désordre et dissipa ainsi tout ce qu’il possédait. Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à manquer du nécessaire. Il alla donc se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans ses champs garder les cochons. Il aurait bien voulu se nourrir des fruits du caroubier que mangeaient les cochons, mais personne ne lui en donnait. Alors, il se mit à réfléchir sur sa situation et se dit : « Tous les ouvriers de mon père ont plus à manger qu’il ne leur en faut, tandis que moi, ici, je meurs de faim ! Je veux repartir chez mon père et je lui dirai : mon père, j’ai péché contre Dieu et contre toi, je ne suis plus digne que tu me regardes comme ton fils. Traite-moi donc comme l’un de tes ouvriers ». Et il repartit chez son père.

Tandis qu’il était encore assez loin de la maison, son père le vit et en eût profondément pitié : il courut à sa rencontre, le serra contre lui et l’embrassa. Le fils lui dit alors : « Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne que tu me regardes comme ton fils »

Mais le père dit à ses serviteurs : « Dépêchez-vous d’apporter la plus belle tunique et mettez-la-lui ; passez-lui un anneau à son doigt et des sandales à ses pieds. Amenez le veau gras que nous avons engraissé et tuez-le ; nous allons faire un festin et nous réjouir, car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et je l’ai retrouvé. » Et ils commencèrent à faire la fête.

Silhouette, Père Et Fils
Un père, un fils…

💬 Message

 

 

Quel bonheur que de revenir chez soi à la maison après être allé « prendre l’air », surtout s’il était froid. Aussitôt franchi la porte, une douce chaleur vous envahit. Le familier se rappelle à vous : voici ce que nous avons laissé, l’espace de quelques instants : un journal ouvert, peut-être un bouquet de fleurs dans un vase qui nous sourit… Nous reprenons souffle. Nous respirons une nouvelle quiétude. Oui, il est bon se retrouver à la maison.

Enfant, cela évoquait pour moi un sentiment de protection et de sécurité. Un cocon familial où il faisait bon se retrouver. Chacun avec ses habitudes, ses espaces, ses activités.

Ne parle-t-on pas d’une maison comme d’un foyer ? C’est bien pour dire ce qui nous réchauffe dans une intimité.

Nous sommes tous attachés à des lieux, mais également à des souvenirs. Maisons d’autrefois qui nous ont marqués, églises ou temples qui nous ont accueillis, baptisés ou confirmés. Certains Neuvevillois ont besoin de voir la « Tour rouge », celle qui sonne les heures, comme un repère à leur quotidien.

On passe sous la Tour Rouge.

Nous avons tous nos racines, lointaines ou proches qui évoquent ce sentiment fort d’appartenance. Si notre vie était une maison, quelle en serait l’apparence ? Comment la verrions-nous ? Quelle forme prendrait-elle pour les autres ?

Le fils cadet de la parabole éprouve un jour le besoin de quitter la maison de son père. Pour devenir, il faut parfois quitter. Se séparer. Besoin de faire ses propres expériences, avec peut-être le sentiment « d’étouffer » chez lui, à vivre avec un frère aîné qui semble être le fils modèle. Et que dire de ce père pas forcément parfait. Idéaux de l’adolescence rebelle ? On ne sait pas quelles sont les raisons profondes qui le poussent à tout quitter, sauf un immense besoin de liberté, mais aussi de s’éloigner. De prendre de la distance.

Seulement, lorsque les ressources ont tari. Quand ce fils se retrouve sans toit parmi les cochons, le voilà qui se souvient… Il se souvient du pain et de la satiété. Il lui revient peut-être au ventre ce sentiment d’être comblé. En paix. Comme le sont les ouvriers de son père. Il lui revient peut-être le souvenir de ce qu’est une maison où l’on peut entrer. Mais plus que tout, il se souvient d’une présence. Une présence qui est là. Comme un re-père. Comme un roc à qui il dira les mots préparés dans sa tête.

Alors il se lève et va, nous dit la parabole « vers son père ». Son père qui représente tout de la maison. Peut-être les fondations, solides. Peut-être une sécurité, mais aussi une autorité : « Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils… ». Quelle image se fait-il de lui ?

Ce qui est bouleversant dans ce retour, c’est que le père voit son fils alors qu’il est encore loin. Il laisse exprimer sa joie et sa spontanéité : il sort de chez lui et court, l’embrasse plein d’émotions. Mais bien plus il coupe la parole à son fils, pour qu’on le revête de la plus belle robe, qu’on mette un anneau à son doigt, des sandales à ses pieds et qu’on tue le veau gras. Ce mi-chemin parcouru par l’un et l’autre est magnifique. Le père ne se contente pas d’ouvrir sa porte. Il va chercher pour faire entrer. Non pas le repenti ou le pauvre, mais bien le fils retrouvé. Il offre :

  • un baiser pour dire qu’il n’est pas impur ou intouchable. Et lui fait part de sa tendresse.
  • la plus belle tunique pour le revêtir de pardon et de dignité.
  • un anneau à son doigt pour dire qu’il est toujours son fils, qu’il fait partie de la maison, et partager ainsi une même responsabilité.
  • des sandales aux pieds pour dire qu’il n’est pas un esclave en mettant une chaîne à ses pieds pour qu’il ne parte plus, mais qu’il est et qu’il reste un homme libre, libre d’aller, libre de marcher… l’amour du Père n’enferme pas…
  • un veau gras: signe de la fête, signe de la joie.

Ne sommes-nous pas toujours tous et toutes en marche vers le Père, qui nous devance, nous accueille en courant à notre rencontre ?

La vie n’est-elle pas ce long chemin vers cette maison où nous trouverons ce qui nous a manqué : un amour offert sans condition. Bien plus que du pain : la joie qui déborde et qui aimerait se partager généreusement.

