Une attente patiente

Une bougie et des branches de sapins

👋 Bienvenue

Pour nous préparer à ce culte à l’emporter de l’entrée dans l’Avent, allumons une bougie et prenons quelques instants pour laisser ces paroles revenir à notre mémoire. Elles sont issues du chant « Trouver dans ma vie ta présence » (45-21) :

Ouvrir quand tu frappes à ma porte
Briser les verrous de la peur
Savoir tout ce que tu m’apportes
Rester et devenir veilleur…

 

La veille sera au cœur de notre célébration. Le temps de l’Avent (dont l’étymologie signifie il vient) est une invitation à rester éveillé et à guetter dans nos vies les signes de la venue du Sauveur. Une invitation à ouvrir grands nos oreilles comme le jeune Samuel qui répondit à une voix qui l’appelait. À ouvrir grands nos yeux, à l’image de Zacharie le prêtre qui a reçu la visite d’un messager. À nous mettre en route comme les mages d’Orient qui scrutaient le ciel et se sont laissés guider par une étoile. À laisser une parole faire son chemin dans notre cœur comme Marie qui repassait (ou ressassait ?) tout ce qui s’était passé. Ils sont nombreux les témoins qui nous invitent à les suivre, à devenir à notre tour des porteurs d’avenir et d’espérance.

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🤲 Prière

Seigneur,

Nous nous tournons vers toi en ce moment, pour de dire notre reconnaissance de pouvoir nous confier à toi en cette entrée dans le temps de l’Avent.

Rends-nous attentifs à tous ces signes qui disent que tu es là au cœur de nos vies, que tu nous visites jour après jour. Libère nos yeux et nos cœurs afin de t’accueillir au travers de ceux et celles que nous rencontrons.

Seigneur,

Rends-nous confiants et patients. Que notre attente soit active, par des paroles et des gestes qui diront que tu es là au cœur de nos partages et de notre Église, même si nos moments communautaires prennent une forme particulière.

Approche-toi de nos frères et nos sœurs qui vivent difficilement ce temps d’isolement. Prends-les dans ta main et place-les sous ton regard.

Seigneur,

Nous pensons à tous les professionnels et les gens de bonne volonté qui s’engagent au quotidien. En ce début de célébration, nous nous sentons proches et solidaires.

Nous te rendons grâce et te bénissons pour la vie qui n’a pas dit son dernier mot

Loué sois-tu aujourd’hui et aux siècles des siècles.

Amen

📖 Lectures

Pour ce qui est du jour ou de l’heure, personne ne le sait, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, mais le Père seul.

Prenez garde, veillez et priez ; car vous ne savez quand ce temps viendra. Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, laisse sa maison, remet l’autorité à ses serviteurs, indique à chacun sa tâche, et ordonne au portier de veiller.

Restez donc éveillés, car vous ne savez pas quand le maître de la maisn reviendra : ce sera peut-être le soir, ou au milieu de la nuit, ou au chant du coq, ou le matin. S’il revient tout à coup, il ne faut pas qu’il vous trouve endormis. Ce que je vous dis là, je le dis à tous : restez éveillés !

Évangile de Marc 13, 32-37

 💬 Message

🔊 Vous pouvez écouter le message.

 

Il y a les impatients et ceux qui ont tout leur temps.

Il y a les tourbillons qui vont et qui viennent toujours en coup de vent, et ceux qui tranquillement savent que rien ne se fait dans la précipitation.

Il y a les enfants qui ne peuvent plus attendre Noël et les autres qui trouvent qu’il a déjà commencé bien trop tôt cette année…

Attendre : cela peut prendre tant de visages.

Attendre, laisser les heures, les minutes défiler, c’est parfois long !

Attendre… une rencontre, un mot amical, un appel …

Attendre le bout de la nuit

Attendre un signe, une confirmation, une réponse.

N’est-on pas au cours d’une vie toujours en train d’attendre quelque chose qui devrait se réaliser ? N’y a-t-il pas en nous cette force d’un espoir qui se tend vers un avenir à naître ? N’est-ton pas tous en attente que cette pandémie prenne fin ?

Oui, il y a l’attente d’une nouvelle année, d’une autre saison, d’une éclaircie, d’une amélioration.

Mais aussi l’attente jamais pleinement satisfaite du calme, du repos ou de l’échange, des retrouvailles, de la stabilité, de l’équilibre.

