Petit cours sur les palmiers

Fête des Rameaux

Culte du 28 mars 2021, Fête des rameaux

Accueil

« Acclamez Dieu dans son temple, acclamez-le sous la puissante voûte du ciel ! Acclamez-le pour sa grandeur infinie. Que tout ce qui respire acclame le Seigneur !»

Psaume 150

C’est avec cette invitation sonore que s’ouvre cette fête des Rameaux qui a dû résonner autrefois comme dans ce psaume 150. Voici les acclamations de la foule, comme un air de fête, une louange expressive pleine d’allégresse qui s’est propagée jusqu’aux portes de Jérusalem, pour laisser passer celui qui venait, monté sur un âne : le Seigneur d’humilité, dans sa simplicité et sa vérité. Non pas un roi qui écrase, mais qui règne, non pas qui domine, mais qui vient pour donner librement sa vie…

Prière d’ouverture

Seigneur Jésus

Nous t’acclamons nous aussi, avec ce que nous sommes devant toi

Nous venons à ta rencontre, pour te laisser passer au milieu de nos vies

Toi notre Seigneur et notre Roi, qui est doux et humble de cœur

Tu fais jaillir la joie, là où on ne l’attendait pas

Tu suscites la nouveauté, là où l’on s’était habitué

Merci de nous entraîner avec cœur et spontanéité

pour te reconnaître encore comme le Sauveur, le Berger, notre Ami,

Lumière du monde sur nos chemins

Reçois notre louange pour t’honorer et te louer,

par nos vies toutes entières pour la gloire de ton Nom,

maintenant et pour toujours, en Dieu notre Père et par l’Esprit de vie,

qui est joie et communion, Amen

 

Hosannah! Béni soit ce sauveur débonnaire…

Lectures

Après cela, je regardai encore et je vis une foule immense de gens que personne ne pouvait compter. C’étaient des gens de toute nation, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches et avec des palmes à la main. Ils criaient avec force : « Le salut vient de notre Dieu, qui siège sur le trône, et de l’Agneau ! » Tous les anges se tenaient autour du trône, des anciens et des quatre êtres vivants. Ils se jetèrent le visage contre terre devant le trône, et ils adorèrent Dieu en disant : « Amen ! Oui, la louange, la gloire, la sagesse, la reconnaissance, l’honneur, la puissance et la force sont à notre Dieu pour toujours ! Amen »

Apocalypse 7, 9-12

Palm, Dimanche Des Rameaux, Hosana

Le lendemain, la foule nombreuse qui était venue pour la fête de la Pâque apprit que Jésus arrivait à Jérusalem. Tous prirent alors des branches de palmiers et sortirent de la ville pour aller à sa rencontre ; ils criaient : « Gloire à Dieu ! Que Dieu bénisse celui qui vient au nom du Seigneur ! Que Dieu bénisse le roi d’Israël ! » Jésus trouva un âne et s’assit dessus, comme le déclare l’Ecriture :

« N’aie pas peur, ville de Sion ! Regarde, ton roi vient, assis sur le petit d’une ânesse ».

Tout d’abord, ses disciples ne comprirent pas ces faits ; mais lorsque Jésus eut été élevé à la gloire, ils se rappelèrent que l’Ecriture avait annoncé cela à son sujet et qu’on avait accompli pour lui ce qu’elle disait.

Tous ceux qui étaient avec Jésus quand il avait appelé Lazare hors du tombeau et l’avait ramené d’entre les morts, racontaient ce qu’ils avaient vu. C’est pourquoi la foule vint à sa rencontre : les gens avaient appris qu’il avait fait ce signe miraculeux. Les Pharisiens se dirent alors entre eux : « Vous voyez que vous n’y pouvez rien : Tout le monde s’est mis à le suivre ! »

Jean 12, 12-19

Message

On voit depuis quelques années apparaître des palmiers dans les jardins alentours. Je ne sais pas si c’est le signe du réchauffement climatique, mais il est vrai qu’ils traversent désormais sans souci nos hivers pour donner ici et là un peu d’exotisme.

 

 

Les palmiers sont parmi les plus vieux végétaux du monde : ils existaient il y a quatre-vingt millions d’années. Leur port majestueux et leur superbe feuillage leur ont décerné le titre de « prince du règne végétal ». Voilà un arbre qui se dresse sur une tige rigide portant une couronne de larges feuilles ‒ les palmes ‒ réunies en bouquet à son sommet. Ses fruits, les dattes, sont groupés en régimes: ce sont des baies, à chair sucrée.

En ce jour des Rameaux, ce sont justement des branches de palmier qui sont prises pour accueillir Jésus qui vient, monté sur son âne. Et on imagine cette foule qui agite ces longues branches vertes en signe de bienvenue, comme un champ ondoyant, comme une manière d’applaudir, de reconnaître le roi promis.

 

Mosaïque, Eglise, Orthodoxe
Voici ton roi vient…

 

Tout ce mouvement dans les airs devait exprimer une joie expressive, sonore, contagieuse… Une vraie allégresse, une louange en gestes et en paroles, car la foule lance des « Hosanna, Gloire à Dieu ! » et autres acclamations.

Si dans les autres évangiles il y a aussi des manteaux qui sont déposés, ici les branches de palmier évoquent tant de diversité.

A commencer par cet arbre, le dattier-palmier dont une espèce particulière recouvrait tout le pays de Canaan, en particulier la ville de Jéricho qui avait une immense palmeraie, avant de disparaître il y a 2000 ans… On pense que le palmier-dattier était la toute première culture arboricole de l’histoire de l’humanité. Mais la palme c’est aussi tout un symbole !

Oui, on connaît la palme d’or du festival de Cannes, comme autrefois on décernait la palme aux vainqueurs des jeux olympiques. Le palmarès définit aujourd’hui encore la liste des lauréats. Mais plus que tout, la palme est le symbole de la victoire et de la vie nouvelle.

Il est vrai que le palmier a des milliers des racines qui lui permettent d’aller chercher profondément l’eau enfouie dans le sol. C’est ainsi une source intérieure qui lui assure de tenir dans les conditions les plus extrêmes, comme au milieu du désert.

Le jour des Rameaux que l’on pourrait aussi appeler le jour des palmiers, la foule fait jaillir sa joie. Malgré les événements qui vont se succéder, je veux croire que cette joie n’était pas superficielle, mais qu’elle était vraie, authentique, belle et festive.

Au fond de notre vie, il y a une source capable de nous communiquer la joie, la joie divine, la joie cristalline. Une joie profonde qui est un fondement… C’est l’esprit d’enfance et c’est l’attitude du croyant quand il se ressource en Dieu. C’est l’identité même de notre être quand nous redécouvrons que nous avons été créés pour la joie, une joie durable. Non pas le rire tout le temps ou les sourires de façade, mais comme le disait la théologienne Lytta Basset, une « joie imprenable », une joie tranquille et paisible qui sait que cette ressource sera toujours là lorsqu’on accueille tout de la vie, l’instant présent, le jour donné, comme la foule qui avait tout laissé de côté pour faire place à ce drôle d’assemblage : un homme monté sur un âne et salué comme roi. Il y a quelque chose d’extrêmement touchant à travers cette vision.