 

Le Feu, Refroidissement Éolien
Un foyer, une maison, un cocon

 

🙏🏼 Prions ensemble

Seigneur,

Tu es un Père qui nous laisse la liberté d’être ce que nous sommes, et même de nous perdre, mais toujours, tu espères notre retour. Ton amour nous attend et nous accueille avec générosité. Il ne cesse de venir à notre rencontre pour nous bousculer et nous étonner. Merci Seigneur de cette découverte !

Mais pardon aussi pour toutes les fois où, comme le fils cadet, nous fuyons ta présence, jusqu’à nous éloigner de toi. Pardon pour tout ce qui ne se vit pas dans ton amour. Pardon pour le temps perdu et tout ce que nous cherchons vainement.

Donne-nous de savoir revenir avec un cœur ouvert et attentif, en acceptant le regard bienveillant que tu poses sur nous. Nous te demandons Seigneur, de nous apprendre la vraie liberté. Non pas celle qui quitte, mais celle qui reste en lien. Nous te prions aujourd’hui pour ceux qui sont à la recherche de relations à retrouver ou à créer, à réconcilier ou à tisser. Guide chacun dans cet avenir à inventer.

Quand nous nous dispersons au dehors, donne-nous de faire halte au dedans pour te découvrir à nouveau comme le Dieu présent dans la paix et le recueillement.

Nous te prions pour ceux qui ont perdu une part de leur liberté, les prisonniers, les malades, les personnes souffrant d’une dépendance : accompagne-les, afin qu’ils puissent retrouver un sens et une espérance, une santé et une alliance. Nous pensons enfin à toutes les familles, pour que tu les encourages à grandir dans l’attention et la patience, le respect et l’amour des uns et des autres.

Seigneur, tu nous apprends à être tes enfants. C’est un privilège. C’est un magnifique appel. C’est une exigence. Que nous puissions toujours te reconnaître comme « Notre Père, qui es aux cieux.. » Amen

Chant Alléulia 31-32 : Ils ont marché au pas des siècles

« Ils ont marché au pas des siècles vers un pays de joie, ils ont marché vers la lumière pour habiter la joie. Écoute, écoute, surtout ne fais pas de bruit, on marche sur la route, on marche dans la nuit. Écoute, écoute, les pas du Seigneur vers toi, il marche sur ta route, il marche près de toi ».

 

🤲 Bénédiction

Que Dieu vienne à votre rencontre, pour vous donner de goûter à la joie d’être en sa présence qui est comme une maison qui nous accueille comme une alliance en son Nom.

Qu’il vous bénisse et vous garde par son Esprit et en Jésus-Christ qui nous appelle de la mort à la vie toujours nouvelle dès aujourd’hui !

Jean-Emmanuel FILET hautbois: Pascal JEAN regina caeli tiré des 4 antiennes mariales de Jean-Emmanuel FILET.

 

Bon dimanche et belle semaine.

Un pari sur l’avenir

Justice climatique, maintenant

👋 Accueil  : « Tu choisiras la vie ! »

Rien de plus simple au premier abord, mais comment cela se concrétise-t-il dans nos décisions de tous les jours ? Devant les étalages des magasins, devant les catalogues de vacances ou dans l’isoloir des bureaux de vote ? Chaque décision, grande ou petite, nous met au défi.  Parfois, nous avons de la peine à distinguer ce qui nuit le moins à la vie ou ce qui la favorise le plus.  Comment est-ce que je prends mes décisions ?

Qu’est-ce qui m’est utile à cet égard ? Et comment résonnent ces mots aujourd’hui dans mes choix et mes non-choix : « Tu choisiras la vie pour que tu vives, toi et toute ta descendance ! » ?

Bienvenue à chacune et à chacun à ce culte Terre Nouvelle autour de la justice climatique. Un culte que nous voulons tourné vers l’avenir.  On le sait bien : le futur se prépare aujourd’hui déjà ; l’arbre de demain est planté aujourd’hui.

 

 

Feuille, Arbre, Jeunes, Semis, Chêne
Planter un arbre aujourd’hui… Un pari pour demain !

 

🙏🏼 Prière de louange

Seigneur, notre Dieu,

Nous arrivons des quatre coins de l’horizon ; pleins d’espoirs. Espoir pour notre santé, pour nos rencontres ; espoir pour notre planète, pour notre monde.

Nous croyons que tu agis au-delà de ce que nous voyons, que tu es là, au-delà du visible ; que tu nous accompagnes au-delà de nos fatigues.

Nous te le demandons, Seigneur, apprends-nous, rappelle-nous les gestes qui diront la fraternité, les mots qui exprimeront la solidarité, les prières qui te confieront ceux qui souffrent le plus. Amen.

 

🎶 On peut chanter :

 Laudate Dominum, laudate Dominum omnes gentes. Alleluia!

 

📖 Lecture : au retour du Déluge

Aussi longtemps que durera la terre, semailles et moissons, froid et chaleur, été, hiver, et jour et nuit jamais ne cesseront. – Paroles du Seigneur.

Dieu dit encore à Noé et à ses fils : Pour ma part, je vais établir mon alliance avec vous et avec vos descendants après vous, ainsi qu’avec tous les êtres vivants qui sont avec vous : oiseaux, bétail et bêtes sauvages, tous ceux qui sont sortis du bateau avec vous, tous les animaux de la terre.

Je m’engage envers vous par alliance à ce que toutes les créatures ne soient plus jamais détruites par les eaux d’un déluge et qu’il n’y ait plus de déluge pour ravager la terre.