Car n’est-ce pas au plus profond du cœur de chacun qu’il y a toujours un rêve qui sommeille, un désir qui veille, un espoir qui est enfoui ?

Les quatre semaines de l’Avent nous sont données pour nous apprendre à VEILLER.

Voilà un verbe qui éveille – c’est le cas de le dire – tant de souvenirs peut-être au fond de nous !

Veillées au coin d’un feu ou d’un fourneau. Veillées de contes. Veillée à casser des noix. Veille de Noël bien évidemment.

Mais aussi veillée auprès d’un enfant malade. Veillée jusqu’au bout de la nuit pour un proche à bout de forces qui s’en va…

Il y a aussi celles et ceux qui veillent, les veilleuses dans une maison de soins.

Pour ma part, j’en ai connu de ces veilles d’examens qui n’étaient pas de tout repos. Veille d’un événement important comme une opération, où parfois l’insomnie nous gagne. Et voilà que l’on compte les heures.

La veille traverse la bible comme l’attitude la plus vraie, la plus juste de celui qui croit, qui espère et qui attend. « Regarde les étoiles » dit Dieu à Abraham. « Tiens-toi sur la montagne » dit-il à Elie qui a passé toute une nuit dans une grotte. « Vous ne pouvez veiller une heure avec moi » dit Jésus au jardin de Gethsémané à ses disciples qui tombent de sommeil. Le mot bivouac vient d’ailleurs du suisse-allemand : bei wachten, veiller auprès de. Se tenir ensemble.

Veiller, c’est d’abord comme craquer une allumette et allumer la mèche : éveiller ce qui en nous est endormis, éteint. Retrouver un premier regard. Un étonnement. Choisir chaque jour la vie. Raviver son amour pour les êtres et le monde qui nous entourent . Réveiller sa foi en son Dieu par le Christ qui est « lumière du monde ». Laisser l’Esprit nous enflammer.

Veiller n’est-ce pas aussi prendre soin comme on fait attention à ce que la cire ne vienne pas à couler, que la bougie soit toujours bien modelée ? Veiller, c’est faire attention que cette flamme en apparence si forte et belle ne se noie pas, qu’elle ne s’éteigne pas. Car on le sait bien : elle est fragile. Elle a besoin pour cela d’un espace autour d’elle, de paix, pour que l’espérance puisse briller comme aux creux de mains. Il faut l’alimenter cette flamme, la fortifier, la nourrir, l’oxygéner. Protéger ce qui est précieux, c’est briller davantage. Dans la suite des jours, c’est une invitation à mettre en évidence, éclairer de chaleur, porter un regard lumineux.

 

Et puis il y a une expression – bien de chez nous – mais qui parle toute seule : veille-toi ! Non seulement protéger sa flamme, mais aussi la garder des courants d’air, des coups de vent, des bourrasques inattendues. Peut-être qu’il y a aussi un mal en ce monde, souvent méconnu, nié, minimisé, mais qui est bien réel. Et de celui-ci aussi, il  faut se garder, veiller à ce qu’il ne devienne pas un consentement, une facilité, une emprise sur soi lorsque l’on garde la porte trop ouverte, un pouvoir dans sa vie qui nous éblouit. Veiller pour ne pas laisser ce qui est négatif, ce qui divise sournoisement prendre le dessus. Veiller au grain. c’est de la responsabilité de chacun pour plus de transparence et de vérité, pour plus de joie et d’éclat.

Alors « Veillez !» dit Jésus avec ce mot si riche de sens.

« Tu ne peux diminuer l’obscurité, mais tu peux faire grandir la lumière » dit le sage.

Prenons encore quelques instants pour regarder intensément cette bougie que nous avons allumée, et laissons-nous éveiller à cette Présence qui luit. Amen.

 

🙏🏼 Prions pour les autres

Seigneur,

En ce début d’Avent, tu nous appelles à devenir des veilleurs qui sauront garder au cœur de  la nuit une lumière allumée :

Celle de l’espérance qui regarde plus loin que l’inconnu.

Pour celles et ceux qui sont découragés, allume la lumière de la proximité !

Lumière de la paix pour celles et ceux qui sont éreintés, à bout de forces par le travail ou les obligations du quotidien. Viens redire ta promesse d’être en toi renouvelé et apaisé !

