Culte à l’emporter – Dimanche 12 avril

Dimanche de Pâques

A chacune et à chacun, une joyeuse Pâques au nom du Christ ressuscité !

Au bout de ces 40 jours de Carême, après cette longue traversée faite de confinement qui se poursuit, après la tristesse de Vendredi-saint mais aussi de deuils, petits ou grands, après le silence du samedi, voici le jour de Pâques ! C’est une joie qui nous relève dans l’espérance, qui nous tient dans la confiance, qui éclaire nos vies de bienveillance. Que cette joie vous rejoigne là où vous êtes !

Jour à marquer d’une pierre blanche, peut-être comme celle qui avait été roulée.

Pierre de nos impasses, pierre de nos obstacles, pierre lourde que Dieu vient rouler pour nous, afin que dans le jardin, nous soyons ouverts à la rencontre avec le Jardinier…

 

Prière

Seigneur,
Ta force éclate dans nos vies comme un nouveau printemps
Que ta joie nous habite aujourd’hui comme une brise légère
Un vent très doux, qui fait chanter notre cœur et nous éveille à la vraie vie.

Car à Pâques tu fais de nous des vivants, tu nous donnes d’exister pleinement,
pour croire et espérer toujours et à nouveau, pour se lier à ton Alliance d’éternité.
Merci pour ce jour qui fait naître notre foi,
Pour ce qui fleurit, s’épanouit, grandit
En toi, le Seigneur ressuscité

Tu es le Vivant qui se laisse rencontrer
De mille manières, sur les routes de Galilée
Là où tu nous attends ! Amen

Pâques c’est un chant, fort, entraînant, contagieux…
Une louange qui nous traverse,
Un Merci à Dieu Père, dans l’Esprit de vie, à Celui qui a traversé la mort

Louange

Pour le courage retrouvé après l’échec qui crucifie
Pour la force de pardonner malgré la trahison
Pour la paix portée au cœur des conflits,

Seigneur, nous te louons !

Pour le cœur qui reste vivant
Pour le geste d’accueil au-delà du quand dira-t-on
Pour le temps offert dans la course de la vie

Seigneur nous te louons !

Pour les larmes séchées de la tristesse
Pour la parole qui fait grandir la graine semée
Pour l’inespéré qui invite à la confiance en ton Nom

Seigneur, nous te louons

Pour la lutte et les combats là où les vies sont menacées
Pour le courage mille fois repris
Pour le don de soi sans rien accaparer

Seigneur nous te louons

Pour la fête en plein milieu du désert
Pour la joie et la beauté malgré le médiocre et le laid
Pour la présence du Ressuscité en tant de visages anonymes et bien-aimés,

Seigneur, nous te louons, nous t’adorons et nous te bénissons,
Car sans cesse tu crées, suscites, relèves la mort en vie
et l’obscurité en jour éclatant, Amen !

 

Evangile selon Jean 20, 1-10

Tôt le dimanche matin, alors qu’il faisait encore nuit, Marie de Magdala se rendit au tombeau. Elle vit que la pierre avait été ôtée de l’entrée du tombeau. Elle courut alors trouver Simon Pierre et l’autre disciple, celui qu’aimait Jésus, et leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a mis ». Pierre et l’autre disciple partirent et se rendirent au tombeau. Ils couraient tous les deux, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. Il se baissa pour regarder et vit les bandes de lin posées à terre mais il n’entra pas. Simon Pierre, qui le suivait, arriva à son tour et entra dans le tombeau. Il vit les bandes de lin posées à terre et aussi le linge qui avait recouvert la tête de Jésus ; ce linge n’était pas avec les bandes d lin, mais il était enroulé à part, à une autre place. Alors, l’autre disciple, celui qui était arrivé le premier au tombeau, entra aussi. Il vit et il crut. En effet, jusqu’à ce moment les disciples n’avaient pas compris l’Ecriture qui annonce que Jésus devait se relever d’entre les morts. Puis les deux disciples retournèrent chez eux.

Message à lire ou à écouter

On dit parfois que « ça crève les yeux » tellement une vérité peut être évidente ! Pourtant en ce jour de Pâques les yeux ont parfois de la peine à s’ouvrir. Comme s’ils étaient encore embués, fatigués, déçus, plein de doutes et de pourquoi… Ouvrons nos yeux sur ces différents regards !

Quand Marie de Magdala se rend de nuit au tombeau, il n’y a pas grand-chose à regarder tout d’abord. Et elle n’en avait pas besoin d’ailleurs. Elle n’y allait pas pour admirer un lieu particulier, mais simplement pour se souvenir de celui qu’elle avait connu, pour en être encore plus proche. Ce qu’elle voit c’est d’abord une croix dressée, un homme qui meurt, un corps qui repose…

Elle ne s’attend pas à voir autre chose que ce qu’elle sait déjà trouver, et si elle s’en va de nuit, c’est parce qu’elle n’a pas besoin d’être aidée par la lumière pour se repérer. C’est comme ces trajets que l’on parcourt machinalement, sans réfléchir.