Et Dieu ajouta : Voici le signe de l’alliance que je conclus pour tous les âges à venir entre moi et vous et tout être vivant qui est avec vous : je place mon arc dans les nuées ; il servira de signe d’alliance entre moi et la terre.

Quand j’amoncellerai des nuages au-dessus de la terre, l’arc apparaîtra dans la nuée ; alors je me souviendrai de mon alliance avec vous et avec tout être vivant, quel qu’il soit, et les eaux ne formeront plus de déluge pour détruire toutes les créatures. L’arc sera dans la nuée, et je le regarderai pour me rappeler l’alliance éternelle conclue entre moi et tous les êtres vivants qui sont sur la terre.

Dieu répéta à Noé : Tel est le signe de l’alliance que j’ai établie entre moi et toute créature qui vit sur la terre.

Genèse 8,22 et 9,8-17

Céréales, Pointe, Champ De Seigle, Grain
Semailles et moissons jamais ne cesseront…

 

🤔 Méditation : un pari sur l’avenir

Chers Amis,

Il y a un métier pour lequel j’ai beaucoup d’admiration. Il y en a plusieurs en fait, mais j’aimerais ce matin en mettre un en lumière : celui de gardes-forestiers. Ils ont quelque chose du médecin, s’occupant d’un système vivant, à l’écoute de sa santé, de son évolution, de ses maux. Mais la raison qui me fait avoir de l’admiration est celle-ci : le garde-forestier prend des décisions aujourd’hui pour demain et souvent, il ne verra pas s’il a eu raison. Parce qu’un arbre, une forêt, demandent du temps pour croître : 50, 100, 200 ans, plus encore. Ainsi, le garde-forestier fait un pari sur l’avenir. Il passe en quelque sorte le relai à la génération suivante. Et les gardes-forestiers d’aujourd’hui s’occupent et prennent soin des arbres plantés par ceux d’il y a 50, 100 ou 200 ans.

 

Arbre, Des Forêts, Nature, Arbre, Arbre
Une forêt. Un système vivant dont il faut prendre soin.

 

En y pensant, me reviennent les mots de la lettre aux Hébreux au sujet de la foi :

« la foi, c’est le moyen d’être sûr des réalités qu’on ne voit pas. »

Hébreux 11, 1

En tant que chrétien·ne·s, nous sommes animé·e·s de cette foi. Nous sommes des « gardes-forestiers » de la Création. Faisant aujourd’hui des choix pour demain, des choix dont nous ne verrons peut-être ni les effets, ni les conséquences, ni les résultats. Nous faisons à notre tour un pari sur l’avenir.

En tant que chrétien·ne·s, nous avons une espérance, une ferme espérance dans ce qui ne se voit pas. Comme Saint-Exupéry, nous sommes convaincus que l’essentiel est invisible pour les yeux. Nos limites ne sont pas les limites de Dieu. La vie, la mort… Qu’en savons-nous vraiment ? Pas grand-chose, avouons-le !

En tant que chrétien·ne·s, nous résistons au désespoir et faisons, nous aussi, un pari sur l’À-venir. Nos gestes d’aujourd’hui pour défendre et rétablir une justice climatique ne seront pas vains. Nos choix d’aujourd’hui pour préserver la nature et le climat verront des résultats tangibles dans les années à venir. Je le crois. Nous le croyons ! Il est vrai que nous vivons aujourd’hui sur le mode de l’immédiateté : tout tout-de-suite ! Combien de fois râlons-nous parce que l’ordinateur met trop de temps à démarrer, parce que le paquet tant attendu n’arrive pas, parce que chacun de nos désirs n’est pas exaucé dans la seconde…

Découvrons-nous alors « gardes-forestiers » de notre environnement, de notre terre, de notre climat, de notre vie. Redécouvrons le temps. Un proverbe affirme avec raison « qu’il est inutile de tirer sur les tiges pour faire pousser des légumes. » Mais que cela ne justifie pas non plus notre passivité. Ne ressemblons pas à la génération de Noé qui vivait dans l’insouciance : nous avons dans nos mains la possibilité de construire un monde meilleur, où la promesse de Dieu sera toujours actuelle :

« semailles et moissons, froid et chaleur, été, hiver, et jour et nuit jamais ne cesseront. »

Martin Luther, le réformateur allemand, a déclaré :

« Si on m’apprenait que la fin du monde est pour demain, je planterais quand même un pommier ! »

Un pari sur l’avenir…

Durant ce temps de carême, tout au long de cette campagne œcuménique, nous sommes invités, appelés, à planter des pommiers de solidarité, de fraternité, d’entraide. Nous pouvons nous engager, peu ou beaucoup, pour plus de justice sociale, économique, climatique. C’est ce à quoi Dieu nous appelle aujourd’hui déjà.

Je terminerai cette méditation par une autre citation de Saint-Exupéry, le papa du Petit Prince :

« Nous n’héritons pas la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants ».

Amen.

 

Pommier, Fleurs, Fleurs De Pommier
Un pommier, signe d’espérance et pari sur l’avenir

 

🌍 Prière des uns avec les autres, et pour le monde

Ô Dieu, Seigneur tout-puissant,

Craignant pour l’avenir de la Terre, nous nous en remettons à ta promesse : Tu es le fondement de notre monde. Souvent démuni∙e∙s, dans notre solitude, face à nos aspirations, nous cherchons à suivre Jésus-Christ qui nous rassemble en une vraie communauté. Ignorant si nos efforts contribueront à l’avènement d’un monde meilleur, nous avons foi en ton Esprit divin, qui nous touche et nous transforme.

C’est pourquoi, Ô Dieu,

Nous nous tournons vers toi pour ceux et celles qui souffrent dans le monde de nos actes irréfléchis. Nous te prions pour les hommes et les femmes de pouvoir, afin qu’ils et elles regardent d’abord aux intérêts des plus petits de nos frères.

