Récital de Pâques

Jeux d'orgue

C’est avec joie et reconnaissance que nous partageons ici le récital de Pâques interprété par notre organiste titulaire, Sara Gerber.

https://youtu.be/YJ9kV_SbYCg

Enregistré le 18 mars 2021 à l‘Église du Pasquart de Bienne.
Prise de son, François Golay.
Images et montage, Christophe Dubois.

Programme

Toccata et Fugue en ré mineur
BWV 565
J.S. Bach
(1685-1750)
Schmücke dich, o liebe Seele
BWV 654
Suite gothique
Op. 25
1. Introduction – Choral
2. Menuet gothique
3. Prière à Notre-Dame
4. Toccata
L. Boëllmann
(1862-1897)
De la sonate n°4 pour violon – Largo
BWV 1017
Transcription pour orgue de Miklós Árpás
J.S. Bach
Pièce héroïqueC. Frank
(1822-1890)
Prélude, Fugue et Variation
Op. 18
Saint-François de Paule marchant sur les flots
Transcription pour orgue de Lionel Rogg
F. Liszt
(1811-1886)

Avril

Une primevère portée à plusieurs

Le mois d’avril est synonyme de renouveau. D’abord par la nature printanière qui s’offre à notre admiration et nourrit notre méditation, par la fête de Pâques qui annonce que la Vie renaît là où on la croyait définitivement perdue, par des événements de notre paroisse qui reprennent peu à peu, dans la mesure de ce qui est possible.

Cultes

  • Vendredi 2 avril à 10h00, culte de Vendredi-Saint à La Blanche-Église
  • Dimanche 4 avril à 10h00, culte festif de Pâques, avec distribution d’œufs teints
  • Dimanche 11 avril à 10h00, culte à la Blanche-Église
  • Dimanche 18 avril à 10h00, culte à la Blanche-Église
  • Dimanche 25 avril à 10h00, culte régional à Nods

Les cultes dans les homes ont repris, à Mon Repos à 10h00 et à Montagu à 10h45, mais sont pour l’instant réservés aux seuls résidents.

Semaine d’animation pour les enfants : Au bord de l’eau

Du 20 au 22 avril, trois matinées destinées aux enfants de la 2H à la 6H autour d’une chasse au trésor, de bricolages, découvertes et d’histoires de Jésus.

Au fil de l'eau

Journée spéciale du catéchisme réunissant les cycles II et III, le samedi 24 avril de 11h00 à 15h00 à la Maison de paroisse.

Solidarité

Dès ce samedi 3 avril, et jusqu’à Pentecôte, l’Église évangélique réformée de Suisse invite la population à allumer une bougie pour une personne chère. Il est possible de faire concrètement, chez soi et aussi sur le site offre une lumière.

Offre une lumière
Offre une lumière pour dire la solidarité.

Rencontres

Du jardin à la montagne.

Méditations hebdomadaires le mardi de 17h00 à 17h30 à la Blanche-Église.

Annonce des méditations
6 méditations hebdomadaires

Groupe de prière et de partage biblique

le mercredi à 10h00, à la Grand-Rue 13, 1er étage (salle Schwander)

Le culte de l’enfance

le vendredi de 16h30 à 17h30, à la maison de paroisse, ch. de la Raisse 3, hors vacances scolaires.

Ce billet est susceptible d’évoluer dans le courant du mois.

Au fil de l’eau

Au fil de l'eau

Trois matinées au fil de l’eau du 20 au 22 avril pour tous les enfants de la 2H à la 6H.

Pour chasser le trésor à travers les différents points d’eau de la Neuveville, bricoler au bord du lac, découvrir la cascade et le lac des fées sous un jour nouveau. Mais aussi pour s’amuser, bouger, échanger et découvrir les histoires de Jésus.

Bord du Lac de Bienne
Au fil de l’eau

Quand ?

Mardi 20, mercredi 21 et jeudi 22 avril de 9h00 à 11h30 par tous les temps

Combien ça coûte ?

C’est gratuit. Ces activités sont offertes par la paroisse.

Où ?

Maison de Paroisse de La Neuveville, chemin de la Raisse 3.

 À quelles conditions ?