Lumière de l’amour pour celles et ceux qui ont été blessés, meurtris, touchés  par un conflit, une séparation, ceux que la  solitude enserre. Viens redire ta promesse d’être en toi, réconciliés et guéris pour marcher ensemble vers la fête de Noël qui vient.

Lumière de la foi pour tous ceux et celles qui sont assaillis par le doute ou la peur du lendemain. Viens redire ta promesse d’être toujours écouté et exaucé de bien des manières par tous les signes que tu déposes sur nos chemins.

Oui, donne-nous Seigneur d’être les veilleurs dont le monde a besoin pour tenir jusqu’au bout de l’attente, éveillés et bien vivants, porteurs de cette lumière à protéger et garder contre tout ce qui vient la menacer et l’éteindre.

Que durant ce temps de l’Avent, nous sachions garder le sens des priorités pour toujours aller à l’essentiel le cœur vaillant et l’esprit ouvert.

Habite de ton Esprit de douceur et de paix tout ce qui se prépare pour les jours à venir malgré la pandémie, comme toutes les personnes que nous te confions maintenant…

Que ce temps de l’Avent nous conduise sur les traces de ton Fils, lumière du monde qui fait le jour en toute obscurité, par l’Esprit de vive clarté. Amen

 

🙌 Bénédiction

La bénédiction que nous vous proposons emprunte les mots à Ambroise de Milan (340-397) :

Ô mon Dieu, que la nuit je me souvienne de ton nom ; que jamais le sommeil, le plaisir, mes manques ne me fassent oublier l’honneur que je te dois.

Te méditant chaque jour, que je garde mon âme tournée et élevée vers toi.

Que rien ne puisse arrêter le vol de ma prière, afin que même la nuit mon cœur s’unisse à toi, à qui reviennent gloire et honneur aujourd’hui et à jamais.

Bonne entrée dans le temps de l’Avent !

Chaque dimanche soir à 19h, nous sommes invités à allumer une bougie devant notre fenêtre en signe de solidarité, soutien et de proximité. Belle semaine à vous.

Des arbres et la nature

Un arbre et des racines

« Chaque arbre se reconnaît à ses fruits. L’homme bon tire du bien du bon trésor que contient son cœur » Luc 6, 43.45

 

👋 Que chacun soit accueilli avec les mains ouvertes !

Pour ce culte à l’emporter, je n’ai pas été chercher très loin une source d’inspiration, mais j’ai juste regardé un peu autour de chez moi à la Neuveville, entre Faubourg et Cheminet. C’est souvent ce qui nous est le plus proche qu’il faut redécouvrir, au risque de s’y habituer et de passer à côté ! En ces jours où nos déplacements sont peut-être limités, ayons un regard pour ce qui est à proximité. Bien souvent le banal nous parle de beauté, l’ordinaire de ce qui peut nous émerveiller. En passant de l’automne au temps de l’Avent, nous réalisons que tout se transforme et change. Si c’est le cas autour de nous, alors nous sommes aussi promis à mûrir et porter du fruit par Dieu qui vient nous habiter.

En empruntant le passage du Cheminet qui relie la route du Château à une des fontaines du Faubourg, nous passons entre vignes et jardins. Une invitation à « cheminer » au fil des saisons.

 

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🕯Prière

Seigneur,

La vie est un chemin qui peut prendre tant de directions différentes.

Elle est parfois tortueuse et pleine de détours

Mais elle nous offre aussi des haltes pour reprendre souffle et des magnifiques points de vue

Tu nous invites à être en chemin pour ne jamais nous installer

et découvrir ta présence à nos côtés, par le Ressuscité

Avec discrétion, il nous écoute et nous rejoint

Il nous relève pour aller plus loin

Merci pour tout ce qui nous met en mouvement :

Notre nom que tu appelles pour être libérés et pardonnés, aimés et envoyés

Merci pour les petits et grands cheminements qui nous donnent de progresser vers plus de lumière, plus de vérité, plus de bonheurs cachés

Merci pour l’aujourd’hui qui nous entraine vers demain, avec cette confiance d’être entre tes mains.