Nous te prions pour les actions et projets soutenus par nos Églises. Donne-nous un esprit de solidarité et de conviction que tout geste n’est ni perdu ni insignifiant sous ton regard.

Conscient·e·s que nous ne pouvons rien faire sans toi, nous t’apportons nos actions et nos projets personnels, nos envies, afin que tu nous donnes le Souffle de ton Esprit, pour que ce que nous entreprendrons serve au plus grand nombre.

Seigneur tout-puissant,

Reçois les noms de ceux qui nous ont demandé de prier pour eux, ceux qui sont à l’hôpital, en quarantaine, dans des situations difficilement supportables. Dans le secret de notre cœur, nous te les nommons…

Et toutes nos prières, nous te les adressons avec les mots que ton Fils, Jésus-Christ, nous a lui-même enseigné :

 

https://youtu.be/grFpStnuxE8

 

Il vous est possible de soutenir les projets de Action de Carême et Pain pour le prochain. Vous pouvez verser votre don sur l’un des comptes suivants :

  • Soutenir la construction de fours autonomes au Kenya (projet 134281) : IBAN : CH16 0900 0000 6001 9191 7 Action de Carême, 1007 Lausanne
  • Soutenir des ateliers de plantation en Indonésie (projet 835.8061) : IBAN : CH11 0900 0000 1002 6487 1 Pain pour le prochain, 1007 Lausanne

Ou en ligne sur voir-et-agir.ch.

Vous trouverez aussi de plus amples informations sur ce site et dans le Calendrier de Carême, disponible à la Blanche-Église et au secrétariat.

🎶 Bénissez le Seigneur (Taizé)

🙌 Bénédiction

Porteurs, porteuses de la promesse de Dieu en chacun, allez dans la joie de la Vie.

Que Dieu vous bénisse et bénisse ce qui vous tient à cœur. Que Dieu nous bénisse, nous et tous les hommes, les femmes et les enfants de la Terre.

Que Dieu bénisse la Terre et toute la vie qu’elle porte. Amen.

 

Nous nous quittons avec des sons venant de l’Afrique. Un peu de chaleur de là-bas pour réchauffer nos cœurs.

Bon dimanche et belle semaine.

Sonnerie des cloches

Cloches

Il y a une année, la Suisse déplorait la première victime du Covid-19 en Suisse. Depuis, la pandémie conditionne profondément nos vies. Avec la Conférence des Évêques suisses et l’Église catholique-chrétienne de Suisse, l’Église évangélique réformée de Suisse souhaite répondre à l’appel lancé récemment par le président de la Confédération le 5 mars 2021.

Le Conseil synodal des Églises réformées Berne-Jura-Soleure invite par conséquent les paroisses à commémorer vendredi prochain les victimes du coronavirus par une minute de silence et une sonnerie des cloches. Ce moment de commémoration nous permettra de marquer un temps d’arrêt pour penser aux plus de 9’000 victimes du virus, à leurs proches, aux malades et à toutes les personnes qui les soutiennent, mais aussi pour puiser force et espoir pour aller de l’avant ensemble:

12h00 Minute de silence et prière

12h01 Sonneries des cloches durant 9 minutes, ce pour faire écho aux 9‘000 personnes décédées en Suisse des suites de la pandémie.

Judith Pörksen Roder, Présidente du Conseil synodal

La paroisse réformée de La Neuveville s’associe à cette action.

Des sommets à nos profondeurs

Montagnes et ciel

Dans l’Antre du Roi de la Montagne – Peer Gynt – Edvard Grieg

Accueil

Nos vies sont agitées et troublées. On a de la peine à percevoir un avenir, à dessiner ce que sera demain… Et après-demain. Les soucis, les doutes, les fardeaux ne nous épargnent pas. Il nous arrive d’être fatigués. Rien de plus normal !

C’est dans ces moments particuliers qu’il est bon de pouvoir s’arrêter pour un temps. De se mettre à l’écart, dans sa chambre, dans la nature, au sommet d’une montagne. Pour déposer nos soucis, nos fatigues, et nos peines. Pour nous laisser accueillir par le Christ vivant. Pour faire silence et écouter sa Parole.

Jésus-Christ nous accueille ce matin en nous offrant son amitié.

Comme personne, il nous donne sa paix, son amour, sa consolation pour que nous vivions ce temps de communion tous ensemble le cœur au repos et l’esprit apaisé.

Prenez quelques instants pour accueillir cette présence en vous.

L'Homme, Séance, Retour, À La Recherche, Vue, Haute
 

Prière de louange : Psaume 15

O Éternel ! Qui séjournera dans ta tente ? Qui demeurera sur ta montagne sainte ?

Celui qui marche dans l’intégrité, qui pratique la justice et qui dit la vérité selon son cœur. Il ne calomnie point avec sa langue, il ne fait point de mal à son semblable, et il ne jette point l’opprobre sur son prochain. Il regarde avec dédain celui qui est méprisable, mais il honore ceux qui craignent l’Éternel ; il ne se rétracte point, s’il fait un serment à son préjudice. Il n’exige point d’intérêt de son argent, et il n’accepte point de don contre l’innocent.

