Revenir à la maison

Liberté, homme, freedom

C’est à l’unisson de l’orgue et du hautbois, de l’œuvre de Josef-Gabriel Rheinberger andante pastorale pour hautbois et orgue que nous nous accueillons aujourd’hui. Soyez les bienvenu·e·s.

👋 Accueil

« Le Seigneur est bienveillant et compatissant, patient et d’une immense bonté »

C’est avec ces mots que je vous accueille comme un portique d’entrée, dans cette bienveillance qui nous est donnée, cette compassion qui pardonne, cette patience qui espère et cette bonté qui nous relie les uns aux autres.

Oui, en ce 4e dimanche de Carême, il est bon d’avoir parfois sur notre chemin, des rappels que si la marche est longue, les passages difficiles, il y a un soutien qui nous est offert, mais aussi un retour possible vers le Père de toute vie.

🕯 Prière d’ouverture

Seigneur,

Nous ne pouvons venir à toi que si tu viens à nous, nous ne pouvons nous tourner vers toi, que si déjà tu nous attends et nous précèdes pour nous accueillir tels que nous sommes.

Merci d’être là, avant toute chose, comme Celui qui espère être trouvé, car c’est toi qui nous appelles, c’est toi qui nous pries de venir à toi, avec simplicité et cœur.

Tu nous donnes le temps pour recevoir à nouveau la force qui relève, la sève qui circule, la lumière qui nous éclaire, l’amour qui nous comble.

Nous voici Seigneur, pour te confier ces instants au souffle de ton Esprit, et par toute notre vie en Jésus-Christ, Amen

 

« Dans nos obscurités, allume le feu qui ne s’éteint jamais »

 

Revenir sur ses pas. Retrouver ces racines, remettre au centre comme une :

🙂 Prière de retour

Seigneur,

Il n’est pas facile de renoncer pour s’ouvrir

De dire non pour mieux accueillir

De faire de la place pour te servir

Sur notre chemin de Carême, apprends-nous à choisir

Pour mieux t’appartenir

Seigneur,

Il n’est pas facile de se tourner vers la nouveauté

plutôt que de retourner vers le passé

D’aller vers demain plutôt qu’hier

Et de vivre chaque instant comme un présent

Sur notre chemin de Carême, apprends-nous à aimer

la vie avec ses ombres et ses beautés

Seigneur,

Il n’est pas facile de se protéger de tout ce qui vient nous agresser

De résister à ce qui vient nous détourner,

de lutter contre tout ce qui vient nous attrister

Sur notre chemin de Carême, apprends-nous

à mieux nous enraciner dans ta Parole, pour avancer avec courage et volonté, Amen

 

Jeune Fille, À Pied, Ours En Peluche, Enfant, Marche
Tout quitter, tout abandonner… Sauf l’essentiel !

📖 Evangile de Luc 15, 11-24

Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : « Mon père, donne-moi la part de notre fortune qui doit me revenir. » Alors le père partagea ses biens entre ses deux fils. Peu de jours après, le plus jeune fils vendit sa part de la propriété et partit avec son argent pour un pays éloigné. Là, il vécut dans le désordre et dissipa ainsi tout ce qu’il possédait. Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à manquer du nécessaire. Il alla donc se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans ses champs garder les cochons. Il aurait bien voulu se nourrir des fruits du caroubier que mangeaient les cochons, mais personne ne lui en donnait. Alors, il se mit à réfléchir sur sa situation et se dit : « Tous les ouvriers de mon père ont plus à manger qu’il ne leur en faut, tandis que moi, ici, je meurs de faim ! Je veux repartir chez mon père et je lui dirai : mon père, j’ai péché contre Dieu et contre toi, je ne suis plus digne que tu me regardes comme ton fils. Traite-moi donc comme l’un de tes ouvriers ». Et il repartit chez son père.

Tandis qu’il était encore assez loin de la maison, son père le vit et en eût profondément pitié : il courut à sa rencontre, le serra contre lui et l’embrassa. Le fils lui dit alors : « Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne que tu me regardes comme ton fils »

Mais le père dit à ses serviteurs : « Dépêchez-vous d’apporter la plus belle tunique et mettez-la-lui ; passez-lui un anneau à son doigt et des sandales à ses pieds. Amenez le veau gras que nous avons engraissé et tuez-le ; nous allons faire un festin et nous réjouir, car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et je l’ai retrouvé. » Et ils commencèrent à faire la fête.

Silhouette, Père Et Fils
Un père, un fils…

💬 Message

 

 

Quel bonheur que de revenir chez soi à la maison après être allé « prendre l’air », surtout s’il était froid. Aussitôt franchi la porte, une douce chaleur vous envahit. Le familier se rappelle à vous : voici ce que nous avons laissé, l’espace de quelques instants : un journal ouvert, peut-être un bouquet de fleurs dans un vase qui nous sourit… Nous reprenons souffle. Nous respirons une nouvelle quiétude. Oui, il est bon se retrouver à la maison.

Enfant, cela évoquait pour moi un sentiment de protection et de sécurité. Un cocon familial où il faisait bon se retrouver. Chacun avec ses habitudes, ses espaces, ses activités.

Ne parle-t-on pas d’une maison comme d’un foyer ? C’est bien pour dire ce qui nous réchauffe dans une intimité.

Nous sommes tous attachés à des lieux, mais également à des souvenirs. Maisons d’autrefois qui nous ont marqués, églises ou temples qui nous ont accueillis, baptisés ou confirmés. Certains Neuvevillois ont besoin de voir la « Tour rouge », celle qui sonne les heures, comme un repère à leur quotidien.

On passe sous la Tour Rouge.

Nous avons tous nos racines, lointaines ou proches qui évoquent ce sentiment fort d’appartenance. Si notre vie était une maison, quelle en serait l’apparence ? Comment la verrions-nous ? Quelle forme prendrait-elle pour les autres ?

