Une promesse au monde

Une branche et des bourgeons

Un bourgeon comme une promesse en devenir…

Une parole comme promesse pour l’avenir… même si elle nous bouleverse.

Soyons certains que les promesse de Dieu ne sont pas épuisées. Le temps de l’Avent est là pour nous rappeler que c’est le temps de la promesse.

Textes :

La branche d’amandier

11 L’Eternel m’adressa encore la parole en ces termes : Que vois-tu, Jérémie ?

Je répondis : Je vois une branche d’amandier.

12 – Tu as bien vu, me dit l’Eternel. Eh bien, je veille sur ma parole pour accomplir ce que j’ai dit.

Jérémie 1, 11-12

Fleur D'Amande, Floraison, Printemps

L’annonce de la naissance de Jésus

26 Six mois plus tard, Dieu envoya l’ange Gabriel dans une ville de Galilée appelée Nazareth, 27 chez une jeune fille liée par fiançailles à un homme nommé Joseph, un descendant de David. Cette jeune fille s’appelait Marie.

28 L’ange entra chez elle et lui dit : Réjouis-toi, toi à qui Dieu a accordé sa faveur : le Seigneur est avec toi. 29 Marie fut profondément troublée par ces paroles ; elle se demandait ce que signifiait cette salutation.

30 L’ange lui dit alors : N’aie pas peur, Marie, car Dieu t’a accordé sa faveur. 31 Voici : bientôt tu seras enceinte et tu mettras au monde un fils ; tu le nommeras Jésus. 32 Il sera grand. Il sera appelé « Fils du Très-Haut », et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son ancêtre. 33 Il régnera éternellement sur le peuple issu de Jacob, et son règne n’aura pas de fin.

34 Marie dit à l’ange : Comment cela se fera-t-il, puisque je suis vierge ?

35 L’ange lui répondit : L’Esprit Saint descendra sur toi, et la puissance du Dieu très-haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. 36 Vois : ta parente Elisabeth attend elle aussi un fils, malgré son grand âge ; on disait qu’elle ne pouvait pas avoir d’enfant, et elle en est à son sixième mois. 37 Car rien n’est impossible à Dieu.

38 Alors Marie répondit : Je suis la servante du Seigneur. Que tout ce que tu m’as dit s’accomplisse pour moi.

Et l’ange la quitta.

Luc 1, 26-38

Prédication du pasteur John Ebbutt, à la Blanche-Église, dimanche 20 décembre, 4e du temps de l’Avent.

Jean : une voix crie…dans le désert ?

Culte du troisième dimanche du temps de l’Avent

📽 Retrouvez l’intégralité du culte en vidéo.

 

👋 Accueil

Temps de l’Avent, attente, expectative. Qu’attendez-vous, qu’attendons-nous ? Ben en ce moment, me direz-vous, nous attendons de nous retrouver enfin. Nous attendons l’avènement d’un vaccin ? d’une ouverture ?

Comme moi, vous avez la tête pleine des kyrielles d’informations, des discours qui font peur, de tout ce qui nous sépare. Mais là, chez vous, le temps d’une parenthèse, asseyez-vous, prenez une tasse de café bien chaud, ou du thé, et faites taire la rumeur. Dieu peut se glisser partout, peut-être même dans la vapeur qui s’élève de votre boisson, dans une brèche de votre carapace de protection, dans un petit recoin de votre cœur où la peur, la tension, la déprime n’ont pas réussi à occuper l’espace.

Donc j’attends, vous attendez, nous attendons. Une bonne nouvelle. Mais laquelle ?

Que le Souffle passe et nous permette de l’entendre résonner, de la percevoir, malgré tout, et son contraire, et tout le reste.

Poème de Francine Carrillo

Un beau texte à propos de Celui qui vient, notre Seigneur et compagnon de route :

« Les verbes qu’il aime sont des verbes simples : marcher, manger, toucher, regarder, bénir, aimer (beaucoup), mais aussi chercher, veiller, quitter, pleurer, se perdre, mourir ; des verbes pleins, humains, à portée de main… mais en lui ils reçoivent une hauteur étoilée qui interrompt nos bassesses comme paresses et nous laisse avec le goût de ne pas en rester là… »

Une prière, pas petite, mais large et profonde

Seigneur, il me manque les mots, il me manque l’énergie, il me manque l’horizon plus loin qu’aujourd’hui ou demain. Mais quand je regarde le ciel, ou le regard de mon aimé, de mon amie, je me dis que la vie doit rester possible. Quand je prends le temps d’écouter le son d’une voix, le chant d’un oiseau, le cœur battant d’un autre vivant, je me dis que tu es présent parce que tu es la musique de l’amour, le glouglou de la source, la tendresse flûtée. Mais tu es aussi appel et coup de tonnerre pour que je ne m’endorme pas dans mon confinement intérieur ! Tu es l’appel, tu veux me sortir de mes peurs comme de mes étroitesses. Donne-moi de ne pas m’étouffer, sans cesse avec du chagrin et de l’obscurité. Donne-moi d’attendre plus qu’une bonne nouvelle parmi d’autres, de retrouver l’attente de « cette Bonne Nouvelle -là » ! Amen