Les Rameaux, c’est pour moi la joie la plus belle et la plus pure pour le seul moment de toute la vie de Jésus où il reçoit non une palme d’or, mais une palme verte d’espérance !

Mais il y a aussi à l’intérieur du palmier une curiosité. A la différence des autres arbres, la sève ne circule plus sous l’écorce, vers l’extérieur, mais bien au cœur du tronc, au centre. Il sait ainsi protéger sa vitalité de tout ce qui pourrait le toucher, l’agresser, le blesser. Au cœur du palmier, il y a une vie qui est bien gardée, et en cela, il symbolise la vie croyante qui sait résister, sans se laisser troubler par le milieu ambiant. Elle cherche le dialogue avec le Seigneur dans l’intimité de son cœur.

A vrai dire, bien peu des disciples seront comme des branches de palmiers au cours de la semaine sainte qui va commencer : reniement, trahison, abandon… Seules quelques femmes seront là devant une croix, avec l’apôtre Jean nous dit-on. Et pourtant, en hébreu palmier se dit Thamar : ce qui est érigé, ce qui est élevé, ce qui est droit, mais aussi ce qui est gracieux et élégant. Alors le palmier nous invite à nous tenir debout avec grâce, comme la foule des Rameaux, pour nous tourner vers le haut en accueillant celui qui vient tout bas !

Les bédouins disent que le palmier dattier vit « les pieds dans l’eau et la tête au soleil » : lorsqu’on l’aperçoit dans le désert brûlant, on sait qu’il y a là de l’eau, et donc, un espoir de vie. Il crée une fraîcheur, un « effet d’oasis ». Avec sa couronne de palmes très longues, le palmier capte un maximum de lumière. Il est tourné vers le Ciel. Pour se rappeler la sortie de l’Exode, les Hébreux portaient des branches de palmier tout en chantant : des vies tournées vers Dieu dans la lumière.

 

Désert, Palmiers, Oasis, Nature, Paysage
Une oasis, un havre de paix et de repos

 

Lors de la Pâque on avait aussi coutume d’agiter des rameaux en signe de reconnaissance pour le passage vers une Terre Promise. Palmes d’une délivrance. Et puis enfin sur les tombes des premiers martyrs chrétiens ont avait coutume d’y graver sur la pierre des palmes en signe de victoire : palmes vertes dans le désert.

Alors oui, il y a le palmier à l’image de notre vie : se laisser éclairer, chercher le passage d’une promesse et savoir résister même dans l’adversité pour continuer à porter la vie qui nous redresse. Restons enracinés et tournés vers le Ciel pour accueillir Celui qui vient avec simplicité au milieu de nous.

 

Prions les uns pour les autres

Seigneur notre Dieu,

Ton Fils est venu, monté sur un âne, roi plein d’humilité au milieu de son peuple.

Montre-nous toujours le vrai visage du Sauveur pour que nous puissions toujours le reconnaître avec justesse et simplicité.

Hosanna aux plus hauts de cieux et joie à ceux qui s’émerveillent de ta proximité !

Ton Fils s’est avancé au milieu des exclamations de la foule qui a déposé ses manteaux pour se découvrir devant lui, en agitant aussi des palmes et des rameaux

Donne-nous de pouvoir toujours mieux exprimer notre foi par des gestes concrets, des mots clairs, des attitudes ouvertes et accueillantes, conciliantes et aimantes.

Hosanna aux plus hauts des cieux et bonheur à ceux qui marchent en vérité sur tes chemins !

Ton Fils n’a pas refusé ce jour de fête, avant que ne viennent les larmes et l’adversité

Apprends-nous à vivre l’aujourd’hui de la Vie, forts ce qui nous aura été offert, pour que ta grâce nous accompagne tout au long de nos pas.

Hosanna aux plus hauts des cieux et paix à ceux qui s’abandonnent à ta fidélité !

Nous te prions aujourd’hui pour celles et ceux qui sont restés sur les bas-côtés de la route, dans les larmes de la tristesse et de la peine. Viens les relever !

Nous te confions les personnes touchées par la perte d’un proche, éprouvées dans leur corps ou leur cœur, atteintes dans leur esprit. Viens les apaiser !

Nous te remettons ceux qui vivent d’espoir, les personnes en attente de changement, tous ceux qui sont touchés par la pandémie, Viens les visiter !

Nous te prions pour toutes les personnes qui par leur engagement, le temps donné librement ont à cœur d’éveiller sourires et amitiés pour colorer la vie. Viens les encourager !

Hosanna aux plus hauts des cieux et bénédiction à ceux qui sont semeurs de bonté !

Un jour Seigneur, tu nous rassembleras comme une grande famille humaine, palmes à la main, pour reconnaître encore ce Roi de gloire dans ton Eternité. Que nous sachions alors encore cultiver cette joie, la laisser grandir en nous pour qu’elle devienne louange et beauté, adoration et joie. Amen

« Je bénis celui qui met sa confiance en moi et cherche en moi sa sécurité. Il aura le même sort qu’un arbre planté près de l’eau, dont les racines s’étendent à proximité du ruisseau. Il n’a rien à redouter quand vient la chaleur, et son feuillage reste vert. Même en année de sécheresse il ne se fait aucun souci, il ne cesse de porter des fruits. »

Jérémie 17, 7-8

Bénédiction

Que Dieu soit votre ressource pour trouver la joie en tout temps

Qu’il vous garde à chaque nouveau jour

Pour aller dans son amour, ressourcés et renouvelés, entourés et portés,

Tournés vers sa présence, qui est lumière et espérance, amen

 

Nous vous souhaitons une joyeuse fête de Pâques à venir !

 

Un mot, juste un mot, rien qu’un mot

Un mot à chercher

C’est avec un extrait de Le Chant de la Terre Gustav Mahler que nous nous accueillons aujourd’hui.

Accueil

« Que le désert et la terre aride manifestent leur joie ! Que le pays sec s’émerveille et se couvre de fleurs aussi belles que les lis ! Car de l’eau jaillira dans le désert, des torrents ruisselleront dans le pays sec et le pays de la soif se changera en région de sources. C’est là que marcheront ceux que le Seigneur aura libérés »

Livre du prophète Esaïe 35

La vie qui s’éveille et surgit, la vie qui trace un chemin à travers le désert qui se change en pays de sources, la joie qui fleurit là où tout était stérile…

En ce premier jour du printemps et en ce dernier dimanche de Carême, entre ce qui se termine et ce qui se renouvelle je vous souhaite la bienvenue !

Au bout d’un chemin de bientôt 40 jours, voici une dernière halte avant la fête des Rameaux et le temps de la Passion, pour retrouver nos racines, pour avancer à l’image du Christ, qui est doux et humble de cœur.

 

 

Pierres, Rock, Roches, L'Écart
Un chemin dans le désert

 

Vous pouvez télécharger une version imprimable.

