L’autre et moi

Une poignée de main

C’est avec les notes de La Sicilienne de Jean-Sébastien Bach, interprétée par Yann Chavin à la flûte et Alexis Droye à l’orgue, que nous nous accueillons aujourd’hui. C’est aussi dans la présence du Seigneur que nous plaçons ce moment de communion.

Accueil

Ne soyez pas tristes et sans espérance, dit le Seigneur ! Dans le visage de Jésus, le Fils en qui j’ai mis toute ma tendresse pour vous, je vous ouvre un chemin et un demain. Écoutez et vous vivrez ! Là où vous êtes agités je vous donne la Paix. Là où vous avez peur de manquer je vous ouvre au don. Là où vous vous absentez je suis présence. Ne soyez pas tristes et sans espérance, dit le Seigneur ! Mon pardon déjà vous a rejoints. Écoutez et vous vivrez !

Nous nous réjouissons de vous inviter à entrer dans ce « culte des laïcs » en ce premier dimanche de Carême, sur le thème proposé cette année par notre Église : « L’autre et moi ». Ou plutôt : « Et si l’autre, c’était moi ? ». Nous avons choisi des textes et écrit les méditations à partir de la parabole du bon Samaritain. Bonne lecture !

Christiane Rufer, Magdalena Prêtre, Bernard Schmutz

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Merci et À – Dieu

Ô notre Dieu,

Merci pour tout ce qu’il y a de bon dans notre vie, Merci pour tout ce qu’il y a de bon en nous. Merci pour l’immense source de résurrection qu’est ta présence.

Tout cela nous donne la soif de te présenter ce qui nous peine…

Seigneur, nous pensons devant toi à tous ceux qui souffrent, à celles qui doivent reconstruire une nouvelle vie après une séparation, un deuil. À ceux et celles qui se sentent seul·e·s.

Seigneur, nous pensons devant toi à toutes celles qui travaillent sans relâche dans des conditions difficiles. Nous pensons à ceux qui sont en souci pour leur situation.

Aide-nous, Seigneur, à être solidaires, à soutenir, à aider, à nous soucier de nos prochains, dans la mesure de nos humbles possibilités. Aide-nous à agir ensemble pour le monde.

Nous pensons devant toi à ceux et celles qui nous sont chers. Nous te les confions en particulier. Avec la joie que nous donne ton Esprit, nous aimerions témoigner de ton amour pour chaque être humain. Amen

 

« O ma joie et mon espérance, le Seigneur est mon chant. C’est de lui que vient le pardon. En lui j’espère, je ne crains rien. En lui j’espère je ne crains rien »

Lecture : résoudre l’énigme du prochain

Un spécialiste des Écritures intervint alors. Pour tendre un piège à Jésus, il lui demanda :

– Maître, que dois-je faire pour recevoir la vie éternelle ?

Jésus lui dit :

– Qu’est-il écrit dans notre Loi ? Comment le comprends-tu ?

Il répondit :

– Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton être, de toute ta force et de toute ta pensée.” Et aussi : “Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Jésus lui dit alors:

– Tu as bien répondu. Fais cela et tu vivras.

Mais le spécialiste des Écritures voulait se justifier. Il demanda donc à Jésus :

– Et qui est mon prochain?

Jésus répondit [par une parabole] :

– Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho lorsque des brigands l’attaquèrent, lui prirent tout ce qu’il avait, le battirent et s’en allèrent en le laissant à demi-mort.  Par hasard, un prêtre descendait cette route. Quand il vit le blessé, il passa de l’autre côté de la route et s’éloigna.  De même, un lévite arriva à cet endroit, il vit le blessé, passa de l’autre côté de la route et s’éloigna.  Mais un Samaritain, qui voyageait par-là, arriva près du blessé. Quand il le vit, il fut bouleversé.  Il s’en approcha davantage, versa de l’huile et du vin sur ses blessures et les recouvrit de pansements. Puis il le plaça sur sa propre bête et le mena dans une auberge, où il prit soin de lui.  Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, les donna à l’aubergiste et lui dit : “Prends soin de lui ; lorsque je repasserai par ici, je te paierai moi-même ce que tu auras dépensé en plus pour lui.

Jésus ajouta :

– Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de l’homme attaqué par les brigands ?

Le spécialiste des Écritures répondit :

– Celui qui a été bon pour lui.

Jésus lui dit alors :

– Va et toi aussi, fais de même.

Luc 10, 25-37

 

Bon Samaritain, Samaritains, Aide, Bible, Miséricorde
Sculpture anonyme trouvée sur Pixabay.com

 

Méditations plurielles et personnelles

C’est l’histoire d’un motard

Il y a longtemps, lors de mon premier tour à moto, je fus surpris par le premier motard croisé, parfait inconnu, qui me salua amicalement de la main. Le deuxième et la plupart des suivants firent pareil. Ce fut un grand étonnement et une magnifique surprise. Depuis, cette coutume m’a toujours apporté paix et joie en roulant et je dois dire que c’est ce qui m’attire le plus vers la pratique de la moto.

Mais plus fort encore, suite à une panne d’alternateur, alors que j’étais en carafe à pousser ma bécane au bord de la route, seul avec moi-même, ce n’est pas le troisième motard de passage qui s’arrêta, mais le premier. Il trouva rapidement une corde et me hala jusqu’au prochain concessionnaire. Quel bonheur que ce compagnon tombé du ciel qui me sortait de mon embarras ! Certes, les motards ne sont pas parfaits non plus, mais quelle grandeur dans leur comportement envers leurs semblables, hors des contraintes d’agenda, sans distinction d’âge, de genre, de religion ou de couleurs.

 

 

 

Motards, Personnes, Motos, Amis
La famille des motards

Je rêve d’un monde où les pratiques évoquées du cercle des « motards » s’étendraient à l’humanité, où chacun salue l’autre et lui sourit [même maintenant derrière son masque : cela se voit, les yeux s’illuminent], où chacun apprend à se décentrer de soi-même pour se mettre dans la situation de l’autre, se penche avec cœur sur ces misères et se fait compagnon.

« Il y a des œuvres que nous cultivons déjà, d’autres pour lesquelles c’est plus difficile, d’autres que l’on découvrira…. Ce n’est qu’en redonnant à notre prochain l’amour reçu de Dieu que cet amour devient lumière et révélation. »

Saint Augustin.

Tout commence par une question

Qui est l’autre ? un être humain, comme moi ! Mais non, il est « autre » !

Personne n’est égal à un autre : différence d’âge, de caractère, d’éducation, de couleur. Différence d’environnement dans lequel nous avons grandi. Acceptons chacun comme il est.

L’exemple donné par Jésus dans la parabole du bon Samaritain est très, très fort.

Peu de personnes ont l’occasion d’arriver dans une telle situation. Mais la relation que nous avons avec « l’autre » dépend essentiellement de nous, et il y a plein de possibilités : faire un sourire, échanger quelques mots, une main tendue, un soutien proposé lors d’une situation difficile – sont en général bien accueillis et peuvent établir une relation de confiance, et un tel geste montre à l’autre que nous ne sommes pas indifférents, qu’il compte. Le plaisir et le bénéfice sont toujours des deux côtés ! Nous avons tous besoin des autres, personne ne peut vivre seul. En plus, ce n’est pas compliqué, alors soyons généreux, la récompense sera grande.

 

 

 

Hospice, Main Dans La Main
Un geste tout simple qui dit beaucoup

 

On connaît l’histoire… Quoique…

Parabole archi-connue… comment me parle-t-elle en cette période de Corona où la distance est gage de non-contamination ? Auquel des personnages de la parabole est-ce que je m’identifie ?

Si je suis souvent le lévite pressé qui passe tout droit, je vais parler aujourd’hui en m’identifiant au blessé. J’ai eu l’occasion depuis la fin de l’automne à travers la maladie d’avoir d’abord des craintes, de devoir traverser cette période un peu isolée, vu la suppression de la plupart des rencontres. Mais au contraire, j’ai eu l’occasion de mesurer combien de gens autour de moi se sont manifestés, sont devenus mes prochains malgré le semi-confinement et la distance : à travers de multiples messages, fleurs, offres de transport, achats faits. Plus inattendu : à travers un repas posé devant ma porte à la fin d’une journée d’examens médicaux, à des douceurs déposées sur mon paillasson chaque fois que j’affrontais une échéance.

Non la pandémie n’efface pas la solidarité et mes voisins et amis sont inventifs !

 

Alimentaire, Légumes, En Bonne Santé, Frais
Quelques fruits pour donner du goût à la vie

 

Je refuse de croire

Je refuse de croire que les circonstances actuelles rendent les êtres humains moralement incapables de remplir la tâche éternelle que leur a confiée le Créateur et de faire fructifier les talents qui leur ont été attribués à leur naissance.

Je refuse de croire que l’être humain ne soit qu’un fétu de paille ballotté par le courant de la vie, sans avoir la possibilité d’influencer en quoi que ce soit le cours des événements.

Je refuse de partager l’avis de ceux et celles qui prétendent que l’être humain est à ce point captif de la nuit sans étoiles du racisme et de la guerre, que l’aurore radieuse de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir une réalité.

Je crois que la vérité désarmée et l’amour sans condition auront le dernier mot effectivement. Le droit, même vaincu provisoirement, demeure toujours plus fort que le mal.

Je crois que les êtres humains qui vivent pour les autres parviendront un jour à rebâtir ce que les êtres inspirés par l’amour de soi ont détruit.

Je crois aussi qu’un jour toute l’humanité s’inclinera devant la puissance de Dieu. Je crois que la bonne volonté salvatrice et pacifique deviendra un jour la loi. « Le loup et l’agneau pourront se reposer ensemble, chaque être humain pourra s’asseoir sous son figuier, dans sa vigne, et personne n’aura plus de raison d’avoir peur ». Je crois fermement que nous l’emporterons. Cette foi doit nous donner le courage d’affronter les incertitudes de l’avenir. Elle donnera des nouvelles forces à nos pieds fatigués, pour que nous puissions nous rapprocher toujours plus de la Cité de la Liberté. Amen.

Martin Luther King jr. (1929–1968) Pasteur, militant non-violent pour les droits civiques

Laisserons-nous à notre table, un peu d’espace à l’étranger ? Trouvera-t-il quand il viendra, un peu de pain et d’amitié ? 

Refrain : Ne laissons pas mourir la terre, ne laissons pas mourir le feu ! tendons nos mains vers la lumière, pour accueillir le don de Dieu, pour accueillir le don de Dieu !

Laisserons-nous à nos paroles, un peu de temps à l’étranger ? Trouvera-t-il quand il viendra, un coeur ouvert pour l’écouter ?

Refrain : Ne laissons pas mourir la terre, ne laissons pas mourir le feu ! tendons nos mains vers la lumière, pour accueillir le don de Dieu, pour accueillir le don de Dieu !

 

Aime ton prochain. Et réciproquement !

La scène s’est déroulée à Berne. On me jure qu’elle est vraie. Or donc, dans un restaurant self-service, une honorable dame de 75 ans choisit un bol de soupe et va s’installer à une table. « Flûte ! » se dit-elle, j’ai oublié le morceau de pain. Elle se lève, prend son pain, retourne à sa place… et trouve un homme de couleur attablé devant la soupe. Et qui est même en train de la manger ! « Alors ça, se dit-elle, c’est la meilleure ! Mais c’est sans aucun doute un pauvre homme. Je ne lui ferai pas de remarque, mais tout de même, je ne vais pas me laisser complètement faire… » Elle s’empare d’une cuillère, s’assied en face de l’homme et, sans dire un mot, pioche également dans le bol de soupe. Et l’homme et la femme soupent ensemble, à tour de rôle, et en silence. Puis l’homme se lève. Il va chercher une confortable assiette de spaghetti à la bolognaise, et la dispose devant la gentille dame. Avec deux fourchettes ! Et ils mangent tous les deux, toujours en silence et à tour de rôle. Enfin ils se quittent. « Au revoir » dit la dame paisiblement. « Au revoir » répond l’homme, avec une douce lueur dans les yeux. Il donne l’impression de quelqu’un qui est heureux d’avoir aidé son prochain… Il s’en va donc, et la dame le suit des yeux. Du même coup, elle voit, sur la table d’à côté… un bol de soupe qui semblait avoir été oublié.

 

Soupe, Zupka Chińskaho, Dîner, Chaud
Un bol de soupe, comme oublié. Et si… ?

 

Bénédiction irlandaise

Ce que je te souhaite c’est : Non pas qu’aucun nuage n’assombrisse ton chemin. Non pas que ta vie soit un parterre de roses. Non pas que tu n’aies rien à regretter. Non pas que tu n’aies rien à souffrir… Non, ce n’est pas là mon souhait pour toi. Mon souhait pour toi c’est : Que tu sois fort quand vient l’épreuve, quand d’autres déposent sur ton épaule leurs fardeaux, quand le chemin devient raide et les difficultés semblent insurmontables. Que les dons que Dieu t’accorde mûrissent en toi quand tout espoir semble perdu. Et qu’ils servent à te rendre heureux, toi et ceux et celles que tu aimes… Qu’il y ait toujours à tes côtés un ami digne de ce nom à qui tu puisses faire confiance. Qui te console dans la tristesse, qui affronte avec toi les tempêtes quotidiennes… Ce que je te souhaite encore : C’est que dans les jours de détresse tu connaisses la présence de Dieu. Tel est mon souhait pour toi aujourd’hui et pour tous ceux et toutes celles qui t’aiment. Tel est mon souhait pour toi tous les jours de ta vie. Amen !

Nous vous disons « Au revoir » avec la Valse du Printemps (Spring Waltz) de Frédéric Chopin.

 

Bon dimanche à tous !

Les cultes reprennent dès le 28 février à la Blanche église, mais vous pouvez continuer à recevoir les cultes à l’emporter par courrier. Si vous ne souhaitez plus les recevoir faites-nous signe ! Merci !

 

Campagne de carême

Justice climatique, maintenant

Dès ce mercredi 17 février débute la campagne et le temps du carême. Action de Carême, Pain Pour le Prochain et Être Partenaires s’unissent autour de la thématique de la Justice climatique.

La notion de justice implique aussi celle de la responsabilité.

Les premières victimes du réchauffement sont les pays qui y ont le moins contribué. Pendant la Campagne œcuménique 2021, Action de Carême et Pain pour le prochain dénoncent cette injustice et exigent de ceux qui contribuent le plus aux changements climatiques qu’ils assument leurs responsabilités.

Extrait du site voir-et-agir.

Découvrez la manière de soutenir cette action au travers de la campagne Justice climatique, maintenant.

Retrouvez le Calendrier de carême et le Carnet de méditations que vous pouvez télécharger. Ils seront aussi prochainement disponibles à la Blanche-Église et au secrétariat.

Vous pouvez participer à un Quiz de 5 questions agrémenté de vidéos pour prendre conscience de votre mode de consommation.

Actuellement, nos paroisses réfléchissent à des actions pouvant être organisées. Cet article sera complété au fur et à mesure. Voici ce qui est déjà prévu :

  • Dès ce mercredi et jusqu’à Pâques, action Pain du partage, à la boulangerie des Pavés (rue du Tempé 6).
  • La possibilité de signer (et faire signer) la pétition destinée à la BNS pour qu’elle se désinvestisse des énergies fossiles.
  • La possibilité d’offrir une ou des roses virtuelles au travers d’une application pour smartphones, « Give a rose » à télécharger.
  • Dimanche 21 février à 18h00, Reste-chez-toi-culte en live sur Instagram. Dans le cadre de la Campagne de Carême 2021, les jeunes du Par8 proposent dimanche prochain un culte en ligne. Rejoignez-les sur la page Instagram. L’équipe de préparation y accueillera en invités : Moema Schultz de Bienne et Hermann Monnou (Coordonnateur du Champ d’Action Ressources Naturelles et Cadre de Vie au CIPCRE-Bénin) en direct de Porto-Novo, Bénin.
  • Dimanche 7 mars, 10h00, Blanche-Église, culte TERRE NOUVELLE.
  • Samedi matin 20 mars prochain aura lieu la journée « roses et chocolat équitables » pour le droit à l’alimentation. Des jeunes catéchumènes se tiendront en ville avec des bouquets de roses et du chocolat qui portent le label Fairtrade Max Havelaar. Cette action de vente de roses et du chocolat au prix 5 francs aura lieu dans de nombreuses villes de Suisse. Merci de leur faire bon accueil ! Ce même samedi, dès 11h, nous vous proposons également une Soupe à l’emporter, que vous pouvez venir chercher au secrétariat paroissial de la Grand-Rue 13 à la Neuveville. Venez avec votre récipient pour emporter cette soupe chez vous, ou alors la déguster dans un gobelet que nous vous fournirons.Les sommes récoltées par ces deux actions seront versées en faveur des projets d’Action de Carême, Pain pour le Prochain et Être Partenaires. Trois œuvres d’entraide qui soutiennentt divers projets dans les pays du Sud, notamment en faveur d’une meilleures justice climatique. www.voir-et-agir.ch

Image d’en-tête extraite du site voir-et-agir.

Un feu sur la terre

Un feu sur la terre

 

Accueil

Le Duo Ambre a interprété la Danse rituelle du feu de Manuel de Falla (1876-1946) et donne ainsi le thème à ce culte autour du feu. Feu de bois bienvenu en ces temps d’hiver qui nous réchauffe. Et aussi feu intérieur de l’Esprit qui brûle en nous et réchauffe tout notre être, ravivant notre foi et notre espérance.

« Ils virent là un feu avec du poisson posé dessus et du pain », Jean 21, 9

Cher ami lecteur, chère amie lectrice,

Voici à nouveau notre rendez-vous hebdomadaire qui aimerait vous rejoindre là où vous êtes : bien au chaud dans votre intérieur. Peut-être aurez-vous à cœur d’allumer une bougie pour vous éclairer. Il sera justement question de chaleur pour ce culte que nous avons écrit ensemble : John Ebbutt et Jean-Marc Leresche, sur la base d’un tableau de Myriam Leresche, intitulé « Terre de feu ». Ce dernier sollicitera aussi votre regard et votre méditation, de manière à ce que nous soyons en liens les uns avec les autres par la beauté, les couleurs, la créativité, tout comme la Parole et la prière qui unissent. Nous vous souhaitons ainsi d’entrouvrir votre vie à la vive lumière d’un feu divin qui vient nous habiter. Que ce temps de culte soit pour chacun nourrissant !

Ouverture

« Ranime la flamme du don de Dieu qui est en toi », 2 Timothée 1, 16

Seigneur, notre Dieu,

Tu as placé en nous un don, une flamme : c’est la confiance et la foi. Aide-nous à en prendre soin, à raviver cette flamme aux heures sombres, afin qu’elle éclaire notre vie et nos relations.

En ce temps de culte, où nous sommes encore éloignés les uns des autres, apprends-nous, toujours et encore, à vivre de ce don que tu as déposé en nous et à le faire briller tout autour de nous, nous réchauffant et nous éclairant.

Seigneur, notre Dieu,

Nous t’apportons aussi toutes celles et tous ceux qui peinent à garder ce feu vivant en eux. Que ton Esprit les visite et ravive la flamme de l’espérance.

Amen.

Viens esprit de sainteté
Viens esprit de lumière
Viens esprit de feu
Viens nous embraser
Viens esprit du père, sois la lumière
Fais jaillir des cieux, ta splendeur de gloire
Viens esprit de sainteté
Viens esprit de lumière
Viens esprit de feu
Viens nous embraser
Esprit d’allégresse, joie de l’église
Fais jaillir des cœurs le chant de l’agneau
Viens esprit de sainteté
Viens esprit de lumière
Viens esprit de feu
Viens nous embraser
Fais-nous connaître l’amour du père
Et révèles-nous la face du Christ
Viens esprit de sainteté
Viens esprit de lumière
Viens esprit de feu
Viens nous embraser

Foyer

« N’y avait-il pas un feu qui brûlait au-dedans de nous quand il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures ? », Luc 24, 32

Seigneur,

Dis-moi qui tu es, pour que je te connaisse, comme moi je suis connu

Tu es la Parole qui éclaire et la présence qui rayonne

Tu es le torrent qui dévale et la fontaine qui coule.

Tu  est la flamme qui dévore et le feu qui réchauffe.

Tu es le roc qui m’abrite et la pierre qu’on rejette.

Tu es la soif qui me brûle et la source qui m’apaise.

Tu es le soleil de midi et la lumière dans mes doutes.

Tu es l’ami fidèle et l’étranger sur ma route.

Tu es l’huile sur la plaie et le glaive de feu.

Tu es le levain de la pâte et le vin qui fermente.

Tu la faim qui tenaille et le pain qui nourrit.

Tu es l’ami que je cherche et l’importun à ma porte.

Tu es le chemin qui s’ouvre et la demeure qui m’accueille.

Tu es le visage du Père et le visage de l’ami.

Tu es ce foyer incandescent où nous retrouvons vie

Tu es Notre Dieu ! Merci !

Message

« Je suis venu allumer un feu sur la terre et combien je voudrais qu’il soit déjà allumé ! », Luc 12, 49

Nous vous invitons à regarder ce tableau avec attention. Quelles sont vos premières impressions ? Que fait-il naître comme émotions ? Vers quoi suis-je attiré ? Le ciel, la terre, les nuages, le feu ?  Y a-t-il un mouvement ?

Terre de Feu
Terre de Feu par Myriam Leresche

Comment comprendre ce feu sur la terre ? Détruit-il comme des flammes qui ravagent tout sur leur passage ? Ou est-ce que ce sont les nuages blancs qui se reflètent en jeu de miroir avec un orange flamboyant sur la terre ?

Sur la droite on semble deviner un buisson calciné. C’est vrai, le feu peut être destructeur. On dit qu’il dévore… Ce qui ravage notre terre depuis bientôt une année laissera bien des traces calcinées ici et là… Mais son passage favorise aussi une nouvelle végétation.

Mais pour ma part, la vivacité des couleurs chaudes qui vont de l’or au rougeoyant me rappelle ces feux de joie – crépitement des flammes nées d’un foyer allumé, danse du feu qui s’élève dans la nuit, douce chaleur qui réchauffe le visage et le corps… Mais aussi par contraste il y a une fraicheur dans le ciel entre eau et air, qui rend ce tableau équilibré et vivant. Comme si tout se répondait pour trouver sa place. Ou plutôt rendre notre terre habitée de ce qui ne peut que se propager comme des étincelles qui font briller le regard, comme des flammèches qui dilatent le cœur, comme le courage qui ne peut s’éteindre ni la foi se consumer à la lumière d’une parole de Jésus. « Je suis venu allumer un feu sur la terre », dit-il.

Le Feu, Activités De Plein Air, Nature
 

Allumer un feu de bois, c’est délicat. Il y a des feux qui s’embrasent tout seul, mais il suffit qu’il y ait du vent, que le bois soit encore vert, le temps humide, l’air froid, que l’on soit impatient ou distrait, alors faire du feu devient plus difficile. Voilà que ça fume, que le foyer s’éteint, qu’il faut s’y reprendre à plusieurs fois…

Quelques brindilles, du petit bois, une ou deux feuilles de papier, des bûches, une ou plusieurs allumettes, nous avons tous appris à faire naître de ces belles flammes claires qui jaillissent du bois qui crépite. C’est fascinant et c’est beau un feu vif qui luit.

Accueillir l’Esprit, laisser l’amour de Dieu nous enflammer c’est retrouver une ferveur, un vieux mot qui vient de feu ardent. Combien de feu se sont éteints alors qu’ils étaient pleins de promesses ? Ils n’étaient qu’un « feu de paille »….

Seulement la difficulté n’est pas de recevoir le feu, mais plutôt de l’entretenir. Car on dit d’un feu qu’il meurt, qu’il s’éteint, qu’il s’étouffe…

Oui, la flamme de la confiance n’est pas un acquis, reçue une fois pour toute, qui ferait plus ou moins partie de chacun.

Non, la flamme spécifique de l’Esprit, flamme de la Pentecôte, flamme d’un don, d’un Amour malgré toute la vigueur qu’elle peut créer, est aussi fragile, vulnérable, à la merci des coups de froid, mais aussi de l’inattention lorsque le bois vient à manquer. Elle peut se perdre lorsqu’il n’y a plus assez d’oxygène, de chaleur, d’espace pour l’alimenter. Alors le feu est en danger.

Comment nourrir son feu intérieur ? Comment rendre à notre terre un feu vivant, fait de chaleur humaine, d’espoirs éveillés, de signes éclairés ?

Sur le tableau le feu semble venir à nous. On dirait qu’il nous rejoint tout en ouvrant un large espace pour respirer, pour regarder plus haut, pour « s’encieler ». Il fait coexister les éléments.

Sunset, Sun, Nature, Abendstimmung, Ciel
 

« Je suis venu allumer un feu » dit Jésus: ne laissons pas la fatigue, l’oubli, les critiques, le manque, éteindre ce feu qui se nourrit à une Parole de vie, qui se renouvelle autour d’un foyer commun, qui s’oxygène dans la prière, qui désire prendre toujours plus de place en nous et autour de nous : feu sur la terre qui vient nous embraser.

On dirait presque sur le tableau qu’il « y a le feu au lac » pour reprendre une expression de chez nous ! Qu’aujourd’hui même la flamme de l’Esprit de Dieu, puisse briller et crépiter en nous avec joie pour qu’à l’image du Ciel elle réchauffe notre terre. Amen

Flammes à partager les uns avec les autres

« Il leur apparut alors comme des langues de feu et il s’en posa sur chacun d’eux », Actes des Apôtres 2,3

Un jour, Seigneur, ton Esprit a délié les langues pour te rendre témoignage. Un jour, Seigneur, ton feu a dépassé toutes les frontières pour annoncer ta gloire. Et tous se comprenaient.

Aujourd’hui, encore, la prière est cette langue qui dépasse les frontières et les mots. Mettons-nous à l’écoute de ton Souffle qui vient se déposer sur chacun et chacune qui nous fait parler et prier ; qui fait de nous tes témoins dans le monde.

Nous unissons nos cœurs, nos mains, nos bouches pour t’apporter tous nos soucis, nos doutes, nos espoirs, tout ce qui nous échappe et que nous maîtrisons pas. Nous te prions pour nos frères et nos sœurs d’ici et d’ailleurs.

Nous te remettons ceux que nous aimons et soutenons par notre communion, ainsi que les situations qui nous préoccupent.

Reçois notre prière pour tous ceux et toutes celles qui aident et soutiennent au-delà des frontières et des langues. Pour tous ceux qui parlent le langage de l’amour et de la fraternité.

Nous te prions aussi et surtout pour tous ceux qui ne connaissent que des mots de feu, destructeurs et violents. Qu’ils découvrent à leur tour que ce feu peut devenir chaleur et lumière.

Aujourd’hui, comme ce jour-là où ton Esprit a délié les langues, nous voulons aussi placer toute la confiance que nous mettons en toi. Inspire-nous des mots chaleureux, des mots lumineux. Et, Seigneur, nous faisons silence : « Parle, Seigneur, ton serviteur, ta servante, écoute… ». Amen

Dans nos obscurités
Allume le feu qui ne s’éteint jamais
Qui ne s’éteint jamais
Dans nos obscurités
Allume le feu qui ne s’éteint jamais
Qui ne s’éteint jamais

Envoi

« N’éteignez pas l’Esprit ! », 1 Thessaloniciens 5, 19

Que l’Esprit de Dieu vous habite comme une flamme avec douceur et force pour qu’il vous donne de rayonner avec paix

Que l’Esprit ravive vos cœurs d’amour et de chaleur, comme une bénédiction qui vous habite avec bonheur.

Amen.

Merci à Myriam Leresche d’avoir mis son tableau à disposition de notre méditation. Retrouvez celui-ci et beaucoup d’autres sur son site myacrylique.wordpress.com.  

Nous nous quittons avec Feux d’artifice de Claude Debussy (1862-1918), interprété par Guillaume Coppla.

Bon dimanche et belle semaine !

Un signe de la main

Jeu de mains

Ce sont les mains talentueuses de Sophie Chambat, Laura Nicogossian, interprétant la Danse Hongroise N°5 de Brahms qui nous accueillent pour ce rendez-vous.

👋 Bienvenue

Bienvenue à vous pour ce premier dimanche du mois de février, de la part de ce Dieu qui nous invite à nous tenir en sa Présence. Qu’il puisse étendre sa main sur chacun de nous ! Qu’il puisse nous porter, nous protéger, nous abriter au creux de sa paix, nous garder dans l’espace de son amour. A chacun est aussi adressé un signe de la main, comme un geste d’accueil amical !

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🙏🏼 Prière

Voici ce moment offert, Dieu notre Père, où nous pouvons nous reposer en toi, pour retrouver force et tranquillité, calme et assurance.

Voici ces instants offerts, Seigneur Jésus, où nous pouvons écouter une Parole venant de toi, la laisser nous rejoindre pour nous éclairer avec douceur et joie.

Voici l’invitation offerte à accueillir ton Esprit, qu’il vienne nous faire goûter à ta paix et à cette Alliance de tous les jours, en gardant les mains ouvertes pour te rencontrer, pour t’offrir à notre tour, nos vies toutes entières, à ta lumière. Amen

 

Je suis le Seigneur ton Dieu qui t’ai fait sortir de la maison d’Egypte.

voici une affirmation tant de fois répétée dans la Bible. En hébreu, le mot Égypte veut aussi dire angoisses au pluriel, ou  peurs. On pourrait ainsi traduire : « Je suis l’Éternel ton Dieu qui t’ai fait sortir du pays de tes angoisses, de la maison de tes peurs, de tout ce qui est sombre, de tout ce qui t’enferme ». Il paraît même que l’expression « n’aie pas peur » se retrouve 365 fois dans la bible. Il y en aurait une pour chaque jour !

🤲 Demande du pardon

Seigneur notre Dieu,

Lorsque nous sommes pris par le froid et l’obscurité, par la peur et l’inquiétude… Lorsque nous ne savons plus comment continuer… Viens nous délivrer !

Nous aimerions suivre ton chemin, marcher dans la clarté … Mais nous sommes si souvent partagés et divisés que nous avons de la peine à tenir nos promesses de fidélité…

Nous aimerions vivre dans ta liberté, marcher dans la paix du Christ… Et si souvent nous nous enfermons dans l’Égypte de nos angoisses… Que ta Parole soit source de vie… Qu’elle vienne nous délivrer !

J’ai vu la misère de mon peuple en Égypte… et je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de ce pays vers une terre fertile et vaste, une terre où ruissellent lait et miel…

(Ex 3, 8.17).

Promesse de terre à habiter ensemble, de fertilité, de saveurs retrouvées. Promesse de confiance et d’espérance à faire germer. Que Dieu nous délivre et nous pardonne, qu’il nous donne de nous réjouir encore et de croire de tout notre cœur à son amour vainqueur !

Quand s’éveilleront nos cœurs
À la voix du Dieu vivant,
Nous retrouverons la source du bonheur.
Quand se lèveront nos mains
Pour chanter le Dieu vivant,
Nous retrouverons l’espoir des lendemains.

1. Il saura briser nos armes,
Il saura changer nos cœurs.
Il viendra sécher nos larmes,
Il viendra chasser nos peurs.

Quand s’éveilleront nos cœurs
À la voix du Dieu vivant,
Nous retrouverons la source du bonheur.
Quand se lèveront nos mains
Pour chanter le Dieu vivant,
Nous retrouverons l’espoir des lendemains.

2. Plus de nuit sur notre terre,
Il sera notre flambeau.
Plus de haine ni de guerre,
Il nous ouvre un ciel nouveau.

Quand s’éveilleront nos cœurs
À la voix du Dieu vivant,
Nous retrouverons la source du bonheur.
Quand se lèveront nos mains
Pour chanter le Dieu vivant,
Nous retrouverons l’espoir des lendemains.

3. Il habite avec les hommes,
Le vieux monde peut mourir.
Il annonce son Royaume,
Il nous ouvre l’avenir.

Quand s’éveilleront nos cœurs
À la voix du Dieu vivant,
Nous retrouverons la source du bonheur.
Quand se lèveront nos mains
Pour chanter le Dieu vivant,
Nous retrouverons l’espoir des lendemains.

📖 Lecture

Jésus retourna dans la synagogue. Il y avait là un homme dont la main était paralysée. Les Pharisiens observaient attentivement Jésus pour voir s’il allait le guérir un jour du sabbat, car ils voulaient l’accuser. Jésus dit à l’homme dont la main était paralysée : « Lève-toi, là, devant tout le monde ». Puis il demanda à ceux qui regardaient : « Que permet notre loi ? de faire du bien le jour du sabbat ou de faire du mal ? de sauver la vie d’un être humain ou de le laisser mourir ? » Mais ils ne voulaient pas répondre. Jésus les regarda tous avec indignation ; il était en même temps profondément attristé qu’ils refusent de comprendre. Il dit alors à l’homme : « Avance ta main » Il l’avança et sa main redevint saine. Les Pharisiens sortirent de la synagogue et se réunirent aussitôt avec des membres du parti d’Hérode pour décider comment ils pourraient faire mourir Jésus.

Marc 3, 1- 6

💬Message

Une main, quelle invention merveilleuse, quel outil extraordinaire, quel bien précieux, capable de tant d’habilité, de précision, de force et de douceur, pour …  se saluer, toucher, prendre, tenir, accueillir et donner.  Une main droite pour ne pas être trop gauche, et pouvoir jouer, créer, écrire, ressentir, construire, réparer.

Poterie, Main, Mains, Coupe, Vase
 

Une main qui fait de nous des humains lorsque nos gestes sont tournés vers le bien, à la différence d’un poing fermé.

Une main pour travailler, soigner, partager… Une main aux empreintes uniques dans le monde entier ! Et vos mains, à quoi servent-elles ou ont-elles servi au cours de votre vie ?

Je me souviens d’une exposition de photos où l’on voyait en gros plan les mains de personnes célèbres : des musiciens, des chercheurs, des chirurgiens…

Quand on nous dit dans l’Évangile, que la main d’un homme est sèche, on voit bien que ce n’est pas seulement une infirmité, un handicap parmi d’autres, mais que cette paralysie touche chez cet homme tout son être vital, son identité, sa place au milieu de siens où il ne peut plus, mettre la main à la pâte… il en est empêché et c’est comme s’il était privé d’une dimension essentielle de lui-même.

Alors on comprend mieux pourquoi Jésus va guérir cette main sèche. Il restaure en lui une mobilité, mais aussi sa personne pour qu’elle puisse être active.

Main, Mains, Liberté, Culte, L'Homme
 

Car que représente cet homme à la main séchée, sinon celui qui voudrait agir, mais qui ne peut pas, car il a peut-être perdu le plus important : une main ouverte. Une main tendue, une main accueillante.

On peut y voir l’attitude des pharisiens qui ne veulent rien faire le jour du sabbat, même pas le bien, car la Loi est devenue plus importante que l’humain : eux aussi ont les mains sèches !

« Que permet notre loi ? de faire le bien le jour du sabbat ou de faire du mal ? de sauver la vie d’un être humain ou de le laisser mourir ? » Mais ils ne voulaient pas répondre….

On comprend le silence qui s’abat alors dans la synagogue. Jésus a coincé ses interlocuteurs : ils ne peuvent quand même pas dire que le sabbat a été donné pour tuer. Et pourtant c’est là qu’ils en arriveront. Plus tard. Au nom de la loi ! En vue d’une croix ! Et leur main séchée un samedi, sera pleine de sang un vendredi.

Mais ils ne peuvent pas dire non plus que le sabbat a été fait pour guérir. Ce serait donner tort à Moïse et à ses interprètes qui interdisaient ce jour-là toute action médicale, sauf en cas d’urgence. Ce qui n’est pas le cas ici.

Alors s’exprime la colère du Christ mêlée à une immense tristesse : colère de voir des hommes de Dieu en arriver à nier l’évidence, à savoir que dans sa loi Dieu veut le bien de tous les hommes !  Tristesse devant la dureté des regards incapables de saluer d’un geste l’homme restauré.

Dans une synagogue, le jour du sabbat, Jésus aurait aimer toucher bien d’autres personnes crispées. Aujourd’hui il nous apprend tant de choses à faire avec nos mains : il ouvre à la rencontre en son Nom, il nous apprend à prier, à rendre grâce, à déposer, à remettre et à confier, à tenir, à partager. Il met dans nos mains sa force pour relever les défis de chaque nouveau jour.

Il met dans nos mains de l’habileté, de la douceur et du doigté ! Il nous apprend à faire de la vie un geste, des gestes, gratuits, bons, qui ne retiennent pas, mais qui se donnent librement. Et par-dessus tout il remet chacun de nous au centre de son amour, entre les mains du Père.

 

Personnes, L'Homme, Adulte, Mains
 

Oui, une main, quelle invention merveilleuse, quel outil extraordinaire, quel bien précieux, capable de tant de possibles qu’il faudrait toujours mieux savoir l’exercer. Pour ne pas s’ankyloser, pour bien l’ouvrir, sans se priver ! Une main qui retrouve son action, son utilité pour être au service de Dieu et du prochain. Quelle merveille ! On a jamais rien créé de mieux !  Et en plus elles ont le privilège d’être deux ! Amen

👐🏾Prions ensemble !

Seigneur,

Tu es maître de nos vies pour nous relier à toi et les uns aux autres en se donnant la main, même à distance, dans la prière.

Ainsi nous te prions pour toutes les mains desséchées, les cœurs glacés, là où s’est installée la dureté, l’intransigeance, les poings fermés, la violence, les coups, pour que que tu libères ceux qui sont emprisonnés.

Que la vie, Seigneur, soit toujours première, pour qu’elle soit à ton image :  une main tendue et offerte avec générosité.

Nous te prions pour les personnes handicapées, ceux qui portent une infirmité que l’on ne voit pas toujours, ceux qui sont délaissés, ne sont pas considérés à cause de leur apparence, ceux qui doivent s’adapter, ceux qui ne peuvent pas exercer leur métier, ceux qui sont touchés dans leur santé.

Que vienne ta compassion pour qu’elle touche des mains, des cœurs et des esprits.

Renouvelle Seigneur les bonnes volontés, les gestes gratuits, le partage sans retenue.

Donne-nous d’être à notre tour des créateurs de vie nouvelle avec tous nos dons et toutes nos habilités. Utilise nos mains adroites, malgré nos maladresses et nos limites.

Nous te le demandons avec confiance, par le nom de Jésus-Christ, qui s’est approché de tout être humain, les mains ouvertes, les mains percées, pour lui rendre sa place et lui montrer son amour livré. Amen

Les mains ouvertes devant toi Seigneur, pour t’offrir le monde, les mains ouvertes devant toi Seigneur, notre joie est profonde.

Garde-nous tout petits devant ta face, simples et purs comme un ruisseau. Garde-nous tout petits devant nos frères, et disponibles comme une eau !

Les mains ouvertes devant toi Seigneur, pour t’offrir le monde, les mains ouvertes devant toi Seigneur, notre joie est profonde.

Garde-nous tout petits devant ta face, brûlants d’amour et plein de joie. Garde-nous tout petits parmi nos frères, simples chemins devant leur pas !

Vivement le jour où nous pourrons à nouveau nous serrer la main !

 

🙌Bénédiction

Que Dieu nous garde tout entier, cœur,corps et esprit, pour toujours être des vivants tournés vers le Bien

Qu’il vous donne de vivre notre aujourd’hui pour aller jusqu’à deux mains dans la force de son amour et sa proximité

Qu’il nous garde entre ses mains et nous bénisse, Amen !

Un beau dimanche et une paisible semaine à vous tous !

Nous nous quittons avec cette chanson de Florent Pagny, Savoir Aimer, interprétée en langue des signes.

 

De la nuit à l’aurore

Un combattant à l'aurore

L’organiste Benjamin Righetti ouvre ce moment mis à part, ce culte à l’emporter, cette célébration à vivre chez soi, en communion avec nous tous.

Il vous est possible de télécharger la version imprimable.

👋 Accueil

«Mais toi, recherche la droiture, l’attachement à Dieu, la foi, l’amour, la patience et la douceur. Combats le bon combat de la foi ! » 1 Timothée 6, 11-12

Il y a dans cette parole de Paul à son ami Timothée une invitation à saisir l’essentiel, à résister, ne pas se tromper, mais à gagner, recevoir, tout engager…  Par les temps qui courent, n’est-ce pas rester attentifs et vigilants, alertes et en éveil de tout ce qu’il nous est offert de bon et de beau, malgré tout ce qu’il faut encore affronter au seuil de cette nouvelle année ?

J’espère que cet accueil vous trouve « combattif » pour trouver les forces de vivre et de croire avec cœur et courage ! Et si ce n’est pas tous les jours le cas, alors que Dieu soit pour vous une ressource pour toujours se relever, lutter, tenir bon, mais aussi confier, remettre et prier. Sans se lasser.

Les Mains, Prier, Prière, Mains Priant

🕯Prière

Bénis sois-tu, Seigneur, pour la patience et la tendresse qui t’habitent : elles me font grandir et vivre vraiment !

Quand l’envie me guette de me relâcher, de fuir ou de tout abandonner, Tu viens me redonner un souffle et une direction pour avancer

Quand l’agacement et l’ennui m’envahissent, Tu déposes en moi une parole de paix qui me réconcilie

Quand les mesquineries et l’égoïsme m’agressent, Tu me montres les côtés ensoleillés de chacune et de chacun

Toi Seigneur, tu m’éveilles à chaque nouveau jour pour en découvrir les merveilles et les beautés

Que ton Esprit nous soit donné avec générosité ! Amen

 

 

📖 Lecture : Genèse 32, 22-32

Jacob envoya devant lui des messagers à son frère Esaü pour lui dire :

– Ton humble serviteur Jacob te fait dire ceci : j’ai émigré chez Laban et j’y ai prolongé mon séjour jusqu’à maintenant. Je possède des bœufs et des ânes, des moutons et des chèvres, des serviteurs et des servantes. J’envoie des messagers te l’annoncer, mon seigneur, pour que tu me fasses bon accueil.

Les messagers revinrent dire à Jacob :

– Nous sommes allés trouver ton frère Esaü. Il marche à ta rencontre avec 400 hommes.

Jacob fut saisi d’une grande peur. Il sépara en deux groupes. Il se disait : « Si Esaü s’attaque à un groupe, l’autre pourra échapper ».

Jacob s’installa pour passer la nuit à cet endroit. Dans ce qu’il possédait, il choisit un cadeau pour son frère Esaü : 200 chèvres et 20 boucs, 200 brebis et 20 béliers, 32 chamelles et leurs petits, 40 vaches et 10 taureaux, 20 ânesses et 10 ânes. (…)

Au cours de la nuit, Jacob se leva, prit ses deux femmes, ses deux servantes et ses 11 enfants. Il leur fit traverser le gué de Yabboq avec tout ce qu’il possédait. Il resta seul, et quelqu’un lutta avec lui jusqu’à la pointe de l’aurore. Quand l’adversaire vit qu’il ne pouvait pas vaincre Jacob dans cette lutte, il le frappa à l’articulation de la hanche, et celle-ci se déboîta. Il dit alors :

– Laisse-moi partir, car voici l’aurore.

– Je ne te laisserai pas partir si tu ne me bénis pas, répliqua Jacob.

L’autre lui demanda :

– Comment t’appelles-tu ?

– Jacob, répondit-il.

L’autre reprit :

– On ne t’appellera plus Jacob mais Israël, car tu as lutté contre Dieu et contre les hommes, et tu as été le plus fort.

Jacob demanda :

– Dis-moi donc quel est ton nom.

– Pourquoi donc me demandes-tu mon nom ? répondit-il.

Alors il bénit Jacob.

Celui-ci déclara :

– J’ai vu Dieu face à face et je suis encore en vie.

C’est pourquoi il nomma cet endroit Penouel – ce qui veut dire « Visage de Dieu ». Quand le soleil se leva, Jacob avait passé le gué de Penouel. Il boitait à cause de sa hanche.

(…) Esaü courut à sa rencontre, se jeta à son cou et l’embrassa. Ils se mirent tous deux à pleurer.

Budapest, Sculpture, L'Homme, Dragon

💬 Message : un combat en pleine nuit ?

 

Un agresseur qui s’attaque à Jacob, sans crier gare ni explications ? Est-ce un homme, un ange, ou même Dieu comme le dira plus tard Jacob ? Mais Dieu se bat-il contre nous ?

Vraiment, qu’elle est mystérieuse cette histoire de Jacob !  Après les lentilles voilà un vrai plat de résistance !

Car ce n’est ni un jeu, un amusement ou une simple bagarre. On sent bien que c’est une lutte pour une survie, à la vie et à la mort, en cette nuit là.

Un homme qui se bat avec l’énergie de l’espoir d’avoir le dessus… qui se relève, retombe, va jusqu’au bout de ses forces… c’est le combat de Jacob !

Et pourtant, Jacob, c’est le contraire d’un lutteur. Il est plutôt le préféré à sa maman, celui qui mange de la soupe, et qui est plus à l’aise à la maison plutôt que de partir à la chasse comme son frère Esaü.

Alors s’il n’est pas un « batailleur »,  il compense par la ruse, la débrouillardise, mais aussi par le mensonge le fait qu’il ni l’aîné ni très costaud…

Rappelez-vous : il usurpe le droit d’aînesse et vole à son père aveugle la bénédiction qui devait revenir à son frère en se faisant passer pour lui. A la suite de quoi, il prend la fuite pour éviter d’affronter la colère, légitime, d’Esaü.

Et puis quand il est chez son beau-père Laban, il est obligé de travailler dur pour se constituer un troupeau et épouser celle qu’il aime. Mais là aussi, il procède à de petits arrangements ….  Incapable d’affronter directement Laban à qui il offre de nombreuses années de travail, il se voit à son tour dupé. Là encore, il prend la fuite comme un lâche.

Mais l’histoire le rattrape, son passé le poursuit, malgré le capital qu’il a réussi à faire fructifier, son habileté à multiplier les bêtes de son troupeau, Jacob a peur. Il est littéralement terrorisé quand il apprend que son frère marche à sa rencontre avec 400 hommes.

A nouveau, il essaie de s’en tirer en achetant son frère par d’immenses cadeaux, mais sans savoir si ceux-ci auront réussi à apaiser la colère qu’il imagine à la hauteur de sa culpabilité, de la faute qu’il porte en lui.

Car Jacob n’est-ce pas en hébreu, le talon, pour bien dire que déjà à la naissance des jumeaux, il avait pris son frère par derrière, comme un rusé ?

Au fond ce combat, n’est-ce pas pour lui la chance de sa vie ?  Une nouvelle naissance ? De la poussière du sol, voici la recréation d’un homme dont l’identité avait été faussée, tordue, masquée, et qui va sortir de la nuit pour entrer dans la pleine lumière d’un jour nouveau.

Matin, Lever Du Soleil, Femme, Silhouette
 

Une nuit pour changer le mal en bien

La blessure en guérison

La faiblesse en force

La fuite en présence

Le mensonge en vérité

Jacob va lutter jusqu’à la pointe de l’aurore contre un étrange agresseur. Est-ce un homme ? Le combat est tout ce qu’il y a de plus physique. Est-ce un ange ? La manière dont il parle pourrait le confondre avec un messager. Est-ce Dieu lui-même ? C’est Jacob qui le dira comme une reconnaissance après-coup(s).

Peut-être que pour la première fois de sa vie, Jacob est obligé de faire face. Et il ose affronter l’autre avec courage et force, lui qui préférait rester à l’ombre de la tente, dans le calme et la tranquillité !

On ne sait pas toujours contre qui, contre quoi on lutte à travers nos vies. Ces derniers mois nous ont tous bien éprouvés. Il y a pour chacun des luttes secrètes. Des combats au cœur de nos nuits. Des fatigues dans l’attente du jour promis.

On ne sait pas toujours ce que l’épreuve peut nous apporter de positif. Mais peut-être que comme Jacob, l’on pourra dire que dans nos luttes Dieu avait été là. Peut-être qu’on se découvrira alors des forces insoupçonnées. Peut-être qu’il y aura en nous plus de ressources que ce que l’on croit.

Peut-être bien que ce qui nous apparaissait négatif pourra se retourner pour devenir renouveau, recommencement, vitalité, vérité, place donnée, quand on aura traversé la longue nuit avec la confiance que le jour viendra se lever. Peut-être que qu’on se découvrira semblables quand on choisira de se rapprocher.

Quel est le Dieu qui se révèle à Jacob cette nuit-là ? Celui qui garde sa part de mystère et qui pourtant vient nous rejoindre dans la poussière du chemin. Celui qui nous fait naître et renaître à nous-mêmes pour devenir à notre tour frère, sœur, humain. Et c’est parfois un long chemin ! Celui qui fera voir son visage à travers le Christ : lumière qui se lève sur nos nuits. Celui qui enverra son Esprit, afin de nous donner la force de tenir jusqu’à la pointe de l’aurore !

Oui, aujourd’hui Dieu nous donne la certitude d’une bénédiction à emporter. Amen

 

 

🙏🏼 Prions ensemble !

Seigneur,

Tu as permis à Jacob de se retrouver lui-même comme de se tourner vers son frère pour celles et ceux qui traversent des nuits sans fin…

Que se lève l’aube d’un jour nouveau !

Pour ceux qui sont en lutte avec le quotidien, la maladie, les difficultés personnelles, relationnelles ou financières…

Que se lève l’aube d’un jour nouveau !

Pour ceux qui se sont perdus loin d’eux-mêmes et des autres…

Que se lève l’aube d’un jour nouveau !

Pour ceux qui ont soif de pardon et de réconciliation…

Que se lève l’aube d’un jour nouveau !

Pour ceux qui sont à bout de forces, dans l’inquiétude ou le découragement…

Que se lève l’aube d’un jour nouveau !

Sois vainqueur Seigneur, de tous nos combats

Par ton Fils qui a résisté avec force et abandon sur une croix

Par ton Esprit qui vient rallumer en nous la flamme de ton amour

Afin d’être des vivants pour toujours

Répands ta lumière sur tous ceux qui te cherchent et bénis tous les efforts qui tendent à construire la paix

Que la promesse de ton Esprit soit pour nous un encouragement à nous réjouir encore, une nouvelle naissance de chaque jour, un avenir à inventer avec toi, qui vient sur nos chemins nous ouvrir à l’aube des lendemains, Amen

 

🤲 Bénédiction

« Nous avons de la bénédiction une idée qui tire du côté du parapluie. Être béni, selon nous, c’est être à l’abri. La forme suprême de la bénédiction, à nos yeux, c’est de jouir d’une paix royale.

Or, la bénédiction, ce n’est ni d’être à l’abri, ni d’avoir la paix. C’est de connaître la vérité. Et nous ne découvrons la vérité, la plupart du temps, qu’à travers les secousses, les épreuves, les malheurs ; qu’à travers tout le contraire de la petite vie paisible que nous tenons pour une vie bénie.

La plus belle vie que nous puissions vivre, ce n’est ni la plus facile, ni la plus tranquille : c’est la vie dans laquelle, douloureusement souvent, on se rapproche de ce qui est vrai. Tant que nous préférons la tranquillité à la vérité, nous sommes proprement imbénissables ! »

Philippe Zeissig, une minute pour chaque jour

Elle est souvent belle la lumière de l’aube ! claire, transparente, pure…

Que Dieu soit pour tous une aurore qui ouvre nos yeux et nos cœurs

Qu’il tourne vers nous son visage et nous donne la paix

Oui, que le Seigneur nous bénisse et nous garde

Qu’il nous appelle par notre nom pour nous relever

et nous faire grandir en vérité dans cet Aujourd’hui qui nous est donné

Heureux dimanche et lumineuse semaine à venir !

Nous vous disons « au revoir » au sons des orgues de la cathédrale St-François sous les doigts de Benjamin Righetti.