Un verre d'eau et un peu de pain

Un jour viendra, tu me diras…

👋 La grâce et la paix vous sont données par Dieu notre Père et Jésus-Christ son Fils, dans l’unité du Saint-Esprit. Amen.

Chers Amis, chers visiteurs de notre site,

Nous nous retrouvons au travers de ce Culte à l’emporter. En effet, les mesures sanitaires édictées par le Canton de Berne limitent le nombre de personnes présentes lors de rassemblements. Celles-ci ne permettent plus de célébrer nos cultes à la Blanche-Église. Ainsi, pour rester en lien et être Église malgré tout, nous vous proposons à nouveau une forme écrite à vivre et à partager. Ce dimanche, nous célébrons un culte en lien avec la campagne du DM-échange et mission (Département missionnaire) et de l’EPER (Entraide protestante).

Mise en situation

Choisissez un lieu calme qui vous permette de vous mettre à l’écoute, peut-être face à une image ou le paysage qui s’offre à votre regard. Si vous le souhaitez, vous pouvez passer une musique douce en arrière-fond. Vous pouvez aussi allumer une bougie et prendre quelques instants pour prier et observer votre respiration. Ne forcez rien, soyez là, attentifs à ce qui est là.

Souhaitez-vous envoyer une version pdf de ce culte à quelqu’un de votre entourage ? N’hésitez pas.

 

🙏🏼 Prière d’ouverture

Tournons-nous vers le Seigneur notre Dieu, lui qui est notre Essentiel.

L’Essentiel est caché…
on n’en parle pas dans les écoles…
on n’en parle pas à la télévision…
on ne le trouve pas sur Internet…

L’Essentiel est sans éclats…
ne suscite pas les applaudissements…
ne fait pas l’unanimité…

L’Essentiel ne va pas de soi…
on s’en laisse distraire facilement…
très souvent, l’Essentiel dérange…

L’Essentiel est gratuit…
ne se met pas en réserve…
ne se marchande pas…

L’Essentiel est ce qui est le plus fragile…
le plus menacé…
le plus désarmé…

L’Essentiel est difficile et tout à fait à la portée d’un enfant…
l’enfant que j’ai été en savait autant que moi sur l’Essentiel…

Heureux ceux qui vivent l’Essentiel !!!

André Hippolyte Buffet

🎶 Ton nom, Seigneur, est un nom magnifique

 

📖 Lectures : Évangile selon Matthieu 25, 31-40

31 « Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire avec tous les saints anges, il s’assiéra sur son trône de gloire. 32 Toutes les nations seront rassemblées devant lui. Il séparera les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs ; 33 il mettra les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche. 34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : ‘Venez, vous qui êtes bénis par mon Père, prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la création du monde ! 35 En effet, j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger et vous m’avez accueilli ; 36 j’étais nu et vous m’avez habillé ; j’étais malade et vous m’avez rendu visite ; j’étais en prison et vous êtes venus vers moi.’ 37 Les justes lui répondront : ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu affamé et t’avons-nous donné à manger, ou assoiffé et t’avons-nous donné à boire ? 38 Quand t’avons-nous vu étranger et t’avons-nous accueilli, ou nu et t’avons-nous habillé ? 39 Quand t’avons-nous vu malade ou en prison et sommes-nous allés vers toi ?’ 40 Et le roi leur répondra : ‘Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait cela à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’… »

Prenez quelques instants avant de lire le message. Laissez ces mots vous parler. Relisez-le une deuxième fois lentement.

 

🤔 Message

Il vous est possible d’écouter ce message.

Chers Amis, chères Sœurs, chers Frères,

Johnny Hallyday a chanté : « Un jour viendra tu me diras « je t’aime » Du bout du cœur Mais le dire quand même … »

Il y a tant de manières de dire « je t’aime », de manifester de l’amitié ou de l’amour à nos sœurs et nos frères en humanité. Il y a tant de manières de donner de l’amour… Et d’en recevoir aussi. Que ne fait-on ou ne ferait-on pas par amour ?