  1. Participer à toutes les matinées.
  2. S’inscrire en mentionnant le noms et prénom de l’enfant, la classe qu’il fréquente, votre adresse, votre numéro de téléphone et votre e-mail et faire parvenir ces infos jusqu’au 15 avril au plus tard à Paroisse réformée de La Neuveville, Grand’Rue 13, CP 217, 2520 La Neuveville, par courriel à info@paref2520.ch ou téléphone 0327511035.

✍️ Vous pouvez télécharger le bulletin d’inscription.

Remarques

Nombre de participants limité. Inscriptions prises dans l’ordre d’arrivée.

Petit cours sur les palmiers

Fête des Rameaux

Culte du 28 mars 2021, Fête des rameaux

Accueil

« Acclamez Dieu dans son temple, acclamez-le sous la puissante voûte du ciel ! Acclamez-le pour sa grandeur infinie. Que tout ce qui respire acclame le Seigneur !»

Psaume 150

C’est avec cette invitation sonore que s’ouvre cette fête des Rameaux qui a dû résonner autrefois comme dans ce psaume 150. Voici les acclamations de la foule, comme un air de fête, une louange expressive pleine d’allégresse qui s’est propagée jusqu’aux portes de Jérusalem, pour laisser passer celui qui venait, monté sur un âne : le Seigneur d’humilité, dans sa simplicité et sa vérité. Non pas un roi qui écrase, mais qui règne, non pas qui domine, mais qui vient pour donner librement sa vie…

Prière d’ouverture

Seigneur Jésus

Nous t’acclamons nous aussi, avec ce que nous sommes devant toi

Nous venons à ta rencontre, pour te laisser passer au milieu de nos vies

Toi notre Seigneur et notre Roi, qui est doux et humble de cœur

Tu fais jaillir la joie, là où on ne l’attendait pas

Tu suscites la nouveauté, là où l’on s’était habitué

Merci de nous entraîner avec cœur et spontanéité

pour te reconnaître encore comme le Sauveur, le Berger, notre Ami,

Lumière du monde sur nos chemins

Reçois notre louange pour t’honorer et te louer,

par nos vies toutes entières pour la gloire de ton Nom,

maintenant et pour toujours, en Dieu notre Père et par l’Esprit de vie,

qui est joie et communion, Amen

 

Hosannah! Béni soit ce sauveur débonnaire…

Lectures

Après cela, je regardai encore et je vis une foule immense de gens que personne ne pouvait compter. C’étaient des gens de toute nation, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches et avec des palmes à la main. Ils criaient avec force : « Le salut vient de notre Dieu, qui siège sur le trône, et de l’Agneau ! » Tous les anges se tenaient autour du trône, des anciens et des quatre êtres vivants. Ils se jetèrent le visage contre terre devant le trône, et ils adorèrent Dieu en disant : « Amen ! Oui, la louange, la gloire, la sagesse, la reconnaissance, l’honneur, la puissance et la force sont à notre Dieu pour toujours ! Amen »

Apocalypse 7, 9-12

Palm, Dimanche Des Rameaux, Hosana

Le lendemain, la foule nombreuse qui était venue pour la fête de la Pâque apprit que Jésus arrivait à Jérusalem. Tous prirent alors des branches de palmiers et sortirent de la ville pour aller à sa rencontre ; ils criaient : « Gloire à Dieu ! Que Dieu bénisse celui qui vient au nom du Seigneur ! Que Dieu bénisse le roi d’Israël ! » Jésus trouva un âne et s’assit dessus, comme le déclare l’Ecriture :

« N’aie pas peur, ville de Sion ! Regarde, ton roi vient, assis sur le petit d’une ânesse ».

Tout d’abord, ses disciples ne comprirent pas ces faits ; mais lorsque Jésus eut été élevé à la gloire, ils se rappelèrent que l’Ecriture avait annoncé cela à son sujet et qu’on avait accompli pour lui ce qu’elle disait.