Un ange et le soleil. Sculpture de Annemarie Maillat
Ecoute

 

📖 Deux lectures bibliques proposées pour ce culte :

1 – Epître aux Romains, chapitre 15, extraits des versets 4-13 

Tout ce que nous trouvons dans l’Écriture a été écrit dans le passé pour nous instruire, afin que, grâce à la patience et au réconfort qu’elle nous apporte, nous possédions l’espérance. Que Dieu, la source de la patience et du réconfort, vous rende capables de vivre en bon accord les uns avec les autres en suivant l’exemple de Jésus-Christ. 6 Alors, tous ensemble et d’une seule voix, vous louerez Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ.  (…) Il est venu aussi afin que les non-Juifs louent Dieu pour sa bonté, comme le déclare l’Écriture : « C’est pourquoi je te louerai parmi les nations, et je chanterai en ton honneur. »  Elle déclare aussi : « Nations, réjouissez-vous avec le peuple du Seigneur ! » (…) Ésaïe dit aussi : « Le descendant de Jessé viendra, il se lèvera pour gouverner les nations, et elles mettront leur espoir en lui. » Que Dieu, la source de l’espérance, vous remplisse d’une joie et d’une paix parfaites par votre foi en lui, afin que vous soyez riches d’espérance par la puissance du Saint-Esprit.

2 – Evangile selon Matthieu, chapitre 3, versets 1 à 4

1 En ce temps-là, Jean-Baptiste parut dans le désert de Judée et se mit à prêcher : 2 « Changez de comportement, disait-il, car le Royaume des cieux s’est approché ! » 3 Jean est celui dont le prophète Ésaïe a parlé lorsqu’il a dit :

« Un homme crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, faites-lui des sentiers bien droits ! »

4 Le vêtement de Jean était fait de poils de chameau et il portait une ceinture de cuir autour de la taille ; il mangeait des sauterelles et du miel sauvage. 5 Les habitants de Jérusalem, de toute la Judée et de toute la région voisine de la rivière, le Jourdain, allaient à lui. 6 Ils confessaient publiquement leurs péchés et Jean les baptisait dans le Jourdain.

Improvisation d’après Ibrahim Maalouf par François Golay

 

💬 Prédication

Jean le Baptiste est un prophète. Il prend le monde, la vie, les discours ambiants à contre-courant. Il n’est pas à la mode, il ne suit pas les hiérarchies, il ne pratique pas le politiquement correct. Jean le Baptiste n’est pas « bien propret sur lui », il ne suit pas le sens du vent, il ne bêle pas avec les moutons du pouvoir. Jean le Baptiste dérange, il s’impose, il crie, il se fâche. Il surgit du désert, de là où personne ne l’attendait. Jean le Baptiste est un prophète, il vient crier que la face du monde va changer, que les êtres humains doivent absolument changer de manière de se comporter, c’est urgent, parce qu’Il vient, celui que les textes et plusieurs générations déjà attendaient. Il est décidément fascinant, à chaque lecture du texte : cette explosion d’audace, de courage, cette façon de secouer tout, tout le monde, de ne laisser personne indemne !

Au cœur de cette période de pandémie, au beau milieu des décombres de notre monde, des catastrophes humanitaires, politiques, climatiques, dans nos inextricables réseaux de communication qui ne font pas fleurir nos déserts humains, nous aurions grand besoin d’un Jean le Baptiste ! De quelqu’un qui vient crier que nous n’attendons pas un vaccin, le salut par la médecine ou l’argent, la reprise économique ou que sais-je encore ! Non ! Là, chrétiens que nous sommes, nous serions, logiquement, plutôt en train d’attendre le Seigneur qui vient, le Vivant, ce Dieu qui vient à notre rencontre en passant par le ventre d’une femme. 

D’aucuns diront : mais nous attendons surtout de pouvoir nous serrer dans les bras mutuellement, de nous embrasser, de nous serrer la main. Nous attendons de rompre notre solitude, de ne plus être privés de nos aimés. C’est vrai, bien sûr, c’est tellement douloureux, ces relations brisées, ces gestes retenus, ces baisers ravalés, ces chansons tues, ces rires et ces larmes qui ruissellent derrière des masques. Nous avons tous mal de cette situation, de ne pas savoir quand ça va finir, d’entendre des injonctions, des promesses pas toujours très vraies, des mises en garde. Mais dites, qu’est-ce que nous attendons, vraiment, ou qui ? Est-ce que nous nous en souvenons encore ?

