Joyeux, vraiment ? 😀

FĂȘte de l’Ascension (jeudi et dimanche)

Manifestons la joie d’ĂȘtre accueilli par Dieu Ă  travers un simple geste du langage des signes. Profitons-en pour dĂ©couvrir, en un peu plus de deux minutes, comment « dire » nos Ă©motions :

 Bienvenue

C’est le pasteur StĂ©phane RouĂšche, de la paroisse de Diesse, qui vous invite Ă  la joie et vous accueille par ces mots :

Voici venu le temps de re-poser nos vies dans ta Parole, Seigneur
Voici venu le temps de donner de l’espace à notre priùre
Voici venu le temps d’accueillir Ta prĂ©sence qui nous rĂ©jouit.
Que la joie de Dieu, Pùre, Fils et souffle saint, soit avec nous tous aujourd’hui.

Soyez les bienvenus dans la joie d’ĂȘtre en communion les uns les autres Ă  travers le Christ. Ressentons cette joie de ne pas ĂȘtre seuls. Notre main sur le cƓur, nous nous rĂ©jouissons, Seigneur, d’ĂȘtre tes enfants bien aimĂ©s.

PriĂšre de louange

« Ce n’est pas le bonheur qui nous remplit de gratitude, c’est la gratitude qui nous remplit de bonheur »
David Steindl

Seigneur, je lance ma joie vers le ciel, comme une volĂ©e d’oiseaux !
Tous les jours, par ta grĂące, c’est NoĂ«l, PĂąques, l’Ascension, PentecĂŽte
Tous les jours, je peux me réjouir de la promesse de ta fidélité

Merci pour ce jour nouveau, il révélera ton amour de chaque jour
Merci pour les sourires, les regards et les rires révélant ton visage parmi nous
Merci pour le printemps d’espĂ©rance que tu veux rĂ©veiller en nous
Merci de pouvoir ouvrir nos yeux sur les bienfaits que tu ne cesses de nous manifester. Amen

Moment de silence afin de prendre mieux conscience des bienfaits de Dieu reçus en ce début de journée ou en ce moment.

Les bienfaits de Dieu sont nombreux

Chantons « AuprĂšs du PĂšre, il est monté  »

Lectures

Livre de la GenĂšse 1

1 Au commencement Dieu crĂ©a le ciel et la terre. 2 La terre Ă©tait sans forme et vide, et l’obscuritĂ© couvrait l’ocĂ©an primitif. Le souffle de Dieu se dĂ©plaçait Ă  la surface de l’eau. 3 Alors Dieu dit : « Que la lumiĂšre paraisse ! » et la lumiĂšre parut. 4 Dieu constata que la lumiĂšre Ă©tait une bonne chose, et il sĂ©para la lumiĂšre de l’obscuritĂ©. 5 Dieu nomma la lumiĂšre jour et l’obscuritĂ© nuit. Le soir vint, puis le matin ; ce fut la premiĂšre journĂ©e. 6 Dieu dit encore : « Qu’il y ait une voĂ»te, pour sĂ©parer les eaux en deux masses ! » 7 Et cela se rĂ©alisa. Dieu fit ainsi la voĂ»te qui sĂ©pare les eaux d’en bas de celles d’en haut. 8 Il nomma cette voĂ»te ciel. Le soir vint, puis le matin ; ce fut la seconde journĂ©e.

Évangile de Luc 24

50 Puis JĂ©sus les emmena hors de la ville, prĂšs de BĂ©thanie, et lĂ , il leva les mains et les bĂ©nit. 51 Pendant qu’il les bĂ©nissait, il se sĂ©para d’eux et fut enlevĂ© au ciel. 52 Quant Ă  eux, ils l’adorĂšrent et retournĂšrent Ă  JĂ©rusalem, pleins d’une grande joie. 53 Ils se tenaient continuellement dans le temple et louaient Dieu.

Message

Margaux est ĂągĂ©e de six ans et pose la question : « OĂč habite Dieu ? Parce que s’il habite dans notre temple, le bruit des travaux doit lui casser les oreilles. » Effectivement, le travail de la pelleteuse, suite Ă  la rupture des canalisations par le gel, bat son plein.

Sa maman commence par sourire et tente une explication. Mais Ă  chaque fois, Margaux rĂ©agit : Habite-t-il davantage au magasin qu’à l’église ? S’il habite au ciel, il doit certainement avoir le vertige.  Comment rester simple Ă  l’égard d’un enfant. Il me revient alors cette histoire. Un maĂźtre juif demande un jour Ă  ses invitĂ©s : « OĂč est Dieu ? » Les convives sourient en disant : « Que nous demandez-vous là ? Le monde n’est-il pas plein de sa prĂ©sence ? Le maĂźtre les Ă©coute dĂ©battre de la question. Puis, il murmure : « Dieu habite certainement lĂ  oĂč on le laisse entrer. »

Et Margaux de conclure : « GĂ©nial, je me rĂ©jouis de l’accueillir chez moi  »

DĂ©jĂ  Ă  l’époque oĂč Luc Ă©crit son Ă©vangile, il y avait de nombreuses histoires de grandes figures comme MoĂŻse, le chef charismatique des hĂ©breux, Henoch, le septiĂšme patriarche depuis Adam, ou EsaĂŻe, premier d’entre les prophĂštes, qui sont montĂ©s aux cieux, c’est Ă  dire auprĂšs de Dieu.

L’Ascension de JĂ©sus n’a donc rien d’exceptionnel aux yeux des lecteurs de l’évangĂ©liste. Par contre, une diffĂ©rence a dĂ» leur sauter aux yeux : celui qui est Ă©levĂ© ici Ă  ce rang, ce JĂ©sus, ne ressemble en rien aux grandes figures aurĂ©olĂ©es de gloire et de magnificence, puisqu’il porte les stigmates de la souffrance et de la mort sur la croix.