Celui qui se conduit ainsi ne chancelle jamais.

https://youtu.be/nLM0GiihIbs

Magnificat, magnificat, magnificat anima mea Dominum Magnifie, magnifie, magnifie le Seigneur, ô mon âme

Chant de Taizé

 

Lectures

Moïse gravit la montagne pour aller vers Dieu. D’en haut, Dieu l’appela et lui dit : Voici comment tu parleras aux descendants de Jacob et ce que tu annonceras aux Israélites : « Vous avez vu vous-mêmes comment j’ai traité les Égyptiens et comment je vous ai portés comme sur des ailes d’aigles pour vous faire venir jusqu’à moi. Maintenant, si vous m’obéissez et si vous restez fidèles à mon alliance, vous serez pour moi un peuple précieux parmi tous les peuples, bien que toute la terre m’appartienne. Mais vous, vous serez pour moi un royaume de prêtres, une nation sainte. » Telles sont les paroles que tu transmettras aux Israélites. Moïse retourna au camp, convoqua les responsables du peuple et leur transmit toutes les paroles de l’Éternel.

Livre de l’Exode 19, 3-7

Lever Du Soleil, La Lumière Du Soleil
 

Six jours plus tard, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmena sur une haute montagne, à l’écart, eux seuls. Là, il fut transfiguré devant eux : ses vêtements devinrent éblouissants et si parfaitement blancs que personne sur la terre ne peut produire une telle blancheur. Alors Elie leur apparut, avec Moïse ; ils parlaient tous deux avec Jésus. Pierre s’adressa à Jésus et lui dit : « Maître, il est bon que nous soyons ici. Nous allons dresser trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie. » En fait, il ne savait ce qu’il disait, car ils étaient tous les trois remplis de peur. Une nuée se forma alors et les enveloppa. Une voix en sortit : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le. Aussitôt les disciples regardèrent autour d’eux, et ils ne virent plus personne, sinon Jésus, qui était seul avec eux. Pendant qu’ils descendaient de la montagne, il leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils venaient de voir, jusqu’à ce que le Fils de l’homme ressuscite d’entre les morts. Ils obéirent à cet ordre, mais discutaient entre eux sur ce que « ressusciter d’entre les morts » voulait dire.

Évangile de Marc 9, 2-10

Nature, Paysage, Paix, Prairie, Nuage, Roches, Bleu

Méditation

Allons, chers Amis, sur la montagne du Seigneur.

La montagne est ce trait d’union entre ciel et terre, ce lieu à l’écart où l’humain s’élève et où le Divin s’abaisse. Ce lieu où il est possible de goûter à un sentiment d’éternité, de vivre quelque chose de l’ordre de la révélation. Ce n’est sans doute pas sans raison qu’il y a des croix au sommet des montagnes, pour signifier ainsi que ce lieu a une dimension particulière.

Aujourd’hui, nous voici en marche vers la montagne, à la rencontre du Seigneur.

Dans l’histoire du peuple de Dieu, c’est sur la montagne que Dieu s’adresse à l’humain. Elle est cet endroit privilégié de la rencontre et de l’intimité avec Dieu. Le texte de l’Exode nous raconte comment Moïse reçoit des paroles de Yahvé sur le Mont Sinaï. Comment le Divin se révèle, se dévoile.

L’Évangile de Marc nous fait devenir témoins de la transfiguration, révélation de la gloire à venir. Et sans doute que, comme Pierre, nous aimerions faire durer ce moment au point d’y construire des tentes et de s’établir : « Il est bon que nous soyons ici… » Mais non ! Ce n’est qu’une ouverture fugace, un éclat de lumière, un rayon de soleil…

Aller sur la montagne pour être plus près de Dieu. Comme si l’altitude nous rapprochait de Dieu ! Aller sur la montagne pour prendre de la hauteur, pour quitter le quotidien, les bruits de nos activités. Aller sur la montagne. Oui, mais laquelle ? Le Chasseral ? Le Creux-du-Van ? Le Cervin ? Sans doute que chacune pourrait revendiquer, et sans rougir, le titre de Montagne de Dieu.

Paysage, Nature, Montagnes, Alpine, Nuages, Ciel
 

On s’en doute, le lieu géographique importe peu finalement. On se souvient des paroles de Jésus à la Samaritaine :

« Crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. »

Évangile de Jean 4

Alors, si le lieu n’est pas essentiel, où aller à la rencontre du Seigneur ? Où s’élever ?

Aussi étrange que cela paraisse, je crois que c’est en descendant en nous-mêmes, dans nos profondeurs, en allant à la rencontre de notre humanité, pleine et entière, faite de certitudes et pétrie de doutes, que nous nous mettrons à l’écoute de l’Esprit de Dieu qui murmure en nous. Plus nous nous enfoncerons dans notre intimité, plus nous ouvrirons, plus nous élèverons, tout notre être vers Dieu.

Cette descente, vraie et sincère, n’aura certainement rien d’une promenade de santé, et elle pourrait bien exiger autant d’efforts et de courage que l’ascension d’une montagne. Elle nous conduira à découvrir toujours et à nouveau ce Dieu qui est à la fois présent dans notre intime humanité et plus que tout ce que nous pouvons imaginer.

Pour nous mettre en route sur ce chemin, il est indispensable de se défaire des fardeaux que nous portons, de tout ce qui ralenti notre marche, tous nos superflus que nous emportons comme des sécurités, pour ne garder que l’essentiel.

L'Homme, Personne, Activités De Plein Air, Sac À Dos
 

Depuis quelques jours, nous sommes entrés dans le temps du carême. Il nous conduit à Pâques, à la lumière et à la vie. Il nous tarde d’y être déjà ! Mais le chemin jusqu’à ce matin-là peut nous paraître long, trop long peut-être. Et il nous fera passer par une autre montagne, celle du Golgotha, celle de la crucifixion. Ce lieu de la révélation, une de plus, où Jésus s’abaisse au point de donner sa vie pour que le monde s’élève vers Dieu.