A l’époque de Jean le Baptiste, pas de blingbling commercial, pas de débauche de lumières, pas de querelle pour savoir à combien on peut se tenir à table ou pas. Les hommes et les femmes de son temps ne savaient pas, ils ne s’y attendaient pas ! Ceux qui connaissaient les textes attendaient un messie, par tradition, par obéissance ou religiosité. Bien. Mais nous ? Nous sommes « d’après », non ? Nous croyons qu’Il est venu, qu’Il vient encore, qu’Il n’est jamais ailleurs qu’avec nous, pour nous, comme nous !

Nos Eglises toutes autant qu’elles sont, se démènent pour fêter quand même, à peu près, à moitié, par petites touches… c’est louable. Nous essayons d’organiser de petites rencontres, à quatre, pas trop, distances, en plusieurs fois, bref nous nous y perdons et décourageons. Nous n’avons guère le choix. Mais je crois qu’à force, nous y perdons aussi, peu ou beaucoup, le sens de ce que nous fêtons !

Peut-être que nous pourrions surgir de nos déserts ? Crier haut et fort que le monde n’a pas seulement besoin d’un protocole sanitaire mondialement unifié ni d’un vaccin ! Le monde n’a pas seulement besoin de se désinfecter les mains, de masquer son visage ! Les crachats et les postillons ne sont pas seulement ceux de la personne qui pourrait très éventuellement m’infecter ! Ce sont les crachats du mensonge, de la misère et de la barbarie, les postillons de l’avidité, de l’égoïsme, des prises de pouvoir diverses !

Ce sont les gouttelettes des cris de rejet de Dieu, de toutes les tentatives de l’instrumentaliser, d’en faire une arme contre les autres ou un discours de folie furieuse à fins soi-disant politiques. Ce sont encore les postillons de jugements sur les autres, racisme, homophobie, discriminations en tout genre. J’évoque aussi les masques contaminés par la lâcheté devant la destruction de la planète, devant la situation des migrants. Je m’arrête là. Vous vous sentez peut-être comme moi, à vous demander à quoi pourrait bien servir votre voix dans le chaos et le bruit du monde ? A vous sentir non seulement masqué, mais muselé, bâillonné, muet.

Vous n’en pouvez plus ? Moi non plus. Et ma situation n’est pas la pire, de loin pas. Pourtant, malgré tout, nous n’avons pas perdu la possibilité de parler d’espérance, de dire que Noël, c’est une Bonne Nouvelle, envers et contre tout. Nous pouvons écrire, dire par téléphone, suggérer, chuchoter, publier : nous sommes aimés de Dieu, même quand nous perdons courage, même quand nous nous sentons minuscules, maladroits, impuissants. Pour nous, l’appel de Jean le Baptiste peut résonner comme une invitation à ne pas tout centrer sur une fête de famille qui n’aura pas lieu cette fois, même si c’est triste. A ne pas céder à la tentation de la méchanceté, ou celle de la polarisation des débats, ou celle des jugements à l’emporte-pièce. A ne pas tout miser sur un vaccin comme si la santé physique était la seule chose dont nous avons besoin pour bien vivre. A ne pas espérer seulement des dédommagements financiers, ou nos prochains voyages à l’autre bout du monde en avion ! Nous pouvons entendre l’appel de Jean-le Baptiste à ne pas nous taire devant les injustices, à protester contre la bêtise, l’obscurité, la noirceur, l’avidité, la violence. Nous pouvons continuer à protester pour la vie, pour un monde plus équitable, même quand une initiative dans ce sens est rejetée par un système politique.

Nous avons certes sur la figure un rectangle de papier bleu, ou de tissu multicolore. Insupportable, mais nécessaire, nous dit-on !  Alors au moins, faisons tomber les masques virtuels que nous aurions tendance à mettre et qui nous font nous taire devant les inepties du monde. Nous sommes encore capables de parler d’amour, d’amitié. Capables de nous bouger, de remettre des majuscules à la Bonne Nouvelle, pour ne pas la laisser s’éparpiller en miettes d’aides financières, en tas de vaccins miracles ou pas. Nous sommes capables de regarder vers demain et ne pas nous effondrer parce que Noël « c’était tellement mieux avant » !

Notre Seigneur est un Dieu d’amour, qui vient, c’est l’Emmanuel, en marche. L’Avent, c’est l’à-venir. Notre Seigneur prend un visage d’être humain, il se montre à travers ton visage, le vôtre, le nôtre. En étincelles de lumière, en sourires qui inondent les yeux. Il ne vient pas comme un gouvernement, aussi efficient soit-il, pour nous diriger et nous imposer des routes, nous exhorter à être bien sages. Il vient se donner à nous, de liens du cœur en paroles de consolation, en gestes de soins et temps d’écoute. Il se fait chanson là où nous avons désormais l’interdiction de chanter, il se fait portée pour que nous puissions continuer à écrire, malgré tout, la partition de notre vie bien malmenée.