Le fils cadet de la parabole éprouve un jour le besoin de quitter la maison de son père. Pour devenir, il faut parfois quitter. Se séparer. Besoin de faire ses propres expériences, avec peut-être le sentiment « d’étouffer » chez lui, à vivre avec un frère aîné qui semble être le fils modèle. Et que dire de ce père pas forcément parfait. Idéaux de l’adolescence rebelle ? On ne sait pas quelles sont les raisons profondes qui le poussent à tout quitter, sauf un immense besoin de liberté, mais aussi de s’éloigner. De prendre de la distance.

Seulement, lorsque les ressources ont tari. Quand ce fils se retrouve sans toit parmi les cochons, le voilà qui se souvient… Il se souvient du pain et de la satiété. Il lui revient peut-être au ventre ce sentiment d’être comblé. En paix. Comme le sont les ouvriers de son père. Il lui revient peut-être le souvenir de ce qu’est une maison où l’on peut entrer. Mais plus que tout, il se souvient d’une présence. Une présence qui est là. Comme un re-père. Comme un roc à qui il dira les mots préparés dans sa tête.

Alors il se lève et va, nous dit la parabole « vers son père ». Son père qui représente tout de la maison. Peut-être les fondations, solides. Peut-être une sécurité, mais aussi une autorité : « Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils… ». Quelle image se fait-il de lui ?

Ce qui est bouleversant dans ce retour, c’est que le père voit son fils alors qu’il est encore loin. Il laisse exprimer sa joie et sa spontanéité : il sort de chez lui et court, l’embrasse plein d’émotions. Mais bien plus il coupe la parole à son fils, pour qu’on le revête de la plus belle robe, qu’on mette un anneau à son doigt, des sandales à ses pieds et qu’on tue le veau gras. Ce mi-chemin parcouru par l’un et l’autre est magnifique. Le père ne se contente pas d’ouvrir sa porte. Il va chercher pour faire entrer. Non pas le repenti ou le pauvre, mais bien le fils retrouvé. Il offre :

  • un baiser pour dire qu’il n’est pas impur ou intouchable. Et lui fait part de sa tendresse.
  • la plus belle tunique pour le revêtir de pardon et de dignité.
  • un anneau à son doigt pour dire qu’il est toujours son fils, qu’il fait partie de la maison, et partager ainsi une même responsabilité.
  • des sandales aux pieds pour dire qu’il n’est pas un esclave en mettant une chaîne à ses pieds pour qu’il ne parte plus, mais qu’il est et qu’il reste un homme libre, libre d’aller, libre de marcher… l’amour du Père n’enferme pas…
  • un veau gras: signe de la fête, signe de la joie.

Ne sommes-nous pas toujours tous et toutes en marche vers le Père, qui nous devance, nous accueille en courant à notre rencontre ?

La vie n’est-elle pas ce long chemin vers cette maison où nous trouverons ce qui nous a manqué : un amour offert sans condition. Bien plus que du pain : la joie qui déborde et qui aimerait se partager généreusement.

 

Le Feu, Refroidissement Éolien
Un foyer, une maison, un cocon

 

🙏🏼 Prions ensemble

Seigneur,

Tu es un Père qui nous laisse la liberté d’être ce que nous sommes, et même de nous perdre, mais toujours, tu espères notre retour. Ton amour nous attend et nous accueille avec générosité. Il ne cesse de venir à notre rencontre pour nous bousculer et nous étonner. Merci Seigneur de cette découverte !

Mais pardon aussi pour toutes les fois où, comme le fils cadet, nous fuyons ta présence, jusqu’à nous éloigner de toi. Pardon pour tout ce qui ne se vit pas dans ton amour. Pardon pour le temps perdu et tout ce que nous cherchons vainement.

Donne-nous de savoir revenir avec un cœur ouvert et attentif, en acceptant le regard bienveillant que tu poses sur nous. Nous te demandons Seigneur, de nous apprendre la vraie liberté. Non pas celle qui quitte, mais celle qui reste en lien. Nous te prions aujourd’hui pour ceux qui sont à la recherche de relations à retrouver ou à créer, à réconcilier ou à tisser. Guide chacun dans cet avenir à inventer.

Quand nous nous dispersons au dehors, donne-nous de faire halte au dedans pour te découvrir à nouveau comme le Dieu présent dans la paix et le recueillement.

Nous te prions pour ceux qui ont perdu une part de leur liberté, les prisonniers, les malades, les personnes souffrant d’une dépendance : accompagne-les, afin qu’ils puissent retrouver un sens et une espérance, une santé et une alliance. Nous pensons enfin à toutes les familles, pour que tu les encourages à grandir dans l’attention et la patience, le respect et l’amour des uns et des autres.

Seigneur, tu nous apprends à être tes enfants. C’est un privilège. C’est un magnifique appel. C’est une exigence. Que nous puissions toujours te reconnaître comme « Notre Père, qui es aux cieux.. » Amen

Chant Alléulia 31-32 : Ils ont marché au pas des siècles

« Ils ont marché au pas des siècles vers un pays de joie, ils ont marché vers la lumière pour habiter la joie. Écoute, écoute, surtout ne fais pas de bruit, on marche sur la route, on marche dans la nuit. Écoute, écoute, les pas du Seigneur vers toi, il marche sur ta route, il marche près de toi ».

 

🤲 Bénédiction

Que Dieu vienne à votre rencontre, pour vous donner de goûter à la joie d’être en sa présence qui est comme une maison qui nous accueille comme une alliance en son Nom.

Qu’il vous bénisse et vous garde par son Esprit et en Jésus-Christ qui nous appelle de la mort à la vie toujours nouvelle dès aujourd’hui !

Jean-Emmanuel FILET hautbois: Pascal JEAN regina caeli tiré des 4 antiennes mariales de Jean-Emmanuel FILET.

 

Bon dimanche et belle semaine.