Les cieux et la terre célèbrent en chœur la gloire du Père, du Dieu créateur…

📖 La parabole du figuier – Luc 13, 6-9

Jésus dit cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint y chercher des figues, mais n’en trouva pas. Il dit alors au vigneron : « Regarde, depuis trois ans je viens chercher des figues sur ce figuier et je n’en trouve pas. Coupe-le donc ! Pourquoi occupe-t-il du terrain inutilement ? Mais le vigneron lui répondit : « Maître, laisse-le cette année encore ; je vais creuser la terre tout autour et j’y mettrai du fumier. Ainsi, il donnera peut-être des figues l’année prochaine ; sinon, tu le feras couper ».

😀 Message

Alors que la saison des figues arrive à son terme c’est un autre arbre qui a attiré l’autre jour mon regard. En guignant dans un des jardins du Cheminet, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un arbre sans feuilles couvert de fruits jaune foncé. De loin j’ai d’abord cru à un pommier, mais en allant sonner chez la propriétaire du jardin, Mme Berberat, elle m’a permis de prendre en photo un splendide plaqueminier qui porte en cette saison ces fruits étonnants, les kakis. Son nom grec, diospyros, peut être traduit par « feu de Dieu ». Est-ce à cause de la couleur de la chair du Kaki ou de son goût divin ? Le mot kaki, lui, vient du japonais, et se rapporte à « l’énergie de l’âme ». Ainsi cet arbre est comme un don du Ciel pour nourrir notre être intérieur !

Dans la parabole du figuier, le propriétaire est en attente de fruits. Sa patience est mise à l’épreuve quand trois saisons de suite rien ne vient à pousser. Le vigneron, avisé, va redoubler de soins pour que des fruits puissent être récoltés. En creusant la terre et en y mettant du fumier, les racines seront aérées et nourries. Peut-être qu’alors…

Et nous, que faut-il pour que notre vie porte du fruit ? Que faut-il pour qu’il y ait encore de la nouveauté, de la saveur et quelque chose à partager ?

A chacun ses réponses, mais certainement que nous avons nous aussi besoin de conditions favorables : de l’attention, du temps, un bon ensoleillement et des racines solides. Autrement dit, un amour qui respecte notre rythme, une foi qui peut s’enraciner, une confiance qui permet de fructifier, « l’année prochaine encore ». Car Dieu place son espérance en chacune de nos vies. Il espère encore. Pour cela il nous donne son Esprit, ce « feu de Dieu » comme autant de boules de lumière qui viennent nous habiter. Il nous est dit dans lettre aux Galates que « le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur et la maitrise de soi ». Laissons donc faire le jardinier afin qu’il puisse se réjouir de ce qu’il va pouvoir récolter !

J’aimerai conclure avec cette méditation du pasteur Philippe Zeissig :

« On croque une pomme, on savoure une poire, on ouvre un pruneau, on laisse fondre un abricot dans sa bouche… A chacun de ces fruits correspond un arbre qui l’a porté. Et à ce pommier ou à ce prunier correspond le lieu où il est planté

Oh, si pour chaque fruit que l’on tient on pouvait voir un instant l’endroit où il a mûri, ce verger, ce coin de terre, la branche qui l’a nourri, le ciel sur cette branche !

Oh, les jours et les nuits passées là jusqu’à ce que ce fruit soit ce qu’il est, les rosées du matin, les soleils de midi, les soirées tièdes et quelque fois la douceur de la nuit !

Avec un fruit et sa saveur, c’est toute une patrie inconnue qui vient à nous.

C’est aussi la vie des autres qui vient à nous. Générosité, main tendue, cœur ouvert, personnes aimées qui nous sont chères.

La vie, c’est un fruit dans lequel on mord sans en connaître le verger. Mais il doit être beau avec ses lumières. Le temps de l’Avent , c’est à nouveau l’accueil d’une Lumière venue éclairer nos obscurités . C’est le Royaume qui vient, arrosé de la Source de l’Eau vive. Notre vie ! Un fruit dont nous verrons un jour la Patrie ».

 

🍁 Prière de reconnaissance

Seigneur,

Pour la maturité de l’automne et la promesse de toute récolte.

Pour la beauté de la vigne et le raisin qui deviendra vin bonifié,

le travail des hommes et la récompense de tout labeur.

Pour le fondant de la poire et la fraicheur de la noix

et tout ce qui remplit caves et granges.

Pour la terre ensemencée et le cycle sans fin des saisons.

Pour tout ce qui nous ouvre à la reconnaissance

pour tant de petits bonheur grappillés,

sois remercié,

Pour le froid bienfaisant de l’hiver,

son manteau de neige et le repos de la nature qui sommeille.