L’appel est lancé, à nous toutes et tous, grâce à la voix de Jean, puissante, qui jaillit encore du désert, à travers le texte biblique. Une voix prophétique, qui déferle et s’élève contre la marche routinière et mortifère du monde. Autrefois déjà, maintenant encore. Dans ce temps de l’Avent 2020, centrons notre énergie et notre espérance sur la naissance dont nous voulons faire mémoire. Si elle est vie pour nous, alors elle est vie à transmettre. Une vie complète, pas seulement une vie biologique ! Une vie dans laquelle l’amour et l’espérance circulent dans les veines et gonflent les poumons.  Ecoutons l’appel, donnons-lui sa place. Bon Avent. Amen

Une belle chanson de l’artiste suisse Pascal Auberson, choisie parce qu’elle reflète notre voyage humain de la naissance à la mort, et met au centre l’amour essentiel à toute vie : D’abord

Retrouvez les paroles de cette chanson.

 

🙏🏼 Prière des uns pour les autres, des uns avec les autres

Mets de l’Amour dans notre Avent, Seigneur de rencontre. Mets de l’Amour dans notre attente, en paroles et en actes. Nous sommes démunis, souffrants, impuissants.

Mets ton Souffle en nous, dans nos gestes et dans nos mots, pour qu’ils portent la vie. Que l’Avent nous élève, non pour surplomber ou donner des leçons, mais pour protester, résister, oser, prendre position contre la nuit, contre le manque d’amour, encore pire que la mort du corps.

Mets de l’Amour dans notre Avent, Seigneur, dans nos prières pour ceux qui aident, soutiennent, consolent, soignent, pour celles qui se battent sur le terrain, et ceux qui luttent pour un monde moins injuste et obscur, moins avide, moins violent. Ton Amour passe par eux comme par nous.

Seigneur, toi es, toi qui adviens en Jésus-Christ, nous te confions celles et ceux que la maladie et la mort blessent et endeuillent. Qu’ils perçoivent ton Amour à travers des femmes, des hommes, à travers nous, chaque fois que c’est possible.

Mets de l’à-venir dans notre Avent, Seigneur, pour que notre espérance aille au-delà de nos espoirs humains déçus, déchus. Au cœur de nos déserts, sur nos chemins de traverse, à travers nos cris comme nos tendresses, tu es là, et tu viens à notre rencontre. Tu nous aimes et tu nous appelles, à travers l’épaisseur de notre temps, et celle de notre humanité. Merci, toi à qui nous pouvons dire : notre Père….

Amen.

Aube Nouvelle par le groupe Halle

 

🙌 Bénédiction

Notre Dieu vient à nous, Il nous attend et nous espère, il nous aime tels que nous sommes. Que sa paix nous accompagne dans notre chemin vers Noël, que la tendresse de notre frère et sauveur nous anime, que le Souffle nous donne la force de sortir de nos déserts pour dire et chanter la Vie ! Amen

Notes d’espérance pour terminer, par le groupe Hallel, groupe œcuménique qui a tourné en France et Belgique entre 1970 et 1988. Siège : Bienne. Dir : F. Golay

 

 

La visitation

Un coeur, deux coeurs

🤝 Bienvenue

Préparez le chemin du Seigneur !

https://youtu.be/H9g-AxXNwv8

 

Cet appel résonne au cœur de l’Avent comme une invitation à aplanir, dégager, faire de la place pour mieux accueillir. Se désencombrer, s’alléger, retrouver un chemin qui est celui d’une direction : c’est ainsi qu’on se prépare à une Naissance. Car il vient l’Enfant promis, le Sauveur attendu, le Christ, l’Emmanuel. Il invite à une rencontre au cœur de toutes nos visites. C’est lui notre Chemin. Allumons une 2e bougie !

🙏🏼 Prière

Seigneur,

Viens au secours de ce qui alourdit notre marche, tu connais les soucis qui nous tirent en arrière, les poids qui pèsent sur nos épaules, les imprévus et le brouillard

Tu sais tout ce qui peut nous faire dévier de notre course, ce qui nous fait trébucher, boiter ou même qui nous immobilise parfois.

Seigneur,

Viendras-tu tracer dans nos vies un chemin qui mène au cœur de ton amour ? Viendras-tu faire lever ton jour, afin de nous rendre le courage à chaque nouveau jour ? Sois, Seigneur, notre guide et notre flambeau !

« Je suis la lumière du monde, dit Jésus. Celui qui me suit aura la lumière de la vie et ne marchera plus jamais dans l’obscurité ».

 

😀 Pardon

Que Dieu écarte de notre chemin les ombres et les obstacles. Qu’il nous fortifie et qu’il nous rende la joie de son salut ! Qu’il nous donne la légèreté de son pardon et la douceur de sa grâce, afin que nous puissions aller, le cœur ouvert à tout ce qui viendra, béni et gardé, soutenu et encouragé !