L’écrivain Paul Claudel a particuliĂšrement bien exprimĂ© le sens de cette participation du Christ Ă  notre existence tout entiĂšre : « Dieu n’est pas venu supprimer la souffrance, il n’est pas venu l’expliquer, mais il est venu la remplir de sa prĂ©sence. »

Le rĂ©cit de la crĂ©ation, dans le premier chapitre de la GenĂšse, est scandĂ© par des sĂ©parations. Dieu sĂ©pare la lumiĂšre d’avec les tĂ©nĂšbres (Gn 1,4), les eaux d’avec les eaux (1,6-7), il va sĂ©parer les eaux de la terre sĂšche (1,9), le jour de la nuit (1,14) 
 Ces diffĂ©rentes sĂ©parations vont permettre de rendre la vie possible.

Pour JĂ©sus et ses disciples, il est Ă©galement question de sĂ©paration : JĂ©sus est sĂ©parĂ© des disciples. En Ă©cho au rĂ©cit de la crĂ©ation, cette sĂ©paration permet Ă©galement de nouvelles possibilitĂ©s d’existence. Le Christ ouvre un espace afin que nous prenions notre place de croyant. C’est effectivement Ă  nous maintenant de vivre notre foi, avec cette confiance que la parole du Christ est une force de vie. A nous de vivre avec cette confiance que notre relation avec lui est une force de confiance. C’est Ă  nous de l’accueillir chez nous comme s’en rĂ©jouit la jeune Margaux.

En cette pĂ©riode oĂč beaucoup ont repris le jardinage, il est une rĂšgle importante Ă  suivre. Ça fait partie de la culture des arbres, haies, arbustes, fleurs : la distance nĂ©cessaire entre chaque graine plantĂ©e ; la distance entre chaque lignĂ©e, entre chaque culture
 Afin que la semence porte du fruit, il faut de l’espace.

Planter demande du savoir-faire

JĂ©sus s’éloigne de ses disciples tout en les bĂ©nissant. Ainsi, ils devront maintenant vivre de cette bĂ©nĂ©diction. C’est donc maintenant Ă  nous de prendre notre place, de nous mettre en disposition d’entendre sa parole qui fait vibrer quelque chose en nous de son amour et de sa paix. Chaque matin a une parole pour toi, une parole comme l’appel d’un amour qui veut pour toi la vie. Et bien cela, je le crois, a de quoi nous rĂ©jouir, comme les disciples se rĂ©jouissent au moment de recevoir la bĂ©nĂ©diction du Christ, comme la jeune Margaux se rĂ©jouit d’accueillir Dieu chez elle.  Amen

JĂ©sus frappe Ă  une porte qui n’a pas de…

On fit remarquer au peintre que son tableau avait un détail curieux :

« Il y a une erreur dans votre tableau : la porte n’a pas de poignĂ©e.

Une porte qui n’a pas de poignĂ©e

– Ce n’est pas une erreur rĂ©pliqua le peintre, c’est la porte du cƓur humain, et celle-ci ne s’ouvre que de l’intĂ©rieur ! »

Prions les uns pour les autres : Seigneur, viens


Seigneur ressuscité, viens pour ces familles qui ont perdu un proche en cette période de pandémie.

Viens pour cet homme seul qui dĂ©cline Ă  l’hĂŽpital, au home ou Ă  la maison.
Viens pour ces jeunes qui dĂ©sespĂšrent de trouver un travail, une place d’apprentissage et de quoi vivre demain avec sĂ©rĂ©nitĂ©.
Viens pour ceux qui subissent la guerre et ceux qui la font.
Viens pour celles et ceux qui se sentent si impuissants face Ă  un avenir qui leur est devenu incertain.
Viens pour ces femmes et ces hommes qui peinent à accepter de vivre avec leurs échecs et leurs déceptions.
Viens pour ceux qui se sentent rejetés par leur famille, leur conjoint, leurs proches.
Viens pour les malades dont la souffrance ronge leur courage et leur persévérance.

Oui, Seigneur, tu ne cesses de venir pour nous inviter à ouvrir la porte de notre cƓur. Amen

Chantons : « Quand s’Ă©veilleront nos cƓurs  »

R. Quand s’éveilleront nos cƓurs
À la voix du Dieu vivant,
Nous retrouverons la source du bonheur.
Quand se lĂšveront nos mains
Pour chanter le Dieu vivant,
Nous retrouverons l’espoir des lendemains.

1. Il saura briser nos armes,
Il saura changer nos cƓurs.
Il viendra sécher nos larmes,
Il viendra chasser nos peurs.

2. Plus de nuit sur notre terre,
Il sera notre flambeau.
Plus de haine ni de guerre,
Il nous ouvre un ciel nouveau.

3. Il habite avec les hommes,
Le vieux monde peut mourir.
Il annonce son Royaume,
Il nous ouvre l’avenir.

Bénédiction

Que Dieu nous bĂ©nisse, lui qui vient frapper Ă  la porte de notre cƓur ; lui qui vient nous faire entendre une parole de rĂ©surrection, lui qui vient renouveler son appel, l’appel d’un amour qui veut pour nous la vie.

Nous nous quittons avec l’Ode Ă  la Joie de Ludwig van Beethoven

2 rĂ©flexions au sujet de “Joyeux, vraiment ? 😀”

  1. Un grand merci à tous pour votre engagement durant cette pandémie.
    Vos encouragements nous permettent de tenir le coup.Bonne continuation.
    Meilleures salutations

    RĂ©pondre

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