Prière d’ouverture

Seigneur Jésus,

Toi qui a marché sur les routes humaines à la rencontre de ceux qui se tournaient vers toi,

Nous voici avec notre vie offerte, avec nos espoirs de lendemains…

Nous voici pour le renouveau promis dans ta Parole : L’espérance qui fait fleurir les déserts et qui change la tristesse en cris de joie…

Nous voici avec ce que nous apportons à ta lumière; ce qui nous habite et nous accompagne dans le secret des cœurs, afin que tu le transformes pour plus de bonheur…

Merci pour ce jardin que tu fais pousser, pour le salut que tu fais germer, pour le pardon que tu viens semer, pour ta gloire et pour l’éternité. Amen

 

Toi qui es lumière, toi qui est l’amour…

Lecture

Évangile de Marc 10, 32-45

Ils étaient en chemin pour monter à Jérusalem. Jésus marchait devant ses disciples qui étaient inquiets, et ceux qui les suivaient avaient peur. Jésus prit de nouveau les douze disciples avec lui et se mit à leur parler de ce qui allait bientôt lui arriver. Il leur dit : « Écoutez, nous montons à Jérusalem, où le Fils de l’homme sera livré aux chefs des prêtres et aux maîtres de la loi. Ils le condamneront à mort, le livreront aux païens. Ceux-ci se moqueront de lui, cracheront sur lui, le frapperont à coups de fouet et le mettront à mort. Et, après trois jours, il se relèvera de la mort ».

Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, vinrent auprès de Jésus. Ils lui dirent : « Maître, nous désirons que tu fasses pour nous ce que nous te demanderons ». « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » leur dit Jésus. Ils lui répondirent : « Quand tu seras dans ton règne glorieux, accorde-nous de siéger à côté de toi, l’un à ta droite, l’autre à ta gauche ». Mais Jésus leur dit « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe de douleur que je vais boire, ou recevoir le baptême de souffrance que je vais recevoir ? » Et ils lui répondirent : « Nous le pouvons ». Jésus leur dit : « Vous boirez en effet la coupe que je vais boire et vous recevrez le baptême que je vais recevoir. Mais ce n’est pas à moi de décider qui siégera à ma droite ou à ma gauche ; ces places sont à ceux pour qui Dieu les a préparées ».

Quand les dix autres disciples entendirent cela, ils s’indignèrent contre Jacques et Jean. Alors Jésus les appela tous et leur dit : « Vous le savez, ceux qu’on regarde comme les chefs des peuples commandent en maîtres, et les grands personnages leur font sentir leur pouvoir. Mais cela ne se passe pas ainsi parmi vous. Au contraire, si l’un de vous veut être grand, il doit être votre serviteur, et si l’un de vous veut être le premier, il doit être l’esclave de tous. Car le Fils de l’homme lui-même n’est pas venu pour se faire servir, mais il est venu pour servir et donner sa vie comme rançon pour libérer une multitude de gens ».

Message

 

 

C’est un mot magnifique, un peu oublié, sur lequel on a dit tant de choses, fausses, tordues, malaimées…  Un mot qui dans sa simplicité ne devrait même pas être prononcé, pour ne pas lui donner trop d’importance, pour qu’il ne s’enfle pas, ne devienne pas immense, comme dans la fable du bœuf et de la grenouille… Vous la connaissez ? La grenouille qui voulait être aussi grosse que le bœuf et qui… se dégonfla !

Non, il faut qu’il reste à sa bonne taille ce mot et qu’on le remettre délicatement de là où il est tiré : de la terre, de l’humus, de cette fine couche fertile qui recouvre la surface du sol et qui peut faire pousser le blé pour faire le pain, le vin pour faire la joie, qui du labeur fera naître le Royaume qui vient.

C’est un mot de route, un bagage pour le voyage de la vie. Un mot qui s’enracine, mais peut-être pour mieux nous tourner vers les autres, pour se tenir à hauteur d’homme.

 

Champ, Agriculture, Terre, Agriculture
Une pousse, promesse d’un à-venir

 

Oui, l’homme, c’est celui qui est justement tiré de la terre comme Adam, en hébreu veut dire le terreux, le glèbeux. Celui qui a été façonné de la poussière du sol et qui a reçu le souffle de vie.

Alors oui, ce mot… j’hésite à le dire, car tout de suite chacun va y coller ses représentations, ses souvenirs, son éducation. Et j’ai peur qu’il m’échappe ce mot, afin qu’il ne s’enferme pas dans une définition.

Et pourtant, il est pour moi au cœur de l’Évangile, et je suis bien obligé de le prononcer.

Mais… à une condition, promettez-moi, je vous en supplie, que vous allez l’accueillir ce mot, comme si c’était la première fois, comme s’il était neuf, alors qu’au fond, il a sans cesse besoin d’être dépoussiéré.

Vous l’avez deviné ?

Oui, il est bien présent dans les réponses et l’attitude de Jésus à l’égard de ses disciples. Notamment de Jacques et de Jean, les fils de Zébédée. Ils en manquent cruellement de ce mot, non ? Les autres compagnons s’offusquent, s’indignent de tant de prétention en tout cas. Mais le seul ici, le seul homme qui garde le mot en lui, c’est le Christ.

Il n’élève pas la voix, ne fait pas de reproches, ne rabaisse pas non plus. Il écoute, essaye de comprendre, noue un dialogue. Si Jacques et Jean se voient bien déjà au-dessus, et si les autres aimeraient les remettre en-dessous, Jésus, lui les regarde en face, comme ils sont, sans se moquer, ni leur dire qu’ils seront exaucés.

Il les ramène au présent, à ce qui viendra, à la réalité d’une passion, il les oriente vers une souffrance à venir. Car le mot, le mot qui est là, ne s’évade jamais hors du monde, il ne s’égare pas dans des rêves, mais sait que la vie c’est une traversée avec tout ce qu’elle comporte de bon et de beau, de tragique et de difficile. Mais le troisième jour il se relèvera, il ressuscitera, non pas à cause d’une force, d’un privilège, mais parce que Jésus sera resté lui-même en portant le mot jusqu’au bout.

Le mot reste attaché à une terre de promesse, mais où le grain doit mourir pour porter du fruit… Il est cet humus qui fait germer un salut qui nous donne d’être aimé comme nous sommes, et nous invite à oser sa vie, à s’élever, à se tenir debout, toujours, mais aussi à accepter les limites, à découvrir les richesses, à faire le deuil de tout ce que nous ne sommes pas, pour rester en paix, avec ce mot… que vous connaissez maintenant !

 

 

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Une terre riche de promesses

 

Oui, Jésus ne promet rien ni ne retranche rien. Il dit que pour être élevé il faut passer par ce qui est à nos pieds, que si on veut être grand, il faut regarder ce qui est petit, à notre portée.

Et pour cela le mot aide. Il aide à se tenir avec soi-même, en acceptant le regard de Dieu qui jamais ne compare, mais voit chacun avec ce qui fait de lui un être vivant, animé d’un souffle, habité d’un Esprit, fort et plein de vie, et puis en même temps, qui se sait fragile et vulnérable, à la merci.

Mais Jésus gardera le mot, ce mot si précieux qui permettra à d’autres à sa suite de vivre leur vie en vérité, en simplicité, en pardon aussi, en ouverture inconditionnelle, en étant ami avec soi-même et en se tournant vers les autres.

Un certain Vendredi, sur la croix, deux personnes seront à sa droite et à gauche. Celui de droite, le bon larron, reprendra tout autrement la demande de Jacques et de Jean : « Seigneur, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton règne » et il sera exaucé à l’instant même.