📖 Lecture :  Luc 1, 39-58 : Marie rend visite à Elisabeth

Dans les jours qui suivirent l’annonciation par l’ange, Marie se mit en route et se rendit en hâte dans une localité de la région montagneuse de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Elisabeth, sa cousine. Au moment où elle entendit la salutation de Marie, l’enfant remua en elle. Elisabeth fut remplie du Saint-Esprit et s’écria d’une voix très forte : « Dieu t’a bénie plus que toutes les femmes et sa bénédiction repose sur l’enfant que tu auras ! Qui suis-je pour que la mère de mon Seigneur vienne chez moi ? Car, vois-tu, au moment où j’ai entendu ta salutation, l’enfant a bondit de joie en moi. Tu es heureuse : tu as cru que le Seigneur accomplira ce qu’il t’a annoncé ! »

Marie dit alors : « De tout mon être je veux dire la grandeur du Seigneur, mon cœur est plein de joie à cause de Dieu, mon Sauveur »

(… la suite du Magnificat est à lire dans votre bible !)

Marie resta avec Elisabeth pendant environ trois mois, puis elle retourna chez elle.

Le moment arriva où Elisabeth devait accoucher et elle mit au monde un fils. Ses voisins et les membres de sa parenté apprirent que le Seigneur lui avait donné cette grande preuve de sa bonté et ils s’en réjouissaient avec elle.

💬 Message

Il avait dressé la table, tandis qu’elle s’était mise aux fourneaux. Le menu choisi depuis longtemps finissait de mijoter dans au four, répandant un fumet agréable embaumant toute la maison. Tout était prêt pour la visite ! Ne manquait plus que le coup de sonnette, l’accueil chaleureux, les premières salutations joyeuses de retrouvailles et de bienvenue. Seulement… voilà que les minutes passaient, l’heure prévue dépassée, la joie cédant le pas à l’impatience, puis à une légère inquiétude avant que tout à coup les invités se tiennent enfin sur le pas de porte. Ils avaient juste un peu de retard. La fête allait pouvoir commencer !

 

Holiday Table, Thanksgiving Table, Dinner, Thanksgiving

 

Mois de décembre : derniers jours, dernières semaines avant Noël, en temps normal si souvent synonyme d’invitations, de rencontres et de soupers. Qu’en sera-t-il cette année ? Se retrouver moins nombreux, mais avec plus de qualité de présences ? Plus de simplicité  et moins d’excès ?

Il est merveilleux de se représenter la scène de la visite de Marie à sa cousine Elisabeth, distante de quelques 150 kilomètres. Elle s’y rend avec tant de hâte nous dit-on, pressée de partager la nouvelle !

De visitée par l’ange tout d’abord qui lui apprend une bien étonnante nouvelle, c’est elle qui va rendre visite ! Elle croit avoir une nouvelle inédite, si improbable à apprendre à sa cousine qu’elle ne tient plus en place !

Mais le plus étonnant, c’est que c’est elle qui sitôt son hôoh ! – Shalom !  prononcé qui va se trouver accueillie par une forte salutation de la part de sa cousine, une reconnaissance pleine de Celui qu’elle porte en elle au commencement de sa grossesse ! En allant, c’est elle qui est rejointe. En visitant c’est elle qui finalement va recevoir bien au-delà de ce qu’elle avait pu imaginer. Sans être en espérance, comme on dit, n’en est-il pas ainsi de toute visite et de toute rencontre que l’on peut faire ?

 

Autumn, Fall, Maternity, Nature, Ocean
 

On croyait apporter, et en fait, c’est nous qui nous nous trouvons enrichis. On voulait donner et nous voilà comblés. Expérience souvent partagée auprès de ceux dont on pourrait penser qu’ils sont par exemple démunis, dans un lit d’hôpital, en convalescence, en maison de retraite. Et de rentrer fort d’une rencontre qui nous a comblé. De visiteur devenir un visité. Rôle qui s’entrecroisent, s’entremêlent, ne laissant à personne une supériorité, un pouvoir, mais comme pour Marie et Elisabeth une belle et touchante reconnaissance mutuelle.

Là encore, ouverture de cœur dans le mystère de la rencontre qui porte infiniment plus que ce que l’on peut en voir. Oui, dans le mot visite, il y a le mot Voir, c’est vrai. Ce qui est visible. Ce que l’on reconnaît d’extérieur. Mais prenez le mot Besuchen en allemand, vous aurez le mot suchen, qui veut dire chercher. Mais il y a aussi l’inVisible.

Ce que cherche Marie, c’est de porter Jésus autour d’elle, de le présenter déjà, avant même sa naissance.

 

Heart, Love, Together, Valentine'S Day
 

Ce que trouve Elisabeth chez sa cousine, c’est une personne habitée du divin, porteuse de la vie de Dieu,  à tel point que l’enfant qui est en elle, littéralement danse de joie au moment de la salutation !

Dans ces deux mouvements, il y a le cœur de toute rencontre, de toute visite que l’on peut vivre en croyant.

On ne peut vraiment aller vers les autres que si on porte quelque chose ou Quelqu’un au fond de soi !

