Unis au Christ

De belles grappes de raisin

Ce culte à l’emporter prend place dans la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. La Communauté de Grandchamp a proposé les textes, dont certains ont été adaptés. Le diacre Jean-Marc Leresche a imaginé la méditation autour du thème : « Demeurez dans mon amour et vous porterez du fruit en abondance ».

Vous pouvez télécharger la version imprimable.

Semaine de l'Unité

👋 Accueil

C’est le grand désir de Dieu, exprimé par Jésus, que nous venions à lui, et demeurions en lui. Il nous attend sans se lasser, il espère qu’unis à son amour, nous portions des fruits qui fassent vivre tous ceux qui nous entourent.

Face à la différence de « l’autre », nous risquons de nous replier sur nous-mêmes et de ne voir que ce qui nous sépare. Mais écoutons le Christ nous appeler à demeurer dans son amour. Ainsi nous porterons des fruits.

Bienvenue à vous, en ce moment où nous aurions dû nous retrouver pour une célébration commune dans le cadre de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Cette année, ce ne sera pas possible, mais, par la communion de la prière, nous serons UN, répondant ainsi à l’appel du Christ : « Que tous soient UN, afin que le monde croie que tu [Dieu, mon Père] m’as envoyé » (Jean 17,21)

Nous vous invitons à allumer une bougie et à prendre un temps pour accueillir la présence de Dieu et des autres dans votre cœur. Accueillons-nous aussi par le chant des Sœurs de la Communauté de Grandchamp : Toi qui nous appelles.

 

🙏🏼 Prière de louange

Seigneur,

Toi le vigneron qui prend soin de nos vies avec amour, tu nous appelles à voir la beauté de chaque sarment uni au cep, la beauté de chaque personne. Et pourtant, trop souvent la peur nous surprend devant la différence de l’autre.

Nous nous replions sur nous-mêmes, la confiance en toi nous quitte et l’inimitié se développe entre nous. Viens orienter notre cœur tout à nouveau vers toi, donne-nous de vivre de ton pardon pour être ensemble à la louange de ton Nom.

Dieu de vie, tu as créé tout être humain à ton image et à ta ressemblance. Nous chantons ta louange pour le don de nos multiples cultures, expressions de foi, traditions et appartenances diverses.

Que ce temps de culte, à distance, mais unis les uns aux autres, soit pour nous un moment mis à part pour te louer, pour méditer ta parole et soutenir par nos prières nos frères et sœurs en humanité.

Amen.

 

📖 Lecture Évangile selon Jean 15, 1-17

Moi je suis la vraie vigne et mon Père est le vigneron. Il enlève tout sarment qui, uni à moi, ne porte pas de fruit, mais il taille, il purifie chaque sarment qui porte du fruit, afin qu’il en porte encore plus. Vous, vous êtes déjà purs grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez unis à moi, comme je suis uni à vous. Un sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même, sans être uni à la vigne ; de même, vous non plus vous ne pouvez pas porter de fruit si vous ne demeurez pas unis à moi.

Moi je suis la vigne, vous êtes les sarments. La personne qui demeure unie à moi, et à qui je suis uni, porte beaucoup de fruits, car sans moi vous ne pouvez rien faire. Si vous demeurez unis à moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voulez et cela sera fait pour vous. Voici comment la gloire de mon Père se manifeste : quand vous portez beaucoup de fruits et que vous vous montrez ainsi mes disciples.

Tout comme le Père m’a aimé, je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.

Si vous obéissez à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, tout comme j’ai obéi aux commandements de mon Père et que je demeure dans son amour.

Voici mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. (…)

Ce que je vous commande, donc, c’est de vous aimer les uns les autres.

Bref intermède chanté : La joie de notre cœur.

 

🤔 Méditation

 

Chers Amis, Chères Sœurs, chers Frères,

Voilà certainement une image qui nous parle tout particulièrement ici à La Neuveville, en ce coin de pays où les vignes occupent une place de choix. Nous avons déjà certainement observé un cep, un pied de vigne, qui porte de belles grappes de fruits mûrs sur le point d’être récoltées. Ça donne envie d’y croquer à pleines dents !

Raisins, Vignes, Vigne, Vignoble, Fruits
Je ne suis ni vigneron ni spécialiste de la vigne, mais ce que je sais, c’est qu’un rameau, un sarment, ne peut donner de fruit s’il n’est pas rattaché, uni, à un cep. Alors, l’image de Jésus pour parler de son union avec ses disciples d’abord et avec nous ensuite n’en est que plus parlante : nous ne pouvons rien faire sans lui.

Le rameau portera de beaux fruits prometteurs en goût et en beauté, pour autant qu’il soit nourri par le cep. Nous aussi, aujourd’hui et ici, nous porterons de beaux et bons fruits si nous sommes fermement attachés à l’amour de Dieu, manifesté en Jésus le Christ.

Et ces fruits, comme le dit Jésus, seront nombreux, car Dieu, on le sait, est généreux. Il n’est que générosité. Il n’est que don.

Comment donc porter du fruit ? me demanderez-vous. Ici, là où nous sommes ? La réponse est à la fois simple et complexe : en nous aimant les uns les autres. Ça a l’air simple, mais combien ça peut être difficile de nous aimer, vraiment et sincèrement, avec nos différences, nos personnalités, nos particularités. Et ce que Jésus demande, ce n’est pas un amour de façade, mais un amour sincère, authentique, qui coûte en quelque sorte. Qui coûte au point de donner sa vie pour les autres.

Je ne sais pas si quelqu’un parmi nous, ou dans le monde, serait capable d’un tel amour, d’un tel don de soi. Un seul l’a fait ; un seul l’a vécu jusqu’au bout : Jésus-Christ. Lui qui a aimé ses amis a aimé jusqu’à ceux qui l’offensaient. Il a demandé pardon à son Père pour ceux qui le crucifiaient ! « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. »

Et nous, aujourd’hui, jusqu’où aimons-nous ? Jusqu’où sommes-nous prêts à aimer ?