Oui, il est toujours neuf ce mot et je le dis avec sincérité, avec tout ce qu’il pourra éveiller :

Humilité.

 

Regardez l’humilité de Dieu.

Prions ensemble !

Seigneur,

Ta parole est cette promesse de te rencontrer au cœur de nos vies, dans les réalités qui sont les nôtres, avec cœur humble et simple, avec notre vie telle qu’elle est.

Ainsi, nous aimerions te prier :

Pour tous ceux qui sont dans la nuit de la tristesse ou de la peur, viens dire sur leurs chemins des mots de lumière, d’apaisement et de guérison.

Pour tous ceux qui connaissent un échec, une remise en question, un passage difficile, pour tous ceux qui se sont trompés dans leur choix, qui ont fait fausse route, viens leur redire dans l’humilité un recommencement possible.

Pour tous ceux qui se préparent à affronter une échéance importante, viens faire résonner dans leurs cœurs, un véritable encouragement à aller de l’avant !

Pour tous ceux qui savent qu’il y a une profondeur à la vie, viens révéler Seigneur ta force cachée, ta Parole nourrissante, la confiance qui relève, la vérité qui libère, l’humour qui allège.

Apprends-nous à regarder à ton Fils bien-aimé, Jésus le Christ, le vrai humble de coeur, qui, pour nous, s’est humilié sans jamais se renier, mais qui t’es resté fidèle jusqu’au bout…

Qu’il nous aide à inventer des paroles et des gestes qui engagent, rejoignent et expriment au près comme au loin ton amour et ta proximité.

Nous te le demandons au Nom de ton Fils, afin qu’il nous entraîne sur des chemins d’humanité.

Amen.

 

Accès, De Nombreux, Les Mains
Vers plus d’essentiel et de solidarité

Cultivez l’humilité. Être humble, ce n’est pas avoir une mauvaise opinion de soi, c’est avoir une juste opinion de soi-même et être à sa place. Être humble, c’est savoir qu’on est toujours perfectible, qu’on a encore besoin de progresser, qu’on a besoin des autres.

Frédéric Lenoir

Bénédiction

Que Dieu vous donne de cultiver et prendre soin avec humilité de la vie qui nous est confiée.

Que sa générosité vous bénisse et que sa douceur vous garde.

Que sa Présence soit avec vous, maintenant et toujours, pour marcher en paix et demeurer dans sa grâce qui jamais ne s’efface.

Par le Père qui nous aime, le Fils qui nous sauve et l’Esprit qui nous éclaire,

Amen

 

Nous nous quittons en vous disant non pas Adieu, mais « Au revoir ». Belle semaine.

Gustav Mahler, L’adieu, extrait de Le Chant de la Terre

Revenir à la maison

Liberté, homme, freedom

C’est à l’unisson de l’orgue et du hautbois, de l’œuvre de Josef-Gabriel Rheinberger andante pastorale pour hautbois et orgue que nous nous accueillons aujourd’hui. Soyez les bienvenu·e·s.

👋 Accueil

« Le Seigneur est bienveillant et compatissant, patient et d’une immense bonté »

C’est avec ces mots que je vous accueille comme un portique d’entrée, dans cette bienveillance qui nous est donnée, cette compassion qui pardonne, cette patience qui espère et cette bonté qui nous relie les uns aux autres.

Oui, en ce 4e dimanche de Carême, il est bon d’avoir parfois sur notre chemin, des rappels que si la marche est longue, les passages difficiles, il y a un soutien qui nous est offert, mais aussi un retour possible vers le Père de toute vie.

🕯 Prière d’ouverture

Seigneur,

Nous ne pouvons venir à toi que si tu viens à nous, nous ne pouvons nous tourner vers toi, que si déjà tu nous attends et nous précèdes pour nous accueillir tels que nous sommes.

Merci d’être là, avant toute chose, comme Celui qui espère être trouvé, car c’est toi qui nous appelles, c’est toi qui nous pries de venir à toi, avec simplicité et cœur.

Tu nous donnes le temps pour recevoir à nouveau la force qui relève, la sève qui circule, la lumière qui nous éclaire, l’amour qui nous comble.

Nous voici Seigneur, pour te confier ces instants au souffle de ton Esprit, et par toute notre vie en Jésus-Christ, Amen

 

« Dans nos obscurités, allume le feu qui ne s’éteint jamais »

 

Revenir sur ses pas. Retrouver ces racines, remettre au centre comme une :

🙂 Prière de retour

Seigneur,

Il n’est pas facile de renoncer pour s’ouvrir

De dire non pour mieux accueillir

De faire de la place pour te servir

Sur notre chemin de Carême, apprends-nous à choisir

Pour mieux t’appartenir

Seigneur,

Il n’est pas facile de se tourner vers la nouveauté

plutôt que de retourner vers le passé

D’aller vers demain plutôt qu’hier

Et de vivre chaque instant comme un présent

Sur notre chemin de Carême, apprends-nous à aimer

la vie avec ses ombres et ses beautés

Seigneur,

Il n’est pas facile de se protéger de tout ce qui vient nous agresser

De résister à ce qui vient nous détourner,

de lutter contre tout ce qui vient nous attrister

Sur notre chemin de Carême, apprends-nous

à mieux nous enraciner dans ta Parole, pour avancer avec courage et volonté, Amen

 

Jeune Fille, À Pied, Ours En Peluche, Enfant, Marche
Tout quitter, tout abandonner… Sauf l’essentiel !

📖 Evangile de Luc 15, 11-24

Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : « Mon père, donne-moi la part de notre fortune qui doit me revenir. » Alors le père partagea ses biens entre ses deux fils. Peu de jours après, le plus jeune fils vendit sa part de la propriété et partit avec son argent pour un pays éloigné. Là, il vécut dans le désordre et dissipa ainsi tout ce qu’il possédait. Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à manquer du nécessaire. Il alla donc se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans ses champs garder les cochons. Il aurait bien voulu se nourrir des fruits du caroubier que mangeaient les cochons, mais personne ne lui en donnait. Alors, il se mit à réfléchir sur sa situation et se dit : « Tous les ouvriers de mon père ont plus à manger qu’il ne leur en faut, tandis que moi, ici, je meurs de faim ! Je veux repartir chez mon père et je lui dirai : mon père, j’ai péché contre Dieu et contre toi, je ne suis plus digne que tu me regardes comme ton fils. Traite-moi donc comme l’un de tes ouvriers ». Et il repartit chez son père.

Tandis qu’il était encore assez loin de la maison, son père le vit et en eût profondément pitié : il courut à sa rencontre, le serra contre lui et l’embrassa. Le fils lui dit alors : « Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne que tu me regardes comme ton fils »

Mais le père dit à ses serviteurs : « Dépêchez-vous d’apporter la plus belle tunique et mettez-la-lui ; passez-lui un anneau à son doigt et des sandales à ses pieds. Amenez le veau gras que nous avons engraissé et tuez-le ; nous allons faire un festin et nous réjouir, car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et je l’ai retrouvé. » Et ils commencèrent à faire la fête.