Tous ceux qui étaient avec Jésus quand il avait appelé Lazare hors du tombeau et l’avait ramené d’entre les morts, racontaient ce qu’ils avaient vu. C’est pourquoi la foule vint à sa rencontre : les gens avaient appris qu’il avait fait ce signe miraculeux. Les Pharisiens se dirent alors entre eux : « Vous voyez que vous n’y pouvez rien : Tout le monde s’est mis à le suivre ! »

Jean 12, 12-19

Message

On voit depuis quelques années apparaître des palmiers dans les jardins alentours. Je ne sais pas si c’est le signe du réchauffement climatique, mais il est vrai qu’ils traversent désormais sans souci nos hivers pour donner ici et là un peu d’exotisme.

 

 

Les palmiers sont parmi les plus vieux végétaux du monde : ils existaient il y a quatre-vingt millions d’années. Leur port majestueux et leur superbe feuillage leur ont décerné le titre de « prince du règne végétal ». Voilà un arbre qui se dresse sur une tige rigide portant une couronne de larges feuilles ‒ les palmes ‒ réunies en bouquet à son sommet. Ses fruits, les dattes, sont groupés en régimes: ce sont des baies, à chair sucrée.

En ce jour des Rameaux, ce sont justement des branches de palmier qui sont prises pour accueillir Jésus qui vient, monté sur son âne. Et on imagine cette foule qui agite ces longues branches vertes en signe de bienvenue, comme un champ ondoyant, comme une manière d’applaudir, de reconnaître le roi promis.

 

Mosaïque, Eglise, Orthodoxe
Voici ton roi vient…

 

Tout ce mouvement dans les airs devait exprimer une joie expressive, sonore, contagieuse… Une vraie allégresse, une louange en gestes et en paroles, car la foule lance des « Hosanna, Gloire à Dieu ! » et autres acclamations.

Si dans les autres évangiles il y a aussi des manteaux qui sont déposés, ici les branches de palmier évoquent tant de diversité.

A commencer par cet arbre, le dattier-palmier dont une espèce particulière recouvrait tout le pays de Canaan, en particulier la ville de Jéricho qui avait une immense palmeraie, avant de disparaître il y a 2000 ans… On pense que le palmier-dattier était la toute première culture arboricole de l’histoire de l’humanité. Mais la palme c’est aussi tout un symbole !

Oui, on connaît la palme d’or du festival de Cannes, comme autrefois on décernait la palme aux vainqueurs des jeux olympiques. Le palmarès définit aujourd’hui encore la liste des lauréats. Mais plus que tout, la palme est le symbole de la victoire et de la vie nouvelle.

Il est vrai que le palmier a des milliers des racines qui lui permettent d’aller chercher profondément l’eau enfouie dans le sol. C’est ainsi une source intérieure qui lui assure de tenir dans les conditions les plus extrêmes, comme au milieu du désert.

Le jour des Rameaux que l’on pourrait aussi appeler le jour des palmiers, la foule fait jaillir sa joie. Malgré les événements qui vont se succéder, je veux croire que cette joie n’était pas superficielle, mais qu’elle était vraie, authentique, belle et festive.

Au fond de notre vie, il y a une source capable de nous communiquer la joie, la joie divine, la joie cristalline. Une joie profonde qui est un fondement… C’est l’esprit d’enfance et c’est l’attitude du croyant quand il se ressource en Dieu. C’est l’identité même de notre être quand nous redécouvrons que nous avons été créés pour la joie, une joie durable. Non pas le rire tout le temps ou les sourires de façade, mais comme le disait la théologienne Lytta Basset, une « joie imprenable », une joie tranquille et paisible qui sait que cette ressource sera toujours là lorsqu’on accueille tout de la vie, l’instant présent, le jour donné, comme la foule qui avait tout laissé de côté pour faire place à ce drôle d’assemblage : un homme monté sur un âne et salué comme roi. Il y a quelque chose d’extrêmement touchant à travers cette vision.

Les Rameaux, c’est pour moi la joie la plus belle et la plus pure pour le seul moment de toute la vie de Jésus où il reçoit non une palme d’or, mais une palme verte d’espérance !

Mais il y a aussi à l’intérieur du palmier une curiosité. A la différence des autres arbres, la sève ne circule plus sous l’écorce, vers l’extérieur, mais bien au cœur du tronc, au centre. Il sait ainsi protéger sa vitalité de tout ce qui pourrait le toucher, l’agresser, le blesser. Au cœur du palmier, il y a une vie qui est bien gardée, et en cela, il symbolise la vie croyante qui sait résister, sans se laisser troubler par le milieu ambiant. Elle cherche le dialogue avec le Seigneur dans l’intimité de son cœur.

