🌅 Je rĂ©veille l’aurore

Entrons dans ce temps à part par le gospel « Deep River »

Bienvenue : serrons-nous la main Ă  distance

RĂ©veillez-vous ma harpe et ma lyre, car il faut que je rĂ©veille l’aurore. Seigneur, je veux chanter et te cĂ©lĂ©brer de tout mon cƓur.

Celui qui a Ă©crit ces mots enthousiastes tirĂ©s d’un psaume a voulu ĂȘtre lĂ  au point du jour, au lever du soleil, Ă  l’aube d’une nouvelle journĂ©e pleine de promesses, quand tout commence et tout s’éveille !

Peut-ĂȘtre que lĂ  oĂč vous habitez, vous entendez le matin les chants des oiseaux. Il y en a de la gaieté !

RĂ©veiller l’aurore, c’est mettre cette Ă©tincelle de joie, cette attente que tout ce qui se lĂšvera sera sans nuages.

Alors de la part de Dieu je souhaite Ă  tout un chacun, quel que soit le lieu oĂč vous regardez l’aurore, de nous rĂ©jouir en ce temps de PĂąques qui se poursuit.

PriĂšre de louange

Avec les astres et les océans, avec le rythme des saisons et les couleurs du temps,
avec les musiques et les parfums, avec les sources et la terre, les montagnes et le vent,
devant l’Univers et ta CrĂ©ation toute entiĂšre,

Louange à toi !

Avec les continents et leurs habitants, les langues et leurs histoires,
avec celui qui se tourne vers toi et découvre espoir,
avec l’oreille attentive qui reçoit une confidence,
pour le temps de PĂąques oĂč tout est retournĂ©

Louange !

Avec les jeunes qui construisent leur avenir,
avec celui qui se relĂšve et recommence avec courage,
avec ce qui s’ouvre quand on accueille le message
pour la parole et les Ă©changes,

Louange !

Avec les découvertes et les étonnements, avec la connaissance et les apprentissages
par le Souffle de vie qui vient nous traverser
devant l’Univers et ta CrĂ©ation toute entiĂšre,

Louange pour ce qui nous permet d’exister !

1. Les cieux et la terre
CĂ©lĂšbrent en chƓur La gloire du PĂšre,
Du Dieu Créateur.
Qu’il est redoutable Dans sa majestĂ© !
Qu’il est admirable Dans sa charitĂ© !
2. C’est lui qui nous donne
Le printemps joyeux,
Les fruits de l’automne,
L’Ă©tĂ© radieux.
Largesse infinie Que rien ne tarit,
Sa main rassasie Tout ĂȘtre qui vit.
3. La vive lumiÚre Des cieux enflammés,
L’ombre et le mystĂšre Des bois embaumĂ©s,
Le flot qui murmure, La fleur et le fruit,
Tout dans la nature Nous parle de lui.
Pas chantée ici, mais que vous connaissez :
4. Mais, ĂŽ Dieu suprĂȘme,
Plus que tous tes dons, C’est ton amour mĂȘme
Que nous adorons.
O source Ă©ternelle De grĂące et de paix,
Ton peuple fidĂšle Te loue Ă  jamais.

Lecture

Evangile de Jean 21, 1-14

Quelques temps aprĂšs le jour de PĂąques, JĂ©sus se montra de nouveau Ă  ses disciples au bord du lac de TibĂ©riade. Voici dans quelles circonstances il leur apparut : Simon Pierre, Thomas – surnommĂ© le Jumeau-, NathanaĂ«l – qui Ă©tait de Cana en GalilĂ©e-, les fils de ZĂ©bĂ©dĂ©e, et deux autres disciples de JĂ©sus Ă©taient ensemble. Simon Pierre leur dit : « Je vais Ă  la pĂȘche ». Ils lui dirent : « Nous aussi, nous allons avec toi ». Ils partirent donc et montĂšrent dans la barque. Mais ils ne prirent rien cette nuit-lĂ . Quand il commença Ă  faire jour, JĂ©sus se tenait lĂ , au bord de l’eau, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. JĂ©sus leur dit alors : « Avez-vous pris du poisson, mes enfants ? »