Des sommets à nos profondeurs

Montagnes et ciel

Dans l’Antre du Roi de la Montagne – Peer Gynt – Edvard Grieg

Accueil

Nos vies sont agitées et troublées. On a de la peine à percevoir un avenir, à dessiner ce que sera demain… Et après-demain. Les soucis, les doutes, les fardeaux ne nous épargnent pas. Il nous arrive d’être fatigués. Rien de plus normal !

C’est dans ces moments particuliers qu’il est bon de pouvoir s’arrêter pour un temps. De se mettre à l’écart, dans sa chambre, dans la nature, au sommet d’une montagne. Pour déposer nos soucis, nos fatigues, et nos peines. Pour nous laisser accueillir par le Christ vivant. Pour faire silence et écouter sa Parole.

Jésus-Christ nous accueille ce matin en nous offrant son amitié.

Comme personne, il nous donne sa paix, son amour, sa consolation pour que nous vivions ce temps de communion tous ensemble le cœur au repos et l’esprit apaisé.

Prenez quelques instants pour accueillir cette présence en vous.

L'Homme, Séance, Retour, À La Recherche, Vue, Haute
 

Prière de louange : Psaume 15

O Éternel ! Qui séjournera dans ta tente ? Qui demeurera sur ta montagne sainte ?

Celui qui marche dans l’intégrité, qui pratique la justice et qui dit la vérité selon son cœur. Il ne calomnie point avec sa langue, il ne fait point de mal à son semblable, et il ne jette point l’opprobre sur son prochain. Il regarde avec dédain celui qui est méprisable, mais il honore ceux qui craignent l’Éternel ; il ne se rétracte point, s’il fait un serment à son préjudice. Il n’exige point d’intérêt de son argent, et il n’accepte point de don contre l’innocent.

Celui qui se conduit ainsi ne chancelle jamais.

https://youtu.be/nLM0GiihIbs

Magnificat, magnificat, magnificat anima mea Dominum Magnifie, magnifie, magnifie le Seigneur, ô mon âme

Chant de Taizé

 

Lectures

Moïse gravit la montagne pour aller vers Dieu. D’en haut, Dieu l’appela et lui dit : Voici comment tu parleras aux descendants de Jacob et ce que tu annonceras aux Israélites : « Vous avez vu vous-mêmes comment j’ai traité les Égyptiens et comment je vous ai portés comme sur des ailes d’aigles pour vous faire venir jusqu’à moi. Maintenant, si vous m’obéissez et si vous restez fidèles à mon alliance, vous serez pour moi un peuple précieux parmi tous les peuples, bien que toute la terre m’appartienne. Mais vous, vous serez pour moi un royaume de prêtres, une nation sainte. » Telles sont les paroles que tu transmettras aux Israélites. Moïse retourna au camp, convoqua les responsables du peuple et leur transmit toutes les paroles de l’Éternel.

Livre de l’Exode 19, 3-7

Lever Du Soleil, La Lumière Du Soleil
 

Six jours plus tard, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmena sur une haute montagne, à l’écart, eux seuls. Là, il fut transfiguré devant eux : ses vêtements devinrent éblouissants et si parfaitement blancs que personne sur la terre ne peut produire une telle blancheur. Alors Elie leur apparut, avec Moïse ; ils parlaient tous deux avec Jésus. Pierre s’adressa à Jésus et lui dit : « Maître, il est bon que nous soyons ici. Nous allons dresser trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie. » En fait, il ne savait ce qu’il disait, car ils étaient tous les trois remplis de peur. Une nuée se forma alors et les enveloppa. Une voix en sortit : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le. Aussitôt les disciples regardèrent autour d’eux, et ils ne virent plus personne, sinon Jésus, qui était seul avec eux. Pendant qu’ils descendaient de la montagne, il leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils venaient de voir, jusqu’à ce que le Fils de l’homme ressuscite d’entre les morts. Ils obéirent à cet ordre, mais discutaient entre eux sur ce que « ressusciter d’entre les morts » voulait dire.

Évangile de Marc 9, 2-10

Nature, Paysage, Paix, Prairie, Nuage, Roches, Bleu

Méditation

Allons, chers Amis, sur la montagne du Seigneur.

La montagne est ce trait d’union entre ciel et terre, ce lieu à l’écart où l’humain s’élève et où le Divin s’abaisse. Ce lieu où il est possible de goûter à un sentiment d’éternité, de vivre quelque chose de l’ordre de la révélation. Ce n’est sans doute pas sans raison qu’il y a des croix au sommet des montagnes, pour signifier ainsi que ce lieu a une dimension particulière.

Aujourd’hui, nous voici en marche vers la montagne, à la rencontre du Seigneur.

Dans l’histoire du peuple de Dieu, c’est sur la montagne que Dieu s’adresse à l’humain. Elle est cet endroit privilégié de la rencontre et de l’intimité avec Dieu. Le texte de l’Exode nous raconte comment Moïse reçoit des paroles de Yahvé sur le Mont Sinaï. Comment le Divin se révèle, se dévoile.

L’Évangile de Marc nous fait devenir témoins de la transfiguration, révélation de la gloire à venir. Et sans doute que, comme Pierre, nous aimerions faire durer ce moment au point d’y construire des tentes et de s’établir : « Il est bon que nous soyons ici… » Mais non ! Ce n’est qu’une ouverture fugace, un éclat de lumière, un rayon de soleil…

Aller sur la montagne pour être plus près de Dieu. Comme si l’altitude nous rapprochait de Dieu ! Aller sur la montagne pour prendre de la hauteur, pour quitter le quotidien, les bruits de nos activités. Aller sur la montagne. Oui, mais laquelle ? Le Chasseral ? Le Creux-du-Van ? Le Cervin ? Sans doute que chacune pourrait revendiquer, et sans rougir, le titre de Montagne de Dieu.