Au-delà des mots, plus loin que le visible, nous pouvons apporter Celui qui nous habite pour le partager et le faire rayonner.

La vérité c’est qu’on a besoin des autres pour voir clair en nous. C’est le regard d’Elisabeth qui éveille chez Marie l’éveille à la louange. C’est grâce à elle qu’elle trouve les mots de la foi.

Etre visité, c’est recevoir le regard de l’autre, parfois décalé, son intuition, ses paroles, sa différence, son humeur contagieuse, sa vie, sa personne, sa foi comme ce qui vient nous rencontrer.

Marie est restée 3 mois chez sa cousine. Que ne se sont-elles pas dites durant ce laps de temps ?

Ainsi le temps de l’Avent, s’il nous invite au déplacement, c’est aussi pour que nous soyons autant visité que visiteur, mais que toujours nous puissions faire ce lien entre l’un et l’autre. Dans la foi, nous n’allons jamais les mains vides et nous ne repartons jamais sans avoir reçu.

Et c’est déjà cela Noël, par Celui qui vient nous visiter: il nous fait participer en toute rencontre au mystère de Dieu en nous et au milieu de nous. Il fait vivre tous nos liens.

La vie intérieure qui s’éveille et grandit n’est jamais au bout de ses ressources. Elle nous met en route dans le bonheur de se re-connaître toujours et à nouveau. Enfants d’une même promesse.

Amen.

🕯 Intercession

Seigneur,

Voici que s’ouvrent encore des jours des rencontres pour les uns et les autres en ce temps de Noël qui vient, même si cette année sera différente.

Tu fais de nous des visiteurs, mais aussi des visités pour  recevoir et donner, pour transmettre et reconnaître, pour partager et célébrer.

Merci pour le mouvement de la vie qui jamais ne s’épuise. Merci pour tout ce que nous découvrons, toujours et à nouveau, dans la vérité et  la sincérité, dans le cœur à cœur et le face à face, dans l’écoute et le silence.Tant de richesses qui se renouvellent pour celui croit !

Que la lumière de l’Avent éclaire toute rencontre en ton Nom, gardes-nous vigilants et attentifs, curieux et ouverts, disponibles et joyeux pour ceux qui traversent des jours sans clarté, pour ceux qui sont en attente de lendemains meilleurs

Viens Seigneur les visiter !

Pour ceux qui sont isolés à l’écart, pour ceux qui espèrent encore, pour ceux qui s’en remettent à toi, viens Seigneur les visiter !

Que brille pour chacun la lumière de ta promesse, la chaleur d’une rencontre, la bonne nouvelle de l’Emmanuel, Celui  qui est venu marcher sur nos routes humaines, que dans le froid de l’hiver fleurisse ta Parole de vie.

Oui, donne-nous Seigneur de préparer encore tes chemins, de tenir jusqu’au bout de notre attente le cœur confiant, Amen

 

Happiness, Joy, Mountains, The Alps
 

🙌 Bénédiction

Que Dieu soit pour vous un compagnon de route, qu’il marche à vos côtés pour repartir avec plus joie et de clarté, qu’il vous garde dans sa paix qui rayonne et vous éclaire de sa Présence qui rassure,aujourd’hui et jusqu’au bout du chemin !

Visitez notre site internet www.paref2520.ch et découvrez notre calendrier de l’Avent en ligne Porte-à-Porte. Chaque jour il y a une nouvelle porte de la Neuveville à deviner !

Beau dimanche à vous tous !

Porte-à-porte

Chapelle dans la nuit

Notre calendrier de l’Avent

Nous vous proposons un calendrier de l’Avent en ligne. Chaque jour, du 1er au 24 décembre, sur cette page, une photo de porte sera proposée à votre curiosité et sagacité. Saurez-vous la retrouver ? Le lendemain, la réponse sera donnée tout en vous soumettant une autre porte. Certaines seront évidentes, d’autres moins. Et si vous parcouriez les rues de La Neuveville pour tenter de dénicher la bonne porte ? Bonne route… En Avent!

Photos : John Ebbutt et Jean-Marc Leresche.

 

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Une attente patiente

Une bougie et des branches de sapins

👋 Bienvenue

Pour nous préparer à ce culte à l’emporter de l’entrée dans l’Avent, allumons une bougie et prenons quelques instants pour laisser ces paroles revenir à notre mémoire. Elles sont issues du chant « Trouver dans ma vie ta présence » (45-21) :

Ouvrir quand tu frappes à ma porte
Briser les verrous de la peur
Savoir tout ce que tu m’apportes
Rester et devenir veilleur…

 

La veille sera au cœur de notre célébration. Le temps de l’Avent (dont l’étymologie signifie il vient) est une invitation à rester éveillé et à guetter dans nos vies les signes de la venue du Sauveur. Une invitation à ouvrir grands nos oreilles comme le jeune Samuel qui répondit à une voix qui l’appelait. À ouvrir grands nos yeux, à l’image de Zacharie le prêtre qui a reçu la visite d’un messager. À nous mettre en route comme les mages d’Orient qui scrutaient le ciel et se sont laissés guider par une étoile. À laisser une parole faire son chemin dans notre cœur comme Marie qui repassait (ou ressassait ?) tout ce qui s’était passé. Ils sont nombreux les témoins qui nous invitent à les suivre, à devenir à notre tour des porteurs d’avenir et d’espérance.