Silhouette, Père Et Fils
Un père, un fils…

💬 Message

 

 

Quel bonheur que de revenir chez soi à la maison après être allé « prendre l’air », surtout s’il était froid. Aussitôt franchi la porte, une douce chaleur vous envahit. Le familier se rappelle à vous : voici ce que nous avons laissé, l’espace de quelques instants : un journal ouvert, peut-être un bouquet de fleurs dans un vase qui nous sourit… Nous reprenons souffle. Nous respirons une nouvelle quiétude. Oui, il est bon se retrouver à la maison.

Enfant, cela évoquait pour moi un sentiment de protection et de sécurité. Un cocon familial où il faisait bon se retrouver. Chacun avec ses habitudes, ses espaces, ses activités.

Ne parle-t-on pas d’une maison comme d’un foyer ? C’est bien pour dire ce qui nous réchauffe dans une intimité.

Nous sommes tous attachés à des lieux, mais également à des souvenirs. Maisons d’autrefois qui nous ont marqués, églises ou temples qui nous ont accueillis, baptisés ou confirmés. Certains Neuvevillois ont besoin de voir la « Tour rouge », celle qui sonne les heures, comme un repère à leur quotidien.

On passe sous la Tour Rouge.

Nous avons tous nos racines, lointaines ou proches qui évoquent ce sentiment fort d’appartenance. Si notre vie était une maison, quelle en serait l’apparence ? Comment la verrions-nous ? Quelle forme prendrait-elle pour les autres ?

Le fils cadet de la parabole éprouve un jour le besoin de quitter la maison de son père. Pour devenir, il faut parfois quitter. Se séparer. Besoin de faire ses propres expériences, avec peut-être le sentiment « d’étouffer » chez lui, à vivre avec un frère aîné qui semble être le fils modèle. Et que dire de ce père pas forcément parfait. Idéaux de l’adolescence rebelle ? On ne sait pas quelles sont les raisons profondes qui le poussent à tout quitter, sauf un immense besoin de liberté, mais aussi de s’éloigner. De prendre de la distance.

Seulement, lorsque les ressources ont tari. Quand ce fils se retrouve sans toit parmi les cochons, le voilà qui se souvient… Il se souvient du pain et de la satiété. Il lui revient peut-être au ventre ce sentiment d’être comblé. En paix. Comme le sont les ouvriers de son père. Il lui revient peut-être le souvenir de ce qu’est une maison où l’on peut entrer. Mais plus que tout, il se souvient d’une présence. Une présence qui est là. Comme un re-père. Comme un roc à qui il dira les mots préparés dans sa tête.

Alors il se lève et va, nous dit la parabole « vers son père ». Son père qui représente tout de la maison. Peut-être les fondations, solides. Peut-être une sécurité, mais aussi une autorité : « Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils… ». Quelle image se fait-il de lui ?

Ce qui est bouleversant dans ce retour, c’est que le père voit son fils alors qu’il est encore loin. Il laisse exprimer sa joie et sa spontanéité : il sort de chez lui et court, l’embrasse plein d’émotions. Mais bien plus il coupe la parole à son fils, pour qu’on le revête de la plus belle robe, qu’on mette un anneau à son doigt, des sandales à ses pieds et qu’on tue le veau gras. Ce mi-chemin parcouru par l’un et l’autre est magnifique. Le père ne se contente pas d’ouvrir sa porte. Il va chercher pour faire entrer. Non pas le repenti ou le pauvre, mais bien le fils retrouvé. Il offre :

  • un baiser pour dire qu’il n’est pas impur ou intouchable. Et lui fait part de sa tendresse.
  • la plus belle tunique pour le revêtir de pardon et de dignité.
  • un anneau à son doigt pour dire qu’il est toujours son fils, qu’il fait partie de la maison, et partager ainsi une même responsabilité.
  • des sandales aux pieds pour dire qu’il n’est pas un esclave en mettant une chaîne à ses pieds pour qu’il ne parte plus, mais qu’il est et qu’il reste un homme libre, libre d’aller, libre de marcher… l’amour du Père n’enferme pas…
  • un veau gras: signe de la fête, signe de la joie.

Ne sommes-nous pas toujours tous et toutes en marche vers le Père, qui nous devance, nous accueille en courant à notre rencontre ?

La vie n’est-elle pas ce long chemin vers cette maison où nous trouverons ce qui nous a manqué : un amour offert sans condition. Bien plus que du pain : la joie qui déborde et qui aimerait se partager généreusement.

 

Le Feu, Refroidissement Éolien
Un foyer, une maison, un cocon

 

🙏🏼 Prions ensemble

Seigneur,

Tu es un Père qui nous laisse la liberté d’être ce que nous sommes, et même de nous perdre, mais toujours, tu espères notre retour. Ton amour nous attend et nous accueille avec générosité. Il ne cesse de venir à notre rencontre pour nous bousculer et nous étonner. Merci Seigneur de cette découverte !

Mais pardon aussi pour toutes les fois où, comme le fils cadet, nous fuyons ta présence, jusqu’à nous éloigner de toi. Pardon pour tout ce qui ne se vit pas dans ton amour. Pardon pour le temps perdu et tout ce que nous cherchons vainement.

Donne-nous de savoir revenir avec un cœur ouvert et attentif, en acceptant le regard bienveillant que tu poses sur nous. Nous te demandons Seigneur, de nous apprendre la vraie liberté. Non pas celle qui quitte, mais celle qui reste en lien. Nous te prions aujourd’hui pour ceux qui sont à la recherche de relations à retrouver ou à créer, à réconcilier ou à tisser. Guide chacun dans cet avenir à inventer.

Quand nous nous dispersons au dehors, donne-nous de faire halte au dedans pour te découvrir à nouveau comme le Dieu présent dans la paix et le recueillement.

Nous te prions pour ceux qui ont perdu une part de leur liberté, les prisonniers, les malades, les personnes souffrant d’une dépendance : accompagne-les, afin qu’ils puissent retrouver un sens et une espérance, une santé et une alliance. Nous pensons enfin à toutes les familles, pour que tu les encourages à grandir dans l’attention et la patience, le respect et l’amour des uns et des autres.

Seigneur, tu nous apprends à être tes enfants. C’est un privilège. C’est un magnifique appel. C’est une exigence. Que nous puissions toujours te reconnaître comme « Notre Père, qui es aux cieux.. » Amen

Chant Alléulia 31-32 : Ils ont marché au pas des siècles

« Ils ont marché au pas des siècles vers un pays de joie, ils ont marché vers la lumière pour habiter la joie. Écoute, écoute, surtout ne fais pas de bruit, on marche sur la route, on marche dans la nuit. Écoute, écoute, les pas du Seigneur vers toi, il marche sur ta route, il marche près de toi ».

 

🤲 Bénédiction

Que Dieu vienne à votre rencontre, pour vous donner de goûter à la joie d’être en sa présence qui est comme une maison qui nous accueille comme une alliance en son Nom.

Qu’il vous bénisse et vous garde par son Esprit et en Jésus-Christ qui nous appelle de la mort à la vie toujours nouvelle dès aujourd’hui !

Jean-Emmanuel FILET hautbois: Pascal JEAN regina caeli tiré des 4 antiennes mariales de Jean-Emmanuel FILET.