Paysage, Nature, Montagnes, Alpine, Nuages, Ciel
 

On s’en doute, le lieu géographique importe peu finalement. On se souvient des paroles de Jésus à la Samaritaine :

« Crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. »

Évangile de Jean 4

Alors, si le lieu n’est pas essentiel, où aller à la rencontre du Seigneur ? Où s’élever ?

Aussi étrange que cela paraisse, je crois que c’est en descendant en nous-mêmes, dans nos profondeurs, en allant à la rencontre de notre humanité, pleine et entière, faite de certitudes et pétrie de doutes, que nous nous mettrons à l’écoute de l’Esprit de Dieu qui murmure en nous. Plus nous nous enfoncerons dans notre intimité, plus nous ouvrirons, plus nous élèverons, tout notre être vers Dieu.

Cette descente, vraie et sincère, n’aura certainement rien d’une promenade de santé, et elle pourrait bien exiger autant d’efforts et de courage que l’ascension d’une montagne. Elle nous conduira à découvrir toujours et à nouveau ce Dieu qui est à la fois présent dans notre intime humanité et plus que tout ce que nous pouvons imaginer.

Pour nous mettre en route sur ce chemin, il est indispensable de se défaire des fardeaux que nous portons, de tout ce qui ralenti notre marche, tous nos superflus que nous emportons comme des sécurités, pour ne garder que l’essentiel.

L'Homme, Personne, Activités De Plein Air, Sac À Dos
 

Depuis quelques jours, nous sommes entrés dans le temps du carême. Il nous conduit à Pâques, à la lumière et à la vie. Il nous tarde d’y être déjà ! Mais le chemin jusqu’à ce matin-là peut nous paraître long, trop long peut-être. Et il nous fera passer par une autre montagne, celle du Golgotha, celle de la crucifixion. Ce lieu de la révélation, une de plus, où Jésus s’abaisse au point de donner sa vie pour que le monde s’élève vers Dieu.

Ces semaines qui s’ouvrent sont une opportunité offerte pour réfléchir à ce qui est pesant dans nos vies et ce à quoi nous pourrions renoncer… pour un temps du moins. Et aller ainsi à la rencontre de Dieu tout au fond de nous.

Et si, aujourd’hui, nous faisions le choix de laisser le superflu, pour ne prendre que notre essentiel et monter ainsi à la Montagne du Seigneur ?

Cette montagne qui n’est ni ici ni là-bas, vous l’avez bien saisi, mais tout au fond de nous, au plus bas de nous. Dans cette profondeur qui nous révélera qui nous sommes en vérité dans le murmure de l’Esprit et sous le regard bienveillant et accueillant de Dieu.

Allons, chers Amis, allons, à la rencontre de Dieu. Il est là. Il nous attend. Il nous accueille. Il nous aime. Il est bon que nous soyons ici.

Prière des uns avec les autres, et pour le monde

Oui, Seigneur, il est bon que nous soyons ici. En ta présence bienfaisante. Réunis, et unis avec tous ceux qui ne sont pas là, nous nous tournons vers toi dans la prière.

En ce temps de carême, apprends-nous toujours et à nouveau à vivre de l’essentiel, à faire la différence entre ce que nous recevons et ce que nous croyons posséder.

Nous t’apportons tous ceux et toutes celles qui vivent des temps difficiles, faits d’incertitudes, de peurs, d’angoisses. Puisses-tu leur donner de ta lumière et sois pour eux tous leur espérance. Fais de nous des témoins de ton action dans le monde.

Nous te nommons aussi toutes les personnes qui nous ont demandé de prier pour elles et les situations qui occupent nos pensées. Nous te demandons de pardonner nos mots parfois maladroits et balbutiants, pour dire notre confiance en toi et en ton action dans nos vies.

Nous te prions pour les dirigeants et ceux qui assument des responsabilités à travers le monde. Guide-les, par ton Esprit de vérité, à prendre les décisions qui n’excluront pas les plus faibles, mais qui les mettront à la première place.

Pour nous-mêmes, pour nos familles et nos proches, pour ceux et celles que nous connaissons et pour ceux et celles que nous ne connaissons pas. Seigneur, nous te prions.

Jésus le Christ, lumière intérieure, ne laisse pas mes ténèbres me parler… Jésus le Christ, lumière intérieure, donne-moi d’accueillir ton amour.

Bénédiction

Reste avec nous, Seigneur. Aux heures de joie, aux heures de tristesse, dans la nuit du monde et la clarté de ta présence.

Reste avec nous, Seigneur. Pour raviver notre foi, pour être les prochains de nos prochains, dans nos solitudes et nos rencontres.

Reste avec nous, Seigneur. Aujourd’hui et demain. Ouvre-nous à ta joie afin qu’elle rayonne au plus profond de nous. Conduis-nous sur nos chemins.

À chacun et chacune, tu dis : « Va avec la force que tu as. »

Bon dimanche et belle semaine à chacune et chacun.

Eugene Bozza(Soir Dans Les Montagnes)

Un feu sur la terre

Un feu sur la terre

 

Accueil

Le Duo Ambre a interprété la Danse rituelle du feu de Manuel de Falla (1876-1946) et donne ainsi le thème à ce culte autour du feu. Feu de bois bienvenu en ces temps d’hiver qui nous réchauffe. Et aussi feu intérieur de l’Esprit qui brûle en nous et réchauffe tout notre être, ravivant notre foi et notre espérance.

« Ils virent là un feu avec du poisson posé dessus et du pain », Jean 21, 9

Cher ami lecteur, chère amie lectrice,

Voici à nouveau notre rendez-vous hebdomadaire qui aimerait vous rejoindre là où vous êtes : bien au chaud dans votre intérieur. Peut-être aurez-vous à cœur d’allumer une bougie pour vous éclairer. Il sera justement question de chaleur pour ce culte que nous avons écrit ensemble : John Ebbutt et Jean-Marc Leresche, sur la base d’un tableau de Myriam Leresche, intitulé « Terre de feu ». Ce dernier sollicitera aussi votre regard et votre méditation, de manière à ce que nous soyons en liens les uns avec les autres par la beauté, les couleurs, la créativité, tout comme la Parole et la prière qui unissent. Nous vous souhaitons ainsi d’entrouvrir votre vie à la vive lumière d’un feu divin qui vient nous habiter. Que ce temps de culte soit pour chacun nourrissant !

Ouverture

« Ranime la flamme du don de Dieu qui est en toi », 2 Timothée 1, 16

Seigneur, notre Dieu,

Tu as placé en nous un don, une flamme : c’est la confiance et la foi. Aide-nous à en prendre soin, à raviver cette flamme aux heures sombres, afin qu’elle éclaire notre vie et nos relations.

En ce temps de culte, où nous sommes encore éloignés les uns des autres, apprends-nous, toujours et encore, à vivre de ce don que tu as déposé en nous et à le faire briller tout autour de nous, nous réchauffant et nous éclairant.

Seigneur, notre Dieu,

Nous t’apportons aussi toutes celles et tous ceux qui peinent à garder ce feu vivant en eux. Que ton Esprit les visite et ravive la flamme de l’espérance.

Amen.

Viens esprit de sainteté
Viens esprit de lumière
Viens esprit de feu
Viens nous embraser
Viens esprit du père, sois la lumière
Fais jaillir des cieux, ta splendeur de gloire
Viens esprit de sainteté
Viens esprit de lumière
Viens esprit de feu
Viens nous embraser
Esprit d’allégresse, joie de l’église
Fais jaillir des cœurs le chant de l’agneau
Viens esprit de sainteté
Viens esprit de lumière
Viens esprit de feu
Viens nous embraser
Fais-nous connaître l’amour du père
Et révèles-nous la face du Christ
Viens esprit de sainteté
Viens esprit de lumière
Viens esprit de feu
Viens nous embraser

Foyer

« N’y avait-il pas un feu qui brûlait au-dedans de nous quand il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures ? », Luc 24, 32

Seigneur,

Dis-moi qui tu es, pour que je te connaisse, comme moi je suis connu

Tu es la Parole qui éclaire et la présence qui rayonne

Tu es le torrent qui dévale et la fontaine qui coule.

Tu  est la flamme qui dévore et le feu qui réchauffe.

Tu es le roc qui m’abrite et la pierre qu’on rejette.

Tu es la soif qui me brûle et la source qui m’apaise.

Tu es le soleil de midi et la lumière dans mes doutes.

Tu es l’ami fidèle et l’étranger sur ma route.

Tu es l’huile sur la plaie et le glaive de feu.

Tu es le levain de la pâte et le vin qui fermente.

Tu la faim qui tenaille et le pain qui nourrit.

Tu es l’ami que je cherche et l’importun à ma porte.

Tu es le chemin qui s’ouvre et la demeure qui m’accueille.

Tu es le visage du Père et le visage de l’ami.

Tu es ce foyer incandescent où nous retrouvons vie

Tu es Notre Dieu ! Merci !

Message

« Je suis venu allumer un feu sur la terre et combien je voudrais qu’il soit déjà allumé ! », Luc 12, 49

Nous vous invitons à regarder ce tableau avec attention. Quelles sont vos premières impressions ? Que fait-il naître comme émotions ? Vers quoi suis-je attiré ? Le ciel, la terre, les nuages, le feu ?  Y a-t-il un mouvement ?

Terre de Feu
Terre de Feu par Myriam Leresche

Comment comprendre ce feu sur la terre ? Détruit-il comme des flammes qui ravagent tout sur leur passage ? Ou est-ce que ce sont les nuages blancs qui se reflètent en jeu de miroir avec un orange flamboyant sur la terre ?

Sur la droite on semble deviner un buisson calciné. C’est vrai, le feu peut être destructeur. On dit qu’il dévore… Ce qui ravage notre terre depuis bientôt une année laissera bien des traces calcinées ici et là… Mais son passage favorise aussi une nouvelle végétation.

Mais pour ma part, la vivacité des couleurs chaudes qui vont de l’or au rougeoyant me rappelle ces feux de joie – crépitement des flammes nées d’un foyer allumé, danse du feu qui s’élève dans la nuit, douce chaleur qui réchauffe le visage et le corps… Mais aussi par contraste il y a une fraicheur dans le ciel entre eau et air, qui rend ce tableau équilibré et vivant. Comme si tout se répondait pour trouver sa place. Ou plutôt rendre notre terre habitée de ce qui ne peut que se propager comme des étincelles qui font briller le regard, comme des flammèches qui dilatent le cœur, comme le courage qui ne peut s’éteindre ni la foi se consumer à la lumière d’une parole de Jésus. « Je suis venu allumer un feu sur la terre », dit-il.

Le Feu, Activités De Plein Air, Nature
 

Allumer un feu de bois, c’est délicat. Il y a des feux qui s’embrasent tout seul, mais il suffit qu’il y ait du vent, que le bois soit encore vert, le temps humide, l’air froid, que l’on soit impatient ou distrait, alors faire du feu devient plus difficile. Voilà que ça fume, que le foyer s’éteint, qu’il faut s’y reprendre à plusieurs fois…

Quelques brindilles, du petit bois, une ou deux feuilles de papier, des bûches, une ou plusieurs allumettes, nous avons tous appris à faire naître de ces belles flammes claires qui jaillissent du bois qui crépite. C’est fascinant et c’est beau un feu vif qui luit.

Accueillir l’Esprit, laisser l’amour de Dieu nous enflammer c’est retrouver une ferveur, un vieux mot qui vient de feu ardent. Combien de feu se sont éteints alors qu’ils étaient pleins de promesses ? Ils n’étaient qu’un « feu de paille »….

Seulement la difficulté n’est pas de recevoir le feu, mais plutôt de l’entretenir. Car on dit d’un feu qu’il meurt, qu’il s’éteint, qu’il s’étouffe…

Oui, la flamme de la confiance n’est pas un acquis, reçue une fois pour toute, qui ferait plus ou moins partie de chacun.

Non, la flamme spécifique de l’Esprit, flamme de la Pentecôte, flamme d’un don, d’un Amour malgré toute la vigueur qu’elle peut créer, est aussi fragile, vulnérable, à la merci des coups de froid, mais aussi de l’inattention lorsque le bois vient à manquer. Elle peut se perdre lorsqu’il n’y a plus assez d’oxygène, de chaleur, d’espace pour l’alimenter. Alors le feu est en danger.

Comment nourrir son feu intérieur ? Comment rendre à notre terre un feu vivant, fait de chaleur humaine, d’espoirs éveillés, de signes éclairés ?

Sur le tableau le feu semble venir à nous. On dirait qu’il nous rejoint tout en ouvrant un large espace pour respirer, pour regarder plus haut, pour « s’encieler ». Il fait coexister les éléments.

Sunset, Sun, Nature, Abendstimmung, Ciel
 

« Je suis venu allumer un feu » dit Jésus: ne laissons pas la fatigue, l’oubli, les critiques, le manque, éteindre ce feu qui se nourrit à une Parole de vie, qui se renouvelle autour d’un foyer commun, qui s’oxygène dans la prière, qui désire prendre toujours plus de place en nous et autour de nous : feu sur la terre qui vient nous embraser.

On dirait presque sur le tableau qu’il « y a le feu au lac » pour reprendre une expression de chez nous ! Qu’aujourd’hui même la flamme de l’Esprit de Dieu, puisse briller et crépiter en nous avec joie pour qu’à l’image du Ciel elle réchauffe notre terre. Amen

Flammes à partager les uns avec les autres

« Il leur apparut alors comme des langues de feu et il s’en posa sur chacun d’eux », Actes des Apôtres 2,3

Un jour, Seigneur, ton Esprit a délié les langues pour te rendre témoignage. Un jour, Seigneur, ton feu a dépassé toutes les frontières pour annoncer ta gloire. Et tous se comprenaient.

Aujourd’hui, encore, la prière est cette langue qui dépasse les frontières et les mots. Mettons-nous à l’écoute de ton Souffle qui vient se déposer sur chacun et chacune qui nous fait parler et prier ; qui fait de nous tes témoins dans le monde.

Nous unissons nos cœurs, nos mains, nos bouches pour t’apporter tous nos soucis, nos doutes, nos espoirs, tout ce qui nous échappe et que nous maîtrisons pas. Nous te prions pour nos frères et nos sœurs d’ici et d’ailleurs.

Nous te remettons ceux que nous aimons et soutenons par notre communion, ainsi que les situations qui nous préoccupent.

Reçois notre prière pour tous ceux et toutes celles qui aident et soutiennent au-delà des frontières et des langues. Pour tous ceux qui parlent le langage de l’amour et de la fraternité.

Nous te prions aussi et surtout pour tous ceux qui ne connaissent que des mots de feu, destructeurs et violents. Qu’ils découvrent à leur tour que ce feu peut devenir chaleur et lumière.

Aujourd’hui, comme ce jour-là où ton Esprit a délié les langues, nous voulons aussi placer toute la confiance que nous mettons en toi. Inspire-nous des mots chaleureux, des mots lumineux. Et, Seigneur, nous faisons silence : « Parle, Seigneur, ton serviteur, ta servante, écoute… ». Amen

Dans nos obscurités
Allume le feu qui ne s’éteint jamais
Qui ne s’éteint jamais
Dans nos obscurités
Allume le feu qui ne s’éteint jamais
Qui ne s’éteint jamais

Envoi

« N’éteignez pas l’Esprit ! », 1 Thessaloniciens 5, 19

Que l’Esprit de Dieu vous habite comme une flamme avec douceur et force pour qu’il vous donne de rayonner avec paix

Que l’Esprit ravive vos cœurs d’amour et de chaleur, comme une bénédiction qui vous habite avec bonheur.

Amen.

Merci à Myriam Leresche d’avoir mis son tableau à disposition de notre méditation. Retrouvez celui-ci et beaucoup d’autres sur son site myacrylique.wordpress.com.  

Nous nous quittons avec Feux d’artifice de Claude Debussy (1862-1918), interprété par Guillaume Coppla.

Bon dimanche et belle semaine !

Un signe de la main

Jeu de mains

Ce sont les mains talentueuses de Sophie Chambat, Laura Nicogossian, interprétant la Danse Hongroise N°5 de Brahms qui nous accueillent pour ce rendez-vous.

👋 Bienvenue

Bienvenue à vous pour ce premier dimanche du mois de février, de la part de ce Dieu qui nous invite à nous tenir en sa Présence. Qu’il puisse étendre sa main sur chacun de nous ! Qu’il puisse nous porter, nous protéger, nous abriter au creux de sa paix, nous garder dans l’espace de son amour. A chacun est aussi adressé un signe de la main, comme un geste d’accueil amical !

Vous pouvez télécharger une version imprimable.

🙏🏼 Prière

Voici ce moment offert, Dieu notre Père, où nous pouvons nous reposer en toi, pour retrouver force et tranquillité, calme et assurance.

Voici ces instants offerts, Seigneur Jésus, où nous pouvons écouter une Parole venant de toi, la laisser nous rejoindre pour nous éclairer avec douceur et joie.