Ne nous culpabilisons pas de « ne pas assez » aimer. Nous ne sommes pas le Christ ! Mais, unis à Jésus, profondément unis à lui, dans la prière et la méditation de sa Parole, dans l’abandon total à son amour, nous pourrons peu à peu, et de mieux en mieux, nous aimer les uns les autres. Et ainsi porter du fruit. Ou plutôt des fruits, beaux, bons et variés, à l’image de la Création de Dieu.

Raisins, Bouquet, Fruits, Exploitation, Récolte, Mûres

Alors, aujourd’hui, plus qu’hier et moins que demain, demeurons dans l’amour du Christ offert à chacun, car Dieu aime la diversité. Demeurons et aimons à notre tour, nourris de la présence de Jésus au cœur de nos vies et de nos relations. Donnons à goûter de ces bons et beaux fruits à nos frères et sœurs en humanité. C’est ainsi que nous rendrons gloire à Dieu notre Seigneur. Je vous l’ai dit : c’est si simple… Et si complexe à la fois.

Amen.

https://youtu.be/G2o27qpvfUc

 

🌍 Prière des uns avec les autres, et pour le monde

Ensemble, et unis au Christ notre Seigneur, nous partageons cette prière, écrite à plusieurs mains dans nos paroisses. Prière pour le monde, l’humanité tout entière, nos communautés et Églises d’ici et d’ailleurs.

Dieu de Vie,

Tu fais de nous des arbres porteurs de fruits, beaux et bons, profondément enracinés dans l’humus du monde, les bras tendus vers toi pour te louer. Par toi et avec toi, puissions-nous nourrir de ta Parole nos frères et nos sœurs en humanité. Sans toi, nous ne pouvons rien, car c’est toi qui nous donnes la sève de la Vie.

Dieu de Vie,

Nous te prions pour le monde, dans toute sa diversité. Apprends-nous à respecter, entretenir et valoriser notre terre, ta Création. Par toi et avec toi, portons les fruits de la paix, de la solidarité, de l’amour du prochain. Sans toi, nous ne pouvons rien, car c’est toi qui nous donnes la sève de la Vie.

Seigneur,

Nous espérons bientôt aller vers d’autres horizons que ceux de la pandémie, au-delà des distanciations, pour pouvoir se retrouver, se rencontrer.

Sur ce chemin de renouveau, apprends-nous aussi, Seigneur, à apaiser les rancœurs, les trahisons et les colères. Afin que nous puissions nous émerveiller à nouveau, des liens de communion toujours possibles les uns avec les autres.

Sur ce chemin de renouveau, apprends-nous à ne pas nous arrêter sur nos fermetures et nos peurs, mais à réveiller en nous un élan de reconnaissance. Tu nous as créés si différents. Nos visages ont toutes les couleurs et ta lumière passe sur leur variété.

Sur ce chemin de renouveau, apprends-nous à nous réjouir de nous avoir donné plusieurs langages.

Tu multiplies ainsi, dans l’expression de l’humain, la recherche de ton visage. Nous sommes frères et sœurs en Christ.

Oui, nous te louons Seigneur, car tu nous as donné de nous découvrir les uns les autres et de nous réjouir, d’autant plus intensément, de nos rencontres à venir.

Dieu de Vie,

Avec le Pape François en ce mois de janvier, nous te prions de nous donner la grâce de vivre en pleine fraternité avec nos frères et sœurs d’autres religions, en priant les uns pour les autres, ouverts à tous. Sans toi, nous ne pouvons rien, car c’est toi qui nous donnes la sève de la Vie.

Unis au Christ Jésus, notre frère et Seigneur, nous disons avec confiance la prière des enfants de Dieu d’un seul cœur et d’une seule voix :

https://youtu.be/grFpStnuxE8

🙌 Bénédiction avec les mots de la communauté de Grandchamp

Prie et travaille pour qu’il règne. Que dans ta journée, labeur et repos soient vivifiés par la parole de Dieu.  Maintiens en tout le silence intérieur pour demeurer en Christ. Pénètre-toi de l’esprit des Béatitudes : Joie, simplicité, miséricorde.

Soyez un pour que le monde croie ! Demeurez dans son amour, allez dans le monde et portez des fruits !

Que le Dieu de l’espérance nous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que nous abondions en espérance par la puissance de l’Esprit Saint.  Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

Quittons-nous avec ce chant en plusieurs langues : Lumière de Dieu.

Retrouvez ici les chants de la Communauté de Grandchamp, la lecture et la méditation :

Joyeux Noël

Crèche et santons

👋 Accueil

Voici, Noël. Ô quel beau jour !

Crèche De Noël, Lit D'Enfant, Décrochage
Que cette aube nouvelle qui se lève laisse éclater notre joie, car un Fils nous est né. Un Sauveur nous est donné, c’est le Christ.

Ce matin, une lumière particulière vient éveiller nos cœurs et les invite à chanter.  L’amour de Dieu pour chacun·e de nous s’est fait chair et il porte un nom : Jésus, « Dieu sauve ».

Que cette aurore jette dans vos vies ses couleurs de confiance, d’espérance et de joie : Il est né. Jésus est né.

Paix sur la terre et bienveillance pour tous les hommes et les femmes de bonne volonté.

Alléluia.

🙌 Louange

Louons Dieu avec ces mots du livre des Psaumes :

Ton amour, Seigneur, sans fin je le chante !

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.
Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux.

« Avec mon élu, j’ai fait une alliance,
j’ai juré à David, mon serviteur :
J’établirai ta dynastie pour toujours,
je te bâtis un trône pour la suite des âges.