A vrai dire, bien peu des disciples seront comme des branches de palmiers au cours de la semaine sainte qui va commencer : reniement, trahison, abandon… Seules quelques femmes seront là devant une croix, avec l’apôtre Jean nous dit-on. Et pourtant, en hébreu palmier se dit Thamar : ce qui est érigé, ce qui est élevé, ce qui est droit, mais aussi ce qui est gracieux et élégant. Alors le palmier nous invite à nous tenir debout avec grâce, comme la foule des Rameaux, pour nous tourner vers le haut en accueillant celui qui vient tout bas !

Les bédouins disent que le palmier dattier vit « les pieds dans l’eau et la tête au soleil » : lorsqu’on l’aperçoit dans le désert brûlant, on sait qu’il y a là de l’eau, et donc, un espoir de vie. Il crée une fraîcheur, un « effet d’oasis ». Avec sa couronne de palmes très longues, le palmier capte un maximum de lumière. Il est tourné vers le Ciel. Pour se rappeler la sortie de l’Exode, les Hébreux portaient des branches de palmier tout en chantant : des vies tournées vers Dieu dans la lumière.

 

Désert, Palmiers, Oasis, Nature, Paysage
Une oasis, un havre de paix et de repos

 

Lors de la Pâque on avait aussi coutume d’agiter des rameaux en signe de reconnaissance pour le passage vers une Terre Promise. Palmes d’une délivrance. Et puis enfin sur les tombes des premiers martyrs chrétiens ont avait coutume d’y graver sur la pierre des palmes en signe de victoire : palmes vertes dans le désert.

Alors oui, il y a le palmier à l’image de notre vie : se laisser éclairer, chercher le passage d’une promesse et savoir résister même dans l’adversité pour continuer à porter la vie qui nous redresse. Restons enracinés et tournés vers le Ciel pour accueillir Celui qui vient avec simplicité au milieu de nous.

 

Prions les uns pour les autres

Seigneur notre Dieu,

Ton Fils est venu, monté sur un âne, roi plein d’humilité au milieu de son peuple.

Montre-nous toujours le vrai visage du Sauveur pour que nous puissions toujours le reconnaître avec justesse et simplicité.

Hosanna aux plus hauts de cieux et joie à ceux qui s’émerveillent de ta proximité !

Ton Fils s’est avancé au milieu des exclamations de la foule qui a déposé ses manteaux pour se découvrir devant lui, en agitant aussi des palmes et des rameaux

Donne-nous de pouvoir toujours mieux exprimer notre foi par des gestes concrets, des mots clairs, des attitudes ouvertes et accueillantes, conciliantes et aimantes.

Hosanna aux plus hauts des cieux et bonheur à ceux qui marchent en vérité sur tes chemins !

Ton Fils n’a pas refusé ce jour de fête, avant que ne viennent les larmes et l’adversité

Apprends-nous à vivre l’aujourd’hui de la Vie, forts ce qui nous aura été offert, pour que ta grâce nous accompagne tout au long de nos pas.

Hosanna aux plus hauts des cieux et paix à ceux qui s’abandonnent à ta fidélité !

Nous te prions aujourd’hui pour celles et ceux qui sont restés sur les bas-côtés de la route, dans les larmes de la tristesse et de la peine. Viens les relever !

Nous te confions les personnes touchées par la perte d’un proche, éprouvées dans leur corps ou leur cœur, atteintes dans leur esprit. Viens les apaiser !

Nous te remettons ceux qui vivent d’espoir, les personnes en attente de changement, tous ceux qui sont touchés par la pandémie, Viens les visiter !

Nous te prions pour toutes les personnes qui par leur engagement, le temps donné librement ont à cœur d’éveiller sourires et amitiés pour colorer la vie. Viens les encourager !

Hosanna aux plus hauts des cieux et bénédiction à ceux qui sont semeurs de bonté !