« Non », lui rĂ©pondirent-ils. Il leur dit : « Jetez le filet du cĂŽtĂ© droit de la barque et vous en trouverez ». Ils jetĂšrent donc le filet, et ils n’arrivaient plus Ă  le retirer de l’eau, tant il Ă©tait plein de poissons. Le disciple que JĂ©sus aimait dit Ă  Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon Pierre entendit ces mots, il remet son vĂȘtement de dessus, car il l’avait enlevĂ© pour pĂȘcher, et il se jeta Ă  l’eau. Les autres disciples revinrent en barque, en tirant le filet plein de poissons : ils n’étaient pas trĂšs loin du bord, Ă  cent mĂštres environ. Lorsqu’ils furent descendus Ă  terre, ils virent lĂ  un feu avec du poisson posĂ© dessus, et du pain. JĂ©sus leur dit : « Apportez quelques-uns des poissons que vous venez de prendre ». Simon Pierre monta dans la barque et tira Ă  terre le filet plein de gros poissons : cent cinquante-trois en tout. Et quoiqu’il y en eĂ»t tant, le filet ne se dĂ©chira pas. JĂ©sus leur dit : « Venez manger ». Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? », car ils savaient que c’était le Seigneur. JĂ©sus s’approcha, prit le pain et le leur partagea ; il leur donna aussi du poisson. C’était la 3e fois que JĂ©sus se montrait Ă  ses disciples, depuis qu’il Ă©tait revenu d’entre les morts.

Message

Ce n’est pas toujours facile de « remettre un nom » sur quelqu’un du premier coup d’Ɠil ! Être physionomiste, c’est faire appel Ă  toutes sortes de facultĂ©s : mĂ©moire, lieux, cercle d’amis, etc.

Écoutez cette mĂ©ditation par la voix du pasteur John Ebbutt

Et il suffit de rencontrer les gens ailleurs que lĂ  oĂč vous en avez l’habitude pour que les cartes se brouillent, les connexions se perdent. « Dans quelles circonstances est-ce que l’on s’est rencontrĂ© dĂ©jà ? »

Lorsque les disciples partent pĂȘcher c’est l’ordinaire qui revient, le quotidien qui s’installe avec la nĂ©cessitĂ© de travailler. Ils sont sur la barque pour pĂȘcher, comme d’autres ont repris leur quotidien en ce dĂ©but de dĂ©confinement : Ă©coliers, restaurateurs, vendeurs, etc.  Il faut que la vie continue avec de l’énergie qui revient, des liens qui se serrent Ă  nouveau, de la satisfaction aussi que l’on retrouve en soi, des habitudes retrouvĂ©es.

Seulement, au moment de sortir de la nuit, on ne sait pas trĂšs bien si leurs yeux sont encore habituĂ©s Ă  l’obscuritĂ©, mais ils ne reconnaissent pas celui qui se tient sur le rivage.

C’est comme si on s’était perdu de vue, comme si la vie avec toutes ses obligations et ses activitĂ©s avait repris le dessus.

Un homme sur un rivage au petit matin. Rien ne fait penser à lui. Ils sont ailleurs les disciples. Dans leur monde, dans leur réalité banale. Comme nous, ces jours dans nos maisons !

Et pourtant, le temps de PĂąques, c’est celui par excellence, des retrouvailles. Et il y a plusieurs chemins pour refaire connaissance qui vont bien au-delĂ  d’une bonne mĂ©moire !

Ce qui revient au cƓur d’un disciple quand le filet de poissons se remplit, c’est que, quand le Seigneur est lĂ , mystĂ©rieusement, il y a autre chose : non pas le manque, mais du plein, non pas la dĂ©ception mais l’étonnement, pas de la routine, mais du renouveau. LĂ  oĂč il se tient, la vie se multiplie. Sa prĂ©sence nous permet de ressentir la vie autrement. On est surpris, dĂ©contenancĂ©, bousculĂ© mĂȘme avec l’envie de se jeter Ă  l’eau, comme Pierre, le spontané !

Mais bien plus encore, ce qui permet de se reconnaütre c’est aussi le son d’une voix.

Se reconnaĂźtre au son de la voix, c’est ce qui m’est arrivĂ© avec un collĂšgue que je n’avais pas revu depuis vingt ans. Son visage avait changĂ©, mais son timbre Ă©tait restĂ© le mĂȘme !

« Avez-vous pris du poisson mes enfants ? Jetez le filet du cÎté droit de la barque ».

Cette voix c’est une parole pour oser et risquer, pour essayer et recommencer. Cette voix, si vous l’entendez, elle a toujours un accent particulier. C’est un courage redonnĂ©, comme un coup de filet rejetĂ© en un geste large de confiance. C’est un Ă©lan neuf qui sait qu’il y a des ressources Ă  puiser, des profondeurs Ă  chercher.