« Il me dira : Tu es mon Père,
mon Dieu, mon roc et mon salut !
Sans fin je lui garderai mon amour,
mon alliance avec lui sera fidèle. »

Extraits du Psaume 89

Aujourd’hui est un jour de fête : nous accueillons une naissance dans notre vie, celle du Fils de Dieu, celle de l’Amour que Dieu témoigne à chacun·e de nous.

Noël est un jour particulier dans l’année. Mais Noël, c’est tous les jours. Chaque matin nous ouvre à cet amour inconditionnel. Dans chaque moment de nos vies, parfois lumineux, parfois sombre, Dieu veille et il est là, à nos côtés.

En Jésus-Christ, né dans une étable de Bethléem, Dieu vient nous montrer qu’il se manifeste dans les endroits les plus inattendus de nos existences, là où on n’aime pas trop aller ni s’arrêter. Il se fait pauvre et humble, pour nous élever à son Ciel.

 

🕯Unissons-nous dans la prière :

Ô Dieu, tu es fidèle.

D’âge en âge, tu es mon Dieu. Hier, aujourd’hui et à toujours,

Tu es le seul Seigneur.

Près de toi, je trouve mon refuge et ma sécurité. Aux jours d’angoisse et d’incertitude,

C’est vers toi que je me tourne, avec confiance.

Ta parole qui a traversé l’histoire me soutient et me réconforte.

Seigneur,

Sois béni aujourd’hui et toujours.

Garde-moi dans ta main et sous ton regard.

Ravive toi-même ma foi, parfois chancelante.

Dépose au fond de moi ta lumière et ta paix.

Et que jour après jour, je marche sur le chemin que tu as toi-même ouvert.

 

📖 Lecture de l’Évangile de Luc 2, 15-20

Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux :
« Allons jusqu’à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, l’événement que le Seigneur nous a fait connaître. »

Ils se hâtèrent d’y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.

Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant.
Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.

Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.

Prenons quelques instants, en fermant les yeux, pour rejoindre les bergers dans leur marche vers Bethléem. Arrêtons-nous avec eux devant cette famille réunie et laissons-nous toucher par ce petit enfant à la faveur d’une acclamation des anges.

 

 

💬 Devant l’enfant Jésus

Ces temps, je me pose la question de savoir ce que je ressentirais, je dirais, je vivrais si je me retrouvais plus de 2000 ans en arrière dans la crèche à Bethléem devant l’enfant Jésus.

Crèche de Noël sculptée
La crèche de Noël sculptée en bois en Ville de Neuchâtel.

Je me sentirais humble. Je serais devant Dieu fait homme. Les mots me manqueraient pour exprimer mon émerveillement. Il est né dans la plus grande pauvreté. Ainsi, je sentirais sa présence dans mes pauvretés, dans mes fragilités et souffrances. Il est là pour m’aider à les porter, pour m’aider à m’en libérer. Il s’est fait homme pour nous dire l’amour inconditionnel de Dieu pour chacun et chacune. De se savoir aimé, d’expérimenter l’amour de Dieu, cela me donnerait un réel élan à aimer mon prochain. Devant cet enfant, je sentirais de la paix et de la joie et une envie de vivre et de suivre le chemin qu’il va montrer : celui de l’amour. Impossible d’imaginer ne pas prendre soin de mon prochain, impossible de ne pas vivre la fraternité après une telle rencontre. Et ce avec ma force, mon intelligence, ma foi, … ; tout de moi serait orienté à la mise en place de son Royaume, Royaume où on s’aimerait les uns les autres comme il le montrera. Je serais aussi ému de voir cet enfant en pensant que quelques années plus tard il mourra sur la croix pour le pardon de tous les péchés. Dieu ne veut pas qu’un seul de ses enfants ne soit perdu.

Cette présence, cette espérance, c’est ce que l’on fête bien sûr le 25 décembre. Mais Noël, c’est tous les jours !

Signé : les ministres des communautés catholique, réformée et évangélique de La Neuveville et du Plateau de Diesse : John Ebbutt, Stéphane Rouèche, Solveig Perret, Didier Suter, Marie-Laure Krafft Golay, Jean-Marc Leresche, Yannick Salomon.

https://youtu.be/tUo7GTYKL9s

🌎 Prions les uns pour les autres

Proposée par Nicolas Friedli sur théologique.ch

Seigneur,

Rappelle-nous que la santé est toujours une chance.
Interdis-nous d’en tirer orgueil.
Et apprends-nous à la savourer tous les jours.

Brise nos tentations de juger celles et ceux qui sont malades.
Aide-nous à leur apporter notre soutien inconditionnel.
Inspire nous des signes de compassion, des prières et des mots positifs.

Apprends nous à relativiser nos petits et grands soucis.
Donne la force d’espérer à celles et ceux qui ont peur
pour leur intégrité, leur travail et leurs lendemains.
Invite-nous à respecter les mesures de prévention;
c’est notre responsabilité pour nous et pour autrui.

Inspire-nous des manières de vivre ensemble
qui ne laissent personne sur le côté de la route.
Et à mesurer la chance que nous avons de nous réunir,
même en petits groupes, même occasionnellement.

Soutiens les soignantes et les soignants qui,
parfois au péril de leur santé,
souvent au détriment de leur vie familiale,
se donnent sans compter pour la santé d’autrui.

Éclaire les décisions des autorités,
souvent difficiles, parfois maladroites,
qui, quelles que soient nos critiques,
visent toujours le bien commun.

Interdis-nous de voir dans le coronavirus
des complots et des mauvaises intentions.
Une pandémie est une maladie,
pas une vengeance, un projet de pouvoir ou un montage financier.

Illumine le travail des chercheuses et chercheurs,
qui s’investissent pour combattre une maladie mal connue
et pour en faire façon.