Un jour Seigneur, tu nous rassembleras comme une grande famille humaine, palmes à la main, pour reconnaître encore ce Roi de gloire dans ton Eternité. Que nous sachions alors encore cultiver cette joie, la laisser grandir en nous pour qu’elle devienne louange et beauté, adoration et joie. Amen

« Je bénis celui qui met sa confiance en moi et cherche en moi sa sécurité. Il aura le même sort qu’un arbre planté près de l’eau, dont les racines s’étendent à proximité du ruisseau. Il n’a rien à redouter quand vient la chaleur, et son feuillage reste vert. Même en année de sécheresse il ne se fait aucun souci, il ne cesse de porter des fruits. »

Jérémie 17, 7-8

Bénédiction

Que Dieu soit votre ressource pour trouver la joie en tout temps

Qu’il vous garde à chaque nouveau jour

Pour aller dans son amour, ressourcés et renouvelés, entourés et portés,

Tournés vers sa présence, qui est lumière et espérance, amen

 

Nous vous souhaitons une joyeuse fête de Pâques à venir !

 

Un mot, juste un mot, rien qu’un mot

Un mot à chercher

C’est avec un extrait de Le Chant de la Terre Gustav Mahler que nous nous accueillons aujourd’hui.

Accueil

« Que le désert et la terre aride manifestent leur joie ! Que le pays sec s’émerveille et se couvre de fleurs aussi belles que les lis ! Car de l’eau jaillira dans le désert, des torrents ruisselleront dans le pays sec et le pays de la soif se changera en région de sources. C’est là que marcheront ceux que le Seigneur aura libérés »

Livre du prophète Esaïe 35

La vie qui s’éveille et surgit, la vie qui trace un chemin à travers le désert qui se change en pays de sources, la joie qui fleurit là où tout était stérile…

En ce premier jour du printemps et en ce dernier dimanche de Carême, entre ce qui se termine et ce qui se renouvelle je vous souhaite la bienvenue !

Au bout d’un chemin de bientôt 40 jours, voici une dernière halte avant la fête des Rameaux et le temps de la Passion, pour retrouver nos racines, pour avancer à l’image du Christ, qui est doux et humble de cœur.

 

 

Pierres, Rock, Roches, L'Écart
Un chemin dans le désert

 

Vous pouvez télécharger une version imprimable.

Prière d’ouverture

Seigneur Jésus,

Toi qui a marché sur les routes humaines à la rencontre de ceux qui se tournaient vers toi,

Nous voici avec notre vie offerte, avec nos espoirs de lendemains…

Nous voici pour le renouveau promis dans ta Parole : L’espérance qui fait fleurir les déserts et qui change la tristesse en cris de joie…

Nous voici avec ce que nous apportons à ta lumière; ce qui nous habite et nous accompagne dans le secret des cœurs, afin que tu le transformes pour plus de bonheur…

Merci pour ce jardin que tu fais pousser, pour le salut que tu fais germer, pour le pardon que tu viens semer, pour ta gloire et pour l’éternité. Amen

 

Toi qui es lumière, toi qui est l’amour…

Lecture

Évangile de Marc 10, 32-45

Ils étaient en chemin pour monter à Jérusalem. Jésus marchait devant ses disciples qui étaient inquiets, et ceux qui les suivaient avaient peur. Jésus prit de nouveau les douze disciples avec lui et se mit à leur parler de ce qui allait bientôt lui arriver. Il leur dit : « Écoutez, nous montons à Jérusalem, où le Fils de l’homme sera livré aux chefs des prêtres et aux maîtres de la loi. Ils le condamneront à mort, le livreront aux païens. Ceux-ci se moqueront de lui, cracheront sur lui, le frapperont à coups de fouet et le mettront à mort. Et, après trois jours, il se relèvera de la mort ».

Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, vinrent auprès de Jésus. Ils lui dirent : « Maître, nous désirons que tu fasses pour nous ce que nous te demanderons ». « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » leur dit Jésus. Ils lui répondirent : « Quand tu seras dans ton règne glorieux, accorde-nous de siéger à côté de toi, l’un à ta droite, l’autre à ta gauche ». Mais Jésus leur dit « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe de douleur que je vais boire, ou recevoir le baptême de souffrance que je vais recevoir ? » Et ils lui répondirent : « Nous le pouvons ». Jésus leur dit : « Vous boirez en effet la coupe que je vais boire et vous recevrez le baptême que je vais recevoir. Mais ce n’est pas à moi de décider qui siégera à ma droite ou à ma gauche ; ces places sont à ceux pour qui Dieu les a préparées ».