Ces semaines qui s’ouvrent sont une opportunité offerte pour réfléchir à ce qui est pesant dans nos vies et ce à quoi nous pourrions renoncer… pour un temps du moins. Et aller ainsi à la rencontre de Dieu tout au fond de nous.

Et si, aujourd’hui, nous faisions le choix de laisser le superflu, pour ne prendre que notre essentiel et monter ainsi à la Montagne du Seigneur ?

Cette montagne qui n’est ni ici ni là-bas, vous l’avez bien saisi, mais tout au fond de nous, au plus bas de nous. Dans cette profondeur qui nous révélera qui nous sommes en vérité dans le murmure de l’Esprit et sous le regard bienveillant et accueillant de Dieu.

Allons, chers Amis, allons, à la rencontre de Dieu. Il est là. Il nous attend. Il nous accueille. Il nous aime. Il est bon que nous soyons ici.

Prière des uns avec les autres, et pour le monde

Oui, Seigneur, il est bon que nous soyons ici. En ta présence bienfaisante. Réunis, et unis avec tous ceux qui ne sont pas là, nous nous tournons vers toi dans la prière.

En ce temps de carême, apprends-nous toujours et à nouveau à vivre de l’essentiel, à faire la différence entre ce que nous recevons et ce que nous croyons posséder.

Nous t’apportons tous ceux et toutes celles qui vivent des temps difficiles, faits d’incertitudes, de peurs, d’angoisses. Puisses-tu leur donner de ta lumière et sois pour eux tous leur espérance. Fais de nous des témoins de ton action dans le monde.

Nous te nommons aussi toutes les personnes qui nous ont demandé de prier pour elles et les situations qui occupent nos pensées. Nous te demandons de pardonner nos mots parfois maladroits et balbutiants, pour dire notre confiance en toi et en ton action dans nos vies.

Nous te prions pour les dirigeants et ceux qui assument des responsabilités à travers le monde. Guide-les, par ton Esprit de vérité, à prendre les décisions qui n’excluront pas les plus faibles, mais qui les mettront à la première place.

Pour nous-mêmes, pour nos familles et nos proches, pour ceux et celles que nous connaissons et pour ceux et celles que nous ne connaissons pas. Seigneur, nous te prions.

Jésus le Christ, lumière intérieure, ne laisse pas mes ténèbres me parler… Jésus le Christ, lumière intérieure, donne-moi d’accueillir ton amour.

Bénédiction

Reste avec nous, Seigneur. Aux heures de joie, aux heures de tristesse, dans la nuit du monde et la clarté de ta présence.

Reste avec nous, Seigneur. Pour raviver notre foi, pour être les prochains de nos prochains, dans nos solitudes et nos rencontres.

Reste avec nous, Seigneur. Aujourd’hui et demain. Ouvre-nous à ta joie afin qu’elle rayonne au plus profond de nous. Conduis-nous sur nos chemins.

À chacun et chacune, tu dis : « Va avec la force que tu as. »

Bon dimanche et belle semaine à chacune et chacun.

Eugene Bozza(Soir Dans Les Montagnes)

L’autre et moi

Une poignée de main

C’est avec les notes de La Sicilienne de Jean-Sébastien Bach, interprétée par Yann Chavin à la flûte et Alexis Droye à l’orgue, que nous nous accueillons aujourd’hui. C’est aussi dans la présence du Seigneur que nous plaçons ce moment de communion.

Accueil

Ne soyez pas tristes et sans espérance, dit le Seigneur ! Dans le visage de Jésus, le Fils en qui j’ai mis toute ma tendresse pour vous, je vous ouvre un chemin et un demain. Écoutez et vous vivrez ! Là où vous êtes agités je vous donne la Paix. Là où vous avez peur de manquer je vous ouvre au don. Là où vous vous absentez je suis présence. Ne soyez pas tristes et sans espérance, dit le Seigneur ! Mon pardon déjà vous a rejoints. Écoutez et vous vivrez !

Nous nous réjouissons de vous inviter à entrer dans ce « culte des laïcs » en ce premier dimanche de Carême, sur le thème proposé cette année par notre Église : « L’autre et moi ». Ou plutôt : « Et si l’autre, c’était moi ? ». Nous avons choisi des textes et écrit les méditations à partir de la parabole du bon Samaritain. Bonne lecture !

Christiane Rufer, Magdalena Prêtre, Bernard Schmutz

Vous pouvez télécharger une version imprimable.

Merci et À – Dieu

Ô notre Dieu,

Merci pour tout ce qu’il y a de bon dans notre vie, Merci pour tout ce qu’il y a de bon en nous. Merci pour l’immense source de résurrection qu’est ta présence.

Tout cela nous donne la soif de te présenter ce qui nous peine…

Seigneur, nous pensons devant toi à tous ceux qui souffrent, à celles qui doivent reconstruire une nouvelle vie après une séparation, un deuil. À ceux et celles qui se sentent seul·e·s.

Seigneur, nous pensons devant toi à toutes celles qui travaillent sans relâche dans des conditions difficiles. Nous pensons à ceux qui sont en souci pour leur situation.

Aide-nous, Seigneur, à être solidaires, à soutenir, à aider, à nous soucier de nos prochains, dans la mesure de nos humbles possibilités. Aide-nous à agir ensemble pour le monde.

Nous pensons devant toi à ceux et celles qui nous sont chers. Nous te les confions en particulier. Avec la joie que nous donne ton Esprit, nous aimerions témoigner de ton amour pour chaque être humain. Amen

 

« O ma joie et mon espérance, le Seigneur est mon chant. C’est de lui que vient le pardon. En lui j’espère, je ne crains rien. En lui j’espère je ne crains rien »

Lecture : résoudre l’énigme du prochain

Un spécialiste des Écritures intervint alors. Pour tendre un piège à Jésus, il lui demanda :

– Maître, que dois-je faire pour recevoir la vie éternelle ?