📝 Vous pouvez télécharger la version imprimable.

🤲 Prière

Seigneur,

Nous nous tournons vers toi en ce moment, pour de dire notre reconnaissance de pouvoir nous confier à toi en cette entrée dans le temps de l’Avent.

Rends-nous attentifs à tous ces signes qui disent que tu es là au cœur de nos vies, que tu nous visites jour après jour. Libère nos yeux et nos cœurs afin de t’accueillir au travers de ceux et celles que nous rencontrons.

Seigneur,

Rends-nous confiants et patients. Que notre attente soit active, par des paroles et des gestes qui diront que tu es là au cœur de nos partages et de notre Église, même si nos moments communautaires prennent une forme particulière.

Approche-toi de nos frères et nos sœurs qui vivent difficilement ce temps d’isolement. Prends-les dans ta main et place-les sous ton regard.

Seigneur,

Nous pensons à tous les professionnels et les gens de bonne volonté qui s’engagent au quotidien. En ce début de célébration, nous nous sentons proches et solidaires.

Nous te rendons grâce et te bénissons pour la vie qui n’a pas dit son dernier mot

Loué sois-tu aujourd’hui et aux siècles des siècles.

Amen

📖 Lectures

Pour ce qui est du jour ou de l’heure, personne ne le sait, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, mais le Père seul.

Prenez garde, veillez et priez ; car vous ne savez quand ce temps viendra. Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, laisse sa maison, remet l’autorité à ses serviteurs, indique à chacun sa tâche, et ordonne au portier de veiller.

Restez donc éveillés, car vous ne savez pas quand le maître de la maisn reviendra : ce sera peut-être le soir, ou au milieu de la nuit, ou au chant du coq, ou le matin. S’il revient tout à coup, il ne faut pas qu’il vous trouve endormis. Ce que je vous dis là, je le dis à tous : restez éveillés !

Évangile de Marc 13, 32-37

 💬 Message

🔊 Vous pouvez écouter le message.

 

Il y a les impatients et ceux qui ont tout leur temps.

Il y a les tourbillons qui vont et qui viennent toujours en coup de vent, et ceux qui tranquillement savent que rien ne se fait dans la précipitation.

Il y a les enfants qui ne peuvent plus attendre Noël et les autres qui trouvent qu’il a déjà commencé bien trop tôt cette année…

Attendre : cela peut prendre tant de visages.

Attendre, laisser les heures, les minutes défiler, c’est parfois long !

Attendre… une rencontre, un mot amical, un appel …

Attendre le bout de la nuit

Attendre un signe, une confirmation, une réponse.

N’est-on pas au cours d’une vie toujours en train d’attendre quelque chose qui devrait se réaliser ? N’y a-t-il pas en nous cette force d’un espoir qui se tend vers un avenir à naître ? N’est-ton pas tous en attente que cette pandémie prenne fin ?

Oui, il y a l’attente d’une nouvelle année, d’une autre saison, d’une éclaircie, d’une amélioration.

Mais aussi l’attente jamais pleinement satisfaite du calme, du repos ou de l’échange, des retrouvailles, de la stabilité, de l’équilibre.

Car n’est-ce pas au plus profond du cœur de chacun qu’il y a toujours un rêve qui sommeille, un désir qui veille, un espoir qui est enfoui ?

Les quatre semaines de l’Avent nous sont données pour nous apprendre à VEILLER.

Voilà un verbe qui éveille – c’est le cas de le dire – tant de souvenirs peut-être au fond de nous !

Veillées au coin d’un feu ou d’un fourneau. Veillées de contes. Veillée à casser des noix. Veille de Noël bien évidemment.

Mais aussi veillée auprès d’un enfant malade. Veillée jusqu’au bout de la nuit pour un proche à bout de forces qui s’en va…

Il y a aussi celles et ceux qui veillent, les veilleuses dans une maison de soins.

Pour ma part, j’en ai connu de ces veilles d’examens qui n’étaient pas de tout repos. Veille d’un événement important comme une opération, où parfois l’insomnie nous gagne. Et voilà que l’on compte les heures.

La veille traverse la bible comme l’attitude la plus vraie, la plus juste de celui qui croit, qui espère et qui attend. « Regarde les étoiles » dit Dieu à Abraham. « Tiens-toi sur la montagne » dit-il à Elie qui a passé toute une nuit dans une grotte. « Vous ne pouvez veiller une heure avec moi » dit Jésus au jardin de Gethsémané à ses disciples qui tombent de sommeil. Le mot bivouac vient d’ailleurs du suisse-allemand : bei wachten, veiller auprès de. Se tenir ensemble.