Quand les dix autres disciples entendirent cela, ils s’indignèrent contre Jacques et Jean. Alors Jésus les appela tous et leur dit : « Vous le savez, ceux qu’on regarde comme les chefs des peuples commandent en maîtres, et les grands personnages leur font sentir leur pouvoir. Mais cela ne se passe pas ainsi parmi vous. Au contraire, si l’un de vous veut être grand, il doit être votre serviteur, et si l’un de vous veut être le premier, il doit être l’esclave de tous. Car le Fils de l’homme lui-même n’est pas venu pour se faire servir, mais il est venu pour servir et donner sa vie comme rançon pour libérer une multitude de gens ».

Message

 

 

C’est un mot magnifique, un peu oublié, sur lequel on a dit tant de choses, fausses, tordues, malaimées…  Un mot qui dans sa simplicité ne devrait même pas être prononcé, pour ne pas lui donner trop d’importance, pour qu’il ne s’enfle pas, ne devienne pas immense, comme dans la fable du bœuf et de la grenouille… Vous la connaissez ? La grenouille qui voulait être aussi grosse que le bœuf et qui… se dégonfla !

Non, il faut qu’il reste à sa bonne taille ce mot et qu’on le remettre délicatement de là où il est tiré : de la terre, de l’humus, de cette fine couche fertile qui recouvre la surface du sol et qui peut faire pousser le blé pour faire le pain, le vin pour faire la joie, qui du labeur fera naître le Royaume qui vient.

C’est un mot de route, un bagage pour le voyage de la vie. Un mot qui s’enracine, mais peut-être pour mieux nous tourner vers les autres, pour se tenir à hauteur d’homme.

 

Champ, Agriculture, Terre, Agriculture
Une pousse, promesse d’un à-venir

 

Oui, l’homme, c’est celui qui est justement tiré de la terre comme Adam, en hébreu veut dire le terreux, le glèbeux. Celui qui a été façonné de la poussière du sol et qui a reçu le souffle de vie.

Alors oui, ce mot… j’hésite à le dire, car tout de suite chacun va y coller ses représentations, ses souvenirs, son éducation. Et j’ai peur qu’il m’échappe ce mot, afin qu’il ne s’enferme pas dans une définition.

Et pourtant, il est pour moi au cœur de l’Évangile, et je suis bien obligé de le prononcer.

Mais… à une condition, promettez-moi, je vous en supplie, que vous allez l’accueillir ce mot, comme si c’était la première fois, comme s’il était neuf, alors qu’au fond, il a sans cesse besoin d’être dépoussiéré.

Vous l’avez deviné ?

Oui, il est bien présent dans les réponses et l’attitude de Jésus à l’égard de ses disciples. Notamment de Jacques et de Jean, les fils de Zébédée. Ils en manquent cruellement de ce mot, non ? Les autres compagnons s’offusquent, s’indignent de tant de prétention en tout cas. Mais le seul ici, le seul homme qui garde le mot en lui, c’est le Christ.

Il n’élève pas la voix, ne fait pas de reproches, ne rabaisse pas non plus. Il écoute, essaye de comprendre, noue un dialogue. Si Jacques et Jean se voient bien déjà au-dessus, et si les autres aimeraient les remettre en-dessous, Jésus, lui les regarde en face, comme ils sont, sans se moquer, ni leur dire qu’ils seront exaucés.

Il les ramène au présent, à ce qui viendra, à la réalité d’une passion, il les oriente vers une souffrance à venir. Car le mot, le mot qui est là, ne s’évade jamais hors du monde, il ne s’égare pas dans des rêves, mais sait que la vie c’est une traversée avec tout ce qu’elle comporte de bon et de beau, de tragique et de difficile. Mais le troisième jour il se relèvera, il ressuscitera, non pas à cause d’une force, d’un privilège, mais parce que Jésus sera resté lui-même en portant le mot jusqu’au bout.