 

Bon dimanche et belle semaine.

Un pari sur l’avenir

Justice climatique, maintenant

👋 Accueil  : « Tu choisiras la vie ! »

Rien de plus simple au premier abord, mais comment cela se concrétise-t-il dans nos décisions de tous les jours ? Devant les étalages des magasins, devant les catalogues de vacances ou dans l’isoloir des bureaux de vote ? Chaque décision, grande ou petite, nous met au défi.  Parfois, nous avons de la peine à distinguer ce qui nuit le moins à la vie ou ce qui la favorise le plus.  Comment est-ce que je prends mes décisions ?

Qu’est-ce qui m’est utile à cet égard ? Et comment résonnent ces mots aujourd’hui dans mes choix et mes non-choix : « Tu choisiras la vie pour que tu vives, toi et toute ta descendance ! » ?

Bienvenue à chacune et à chacun à ce culte Terre Nouvelle autour de la justice climatique. Un culte que nous voulons tourné vers l’avenir.  On le sait bien : le futur se prépare aujourd’hui déjà ; l’arbre de demain est planté aujourd’hui.

 

 

Feuille, Arbre, Jeunes, Semis, Chêne
Planter un arbre aujourd’hui… Un pari pour demain !

 

🙏🏼 Prière de louange

Seigneur, notre Dieu,

Nous arrivons des quatre coins de l’horizon ; pleins d’espoirs. Espoir pour notre santé, pour nos rencontres ; espoir pour notre planète, pour notre monde.

Nous croyons que tu agis au-delà de ce que nous voyons, que tu es là, au-delà du visible ; que tu nous accompagnes au-delà de nos fatigues.

Nous te le demandons, Seigneur, apprends-nous, rappelle-nous les gestes qui diront la fraternité, les mots qui exprimeront la solidarité, les prières qui te confieront ceux qui souffrent le plus. Amen.

 

🎶 On peut chanter :

 Laudate Dominum, laudate Dominum omnes gentes. Alleluia!

 

📖 Lecture : au retour du Déluge

Aussi longtemps que durera la terre, semailles et moissons, froid et chaleur, été, hiver, et jour et nuit jamais ne cesseront. – Paroles du Seigneur.

Dieu dit encore à Noé et à ses fils : Pour ma part, je vais établir mon alliance avec vous et avec vos descendants après vous, ainsi qu’avec tous les êtres vivants qui sont avec vous : oiseaux, bétail et bêtes sauvages, tous ceux qui sont sortis du bateau avec vous, tous les animaux de la terre.

Je m’engage envers vous par alliance à ce que toutes les créatures ne soient plus jamais détruites par les eaux d’un déluge et qu’il n’y ait plus de déluge pour ravager la terre.

Et Dieu ajouta : Voici le signe de l’alliance que je conclus pour tous les âges à venir entre moi et vous et tout être vivant qui est avec vous : je place mon arc dans les nuées ; il servira de signe d’alliance entre moi et la terre.

Quand j’amoncellerai des nuages au-dessus de la terre, l’arc apparaîtra dans la nuée ; alors je me souviendrai de mon alliance avec vous et avec tout être vivant, quel qu’il soit, et les eaux ne formeront plus de déluge pour détruire toutes les créatures. L’arc sera dans la nuée, et je le regarderai pour me rappeler l’alliance éternelle conclue entre moi et tous les êtres vivants qui sont sur la terre.

Dieu répéta à Noé : Tel est le signe de l’alliance que j’ai établie entre moi et toute créature qui vit sur la terre.

Genèse 8,22 et 9,8-17

Céréales, Pointe, Champ De Seigle, Grain
Semailles et moissons jamais ne cesseront…

 

🤔 Méditation : un pari sur l’avenir

Chers Amis,

Il y a un métier pour lequel j’ai beaucoup d’admiration. Il y en a plusieurs en fait, mais j’aimerais ce matin en mettre un en lumière : celui de gardes-forestiers. Ils ont quelque chose du médecin, s’occupant d’un système vivant, à l’écoute de sa santé, de son évolution, de ses maux. Mais la raison qui me fait avoir de l’admiration est celle-ci : le garde-forestier prend des décisions aujourd’hui pour demain et souvent, il ne verra pas s’il a eu raison. Parce qu’un arbre, une forêt, demandent du temps pour croître : 50, 100, 200 ans, plus encore. Ainsi, le garde-forestier fait un pari sur l’avenir. Il passe en quelque sorte le relai à la génération suivante. Et les gardes-forestiers d’aujourd’hui s’occupent et prennent soin des arbres plantés par ceux d’il y a 50, 100 ou 200 ans.

 

Arbre, Des Forêts, Nature, Arbre, Arbre
Une forêt. Un système vivant dont il faut prendre soin.

 

En y pensant, me reviennent les mots de la lettre aux Hébreux au sujet de la foi :

« la foi, c’est le moyen d’être sûr des réalités qu’on ne voit pas. »

Hébreux 11, 1

En tant que chrétien·ne·s, nous sommes animé·e·s de cette foi. Nous sommes des « gardes-forestiers » de la Création. Faisant aujourd’hui des choix pour demain, des choix dont nous ne verrons peut-être ni les effets, ni les conséquences, ni les résultats. Nous faisons à notre tour un pari sur l’avenir.

En tant que chrétien·ne·s, nous avons une espérance, une ferme espérance dans ce qui ne se voit pas. Comme Saint-Exupéry, nous sommes convaincus que l’essentiel est invisible pour les yeux. Nos limites ne sont pas les limites de Dieu. La vie, la mort… Qu’en savons-nous vraiment ? Pas grand-chose, avouons-le !

En tant que chrétien·ne·s, nous résistons au désespoir et faisons, nous aussi, un pari sur l’À-venir. Nos gestes d’aujourd’hui pour défendre et rétablir une justice climatique ne seront pas vains. Nos choix d’aujourd’hui pour préserver la nature et le climat verront des résultats tangibles dans les années à venir. Je le crois. Nous le croyons ! Il est vrai que nous vivons aujourd’hui sur le mode de l’immédiateté : tout tout-de-suite ! Combien de fois râlons-nous parce que l’ordinateur met trop de temps à démarrer, parce que le paquet tant attendu n’arrive pas, parce que chacun de nos désirs n’est pas exaucé dans la seconde…

Découvrons-nous alors « gardes-forestiers » de notre environnement, de notre terre, de notre climat, de notre vie. Redécouvrons le temps. Un proverbe affirme avec raison « qu’il est inutile de tirer sur les tiges pour faire pousser des légumes. » Mais que cela ne justifie pas non plus notre passivité. Ne ressemblons pas à la génération de Noé qui vivait dans l’insouciance : nous avons dans nos mains la possibilité de construire un monde meilleur, où la promesse de Dieu sera toujours actuelle :

« semailles et moissons, froid et chaleur, été, hiver, et jour et nuit jamais ne cesseront. »

Martin Luther, le réformateur allemand, a déclaré :

« Si on m’apprenait que la fin du monde est pour demain, je planterais quand même un pommier ! »

Un pari sur l’avenir…

Durant ce temps de carême, tout au long de cette campagne œcuménique, nous sommes invités, appelés, à planter des pommiers de solidarité, de fraternité, d’entraide. Nous pouvons nous engager, peu ou beaucoup, pour plus de justice sociale, économique, climatique. C’est ce à quoi Dieu nous appelle aujourd’hui déjà.