Jésus lui dit :

– Qu’est-il écrit dans notre Loi ? Comment le comprends-tu ?

Il répondit :

– Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton être, de toute ta force et de toute ta pensée.” Et aussi : “Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Jésus lui dit alors:

– Tu as bien répondu. Fais cela et tu vivras.

Mais le spécialiste des Écritures voulait se justifier. Il demanda donc à Jésus :

– Et qui est mon prochain?

Jésus répondit [par une parabole] :

– Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho lorsque des brigands l’attaquèrent, lui prirent tout ce qu’il avait, le battirent et s’en allèrent en le laissant à demi-mort.  Par hasard, un prêtre descendait cette route. Quand il vit le blessé, il passa de l’autre côté de la route et s’éloigna.  De même, un lévite arriva à cet endroit, il vit le blessé, passa de l’autre côté de la route et s’éloigna.  Mais un Samaritain, qui voyageait par-là, arriva près du blessé. Quand il le vit, il fut bouleversé.  Il s’en approcha davantage, versa de l’huile et du vin sur ses blessures et les recouvrit de pansements. Puis il le plaça sur sa propre bête et le mena dans une auberge, où il prit soin de lui.  Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, les donna à l’aubergiste et lui dit : “Prends soin de lui ; lorsque je repasserai par ici, je te paierai moi-même ce que tu auras dépensé en plus pour lui.

Jésus ajouta :

– Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de l’homme attaqué par les brigands ?

Le spécialiste des Écritures répondit :

– Celui qui a été bon pour lui.

Jésus lui dit alors :

– Va et toi aussi, fais de même.

Luc 10, 25-37

 

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Sculpture anonyme trouvée sur Pixabay.com

 

Méditations plurielles et personnelles

C’est l’histoire d’un motard

Il y a longtemps, lors de mon premier tour à moto, je fus surpris par le premier motard croisé, parfait inconnu, qui me salua amicalement de la main. Le deuxième et la plupart des suivants firent pareil. Ce fut un grand étonnement et une magnifique surprise. Depuis, cette coutume m’a toujours apporté paix et joie en roulant et je dois dire que c’est ce qui m’attire le plus vers la pratique de la moto.

Mais plus fort encore, suite à une panne d’alternateur, alors que j’étais en carafe à pousser ma bécane au bord de la route, seul avec moi-même, ce n’est pas le troisième motard de passage qui s’arrêta, mais le premier. Il trouva rapidement une corde et me hala jusqu’au prochain concessionnaire. Quel bonheur que ce compagnon tombé du ciel qui me sortait de mon embarras ! Certes, les motards ne sont pas parfaits non plus, mais quelle grandeur dans leur comportement envers leurs semblables, hors des contraintes d’agenda, sans distinction d’âge, de genre, de religion ou de couleurs.

 

 

 

Motards, Personnes, Motos, Amis
La famille des motards

Je rêve d’un monde où les pratiques évoquées du cercle des « motards » s’étendraient à l’humanité, où chacun salue l’autre et lui sourit [même maintenant derrière son masque : cela se voit, les yeux s’illuminent], où chacun apprend à se décentrer de soi-même pour se mettre dans la situation de l’autre, se penche avec cœur sur ces misères et se fait compagnon.

« Il y a des œuvres que nous cultivons déjà, d’autres pour lesquelles c’est plus difficile, d’autres que l’on découvrira…. Ce n’est qu’en redonnant à notre prochain l’amour reçu de Dieu que cet amour devient lumière et révélation. »

Saint Augustin.

Tout commence par une question

Qui est l’autre ? un être humain, comme moi ! Mais non, il est « autre » !

Personne n’est égal à un autre : différence d’âge, de caractère, d’éducation, de couleur. Différence d’environnement dans lequel nous avons grandi. Acceptons chacun comme il est.

L’exemple donné par Jésus dans la parabole du bon Samaritain est très, très fort.

Peu de personnes ont l’occasion d’arriver dans une telle situation. Mais la relation que nous avons avec « l’autre » dépend essentiellement de nous, et il y a plein de possibilités : faire un sourire, échanger quelques mots, une main tendue, un soutien proposé lors d’une situation difficile – sont en général bien accueillis et peuvent établir une relation de confiance, et un tel geste montre à l’autre que nous ne sommes pas indifférents, qu’il compte. Le plaisir et le bénéfice sont toujours des deux côtés ! Nous avons tous besoin des autres, personne ne peut vivre seul. En plus, ce n’est pas compliqué, alors soyons généreux, la récompense sera grande.

 

 

 

Hospice, Main Dans La Main
Un geste tout simple qui dit beaucoup

 

On connaît l’histoire… Quoique…

Parabole archi-connue… comment me parle-t-elle en cette période de Corona où la distance est gage de non-contamination ? Auquel des personnages de la parabole est-ce que je m’identifie ?

Si je suis souvent le lévite pressé qui passe tout droit, je vais parler aujourd’hui en m’identifiant au blessé. J’ai eu l’occasion depuis la fin de l’automne à travers la maladie d’avoir d’abord des craintes, de devoir traverser cette période un peu isolée, vu la suppression de la plupart des rencontres. Mais au contraire, j’ai eu l’occasion de mesurer combien de gens autour de moi se sont manifestés, sont devenus mes prochains malgré le semi-confinement et la distance : à travers de multiples messages, fleurs, offres de transport, achats faits. Plus inattendu : à travers un repas posé devant ma porte à la fin d’une journée d’examens médicaux, à des douceurs déposées sur mon paillasson chaque fois que j’affrontais une échéance.