Sensibilise-nous à l’imperfection du monde
qui même sans coronavirus restera injuste.
Aide-nous à combattre toutes les maladies,
toutes les guerres, toutes les injustices et la désespérance.

Quand nous serons débarrassés de cette crise sanitaire,
rappelle-nous nos engagement à «changer le monde d’avant».
Un monde meilleur, c’est notre projet.

Amen.

🤲 Bénédiction

Qu’en ce jour de Noël, le Seigneur vous bénisse et vous garde.

Qu’il soit votre réconfort et votre espérance. Dieu est là, dans la pauvreté et la fragilité d’un nouveau-né et la force d’une vie en devenir. Dieu vous accompagne aujourd’hui et tous les jours.

Amen.

Nous prenons congé, en vous souhaitant une journée bénie et lumineuse et de belles fêtes. Que l’année nouvelle soit placée sous le signe de l’espérance et de la confiance.

Joyeux Noël

Une promesse au monde

Une branche et des bourgeons

Un bourgeon comme une promesse en devenir…

Une parole comme promesse pour l’avenir… même si elle nous bouleverse.

Soyons certains que les promesse de Dieu ne sont pas épuisées. Le temps de l’Avent est là pour nous rappeler que c’est le temps de la promesse.

Textes :

La branche d’amandier

11 L’Eternel m’adressa encore la parole en ces termes : Que vois-tu, Jérémie ?

Je répondis : Je vois une branche d’amandier.

12 – Tu as bien vu, me dit l’Eternel. Eh bien, je veille sur ma parole pour accomplir ce que j’ai dit.

Jérémie 1, 11-12

Fleur D'Amande, Floraison, Printemps

L’annonce de la naissance de Jésus

26 Six mois plus tard, Dieu envoya l’ange Gabriel dans une ville de Galilée appelée Nazareth, 27 chez une jeune fille liée par fiançailles à un homme nommé Joseph, un descendant de David. Cette jeune fille s’appelait Marie.

28 L’ange entra chez elle et lui dit : Réjouis-toi, toi à qui Dieu a accordé sa faveur : le Seigneur est avec toi. 29 Marie fut profondément troublée par ces paroles ; elle se demandait ce que signifiait cette salutation.

30 L’ange lui dit alors : N’aie pas peur, Marie, car Dieu t’a accordé sa faveur. 31 Voici : bientôt tu seras enceinte et tu mettras au monde un fils ; tu le nommeras Jésus. 32 Il sera grand. Il sera appelé « Fils du Très-Haut », et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son ancêtre. 33 Il régnera éternellement sur le peuple issu de Jacob, et son règne n’aura pas de fin.

34 Marie dit à l’ange : Comment cela se fera-t-il, puisque je suis vierge ?

35 L’ange lui répondit : L’Esprit Saint descendra sur toi, et la puissance du Dieu très-haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. 36 Vois : ta parente Elisabeth attend elle aussi un fils, malgré son grand âge ; on disait qu’elle ne pouvait pas avoir d’enfant, et elle en est à son sixième mois. 37 Car rien n’est impossible à Dieu.

38 Alors Marie répondit : Je suis la servante du Seigneur. Que tout ce que tu m’as dit s’accomplisse pour moi.

Et l’ange la quitta.

Luc 1, 26-38

Prédication du pasteur John Ebbutt, à la Blanche-Église, dimanche 20 décembre, 4e du temps de l’Avent.

Jean : une voix crie…dans le désert ?

Culte du troisième dimanche du temps de l’Avent

📽 Retrouvez l’intégralité du culte en vidéo.

 

👋 Accueil

Temps de l’Avent, attente, expectative. Qu’attendez-vous, qu’attendons-nous ? Ben en ce moment, me direz-vous, nous attendons de nous retrouver enfin. Nous attendons l’avènement d’un vaccin ? d’une ouverture ?

Comme moi, vous avez la tête pleine des kyrielles d’informations, des discours qui font peur, de tout ce qui nous sépare. Mais là, chez vous, le temps d’une parenthèse, asseyez-vous, prenez une tasse de café bien chaud, ou du thé, et faites taire la rumeur. Dieu peut se glisser partout, peut-être même dans la vapeur qui s’élève de votre boisson, dans une brèche de votre carapace de protection, dans un petit recoin de votre cœur où la peur, la tension, la déprime n’ont pas réussi à occuper l’espace.

Donc j’attends, vous attendez, nous attendons. Une bonne nouvelle. Mais laquelle ?

Que le Souffle passe et nous permette de l’entendre résonner, de la percevoir, malgré tout, et son contraire, et tout le reste.

Poème de Francine Carrillo

Un beau texte à propos de Celui qui vient, notre Seigneur et compagnon de route :

« Les verbes qu’il aime sont des verbes simples : marcher, manger, toucher, regarder, bénir, aimer (beaucoup), mais aussi chercher, veiller, quitter, pleurer, se perdre, mourir ; des verbes pleins, humains, à portée de main… mais en lui ils reçoivent une hauteur étoilée qui interrompt nos bassesses comme paresses et nous laisse avec le goût de ne pas en rester là… »

Une prière, pas petite, mais large et profonde

Seigneur, il me manque les mots, il me manque l’énergie, il me manque l’horizon plus loin qu’aujourd’hui ou demain. Mais quand je regarde le ciel, ou le regard de mon aimé, de mon amie, je me dis que la vie doit rester possible. Quand je prends le temps d’écouter le son d’une voix, le chant d’un oiseau, le cœur battant d’un autre vivant, je me dis que tu es présent parce que tu es la musique de l’amour, le glouglou de la source, la tendresse flûtée. Mais tu es aussi appel et coup de tonnerre pour que je ne m’endorme pas dans mon confinement intérieur ! Tu es l’appel, tu veux me sortir de mes peurs comme de mes étroitesses. Donne-moi de ne pas m’étouffer, sans cesse avec du chagrin et de l’obscurité. Donne-moi d’attendre plus qu’une bonne nouvelle parmi d’autres, de retrouver l’attente de « cette Bonne Nouvelle -là » ! Amen