Pour la semence gardée au profond de la terre

qui invite à la patience et à l’espérance.

Pour la douceur de l’orange qui nous vient des pays chauds

et pour la lumière d’une naissance qui invite à veiller,

sois remercié

Pour le renouveau du printemps

et les bourgeons qui deviennent pétales de fleurs.

Pour la profusion des couleurs après la grisaille

et le vert tendre qui habille toute végétation.

Pour l’incroyable diversité qui éclate en tout jardin.

Pour le parfum odorant de la fraise et le temps des cerises.

 

 

Pour la force de la vie nouvelle que tu mets en nous

et qui nous éveille à la joie de recommencer,

sois remercié

Pour la force de l’été qui dispense lumière et chaleur.

Pour l’intensité du ciel et la clarté du jour.

Pour la gerbe de blé fauché au moment de la moisson

qui deviendra pain de la table et geste partagé.

Pour la chair juteuse de la tomate et le soleil de l’abricot

et tout fruit et légume de nos cultures et vergers.

Pour le feu de ton Esprit,

Sois remercié !

Tu nous donnes la vie pour un faire un jardin fleuri

Viens en aide à ceux qui manquent de lumière et de soins, ceux qui se sentent isolés et oubliés. Sois leur soutien !

Viens en aide à celles et ceux qui sont éprouvés dans leur corps, leur esprit, leur santé

Calme toute crainte et apporte la confiance pour te remettre chaque nouveau jour à ton amour. Nous t’en prions !

 

Les mains ouvertes devant toi Seigneur, pour t’offrir le monde, les mains ouvertes devant toi Seigneur, notre joie est profonde.

 

Entre les cosmos qui nous parlent de l’univers tout entier de la création et des boutons de rose qui semblent toujours vouloir encore s’ouvrir, j’ai choisi ce texte :

🌹Si ma vie était une fleur…

Si ma vie était une fleur, elle serait racine :

Plantée dans la terre de mon histoire,

Avec tout ce qu’elle trouve de nourrissant dans les ressources de mes relations, de mes occupations, de mon cœur, des affections, des convictions et de la foi qui me permettent de fleurir.

Si ma vie était une fleur, elle serait tige :

s’élevant vers le Ciel pour y chercher la lumière sans laquelle elle ne saurait grandir.

Et puis sa tige serait souple, sachant se balancer à l’air frais ainsi que se relever après le passage des bourrasques.

Si ma vie était une fleur, elle serait corolle :

que resterait-il d’elle, repliée sur elle-même ?

En s’ouvrant, elle offre autour d’elle ce qu’elle a de plus essentiel, ce qui est unique, ce qui féconde la vie, ce qui en fait le prix et la beauté

Si ma vie était une fleur, elle serait parfum :

Espérant donner à sentir autour d’elle quelques effluves d’égaiement,

un sourire,

un peu de reconnaissance,

un peu de sérénité là où il peut en manquer ;

pour qu’il fasse bon respirer

Ma vie est une fleur ! avec ses richesses

– reçues du Créateur-,

mais aussi ses fragilités… elle se fanera

Cependant, elle est accrochée à la certitude de la Vie,

A la bonne odeur du Christ, au parfum d’une bonne nouvelle

 

🙌 Bénédiction

 

Que Dieu nous bénisse et nous garde dans ses promesses de vie à fleurir

Qu’il nous garde ensemble comme un jardin

Que sa Parole nous éveille au Merci de chaque jour

Que sa Présence nous guide et nous conduise, maintenant et toujours

Par son amour de Père, le feu de son Esprit et la vie nouvelle en Jésus-Christ, Amen !

 

Avant de se revoir à l’occasion, quittons-nous avec Julien Clerc interprétant Sous mon arbre.

Bienvenue le samedi matin de 10h à 12h et le mardi de 16h à 18h à la Blanche église !

Bonne semaine !

John Ebbutt, pasteur

L’album-photo de nos vies

Des pierres empilées

« C’est dans le calme et la confiance que sera votre force » Esaïe 30, 15

 

🤝 Bienvenue ! Serrons-nous la main à distance

En ces jours de novembre, les Eglises ont pour habitude de se souvenir de celles et ceux qui nous ont quittés durant les mois écoulés, mais aussi de se relier à cette grande chaine de la vie dont nous sommes tous issus. Chacun ayant reçu une éducation, un héritage, des valeurs. Chacun pouvant relier sa foi à ceux qui nous ont transmis un don précieux qui nous a permis de croire en Dieu. Alors souvenons-nous avec sensibilité et reconnaissance de celles et ceux qui nous ont précédés.

Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont plus où ils étaient,

Mais ils sont toujours et partout où nous sommes.

Cela s’appelle d’un beau mot, plein de poésie et de tendresse : le souvenir.

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Vous pouvez télécharger une version imprimable de ce culte pour l’envoyer à d’autres personnes de votre entourage.

🙏🏼 Prière

Seigneur,

Nous gardons tous en mémoire les relations qui ont fait la vie,

les jours heureux d’autrefois, les moments difficiles aussi

Voici des noms que nous portons dans nos souvenirs

des personnes, qui restent présentes et vivantes à l’intérieur de nous

comme une trace indélébile.

Donne-nous aujourd’hui et chaque jour,

de toujours mieux nous souvenir avec le cœur

pour continuer à garder richesses et bonté,

lumières et qualités de vies qui s’en sont allées.

Oui, comme le chercheur d’or qui trouve paillettes et pépites,

nous voulons prendre le temps de toujours garder et retenir,

conserver et chérir, ce qui a fait toute la valeur de la vie partagée.

Merci de ta présence, Seigneur, qui éclaire d’un jour neuf le passé,

accompagne le présent de paix retrouvée et ouvre l’avenir de clarté. Amen

 

📖 Lecture

Exode 3, 1-10

Moïse s’occupait des moutons et des chèvres de Jéthro, son beau-père, le prêtre de Madian. Un jour, après avoir conduit le troupeau au-delà du désert, il arriva à l’Horeb, la montagne de Dieu. C’est là que l’ange du Seigneur lui apparut dans une flamme, au milieu d’un buisson. Moïse aperçut en effet un buisson d’où sortaient des flammes, mais sans que le buisson lui-même brûle. Il décida de faire un détour pour aller voir ce phénomène étonnant et découvrir pourquoi le buisson ne brûlait pas. Lorsque le Seigneur le vit faire ce détour, il l’appela du milieu du buisson : « Moïse, Moïse ! » – « Oui ? » répondit-il. « Ne t’approche pas de ce buisson, dit le Seigneur. Enlève tes sandales, car tu te trouves dans un endroit consacré. Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob »

Moïse se couvrit le visage, parce qu’il avait peur de regarder Dieu. Le Seigneur reprit : « J’ai vu comment ont maltraite mon peuple en Egypte ; j’ai entendu les Israélites crier sous les coups de leurs oppresseurs. Oui, je connais leurs souffrances. Je suis donc venu pour les délivrer du pouvoir des Egyptiens, et pour les conduire d’Egypte vers un pays beau et vaste, vers un pays qui regorge de lait et de miel. Va, et fais sortir d’Egypte Israël, mon peuple ».

 

😀 Message

Vous pouvez aussi écouter ce message.

 

Lorsque je feuillette des albums de photos d’autrefois, il me revient en mémoire des souvenirs oubliés, des images heureuses du temps passé, des visages qui sourient, des paysages, des voyages qui me donnent parfois une certaine nostalgie… On se souvient, tout nous revient en mémoire…

A tourner les pages du temps, je me dis qu’il passe si vite : voilà une manière de s’habiller, quelques rides en moins, des lieux qui ont parfois changé, mais aussi des personnes qui nous ont quittés. Images proches ou plus lointaines, il est bon parfois de revisiter le temps, rafraîchir sa mémoire, se souvenir tout simplement pour redonner des couleurs à tout ce qui s’efface mais qui a laissé tant de traces et qu’on ne peut oublier pour autant.

Oui, quitter, c’est pouvoir laisser aller, ne pas retenir, apprendre peu à peu à accepter la perte, à remettre et confier le livre d’une histoire commune.

Mais ce n’est pas pour autant qu’il faudrait faire de la vie une image figée, immuable, collée, une fois pour toute classée, …

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S’il y a pour chacun des étapes de deuil à traverser, qui sont faite de lâcher-prise, de pertes, d’intense émotions, de profonde tristesse aussi, n’est-il pas tout aussi nécessaire de faire comme l’orpailleur ?