Veiller, c’est d’abord comme craquer une allumette et allumer la mèche : éveiller ce qui en nous est endormis, éteint. Retrouver un premier regard. Un étonnement. Choisir chaque jour la vie. Raviver son amour pour les êtres et le monde qui nous entourent . Réveiller sa foi en son Dieu par le Christ qui est « lumière du monde ». Laisser l’Esprit nous enflammer.

Veiller n’est-ce pas aussi prendre soin comme on fait attention à ce que la cire ne vienne pas à couler, que la bougie soit toujours bien modelée ? Veiller, c’est faire attention que cette flamme en apparence si forte et belle ne se noie pas, qu’elle ne s’éteigne pas. Car on le sait bien : elle est fragile. Elle a besoin pour cela d’un espace autour d’elle, de paix, pour que l’espérance puisse briller comme aux creux de mains. Il faut l’alimenter cette flamme, la fortifier, la nourrir, l’oxygéner. Protéger ce qui est précieux, c’est briller davantage. Dans la suite des jours, c’est une invitation à mettre en évidence, éclairer de chaleur, porter un regard lumineux.

 

Et puis il y a une expression – bien de chez nous – mais qui parle toute seule : veille-toi ! Non seulement protéger sa flamme, mais aussi la garder des courants d’air, des coups de vent, des bourrasques inattendues. Peut-être qu’il y a aussi un mal en ce monde, souvent méconnu, nié, minimisé, mais qui est bien réel. Et de celui-ci aussi, il  faut se garder, veiller à ce qu’il ne devienne pas un consentement, une facilité, une emprise sur soi lorsque l’on garde la porte trop ouverte, un pouvoir dans sa vie qui nous éblouit. Veiller pour ne pas laisser ce qui est négatif, ce qui divise sournoisement prendre le dessus. Veiller au grain. c’est de la responsabilité de chacun pour plus de transparence et de vérité, pour plus de joie et d’éclat.

Alors « Veillez !» dit Jésus avec ce mot si riche de sens.

« Tu ne peux diminuer l’obscurité, mais tu peux faire grandir la lumière » dit le sage.

Prenons encore quelques instants pour regarder intensément cette bougie que nous avons allumée, et laissons-nous éveiller à cette Présence qui luit. Amen.

 

🙏🏼 Prions pour les autres

Seigneur,

En ce début d’Avent, tu nous appelles à devenir des veilleurs qui sauront garder au cœur de  la nuit une lumière allumée :

Celle de l’espérance qui regarde plus loin que l’inconnu.

Pour celles et ceux qui sont découragés, allume la lumière de la proximité !

Lumière de la paix pour celles et ceux qui sont éreintés, à bout de forces par le travail ou les obligations du quotidien. Viens redire ta promesse d’être en toi renouvelé et apaisé !

Lumière de l’amour pour celles et ceux qui ont été blessés, meurtris, touchés  par un conflit, une séparation, ceux que la  solitude enserre. Viens redire ta promesse d’être en toi, réconciliés et guéris pour marcher ensemble vers la fête de Noël qui vient.

Lumière de la foi pour tous ceux et celles qui sont assaillis par le doute ou la peur du lendemain. Viens redire ta promesse d’être toujours écouté et exaucé de bien des manières par tous les signes que tu déposes sur nos chemins.

Oui, donne-nous Seigneur d’être les veilleurs dont le monde a besoin pour tenir jusqu’au bout de l’attente, éveillés et bien vivants, porteurs de cette lumière à protéger et garder contre tout ce qui vient la menacer et l’éteindre.

Que durant ce temps de l’Avent, nous sachions garder le sens des priorités pour toujours aller à l’essentiel le cœur vaillant et l’esprit ouvert.

Habite de ton Esprit de douceur et de paix tout ce qui se prépare pour les jours à venir malgré la pandémie, comme toutes les personnes que nous te confions maintenant…

Que ce temps de l’Avent nous conduise sur les traces de ton Fils, lumière du monde qui fait le jour en toute obscurité, par l’Esprit de vive clarté. Amen

 

🙌 Bénédiction

La bénédiction que nous vous proposons emprunte les mots à Ambroise de Milan (340-397) :

Ô mon Dieu, que la nuit je me souvienne de ton nom ; que jamais le sommeil, le plaisir, mes manques ne me fassent oublier l’honneur que je te dois.

Te méditant chaque jour, que je garde mon âme tournée et élevée vers toi.

Que rien ne puisse arrêter le vol de ma prière, afin que même la nuit mon cœur s’unisse à toi, à qui reviennent gloire et honneur aujourd’hui et à jamais.

Bonne entrée dans le temps de l’Avent !

Chaque dimanche soir à 19h, nous sommes invités à allumer une bougie devant notre fenêtre en signe de solidarité, soutien et de proximité. Belle semaine à vous.