Arrivée au tombeau, elle découvre malgré tout que quelque chose ne tourne pas rond : la pierre a été roulée. Ce détail ne lui échappe pas, mais, chose curieuse, elle court alors pour aller trouver Simon Pierre et l’autre disciple que Jésus aimait. Au fond, elle fait comme si elle savait déjà tout : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, dit-elle à bout de souffle, et nous ne savons pas où on l’a mis ».

Mais je vous pose la question : que voir, de nuit, de l’extérieur d’un tombeau creusé profondément dans la roche, que voir sinon l’obscurité ?

Moi je crois que son regard, c’est plutôt celui de la tristesse qui masque tout, qui voile tout espoir, toute possibilité d’ouvrir les yeux sur autre chose que le désespoir…  Pour Marie, l’absence est si forte que partout c’est la nuit.

Comment après avoir été frappé par un événement, meurtri par quelque chose de difficile, pouvons-nous voir autre chose que ce qui nous a touché en profondeur ? C’est un regard figé.

Puis il y a Pierre l’impulsif, lui, qui rentre dans le tombeau. Il voit les bandes de lin qui sont posées à terre, qui entouraient le corps de Jésus. Pourtant, rien n’est clair pour lui. Il observe, mais sans comprendre ; il regarde, mais sans déchiffrer. Si les bandelettes de tissu sont toujours là, c’est que le corps n’a pas été volé, sinon on les aurait prises avec. Mais si cela n’a pas été le cas, où est le corps ?

Il est parfois difficile de trouver du sens à la vie quand nous n’arrivons plus à la lire, à la relier par un fil rouge, une fidélité. Comment garder un regard ouvert sur tout ce qui nous est donné ? C’est un regard qui cherche sans trouver. 

Puis il y a celui de Jean. On dit souvent que l’amour rend aveugle, moi je crois plutôt que l’amour rend clairvoyant, car il permet de voir au-delà des apparences ce qui pourrait être autrement mal interprété, mal jugé, mal dévisagé.

Jean a le regard de la foi, là où Marie a gardé son regard humain et Pierre son incrédulité. Jean n’était-il pas celui qui avait une relation privilégiée avec Jésus, « Le disciple que Jésus aimait » ?

En rentrant dans le tombeau il a eu une sorte d’éclair, d’intelligence profonde. Il a vu et il a cru Jésus vivant. Il voit là où les autres n’ont rien vu.

Pâques, ouvre en nous un regard, pour que derrière la pierre roulée, il n’y ait pas seulement un échec ou une tristesse comme pour Marie. Pour que dans les vides de nos vies, il n’y ait pas seulement une absence comme pour Pierre, mais une victoire : la mort a été chassée du tombeau, elle n’y est plus. Nos deuils, nos ruptures, nos blessures, nos défaites, n’ont plus la même consistance : ils sont appelés à perdre de leur pouvoir. Nous pouvons les regarder autrement.

Oui, à Pâques, il y a tant de regards différents ! Certains ne voient que tristesse et découragement, d’autres ne savent pas que penser et deviennent indifférents.

Mais d’autres portent en eux ce « regard qui aime ». Ce regard voit l’invisible « qui saute aux yeux » ! Un regard de foi qui cherche les Signes du Vivant. Un regard qui regarde plus loin pour s’en réjouir déjà ! Un regard qui se sait aimé. Et ça change tout de se savoir aimé : on voit la vie autrement !

Pour se relier par la prière

Jésus le Christ, Fils de Dieu, Sauveur, Prince de la vie, nous te prions,
Nous croyons que tu es notre Avenir,
Tu effaces toute peur,
Tu mets en nous une confiance sereine.
Tu fais lever dans nos coeurs un amour tout neuf pour toi.

Fais-nous vivre de ta vie,  ais-nous marcher comme des enfants de lumière !
Nous croyons que tu es notre libération,
Tu as pleuré avec ceux qui pleurent,
tu as été ému pour tous les blessés de la vie
tu as regardé le mal et la mort en face,Viens en aide à tous ceux qui souffrent et peinent !
Apporte ton réconfort ceux qui aspirent à plus de bonheur et de clarté

Nous croyons que tu es notre Lumière,
En ces jours beaucoup sont touchés dans leur confiance, leur enthousiasme, leur vitalité.
Viens leur donner de te découvrir Vivant !
Que ta paix les habite et que ta lumière les éclaire
comme une aube nouvelle ! Amen !

Que Dieu vous donne de chercher les signes du Vivant : Le Ressuscité
Qui se tient avec vous sur vos chemins ! il nous tend la main !
Que sa vie soit la plus forte par son amour vainqueur !
Que la joie de Pâques vous porte en avant !

Une heureuse journée à vos tous et toutes !

 

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2 réflexions sur « Culte à l’emporter – Dimanche 12 avril »

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