Oui, vous savez le chercheur d’or qui patiemment va enlever les cailloux, le sable, le limon pour espérer trouver au fond d’une rivière, quelques pépites d’or ou au mieux, quelques paillettes si fines qu’elles semblent ne rien peser, mais qui sont déjà précieuses.

Pour arriver à un résultat, il lui faudra beaucoup de patience en s’aidant tout d’abord d’un tamis pour ne garder que le plus fin, et qui va permettre avec un peu de savoir-faire et de chance de mettre à jour quelques grammes infimes d’or. Cela demande du temps, de la minutie, un regard attentif qui sait voir dans la boue, la terre, le banal, ce qui pourra être recueilli au creux de la main.

Est-ce qu’il n’en est pas de même pour tout départ, toute absence ? Retrouver ce qui a fait une présence, ce qui a fait le filon intarissable de la vie c’est comme chercher un trésor un peu enfoui qu’il faut dégager pour le remettre à jour.

Oui, quand un proche s’en va, quelque chose qui nous faisait vivre est arraché et bien souvent nous nous sentons démuni, abandonné, impuissant. Tout s’écoule comme le sable entre les doigts…

Mais se relever, c’est aussi faire un travail pour se réapproprier ce que nous croyions avoir perdu. En regardant un album, en pensant à certaines tranches de vie, à des bons mots, des saveurs, des jours lumineux, en revisitant certains endroits, en écoutant une musique, par une lecture, en gardant certains objets, le souvenir change, se transforme, s’apaise, nous parle à nouveau. Peut-être différemment. Autrement.

Accepter l’absence, c’est chercher une présence : ce qui nous a nourri, ce que l’on a aimé, ce que l’on a vécu ensemble, ce qui a été source de joie, de bonheurs, de bonnes heures partagées…

Mais ce travail de cœur et de mémoire ne va pas tout seul. C’est un peu comme celui de Moïse qui dans la montagne, un monde minéral et stérile, va tout à coup se trouver face à un buisson qui brûle, une présence vivante qui l’intrigue et dont il s’approche…

Ce feu, n’est-ce pas comme une image, un symbole qui aimerait faire revivre son passé, mais purifié du mal, de la fuite, de l’absence, de sa faute d’avoir tué un Egyptien qu’il a enfoui dans le sol ? Oui, il y a tout un travail de mémoire dans la vie de Moïse, lui qui pour son peuple s’était fait passer pour mort et qui va retrouver un lien de vie, une relation, par celui qui lui dit : Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Je suis le Dieu des vivants. Lui qui s’était retranché, caché, va à nouveau redécouvrir tout ce qu’il doit à ceux qui ont été là avant lui : des ancêtres, des témoins, reliés à un Dieu de vie. Car s’il est le Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob, c’est parce qu’ils ont laissé un héritage d’actes et de paroles qui les rendent encore vivants aujourd’hui. C’est à leur suite que Moïse va revenir dans la vraie vie auprès des siens. C’est fort de leurs exemples pour écrire son histoire autrement qu’il va se réconcilier avec son passé. Et faire ainsi naître une espérance. « Je suis le Dieu de ceux qui ont été avant toi » aurait-il pu dire. Un Dieu qui relie, qui met ensemble, qui garde unis. C’est grâce aux autres qui ont été avant lui, qu’il trouve en Dieu une nouvelle identité pour repartir.

Celui qui peut garder d’un proche une parole qui le soutient, une manière d’être qui lui parle, une image encourageante, pétillante, courageuse, celui-là sera plus vivant.

 

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Faire le travail de l’orpailleur, c’est laisser partir ce qui doit l’être, pour ne garder que l’essentiel, pour être plus riche de cette recherche qu’avant. C’est chercher des pépites pour que la vie l’emporte malgré tout, par ce Dieu qui nous relie par-delà le temps, entre aujourd’hui et hier, pour que demain contienne ceux que nous n’avons pas oubliés.

Apprendre à vivre, c’est réaliser qu’on ne perd pas tout. Dans l’Amour de Dieu qui n’a pas de frontières, nous pouvons faire partie des Vivants. Nous découvrons ce qui vivra pour toujours dans le cœur de Dieu : l’infinie valeur de tout être humain. Il est en chacun comme un grand feu qui ne nous consume pas, mais délivre chaleur et lumière.