Un ange et le soleil. Sculpture de Annemarie Maillat
Ecoute

 

📖 Deux lectures bibliques proposées pour ce culte :

1 – Epître aux Romains, chapitre 15, extraits des versets 4-13 

Tout ce que nous trouvons dans l’Écriture a été écrit dans le passé pour nous instruire, afin que, grâce à la patience et au réconfort qu’elle nous apporte, nous possédions l’espérance. Que Dieu, la source de la patience et du réconfort, vous rende capables de vivre en bon accord les uns avec les autres en suivant l’exemple de Jésus-Christ. 6 Alors, tous ensemble et d’une seule voix, vous louerez Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ.  (…) Il est venu aussi afin que les non-Juifs louent Dieu pour sa bonté, comme le déclare l’Écriture : « C’est pourquoi je te louerai parmi les nations, et je chanterai en ton honneur. »  Elle déclare aussi : « Nations, réjouissez-vous avec le peuple du Seigneur ! » (…) Ésaïe dit aussi : « Le descendant de Jessé viendra, il se lèvera pour gouverner les nations, et elles mettront leur espoir en lui. » Que Dieu, la source de l’espérance, vous remplisse d’une joie et d’une paix parfaites par votre foi en lui, afin que vous soyez riches d’espérance par la puissance du Saint-Esprit.

2 – Evangile selon Matthieu, chapitre 3, versets 1 à 4

1 En ce temps-là, Jean-Baptiste parut dans le désert de Judée et se mit à prêcher : 2 « Changez de comportement, disait-il, car le Royaume des cieux s’est approché ! » 3 Jean est celui dont le prophète Ésaïe a parlé lorsqu’il a dit :

« Un homme crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, faites-lui des sentiers bien droits ! »

4 Le vêtement de Jean était fait de poils de chameau et il portait une ceinture de cuir autour de la taille ; il mangeait des sauterelles et du miel sauvage. 5 Les habitants de Jérusalem, de toute la Judée et de toute la région voisine de la rivière, le Jourdain, allaient à lui. 6 Ils confessaient publiquement leurs péchés et Jean les baptisait dans le Jourdain.

Improvisation d’après Ibrahim Maalouf par François Golay

 

💬 Prédication

Jean le Baptiste est un prophète. Il prend le monde, la vie, les discours ambiants à contre-courant. Il n’est pas à la mode, il ne suit pas les hiérarchies, il ne pratique pas le politiquement correct. Jean le Baptiste n’est pas « bien propret sur lui », il ne suit pas le sens du vent, il ne bêle pas avec les moutons du pouvoir. Jean le Baptiste dérange, il s’impose, il crie, il se fâche. Il surgit du désert, de là où personne ne l’attendait. Jean le Baptiste est un prophète, il vient crier que la face du monde va changer, que les êtres humains doivent absolument changer de manière de se comporter, c’est urgent, parce qu’Il vient, celui que les textes et plusieurs générations déjà attendaient. Il est décidément fascinant, à chaque lecture du texte : cette explosion d’audace, de courage, cette façon de secouer tout, tout le monde, de ne laisser personne indemne !

Au cœur de cette période de pandémie, au beau milieu des décombres de notre monde, des catastrophes humanitaires, politiques, climatiques, dans nos inextricables réseaux de communication qui ne font pas fleurir nos déserts humains, nous aurions grand besoin d’un Jean le Baptiste ! De quelqu’un qui vient crier que nous n’attendons pas un vaccin, le salut par la médecine ou l’argent, la reprise économique ou que sais-je encore ! Non ! Là, chrétiens que nous sommes, nous serions, logiquement, plutôt en train d’attendre le Seigneur qui vient, le Vivant, ce Dieu qui vient à notre rencontre en passant par le ventre d’une femme. 

D’aucuns diront : mais nous attendons surtout de pouvoir nous serrer dans les bras mutuellement, de nous embrasser, de nous serrer la main. Nous attendons de rompre notre solitude, de ne plus être privés de nos aimés. C’est vrai, bien sûr, c’est tellement douloureux, ces relations brisées, ces gestes retenus, ces baisers ravalés, ces chansons tues, ces rires et ces larmes qui ruissellent derrière des masques. Nous avons tous mal de cette situation, de ne pas savoir quand ça va finir, d’entendre des injonctions, des promesses pas toujours très vraies, des mises en garde. Mais dites, qu’est-ce que nous attendons, vraiment, ou qui ? Est-ce que nous nous en souvenons encore ?

A l’époque de Jean le Baptiste, pas de blingbling commercial, pas de débauche de lumières, pas de querelle pour savoir à combien on peut se tenir à table ou pas. Les hommes et les femmes de son temps ne savaient pas, ils ne s’y attendaient pas ! Ceux qui connaissaient les textes attendaient un messie, par tradition, par obéissance ou religiosité. Bien. Mais nous ? Nous sommes « d’après », non ? Nous croyons qu’Il est venu, qu’Il vient encore, qu’Il n’est jamais ailleurs qu’avec nous, pour nous, comme nous !

Nos Eglises toutes autant qu’elles sont, se démènent pour fêter quand même, à peu près, à moitié, par petites touches… c’est louable. Nous essayons d’organiser de petites rencontres, à quatre, pas trop, distances, en plusieurs fois, bref nous nous y perdons et décourageons. Nous n’avons guère le choix. Mais je crois qu’à force, nous y perdons aussi, peu ou beaucoup, le sens de ce que nous fêtons !