L’amour est au cœur de toute vie, je crois. Et peut-être un peu plus dans la vie du chrétien. Pourquoi ? Parce que l’amour pour Dieu, soi-même et le prochain sont les fondements mêmes de notre foi. Si Dieu est amour, et que nous sommes faits à son image, alors nous sommes aussi porteurs et reflets de cet amour. C’est bien l’amour qui nous incite à prendre soin les uns des autres, à former une communauté d’abord humaine, à être Église dans le monde, à nous montrer solidaires, à donner… Et à recevoir aussi. Parce que les circonstances de la vie nous feront peut-être passer du statut de donneur à celui de receveur ; il n’y a pas de honte.

Agir par amour est certainement ce qui donne un sens à notre vie ici, sur la terre et dans le monde. Et cette année nous a contraints à nous rappeler que nous ne sommes pas seuls au monde. Cette année a remis beaucoup de certitudes et de projets en question. Cette année nous a durement ramenés à ce qui fait, ou devrait faire, l’essentiel de notre vie : l’amour des uns pour les autres. Ici d’abord. Là-bas aussi.

Mettre l’amour au centre, au point d’équilibre, de notre existence, c’est donner à des gestes souvent anodins une dimension toute autre. C’est faire d’un morceau de pain, d’un verre d’eau, de quelques minutes de visite, d’un échange téléphonique, d’un petit mot écrit à la hâte, un geste d’amour. C’est montrer avec notre imagination et notre créativité que Dieu est là, au cœur de ces gestes, qu’Il les inspire. Et soudain, voilà que l’ordinaire prend des allures d’extraordinaire ! Le pain et l’eau deviennent un moment qui nourrit et pas seulement le corps. Voilà qu’un « comment ça va ? » devient une vraie attention, une ouverture à la confiance partagée. Voilà qu’un don versé à nos œuvres d’entraide soutient non seulement un projet de développement, mais se mue aussi en une main tendue au-delà des frontières et des différences pour dire « Tu es mon frère. Tu es ma sœur. Tu es là pour moi. Je suis là pour toi. »

Oui, c’est naïf. Peut-être.

Et pourtant, ce n’est pas plus naïf que de croire qu’en donnant un verre d’eau à celui qui a soif, c’est à Jésus-Christ que je le donne. Ce n’est pas plus naïf que de croire que celui ou celle qui vient me proposer son aide au moment où j’en ai besoin est un envoyé de Dieu. Ce n’est pas plus naïf que d’être persuadé qu’aucun geste n’est trop insignifiant pour ne pas être accueilli ni reconnu par Dieu lui-même.

Ce printemps, nous avons redécouvert ce que nous n’aurions jamais dû oublier : la solidarité. Et nous nous étions promis que plus rien ne serait comme avant, que le semi-confinement avait changé nos mentalités, que nous ferions plus attention désormais. J’y ai cru. J’ai promis moi aussi. Puis, le temps a passé, l’été avec le retour à une certaine insouciance. On faisait attention, certes, mais on se disait aussi qu’on s’en était plutôt bien sortis. Et l’automne a tout remis en question.

Et pourtant, aujourd’hui, je suis confiant. Plus confiant que ce printemps. Confiant que nos efforts, tous nos gestes d’hier et d’aujourd’hui, ne sont pas vains. Que notre solidarité n’a pas encore atteint ses limites et qu’elle peut encore faire des merveilles. J’ai confiance que la peur n’aura pas le dernier mot, parce que l’amour qui anime notre vie d’êtres humains et de créatures de Dieu nous fera traverser cette épreuve. Parce que l’amour rend plus fort et qu’ensemble, tous ensemble, on est plus forts. C’est naïf ? Relisez un peu plus haut ce que je pense de ce qui est naïf…

Mais je ne suis pas naïf au risque de me mettre en danger, ni moi ni les autres. Je respecte les mesures sanitaires justement par amour de mon prochain. Je reste attentif au besoin de mon entourage, dont vous êtes, vous aussi. Je garde mes distances, mais me rapproche de vous tous par la prière. Et je vous suis reconnaissant de tous vos signes qui disent combien nous sommes ensemble animés de cet amour qui vient de Dieu et qui nous fait prendre soin des uns et des autres. Ceux d’ici et ceux de là-bas.