Voici l’invitation offerte à accueillir ton Esprit, qu’il vienne nous faire goûter à ta paix et à cette Alliance de tous les jours, en gardant les mains ouvertes pour te rencontrer, pour t’offrir à notre tour, nos vies toutes entières, à ta lumière. Amen

 

Je suis le Seigneur ton Dieu qui t’ai fait sortir de la maison d’Egypte.

voici une affirmation tant de fois répétée dans la Bible. En hébreu, le mot Égypte veut aussi dire angoisses au pluriel, ou  peurs. On pourrait ainsi traduire : « Je suis l’Éternel ton Dieu qui t’ai fait sortir du pays de tes angoisses, de la maison de tes peurs, de tout ce qui est sombre, de tout ce qui t’enferme ». Il paraît même que l’expression « n’aie pas peur » se retrouve 365 fois dans la bible. Il y en aurait une pour chaque jour !

🤲 Demande du pardon

Seigneur notre Dieu,

Lorsque nous sommes pris par le froid et l’obscurité, par la peur et l’inquiétude… Lorsque nous ne savons plus comment continuer… Viens nous délivrer !

Nous aimerions suivre ton chemin, marcher dans la clarté … Mais nous sommes si souvent partagés et divisés que nous avons de la peine à tenir nos promesses de fidélité…

Nous aimerions vivre dans ta liberté, marcher dans la paix du Christ… Et si souvent nous nous enfermons dans l’Égypte de nos angoisses… Que ta Parole soit source de vie… Qu’elle vienne nous délivrer !

J’ai vu la misère de mon peuple en Égypte… et je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de ce pays vers une terre fertile et vaste, une terre où ruissellent lait et miel…

(Ex 3, 8.17).

Promesse de terre à habiter ensemble, de fertilité, de saveurs retrouvées. Promesse de confiance et d’espérance à faire germer. Que Dieu nous délivre et nous pardonne, qu’il nous donne de nous réjouir encore et de croire de tout notre cœur à son amour vainqueur !

Quand s’éveilleront nos cœurs
À la voix du Dieu vivant,
Nous retrouverons la source du bonheur.
Quand se lèveront nos mains
Pour chanter le Dieu vivant,
Nous retrouverons l’espoir des lendemains.

1. Il saura briser nos armes,
Il saura changer nos cœurs.
Il viendra sécher nos larmes,
Il viendra chasser nos peurs.

Quand s’éveilleront nos cœurs
À la voix du Dieu vivant,
Nous retrouverons la source du bonheur.
Quand se lèveront nos mains
Pour chanter le Dieu vivant,
Nous retrouverons l’espoir des lendemains.

2. Plus de nuit sur notre terre,
Il sera notre flambeau.
Plus de haine ni de guerre,
Il nous ouvre un ciel nouveau.

Quand s’éveilleront nos cœurs
À la voix du Dieu vivant,
Nous retrouverons la source du bonheur.
Quand se lèveront nos mains
Pour chanter le Dieu vivant,
Nous retrouverons l’espoir des lendemains.

3. Il habite avec les hommes,
Le vieux monde peut mourir.
Il annonce son Royaume,
Il nous ouvre l’avenir.

Quand s’éveilleront nos cœurs
À la voix du Dieu vivant,
Nous retrouverons la source du bonheur.
Quand se lèveront nos mains
Pour chanter le Dieu vivant,
Nous retrouverons l’espoir des lendemains.

📖 Lecture

Jésus retourna dans la synagogue. Il y avait là un homme dont la main était paralysée. Les Pharisiens observaient attentivement Jésus pour voir s’il allait le guérir un jour du sabbat, car ils voulaient l’accuser. Jésus dit à l’homme dont la main était paralysée : « Lève-toi, là, devant tout le monde ». Puis il demanda à ceux qui regardaient : « Que permet notre loi ? de faire du bien le jour du sabbat ou de faire du mal ? de sauver la vie d’un être humain ou de le laisser mourir ? » Mais ils ne voulaient pas répondre. Jésus les regarda tous avec indignation ; il était en même temps profondément attristé qu’ils refusent de comprendre. Il dit alors à l’homme : « Avance ta main » Il l’avança et sa main redevint saine. Les Pharisiens sortirent de la synagogue et se réunirent aussitôt avec des membres du parti d’Hérode pour décider comment ils pourraient faire mourir Jésus.

Marc 3, 1- 6

💬Message

Une main, quelle invention merveilleuse, quel outil extraordinaire, quel bien précieux, capable de tant d’habilité, de précision, de force et de douceur, pour …  se saluer, toucher, prendre, tenir, accueillir et donner.  Une main droite pour ne pas être trop gauche, et pouvoir jouer, créer, écrire, ressentir, construire, réparer.

Poterie, Main, Mains, Coupe, Vase
 

Une main qui fait de nous des humains lorsque nos gestes sont tournés vers le bien, à la différence d’un poing fermé.

Une main pour travailler, soigner, partager… Une main aux empreintes uniques dans le monde entier ! Et vos mains, à quoi servent-elles ou ont-elles servi au cours de votre vie ?

Je me souviens d’une exposition de photos où l’on voyait en gros plan les mains de personnes célèbres : des musiciens, des chercheurs, des chirurgiens…

Quand on nous dit dans l’Évangile, que la main d’un homme est sèche, on voit bien que ce n’est pas seulement une infirmité, un handicap parmi d’autres, mais que cette paralysie touche chez cet homme tout son être vital, son identité, sa place au milieu de siens où il ne peut plus, mettre la main à la pâte… il en est empêché et c’est comme s’il était privé d’une dimension essentielle de lui-même.

Alors on comprend mieux pourquoi Jésus va guérir cette main sèche. Il restaure en lui une mobilité, mais aussi sa personne pour qu’elle puisse être active.

Main, Mains, Liberté, Culte, L'Homme
 

Car que représente cet homme à la main séchée, sinon celui qui voudrait agir, mais qui ne peut pas, car il a peut-être perdu le plus important : une main ouverte. Une main tendue, une main accueillante.

On peut y voir l’attitude des pharisiens qui ne veulent rien faire le jour du sabbat, même pas le bien, car la Loi est devenue plus importante que l’humain : eux aussi ont les mains sèches !