« Le Royaume des cieux ressemble à un trésor caché dans un champ. Un homme découvre ce trésor et le cache de nouveau. Il est si heureux qu’il va vendre tout ce qu’il possède et revient acheter ce champ.

Le Royaume des cieux ressemble encore à un marchand qui cherche de belles perles. Quand il en a trouvé une de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède et achète cette perle ». Amen

 

🌍 Prions les uns pour les autres

Seigneur,

Tu es le Vivant au cœur de tous nos passages

Tu es la Présence au cœur de toute absence,

Tu es l’Espérance qui renaît dans la tristesse

Tu es l’Esprit qui souffle là où on ne l’attendait plus pour ranimer une flamme, parfois petite, mais qui est lumière dans toute nuit, paix en tout temps, consolation offerte qui nous donne d’avancer encore pour marcher vers ta clarté.

Nous te prions pour tous ceux et celles qui ont été éprouvés par le départ d’un proche durant cette année écoulée, familles, proches, mais aussi amis, connaissances, gens d’ici et d’ailleurs.

Sois pour chacun appui et soutien, force qui encourage et paix qui réconforte. Que chacun puisse encore recueillir, rassembler tout ce qui s’est donné au fil du temps, d’unique, de beau, de précieux, pour toujours s’en réjouir et garder intact le souvenir d’un visage, d’une présence qui a traversé avec nous les saisons de la vie.

Nous te rendons grâce pour celles et ceux qui nous ont précédés et ce qu’ils ont semé en nous pour que tout cela nous éveille au courage de vivre, à la joie de donner, à la générosité de partager, à l’ouverture au monde, sa nature, ses merveilles, à savoir cueillir l’instant présent, à remettre et lâcher, à croire et à espérer, à lutter et à accepter…

Tant de perles, Seigneur, qui nous ont été données et que nous voudrions replacer dans la lumière de ton amour, en faisant mémoire, toi le Dieu des vivants pour ceux et celles que tu as appelés à ton Royaume, dans l’espérance de la vie nouvelle qui ne finit jamais.

Que les souvenirs que nous gardons dans le cœur soient pour nous source de gratitude, d’encouragement et d’Evangile vécus de manière personnelle et unique.

Merci pour les liens présents et la richesse des échanges.

Merci pour l’estime, l’affection, l’amour qui relie et fait vivre.

Ouvre pour chacun un avenir où l’on peut encore s’étonner, se réjouir, se rencontrer avec des forces renouvelées. Apprends-nous à notre tour à être des personnes qui sauront être lumière, soutien, aide pour ceux qui nous entourent. Amen

 

Photo, Photos, Memory, Nostalgia

🙌 Bénédiction

Puisqu’il est avec nous tant que dure cet âge, n’attendons pas la fin des jours pour le trouver…

Ouvrons les yeux, Cherchons sa trace et son Visage,
Découvrons Dieu qui est caché au coeur du monde comme un feu !

Que Dieu qui est Père vous bénisse et vous garde, aujourd’hui, demain, sur vos chemins,

Pour être accompagné, écouté, dirigé, envoyé…

Que son Fils vous libère, que son Esprit vous éclaire, Amen !

 

Bon dimanche et belle semaine !

 

 

Des chiffres et des lettres spirituels

Des dés à jouer

On joue à quoi ? A chance ? Hasard ? Calcul ? Probabilité ?

Pour gagner ? contre qui ? contre quoi ? Pourquoi ? Avec qui ? Ensemble ? A quoi ça rime ?

Les règles ? Faut-il des règles ? et lesquelles ? Celles qui me font gagner ? ou perdre ?

Mauvais chiffres, mauvaises lettres ? mauvaise vie, mauvais joueurs, mauvais perdants, les dés sont pipés ?

Gagner quoi ? perdre quoi ?

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Qui est l’hôte ? L’hôte de qui ?

La visite, ou plutôt les visites, sont au coeur de ce culte de rentrée. Le pasteur John Ebbutt et le diacre Jean-Marc Leresche se partagent la prédication autour de l’hospitalité d’Abraham (Genèse 18, 1-10) et la visite de Marie à sa cousine (Luc 1, 39-44).

Un petit dialogue pour commencer

– Dis-moi, John, comment as-tu vécu cette semaine qui nous amène à aujourd’hui, dimanche de reprise ?
– Comment ? En comptant les jours ! Avec impatience.
– Avec impatience…
– Avec impatience…vraiment, on peut le dire…

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