Peut-être que nous pourrions surgir de nos déserts ? Crier haut et fort que le monde n’a pas seulement besoin d’un protocole sanitaire mondialement unifié ni d’un vaccin ! Le monde n’a pas seulement besoin de se désinfecter les mains, de masquer son visage ! Les crachats et les postillons ne sont pas seulement ceux de la personne qui pourrait très éventuellement m’infecter ! Ce sont les crachats du mensonge, de la misère et de la barbarie, les postillons de l’avidité, de l’égoïsme, des prises de pouvoir diverses !

Ce sont les gouttelettes des cris de rejet de Dieu, de toutes les tentatives de l’instrumentaliser, d’en faire une arme contre les autres ou un discours de folie furieuse à fins soi-disant politiques. Ce sont encore les postillons de jugements sur les autres, racisme, homophobie, discriminations en tout genre. J’évoque aussi les masques contaminés par la lâcheté devant la destruction de la planète, devant la situation des migrants. Je m’arrête là. Vous vous sentez peut-être comme moi, à vous demander à quoi pourrait bien servir votre voix dans le chaos et le bruit du monde ? A vous sentir non seulement masqué, mais muselé, bâillonné, muet.

Vous n’en pouvez plus ? Moi non plus. Et ma situation n’est pas la pire, de loin pas. Pourtant, malgré tout, nous n’avons pas perdu la possibilité de parler d’espérance, de dire que Noël, c’est une Bonne Nouvelle, envers et contre tout. Nous pouvons écrire, dire par téléphone, suggérer, chuchoter, publier : nous sommes aimés de Dieu, même quand nous perdons courage, même quand nous nous sentons minuscules, maladroits, impuissants. Pour nous, l’appel de Jean le Baptiste peut résonner comme une invitation à ne pas tout centrer sur une fête de famille qui n’aura pas lieu cette fois, même si c’est triste. A ne pas céder à la tentation de la méchanceté, ou celle de la polarisation des débats, ou celle des jugements à l’emporte-pièce. A ne pas tout miser sur un vaccin comme si la santé physique était la seule chose dont nous avons besoin pour bien vivre. A ne pas espérer seulement des dédommagements financiers, ou nos prochains voyages à l’autre bout du monde en avion ! Nous pouvons entendre l’appel de Jean-le Baptiste à ne pas nous taire devant les injustices, à protester contre la bêtise, l’obscurité, la noirceur, l’avidité, la violence. Nous pouvons continuer à protester pour la vie, pour un monde plus équitable, même quand une initiative dans ce sens est rejetée par un système politique.

Nous avons certes sur la figure un rectangle de papier bleu, ou de tissu multicolore. Insupportable, mais nécessaire, nous dit-on !  Alors au moins, faisons tomber les masques virtuels que nous aurions tendance à mettre et qui nous font nous taire devant les inepties du monde. Nous sommes encore capables de parler d’amour, d’amitié. Capables de nous bouger, de remettre des majuscules à la Bonne Nouvelle, pour ne pas la laisser s’éparpiller en miettes d’aides financières, en tas de vaccins miracles ou pas. Nous sommes capables de regarder vers demain et ne pas nous effondrer parce que Noël « c’était tellement mieux avant » !

Notre Seigneur est un Dieu d’amour, qui vient, c’est l’Emmanuel, en marche. L’Avent, c’est l’à-venir. Notre Seigneur prend un visage d’être humain, il se montre à travers ton visage, le vôtre, le nôtre. En étincelles de lumière, en sourires qui inondent les yeux. Il ne vient pas comme un gouvernement, aussi efficient soit-il, pour nous diriger et nous imposer des routes, nous exhorter à être bien sages. Il vient se donner à nous, de liens du cœur en paroles de consolation, en gestes de soins et temps d’écoute. Il se fait chanson là où nous avons désormais l’interdiction de chanter, il se fait portée pour que nous puissions continuer à écrire, malgré tout, la partition de notre vie bien malmenée.

L’appel est lancé, à nous toutes et tous, grâce à la voix de Jean, puissante, qui jaillit encore du désert, à travers le texte biblique. Une voix prophétique, qui déferle et s’élève contre la marche routinière et mortifère du monde. Autrefois déjà, maintenant encore. Dans ce temps de l’Avent 2020, centrons notre énergie et notre espérance sur la naissance dont nous voulons faire mémoire. Si elle est vie pour nous, alors elle est vie à transmettre. Une vie complète, pas seulement une vie biologique ! Une vie dans laquelle l’amour et l’espérance circulent dans les veines et gonflent les poumons.  Ecoutons l’appel, donnons-lui sa place. Bon Avent. Amen

Une belle chanson de l’artiste suisse Pascal Auberson, choisie parce qu’elle reflète notre voyage humain de la naissance à la mort, et met au centre l’amour essentiel à toute vie : D’abord

Retrouvez les paroles de cette chanson.

 

🙏🏼 Prière des uns pour les autres, des uns avec les autres

Mets de l’Amour dans notre Avent, Seigneur de rencontre. Mets de l’Amour dans notre attente, en paroles et en actes. Nous sommes démunis, souffrants, impuissants.

Mets ton Souffle en nous, dans nos gestes et dans nos mots, pour qu’ils portent la vie. Que l’Avent nous élève, non pour surplomber ou donner des leçons, mais pour protester, résister, oser, prendre position contre la nuit, contre le manque d’amour, encore pire que la mort du corps.

Mets de l’Amour dans notre Avent, Seigneur, dans nos prières pour ceux qui aident, soutiennent, consolent, soignent, pour celles qui se battent sur le terrain, et ceux qui luttent pour un monde moins injuste et obscur, moins avide, moins violent. Ton Amour passe par eux comme par nous.