« Que permet notre loi ? de faire le bien le jour du sabbat ou de faire du mal ? de sauver la vie d’un être humain ou de le laisser mourir ? » Mais ils ne voulaient pas répondre….

On comprend le silence qui s’abat alors dans la synagogue. Jésus a coincé ses interlocuteurs : ils ne peuvent quand même pas dire que le sabbat a été donné pour tuer. Et pourtant c’est là qu’ils en arriveront. Plus tard. Au nom de la loi ! En vue d’une croix ! Et leur main séchée un samedi, sera pleine de sang un vendredi.

Mais ils ne peuvent pas dire non plus que le sabbat a été fait pour guérir. Ce serait donner tort à Moïse et à ses interprètes qui interdisaient ce jour-là toute action médicale, sauf en cas d’urgence. Ce qui n’est pas le cas ici.

Alors s’exprime la colère du Christ mêlée à une immense tristesse : colère de voir des hommes de Dieu en arriver à nier l’évidence, à savoir que dans sa loi Dieu veut le bien de tous les hommes !  Tristesse devant la dureté des regards incapables de saluer d’un geste l’homme restauré.

Dans une synagogue, le jour du sabbat, Jésus aurait aimer toucher bien d’autres personnes crispées. Aujourd’hui il nous apprend tant de choses à faire avec nos mains : il ouvre à la rencontre en son Nom, il nous apprend à prier, à rendre grâce, à déposer, à remettre et à confier, à tenir, à partager. Il met dans nos mains sa force pour relever les défis de chaque nouveau jour.

Il met dans nos mains de l’habileté, de la douceur et du doigté ! Il nous apprend à faire de la vie un geste, des gestes, gratuits, bons, qui ne retiennent pas, mais qui se donnent librement. Et par-dessus tout il remet chacun de nous au centre de son amour, entre les mains du Père.

 

Personnes, L'Homme, Adulte, Mains
 

Oui, une main, quelle invention merveilleuse, quel outil extraordinaire, quel bien précieux, capable de tant de possibles qu’il faudrait toujours mieux savoir l’exercer. Pour ne pas s’ankyloser, pour bien l’ouvrir, sans se priver ! Une main qui retrouve son action, son utilité pour être au service de Dieu et du prochain. Quelle merveille ! On a jamais rien créé de mieux !  Et en plus elles ont le privilège d’être deux ! Amen

👐🏾Prions ensemble !

Seigneur,

Tu es maître de nos vies pour nous relier à toi et les uns aux autres en se donnant la main, même à distance, dans la prière.

Ainsi nous te prions pour toutes les mains desséchées, les cœurs glacés, là où s’est installée la dureté, l’intransigeance, les poings fermés, la violence, les coups, pour que que tu libères ceux qui sont emprisonnés.

Que la vie, Seigneur, soit toujours première, pour qu’elle soit à ton image :  une main tendue et offerte avec générosité.

Nous te prions pour les personnes handicapées, ceux qui portent une infirmité que l’on ne voit pas toujours, ceux qui sont délaissés, ne sont pas considérés à cause de leur apparence, ceux qui doivent s’adapter, ceux qui ne peuvent pas exercer leur métier, ceux qui sont touchés dans leur santé.

Que vienne ta compassion pour qu’elle touche des mains, des cœurs et des esprits.

Renouvelle Seigneur les bonnes volontés, les gestes gratuits, le partage sans retenue.

Donne-nous d’être à notre tour des créateurs de vie nouvelle avec tous nos dons et toutes nos habilités. Utilise nos mains adroites, malgré nos maladresses et nos limites.

Nous te le demandons avec confiance, par le nom de Jésus-Christ, qui s’est approché de tout être humain, les mains ouvertes, les mains percées, pour lui rendre sa place et lui montrer son amour livré. Amen

Les mains ouvertes devant toi Seigneur, pour t’offrir le monde, les mains ouvertes devant toi Seigneur, notre joie est profonde.

Garde-nous tout petits devant ta face, simples et purs comme un ruisseau. Garde-nous tout petits devant nos frères, et disponibles comme une eau !

Les mains ouvertes devant toi Seigneur, pour t’offrir le monde, les mains ouvertes devant toi Seigneur, notre joie est profonde.

Garde-nous tout petits devant ta face, brûlants d’amour et plein de joie. Garde-nous tout petits parmi nos frères, simples chemins devant leur pas !

Vivement le jour où nous pourrons à nouveau nous serrer la main !

 

🙌Bénédiction

Que Dieu nous garde tout entier, cœur,corps et esprit, pour toujours être des vivants tournés vers le Bien

Qu’il vous donne de vivre notre aujourd’hui pour aller jusqu’à deux mains dans la force de son amour et sa proximité

Qu’il nous garde entre ses mains et nous bénisse, Amen !

Un beau dimanche et une paisible semaine à vous tous !

Nous nous quittons avec cette chanson de Florent Pagny, Savoir Aimer, interprétée en langue des signes.

 

Culte à l’emporter – Dimanche 12 avril

Dimanche de Pâques

A chacune et à chacun, une joyeuse Pâques au nom du Christ ressuscité !

Au bout de ces 40 jours de Carême, après cette longue traversée faite de confinement qui se poursuit, après la tristesse de Vendredi-saint mais aussi de deuils, petits ou grands, après le silence du samedi, voici le jour de Pâques ! C’est une joie qui nous relève dans l’espérance, qui nous tient dans la confiance, qui éclaire nos vies de bienveillance. Que cette joie vous rejoigne là où vous êtes !

Jour à marquer d’une pierre blanche, peut-être comme celle qui avait été roulée.

Pierre de nos impasses, pierre de nos obstacles, pierre lourde que Dieu vient rouler pour nous, afin que dans le jardin, nous soyons ouverts à la rencontre avec le Jardinier…

 

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