Non la pandémie n’efface pas la solidarité et mes voisins et amis sont inventifs !

 

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Quelques fruits pour donner du goût à la vie

 

Je refuse de croire

Je refuse de croire que les circonstances actuelles rendent les êtres humains moralement incapables de remplir la tâche éternelle que leur a confiée le Créateur et de faire fructifier les talents qui leur ont été attribués à leur naissance.

Je refuse de croire que l’être humain ne soit qu’un fétu de paille ballotté par le courant de la vie, sans avoir la possibilité d’influencer en quoi que ce soit le cours des événements.

Je refuse de partager l’avis de ceux et celles qui prétendent que l’être humain est à ce point captif de la nuit sans étoiles du racisme et de la guerre, que l’aurore radieuse de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir une réalité.

Je crois que la vérité désarmée et l’amour sans condition auront le dernier mot effectivement. Le droit, même vaincu provisoirement, demeure toujours plus fort que le mal.

Je crois que les êtres humains qui vivent pour les autres parviendront un jour à rebâtir ce que les êtres inspirés par l’amour de soi ont détruit.

Je crois aussi qu’un jour toute l’humanité s’inclinera devant la puissance de Dieu. Je crois que la bonne volonté salvatrice et pacifique deviendra un jour la loi. « Le loup et l’agneau pourront se reposer ensemble, chaque être humain pourra s’asseoir sous son figuier, dans sa vigne, et personne n’aura plus de raison d’avoir peur ». Je crois fermement que nous l’emporterons. Cette foi doit nous donner le courage d’affronter les incertitudes de l’avenir. Elle donnera des nouvelles forces à nos pieds fatigués, pour que nous puissions nous rapprocher toujours plus de la Cité de la Liberté. Amen.

Martin Luther King jr. (1929–1968) Pasteur, militant non-violent pour les droits civiques

Laisserons-nous à notre table, un peu d’espace à l’étranger ? Trouvera-t-il quand il viendra, un peu de pain et d’amitié ? 

Refrain : Ne laissons pas mourir la terre, ne laissons pas mourir le feu ! tendons nos mains vers la lumière, pour accueillir le don de Dieu, pour accueillir le don de Dieu !

Laisserons-nous à nos paroles, un peu de temps à l’étranger ? Trouvera-t-il quand il viendra, un coeur ouvert pour l’écouter ?

Refrain : Ne laissons pas mourir la terre, ne laissons pas mourir le feu ! tendons nos mains vers la lumière, pour accueillir le don de Dieu, pour accueillir le don de Dieu !

 

Aime ton prochain. Et réciproquement !

La scène s’est déroulée à Berne. On me jure qu’elle est vraie. Or donc, dans un restaurant self-service, une honorable dame de 75 ans choisit un bol de soupe et va s’installer à une table. « Flûte ! » se dit-elle, j’ai oublié le morceau de pain. Elle se lève, prend son pain, retourne à sa place… et trouve un homme de couleur attablé devant la soupe. Et qui est même en train de la manger ! « Alors ça, se dit-elle, c’est la meilleure ! Mais c’est sans aucun doute un pauvre homme. Je ne lui ferai pas de remarque, mais tout de même, je ne vais pas me laisser complètement faire… » Elle s’empare d’une cuillère, s’assied en face de l’homme et, sans dire un mot, pioche également dans le bol de soupe. Et l’homme et la femme soupent ensemble, à tour de rôle, et en silence. Puis l’homme se lève. Il va chercher une confortable assiette de spaghetti à la bolognaise, et la dispose devant la gentille dame. Avec deux fourchettes ! Et ils mangent tous les deux, toujours en silence et à tour de rôle. Enfin ils se quittent. « Au revoir » dit la dame paisiblement. « Au revoir » répond l’homme, avec une douce lueur dans les yeux. Il donne l’impression de quelqu’un qui est heureux d’avoir aidé son prochain… Il s’en va donc, et la dame le suit des yeux. Du même coup, elle voit, sur la table d’à côté… un bol de soupe qui semblait avoir été oublié.

 

Soupe, Zupka Chińskaho, Dîner, Chaud
Un bol de soupe, comme oublié. Et si… ?

 

Bénédiction irlandaise

Ce que je te souhaite c’est : Non pas qu’aucun nuage n’assombrisse ton chemin. Non pas que ta vie soit un parterre de roses. Non pas que tu n’aies rien à regretter. Non pas que tu n’aies rien à souffrir… Non, ce n’est pas là mon souhait pour toi. Mon souhait pour toi c’est : Que tu sois fort quand vient l’épreuve, quand d’autres déposent sur ton épaule leurs fardeaux, quand le chemin devient raide et les difficultés semblent insurmontables. Que les dons que Dieu t’accorde mûrissent en toi quand tout espoir semble perdu. Et qu’ils servent à te rendre heureux, toi et ceux et celles que tu aimes… Qu’il y ait toujours à tes côtés un ami digne de ce nom à qui tu puisses faire confiance. Qui te console dans la tristesse, qui affronte avec toi les tempêtes quotidiennes… Ce que je te souhaite encore : C’est que dans les jours de détresse tu connaisses la présence de Dieu. Tel est mon souhait pour toi aujourd’hui et pour tous ceux et toutes celles qui t’aiment. Tel est mon souhait pour toi tous les jours de ta vie. Amen !

Nous vous disons « Au revoir » avec la Valse du Printemps (Spring Waltz) de Frédéric Chopin.

 

Bon dimanche à tous !

Les cultes reprennent dès le 28 février à la Blanche église, mais vous pouvez continuer à recevoir les cultes à l’emporter par courrier. Si vous ne souhaitez plus les recevoir faites-nous signe ! Merci !