Seigneur, toi es, toi qui adviens en Jésus-Christ, nous te confions celles et ceux que la maladie et la mort blessent et endeuillent. Qu’ils perçoivent ton Amour à travers des femmes, des hommes, à travers nous, chaque fois que c’est possible.

Mets de l’à-venir dans notre Avent, Seigneur, pour que notre espérance aille au-delà de nos espoirs humains déçus, déchus. Au cœur de nos déserts, sur nos chemins de traverse, à travers nos cris comme nos tendresses, tu es là, et tu viens à notre rencontre. Tu nous aimes et tu nous appelles, à travers l’épaisseur de notre temps, et celle de notre humanité. Merci, toi à qui nous pouvons dire : notre Père….

Amen.

Aube Nouvelle par le groupe Halle

 

🙌 Bénédiction

Notre Dieu vient à nous, Il nous attend et nous espère, il nous aime tels que nous sommes. Que sa paix nous accompagne dans notre chemin vers Noël, que la tendresse de notre frère et sauveur nous anime, que le Souffle nous donne la force de sortir de nos déserts pour dire et chanter la Vie ! Amen

Notes d’espérance pour terminer, par le groupe Hallel, groupe œcuménique qui a tourné en France et Belgique entre 1970 et 1988. Siège : Bienne. Dir : F. Golay

 

 

La visitation

Un coeur, deux coeurs

🤝 Bienvenue

Préparez le chemin du Seigneur !

https://youtu.be/H9g-AxXNwv8

 

Cet appel résonne au cœur de l’Avent comme une invitation à aplanir, dégager, faire de la place pour mieux accueillir. Se désencombrer, s’alléger, retrouver un chemin qui est celui d’une direction : c’est ainsi qu’on se prépare à une Naissance. Car il vient l’Enfant promis, le Sauveur attendu, le Christ, l’Emmanuel. Il invite à une rencontre au cœur de toutes nos visites. C’est lui notre Chemin. Allumons une 2e bougie !

🙏🏼 Prière

Seigneur,

Viens au secours de ce qui alourdit notre marche, tu connais les soucis qui nous tirent en arrière, les poids qui pèsent sur nos épaules, les imprévus et le brouillard

Tu sais tout ce qui peut nous faire dévier de notre course, ce qui nous fait trébucher, boiter ou même qui nous immobilise parfois.

Seigneur,

Viendras-tu tracer dans nos vies un chemin qui mène au cœur de ton amour ? Viendras-tu faire lever ton jour, afin de nous rendre le courage à chaque nouveau jour ? Sois, Seigneur, notre guide et notre flambeau !

« Je suis la lumière du monde, dit Jésus. Celui qui me suit aura la lumière de la vie et ne marchera plus jamais dans l’obscurité ».

 

😀 Pardon

Que Dieu écarte de notre chemin les ombres et les obstacles. Qu’il nous fortifie et qu’il nous rende la joie de son salut ! Qu’il nous donne la légèreté de son pardon et la douceur de sa grâce, afin que nous puissions aller, le cœur ouvert à tout ce qui viendra, béni et gardé, soutenu et encouragé !

📖 Lecture :  Luc 1, 39-58 : Marie rend visite à Elisabeth

Dans les jours qui suivirent l’annonciation par l’ange, Marie se mit en route et se rendit en hâte dans une localité de la région montagneuse de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Elisabeth, sa cousine. Au moment où elle entendit la salutation de Marie, l’enfant remua en elle. Elisabeth fut remplie du Saint-Esprit et s’écria d’une voix très forte : « Dieu t’a bénie plus que toutes les femmes et sa bénédiction repose sur l’enfant que tu auras ! Qui suis-je pour que la mère de mon Seigneur vienne chez moi ? Car, vois-tu, au moment où j’ai entendu ta salutation, l’enfant a bondit de joie en moi. Tu es heureuse : tu as cru que le Seigneur accomplira ce qu’il t’a annoncé ! »

Marie dit alors : « De tout mon être je veux dire la grandeur du Seigneur, mon cœur est plein de joie à cause de Dieu, mon Sauveur »

(… la suite du Magnificat est à lire dans votre bible !)

Marie resta avec Elisabeth pendant environ trois mois, puis elle retourna chez elle.

Le moment arriva où Elisabeth devait accoucher et elle mit au monde un fils. Ses voisins et les membres de sa parenté apprirent que le Seigneur lui avait donné cette grande preuve de sa bonté et ils s’en réjouissaient avec elle.

💬 Message

Il avait dressé la table, tandis qu’elle s’était mise aux fourneaux. Le menu choisi depuis longtemps finissait de mijoter dans au four, répandant un fumet agréable embaumant toute la maison. Tout était prêt pour la visite ! Ne manquait plus que le coup de sonnette, l’accueil chaleureux, les premières salutations joyeuses de retrouvailles et de bienvenue. Seulement… voilà que les minutes passaient, l’heure prévue dépassée, la joie cédant le pas à l’impatience, puis à une légère inquiétude avant que tout à coup les invités se tiennent enfin sur le pas de porte. Ils avaient juste un peu de retard. La fête allait pouvoir commencer !

 

Holiday Table, Thanksgiving Table, Dinner, Thanksgiving

 

Mois de décembre : derniers jours, dernières semaines avant Noël, en temps normal si souvent synonyme d’invitations, de rencontres et de soupers. Qu’en sera-t-il cette année ? Se retrouver moins nombreux, mais avec plus de qualité de présences ? Plus de simplicité  et moins d’excès ?

Il est merveilleux de se représenter la scène de la visite de Marie à sa cousine Elisabeth, distante de quelques 150 kilomètres. Elle s’y rend avec tant de hâte nous dit-on, pressée de partager la nouvelle !

De visitée par l’ange tout d’abord qui lui apprend une bien étonnante nouvelle, c’est elle qui va rendre visite ! Elle croit avoir une nouvelle inédite, si improbable à apprendre à sa cousine qu’elle ne tient plus en place !