Je terminerai cette méditation par une autre citation de Saint-Exupéry, le papa du Petit Prince :

« Nous n’héritons pas la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants ».

Amen.

 

Pommier, Fleurs, Fleurs De Pommier
Un pommier, signe d’espérance et pari sur l’avenir

 

🌍 Prière des uns avec les autres, et pour le monde

Ô Dieu, Seigneur tout-puissant,

Craignant pour l’avenir de la Terre, nous nous en remettons à ta promesse : Tu es le fondement de notre monde. Souvent démuni∙e∙s, dans notre solitude, face à nos aspirations, nous cherchons à suivre Jésus-Christ qui nous rassemble en une vraie communauté. Ignorant si nos efforts contribueront à l’avènement d’un monde meilleur, nous avons foi en ton Esprit divin, qui nous touche et nous transforme.

C’est pourquoi, Ô Dieu,

Nous nous tournons vers toi pour ceux et celles qui souffrent dans le monde de nos actes irréfléchis. Nous te prions pour les hommes et les femmes de pouvoir, afin qu’ils et elles regardent d’abord aux intérêts des plus petits de nos frères.

Nous te prions pour les actions et projets soutenus par nos Églises. Donne-nous un esprit de solidarité et de conviction que tout geste n’est ni perdu ni insignifiant sous ton regard.

Conscient·e·s que nous ne pouvons rien faire sans toi, nous t’apportons nos actions et nos projets personnels, nos envies, afin que tu nous donnes le Souffle de ton Esprit, pour que ce que nous entreprendrons serve au plus grand nombre.

Seigneur tout-puissant,

Reçois les noms de ceux qui nous ont demandé de prier pour eux, ceux qui sont à l’hôpital, en quarantaine, dans des situations difficilement supportables. Dans le secret de notre cœur, nous te les nommons…

Et toutes nos prières, nous te les adressons avec les mots que ton Fils, Jésus-Christ, nous a lui-même enseigné :

 

https://youtu.be/grFpStnuxE8

 

Il vous est possible de soutenir les projets de Action de Carême et Pain pour le prochain. Vous pouvez verser votre don sur l’un des comptes suivants :

  • Soutenir la construction de fours autonomes au Kenya (projet 134281) : IBAN : CH16 0900 0000 6001 9191 7 Action de Carême, 1007 Lausanne
  • Soutenir des ateliers de plantation en Indonésie (projet 835.8061) : IBAN : CH11 0900 0000 1002 6487 1 Pain pour le prochain, 1007 Lausanne

Ou en ligne sur voir-et-agir.ch.

Vous trouverez aussi de plus amples informations sur ce site et dans le Calendrier de Carême, disponible à la Blanche-Église et au secrétariat.

🎶 Bénissez le Seigneur (Taizé)

🙌 Bénédiction

Porteurs, porteuses de la promesse de Dieu en chacun, allez dans la joie de la Vie.

Que Dieu vous bénisse et bénisse ce qui vous tient à cœur. Que Dieu nous bénisse, nous et tous les hommes, les femmes et les enfants de la Terre.

Que Dieu bénisse la Terre et toute la vie qu’elle porte. Amen.

 

Nous nous quittons avec des sons venant de l’Afrique. Un peu de chaleur de là-bas pour réchauffer nos cœurs.

Bon dimanche et belle semaine.

Des sommets à nos profondeurs

Montagnes et ciel

Dans l’Antre du Roi de la Montagne – Peer Gynt – Edvard Grieg

Accueil

Nos vies sont agitées et troublées. On a de la peine à percevoir un avenir, à dessiner ce que sera demain… Et après-demain. Les soucis, les doutes, les fardeaux ne nous épargnent pas. Il nous arrive d’être fatigués. Rien de plus normal !

C’est dans ces moments particuliers qu’il est bon de pouvoir s’arrêter pour un temps. De se mettre à l’écart, dans sa chambre, dans la nature, au sommet d’une montagne. Pour déposer nos soucis, nos fatigues, et nos peines. Pour nous laisser accueillir par le Christ vivant. Pour faire silence et écouter sa Parole.

Jésus-Christ nous accueille ce matin en nous offrant son amitié.

Comme personne, il nous donne sa paix, son amour, sa consolation pour que nous vivions ce temps de communion tous ensemble le cœur au repos et l’esprit apaisé.

Prenez quelques instants pour accueillir cette présence en vous.

L'Homme, Séance, Retour, À La Recherche, Vue, Haute
 

Prière de louange : Psaume 15

O Éternel ! Qui séjournera dans ta tente ? Qui demeurera sur ta montagne sainte ?

Celui qui marche dans l’intégrité, qui pratique la justice et qui dit la vérité selon son cœur. Il ne calomnie point avec sa langue, il ne fait point de mal à son semblable, et il ne jette point l’opprobre sur son prochain. Il regarde avec dédain celui qui est méprisable, mais il honore ceux qui craignent l’Éternel ; il ne se rétracte point, s’il fait un serment à son préjudice. Il n’exige point d’intérêt de son argent, et il n’accepte point de don contre l’innocent.

Celui qui se conduit ainsi ne chancelle jamais.

https://youtu.be/nLM0GiihIbs

Magnificat, magnificat, magnificat anima mea Dominum Magnifie, magnifie, magnifie le Seigneur, ô mon âme

Chant de Taizé

 

Lectures

Moïse gravit la montagne pour aller vers Dieu. D’en haut, Dieu l’appela et lui dit : Voici comment tu parleras aux descendants de Jacob et ce que tu annonceras aux Israélites : « Vous avez vu vous-mêmes comment j’ai traité les Égyptiens et comment je vous ai portés comme sur des ailes d’aigles pour vous faire venir jusqu’à moi. Maintenant, si vous m’obéissez et si vous restez fidèles à mon alliance, vous serez pour moi un peuple précieux parmi tous les peuples, bien que toute la terre m’appartienne. Mais vous, vous serez pour moi un royaume de prêtres, une nation sainte. » Telles sont les paroles que tu transmettras aux Israélites. Moïse retourna au camp, convoqua les responsables du peuple et leur transmit toutes les paroles de l’Éternel.

Livre de l’Exode 19, 3-7

Lever Du Soleil, La Lumière Du Soleil
 

Six jours plus tard, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmena sur une haute montagne, à l’écart, eux seuls. Là, il fut transfiguré devant eux : ses vêtements devinrent éblouissants et si parfaitement blancs que personne sur la terre ne peut produire une telle blancheur. Alors Elie leur apparut, avec Moïse ; ils parlaient tous deux avec Jésus. Pierre s’adressa à Jésus et lui dit : « Maître, il est bon que nous soyons ici. Nous allons dresser trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie. » En fait, il ne savait ce qu’il disait, car ils étaient tous les trois remplis de peur. Une nuée se forma alors et les enveloppa. Une voix en sortit : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le. Aussitôt les disciples regardèrent autour d’eux, et ils ne virent plus personne, sinon Jésus, qui était seul avec eux. Pendant qu’ils descendaient de la montagne, il leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils venaient de voir, jusqu’à ce que le Fils de l’homme ressuscite d’entre les morts. Ils obéirent à cet ordre, mais discutaient entre eux sur ce que « ressusciter d’entre les morts » voulait dire.

Évangile de Marc 9, 2-10

Nature, Paysage, Paix, Prairie, Nuage, Roches, Bleu

Méditation

Allons, chers Amis, sur la montagne du Seigneur.

La montagne est ce trait d’union entre ciel et terre, ce lieu à l’écart où l’humain s’élève et où le Divin s’abaisse. Ce lieu où il est possible de goûter à un sentiment d’éternité, de vivre quelque chose de l’ordre de la révélation. Ce n’est sans doute pas sans raison qu’il y a des croix au sommet des montagnes, pour signifier ainsi que ce lieu a une dimension particulière.

Aujourd’hui, nous voici en marche vers la montagne, à la rencontre du Seigneur.

Dans l’histoire du peuple de Dieu, c’est sur la montagne que Dieu s’adresse à l’humain. Elle est cet endroit privilégié de la rencontre et de l’intimité avec Dieu. Le texte de l’Exode nous raconte comment Moïse reçoit des paroles de Yahvé sur le Mont Sinaï. Comment le Divin se révèle, se dévoile.

L’Évangile de Marc nous fait devenir témoins de la transfiguration, révélation de la gloire à venir. Et sans doute que, comme Pierre, nous aimerions faire durer ce moment au point d’y construire des tentes et de s’établir : « Il est bon que nous soyons ici… » Mais non ! Ce n’est qu’une ouverture fugace, un éclat de lumière, un rayon de soleil…

Aller sur la montagne pour être plus près de Dieu. Comme si l’altitude nous rapprochait de Dieu ! Aller sur la montagne pour prendre de la hauteur, pour quitter le quotidien, les bruits de nos activités. Aller sur la montagne. Oui, mais laquelle ? Le Chasseral ? Le Creux-du-Van ? Le Cervin ? Sans doute que chacune pourrait revendiquer, et sans rougir, le titre de Montagne de Dieu.

Paysage, Nature, Montagnes, Alpine, Nuages, Ciel
 

On s’en doute, le lieu géographique importe peu finalement. On se souvient des paroles de Jésus à la Samaritaine :

« Crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. »

Évangile de Jean 4

Alors, si le lieu n’est pas essentiel, où aller à la rencontre du Seigneur ? Où s’élever ?

Aussi étrange que cela paraisse, je crois que c’est en descendant en nous-mêmes, dans nos profondeurs, en allant à la rencontre de notre humanité, pleine et entière, faite de certitudes et pétrie de doutes, que nous nous mettrons à l’écoute de l’Esprit de Dieu qui murmure en nous. Plus nous nous enfoncerons dans notre intimité, plus nous ouvrirons, plus nous élèverons, tout notre être vers Dieu.

Cette descente, vraie et sincère, n’aura certainement rien d’une promenade de santé, et elle pourrait bien exiger autant d’efforts et de courage que l’ascension d’une montagne. Elle nous conduira à découvrir toujours et à nouveau ce Dieu qui est à la fois présent dans notre intime humanité et plus que tout ce que nous pouvons imaginer.

Pour nous mettre en route sur ce chemin, il est indispensable de se défaire des fardeaux que nous portons, de tout ce qui ralenti notre marche, tous nos superflus que nous emportons comme des sécurités, pour ne garder que l’essentiel.

L'Homme, Personne, Activités De Plein Air, Sac À Dos
 

Depuis quelques jours, nous sommes entrés dans le temps du carême. Il nous conduit à Pâques, à la lumière et à la vie. Il nous tarde d’y être déjà ! Mais le chemin jusqu’à ce matin-là peut nous paraître long, trop long peut-être. Et il nous fera passer par une autre montagne, celle du Golgotha, celle de la crucifixion. Ce lieu de la révélation, une de plus, où Jésus s’abaisse au point de donner sa vie pour que le monde s’élève vers Dieu.

Ces semaines qui s’ouvrent sont une opportunité offerte pour réfléchir à ce qui est pesant dans nos vies et ce à quoi nous pourrions renoncer… pour un temps du moins. Et aller ainsi à la rencontre de Dieu tout au fond de nous.

Et si, aujourd’hui, nous faisions le choix de laisser le superflu, pour ne prendre que notre essentiel et monter ainsi à la Montagne du Seigneur ?

Cette montagne qui n’est ni ici ni là-bas, vous l’avez bien saisi, mais tout au fond de nous, au plus bas de nous. Dans cette profondeur qui nous révélera qui nous sommes en vérité dans le murmure de l’Esprit et sous le regard bienveillant et accueillant de Dieu.

Allons, chers Amis, allons, à la rencontre de Dieu. Il est là. Il nous attend. Il nous accueille. Il nous aime. Il est bon que nous soyons ici.

Prière des uns avec les autres, et pour le monde

Oui, Seigneur, il est bon que nous soyons ici. En ta présence bienfaisante. Réunis, et unis avec tous ceux qui ne sont pas là, nous nous tournons vers toi dans la prière.

En ce temps de carême, apprends-nous toujours et à nouveau à vivre de l’essentiel, à faire la différence entre ce que nous recevons et ce que nous croyons posséder.

Nous t’apportons tous ceux et toutes celles qui vivent des temps difficiles, faits d’incertitudes, de peurs, d’angoisses. Puisses-tu leur donner de ta lumière et sois pour eux tous leur espérance. Fais de nous des témoins de ton action dans le monde.

Nous te nommons aussi toutes les personnes qui nous ont demandé de prier pour elles et les situations qui occupent nos pensées. Nous te demandons de pardonner nos mots parfois maladroits et balbutiants, pour dire notre confiance en toi et en ton action dans nos vies.

Nous te prions pour les dirigeants et ceux qui assument des responsabilités à travers le monde. Guide-les, par ton Esprit de vérité, à prendre les décisions qui n’excluront pas les plus faibles, mais qui les mettront à la première place.

Pour nous-mêmes, pour nos familles et nos proches, pour ceux et celles que nous connaissons et pour ceux et celles que nous ne connaissons pas. Seigneur, nous te prions.

Jésus le Christ, lumière intérieure, ne laisse pas mes ténèbres me parler… Jésus le Christ, lumière intérieure, donne-moi d’accueillir ton amour.

Bénédiction

Reste avec nous, Seigneur. Aux heures de joie, aux heures de tristesse, dans la nuit du monde et la clarté de ta présence.

Reste avec nous, Seigneur. Pour raviver notre foi, pour être les prochains de nos prochains, dans nos solitudes et nos rencontres.

Reste avec nous, Seigneur. Aujourd’hui et demain. Ouvre-nous à ta joie afin qu’elle rayonne au plus profond de nous. Conduis-nous sur nos chemins.

À chacun et chacune, tu dis : « Va avec la force que tu as. »

Bon dimanche et belle semaine à chacune et chacun.

Eugene Bozza(Soir Dans Les Montagnes)