Le mot reste attaché à une terre de promesse, mais où le grain doit mourir pour porter du fruit… Il est cet humus qui fait germer un salut qui nous donne d’être aimé comme nous sommes, et nous invite à oser sa vie, à s’élever, à se tenir debout, toujours, mais aussi à accepter les limites, à découvrir les richesses, à faire le deuil de tout ce que nous ne sommes pas, pour rester en paix, avec ce mot… que vous connaissez maintenant !

 

 

Paysage, Champ, Nature, Ciel Du Soir
Une terre riche de promesses

 

Oui, Jésus ne promet rien ni ne retranche rien. Il dit que pour être élevé il faut passer par ce qui est à nos pieds, que si on veut être grand, il faut regarder ce qui est petit, à notre portée.

Et pour cela le mot aide. Il aide à se tenir avec soi-même, en acceptant le regard de Dieu qui jamais ne compare, mais voit chacun avec ce qui fait de lui un être vivant, animé d’un souffle, habité d’un Esprit, fort et plein de vie, et puis en même temps, qui se sait fragile et vulnérable, à la merci.

Mais Jésus gardera le mot, ce mot si précieux qui permettra à d’autres à sa suite de vivre leur vie en vérité, en simplicité, en pardon aussi, en ouverture inconditionnelle, en étant ami avec soi-même et en se tournant vers les autres.

Un certain Vendredi, sur la croix, deux personnes seront à sa droite et à gauche. Celui de droite, le bon larron, reprendra tout autrement la demande de Jacques et de Jean : « Seigneur, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton règne » et il sera exaucé à l’instant même.

Oui, il est toujours neuf ce mot et je le dis avec sincérité, avec tout ce qu’il pourra éveiller :

Humilité.

 

Regardez l’humilité de Dieu.

Prions ensemble !

Seigneur,

Ta parole est cette promesse de te rencontrer au cœur de nos vies, dans les réalités qui sont les nôtres, avec cœur humble et simple, avec notre vie telle qu’elle est.

Ainsi, nous aimerions te prier :

Pour tous ceux qui sont dans la nuit de la tristesse ou de la peur, viens dire sur leurs chemins des mots de lumière, d’apaisement et de guérison.

Pour tous ceux qui connaissent un échec, une remise en question, un passage difficile, pour tous ceux qui se sont trompés dans leur choix, qui ont fait fausse route, viens leur redire dans l’humilité un recommencement possible.

Pour tous ceux qui se préparent à affronter une échéance importante, viens faire résonner dans leurs cœurs, un véritable encouragement à aller de l’avant !

Pour tous ceux qui savent qu’il y a une profondeur à la vie, viens révéler Seigneur ta force cachée, ta Parole nourrissante, la confiance qui relève, la vérité qui libère, l’humour qui allège.

Apprends-nous à regarder à ton Fils bien-aimé, Jésus le Christ, le vrai humble de coeur, qui, pour nous, s’est humilié sans jamais se renier, mais qui t’es resté fidèle jusqu’au bout…

Qu’il nous aide à inventer des paroles et des gestes qui engagent, rejoignent et expriment au près comme au loin ton amour et ta proximité.

Nous te le demandons au Nom de ton Fils, afin qu’il nous entraîne sur des chemins d’humanité.

Amen.

 

Accès, De Nombreux, Les Mains
Vers plus d’essentiel et de solidarité

Cultivez l’humilité. Être humble, ce n’est pas avoir une mauvaise opinion de soi, c’est avoir une juste opinion de soi-même et être à sa place. Être humble, c’est savoir qu’on est toujours perfectible, qu’on a encore besoin de progresser, qu’on a besoin des autres.

Frédéric Lenoir

Bénédiction

Que Dieu vous donne de cultiver et prendre soin avec humilité de la vie qui nous est confiée.

Que sa générosité vous bénisse et que sa douceur vous garde.

Que sa Présence soit avec vous, maintenant et toujours, pour marcher en paix et demeurer dans sa grâce qui jamais ne s’efface.

Par le Père qui nous aime, le Fils qui nous sauve et l’Esprit qui nous éclaire,

Amen

 

Nous nous quittons en vous disant non pas Adieu, mais « Au revoir ». Belle semaine.

Gustav Mahler, L’adieu, extrait de Le Chant de la Terre