Mais le plus étonnant, c’est que c’est elle qui sitôt son hôoh ! – Shalom !  prononcé qui va se trouver accueillie par une forte salutation de la part de sa cousine, une reconnaissance pleine de Celui qu’elle porte en elle au commencement de sa grossesse ! En allant, c’est elle qui est rejointe. En visitant c’est elle qui finalement va recevoir bien au-delà de ce qu’elle avait pu imaginer. Sans être en espérance, comme on dit, n’en est-il pas ainsi de toute visite et de toute rencontre que l’on peut faire ?

 

Autumn, Fall, Maternity, Nature, Ocean
 

On croyait apporter, et en fait, c’est nous qui nous nous trouvons enrichis. On voulait donner et nous voilà comblés. Expérience souvent partagée auprès de ceux dont on pourrait penser qu’ils sont par exemple démunis, dans un lit d’hôpital, en convalescence, en maison de retraite. Et de rentrer fort d’une rencontre qui nous a comblé. De visiteur devenir un visité. Rôle qui s’entrecroisent, s’entremêlent, ne laissant à personne une supériorité, un pouvoir, mais comme pour Marie et Elisabeth une belle et touchante reconnaissance mutuelle.

Là encore, ouverture de cœur dans le mystère de la rencontre qui porte infiniment plus que ce que l’on peut en voir. Oui, dans le mot visite, il y a le mot Voir, c’est vrai. Ce qui est visible. Ce que l’on reconnaît d’extérieur. Mais prenez le mot Besuchen en allemand, vous aurez le mot suchen, qui veut dire chercher. Mais il y a aussi l’inVisible.

Ce que cherche Marie, c’est de porter Jésus autour d’elle, de le présenter déjà, avant même sa naissance.

 

Heart, Love, Together, Valentine'S Day
 

Ce que trouve Elisabeth chez sa cousine, c’est une personne habitée du divin, porteuse de la vie de Dieu,  à tel point que l’enfant qui est en elle, littéralement danse de joie au moment de la salutation !

Dans ces deux mouvements, il y a le cœur de toute rencontre, de toute visite que l’on peut vivre en croyant.

On ne peut vraiment aller vers les autres que si on porte quelque chose ou Quelqu’un au fond de soi !

Au-delà des mots, plus loin que le visible, nous pouvons apporter Celui qui nous habite pour le partager et le faire rayonner.

La vérité c’est qu’on a besoin des autres pour voir clair en nous. C’est le regard d’Elisabeth qui éveille chez Marie l’éveille à la louange. C’est grâce à elle qu’elle trouve les mots de la foi.

Etre visité, c’est recevoir le regard de l’autre, parfois décalé, son intuition, ses paroles, sa différence, son humeur contagieuse, sa vie, sa personne, sa foi comme ce qui vient nous rencontrer.

Marie est restée 3 mois chez sa cousine. Que ne se sont-elles pas dites durant ce laps de temps ?

Ainsi le temps de l’Avent, s’il nous invite au déplacement, c’est aussi pour que nous soyons autant visité que visiteur, mais que toujours nous puissions faire ce lien entre l’un et l’autre. Dans la foi, nous n’allons jamais les mains vides et nous ne repartons jamais sans avoir reçu.

Et c’est déjà cela Noël, par Celui qui vient nous visiter: il nous fait participer en toute rencontre au mystère de Dieu en nous et au milieu de nous. Il fait vivre tous nos liens.

La vie intérieure qui s’éveille et grandit n’est jamais au bout de ses ressources. Elle nous met en route dans le bonheur de se re-connaître toujours et à nouveau. Enfants d’une même promesse.

Amen.

🕯 Intercession

Seigneur,

Voici que s’ouvrent encore des jours des rencontres pour les uns et les autres en ce temps de Noël qui vient, même si cette année sera différente.

Tu fais de nous des visiteurs, mais aussi des visités pour  recevoir et donner, pour transmettre et reconnaître, pour partager et célébrer.

Merci pour le mouvement de la vie qui jamais ne s’épuise. Merci pour tout ce que nous découvrons, toujours et à nouveau, dans la vérité et  la sincérité, dans le cœur à cœur et le face à face, dans l’écoute et le silence.Tant de richesses qui se renouvellent pour celui croit !

Que la lumière de l’Avent éclaire toute rencontre en ton Nom, gardes-nous vigilants et attentifs, curieux et ouverts, disponibles et joyeux pour ceux qui traversent des jours sans clarté, pour ceux qui sont en attente de lendemains meilleurs

Viens Seigneur les visiter !

Pour ceux qui sont isolés à l’écart, pour ceux qui espèrent encore, pour ceux qui s’en remettent à toi, viens Seigneur les visiter !

Que brille pour chacun la lumière de ta promesse, la chaleur d’une rencontre, la bonne nouvelle de l’Emmanuel, Celui  qui est venu marcher sur nos routes humaines, que dans le froid de l’hiver fleurisse ta Parole de vie.

Oui, donne-nous Seigneur de préparer encore tes chemins, de tenir jusqu’au bout de notre attente le cœur confiant, Amen

 

Happiness, Joy, Mountains, The Alps
 

🙌 Bénédiction

Que Dieu soit pour vous un compagnon de route, qu’il marche à vos côtés pour repartir avec plus joie et de clarté, qu’il vous garde dans sa paix qui rayonne et vous éclaire de sa Présence qui rassure,aujourd’hui et jusqu’au bout du chemin !

Visitez notre site internet www.paref2520.ch et découvrez notre calendrier de l’Avent en ligne Porte-à-Porte. Chaque jour il y a une nouvelle porte de la Neuveville à deviner !

Beau dimanche à vous tous !