Et puis enfin, aprĂšs la vue et l’écoute, les signes et les mots, il y a un autre sens dont il faut encore parler.

Il y a un fumet… du poisson grillĂ© sur un feu et du pain. Il y a ce qui se donne Ă  sentir, Ă  humer. Ici, c’est comme un parfum de vie qui embaume et invite Ă  s’approcher. C’est comme pour mieux dire cette prĂ©sence ressuscitĂ©e. Il est lĂ  avec des signes de vie qui nourrissent, avec une parole qui rassasie : venez manger !

Pas de grands discours. Juste une prĂ©sence qui propose un Ă©change et un partage. La derniĂšre maniĂšre de se connaĂźtre vraiment, ce n’est pas en sachant tout de l’autre, comme des faits scientifiques. C’est dans la place qui m’est donnĂ©e que je comprends alors qui est celui qui m’invite. « Apportez quelques-uns des poissons que vous venez de prendre ! ». On ne vient jamais Ă  lui les mains vides, mais avec ce qui fait notre quotidien.

Car c’est avec cet inconnu qui se tient lĂ  que l’on commence Ă  mieux se connaĂźtre soi-mĂȘme ! Il nous rend capable de donner et d’offrir. Il nous ouvre au partage.

Il y a du silence autour de ce feu pendant que JĂ©sus partage, qu’il rompt, qu’il donne. Mais ce qu’ils apprennent est bien plus fort encore que les mots, car il y a une phrase Ă©trange qui est prononcĂ©e.

« Aucun des disciples n’osait lui demander : Qui es-tu ? Car ils savaient que c’était le Seigneur »

Une interrogation et une connaissance ? Il y a quelque chose qui ne joue pas.

A moins qu’il ne faille garder tout cela ensemble.

Qui es-tu au rivage de nos vies, toi qui nous rejoins sans que l’on s’y attende comme un inconnu ? Qui es-tu avec les signes que tu donnes, la parole que tu nous adresses, la prĂ©sence qui nous accueilles ?

Loin d’apporter un calme plat, cette question Ă©veille Ă  d’autres faims. C’est lui, et pourtant il nous Ă©chappe, nous le connaissons et pourtant, il nous entraine plus loin. Il prend nos joies pĂȘchĂ©es, nos belles prises, mais nous avons tout Ă  recevoir de lui quand nos nuits sont vides. Tout cela est pour finir nourrissant, et pourtant, nous n’aurons jamais fini de le connaĂźtre vraiment.

Qui es-tu ? Ils savaient que c’était lui…
Qu’il puisse se montrer Ă  nous pour rĂ©veiller l’aurore. Nous pourrons ainsi toujours mieux refaire connaissance Ă  la lumiĂšre du jour qui vient ! Amen

Prions les uns pour les autres

Seigneur, tu te tiens au rivage de nos vies mais nous peinons parfois Ă  te reconnaĂźtre.

Apprends-nous Ă  ne pas ĂȘtre des spectateurs de la vie, mais Ă  nous « jeter Ă  l’eau » avec cƓur et conviction, avec joie et passion.

Pour ceux qui restent avec des filets vides en attente de lendemains meilleurs,
Que ta parole les entraine au large !

Pour ceux qui sont dĂ©couragĂ©s en attente d’un quotidien actif Ă  retrouver
Que ta parole vienne les ressourcer !

Que malgré les vagues et les coups de vents, les déceptions et les solitudes,
nous sachions revenir vers ce qui est précieux et essentiel

Seigneur, tu te tiens au rivage de nos vies et nous savons bien que tu es là, en toute simplicité.

Voici ce que nous t’apportons : nos vies, nos projets, nos rĂȘves, notre passĂ©, nos familles, nos amitiĂ©s et travail, et tout ce que nous espĂ©rons dans un retour Ă  la normale.

Reçois ce que nous sommes pour mieux accueillir ce que tu es, afin de savourer chaque instant comme un échange en ton nom.

Oui, reçois notre re-connaissance pour tout ce qui nous éveille à la vraie vie, pour tout ce qui nous réjouit et qui porte du fruit à venir pour des lendemains meilleurs.

Amen

Bénédiction

Oui, que vous puissiez naviguer sur des eaux paisibles,
Que vos traversées soient accompagnées
Pour continuer Ă  jeter des filets de promesses avec les signes,
la voix et la présence du Ressuscité qui nous garde et nous bénit en son Nom !

Nous vous souhaitons une bonne journée ou plutÎt un happy Day


2 rĂ©flexions sur « đŸŒ… Je rĂ©veille l’aurore »

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