Dieu est là, avec nous. Il veille et nous inspire. Il nous accompagne et nous murmure les mots et les gestes qui diront à ceux qui ne l’ont pas entendu depuis longtemps : « Je t’aime ! » Pas seulement, comme la chanson de Johnny : « Du bout du cœur », mais de tout son cœur et sans limite. Dieu compte sur nous… À nous de jouer.

Amen.

Il vous est possible de soutenir par vos dons les deux projets de DM-échange et mission et EPER en Haïti et au Rwanda. Des dépliants et bulletins de versement sont à disposition au secrétariat

(ouvert tous les matins excepté le mardi).

Vous pouvez aussi verser directement votre don à :

Département missionnaire des Eglises protestantes de la Suisse romande

Ch. des Cèdres 5, 1004 Lausanne

CCP 10-700-2 ou IBAN : CH08 0900 0000 1000 0700 2

N° du projet Forger l’avenir par l’éducation au Rwanda : 164.7041

N° du projet Projet de développement et de renforcement de capacité en gestion de ressources naturelle en Haït : 830.388.

Plus d’informations sur : www.eper.ch/dm-eper.

 

🌍 Prière des uns avec les autres, et pour le monde

Aujourd’hui particulièrement, nous sommes en pensées avec les soignantes et soignants qui ne ménagent pas leurs efforts pour accompagner les malades qui leur sont confiés.

PRIÈRE POUR LES SOIGNANTS ET SOIGNANTES

Seigneur notre Dieu,

Merci d’avoir semé dans le cœur de certains le don, le talent et la force de prendre soin. Ce désir étonnant de remettre debout ceux que la maladie avait mis à genoux. De celui qui nettoie à celle qui opère, de celle qui rassure à celui qui transfère.

Tu as placé dans le cœur des soignants un trésor plus précieux que l’or et l’argent.

Mon Dieu, bénis celles et ceux qui jour après jour affrontent la souffrance avec tant de bravoure.

Touche le cœur des puissants qui depuis des années sur l’autel de l’argent les ont tous sacrifiés.

Donne à nos soignant-e-s la force de tenir contre cette épidémie dont nous craignons le pire.

Donne à chacun de nous d’agir avec raison pour ne pas rendre impossible leur mission.

Que cette épreuve soit une prise de conscience, que leurs cris d’hier étaient plein de bon sens.

Aujourd’hui, chacun et chacune d’eux est pour nous un exemple.

 

Prière réalisée par la Mission Ouvrière du diocèse de Lille, 2020.

 

Prions encore avec nos propres mots pour les personnes et les situations qui nous tiennent à cœur.

Nous conclurons notre prière par les paroles que Jésus-Christ nous a lui-même enseignées. À haute voix ou dans le silence, nous dirons : Notre Père qui es aux cieux…

 

🎶 Bénissons Dieu, notre Roi, le puissant Roi de gloire

 

🙌 Recevons la bénédiction de la part de Dieu

Nous pouvons dire ces mots à haute voix :

 

Seigneur bénis-nous, nous t’en prions.

Bénis celles et ceux qui vivent dans la rue, ceux et celles qui sont obligées de braver le confinement pour chercher leur pain quotidien.
Et bénis particulièrement les plus fragiles : les enfants, les personnes âgées, les malades.
Ouvre nos yeux et nos cœurs, afin que nous puissions reconnaître ton visage dans celui et celle que nous croisons…
Et garde-nous dans ta bonté.

Amen.

 

Nous terminons ce moment avec Johnny Hallyday qui reprend un succès de Jacques Brel : « Quand on a que l’amour… »

 

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :