Un pari sur l’avenir

Justice climatique, maintenant

👋 Accueil  : « Tu choisiras la vie ! »

Rien de plus simple au premier abord, mais comment cela se concrétise-t-il dans nos décisions de tous les jours ? Devant les étalages des magasins, devant les catalogues de vacances ou dans l’isoloir des bureaux de vote ? Chaque décision, grande ou petite, nous met au défi.  Parfois, nous avons de la peine à distinguer ce qui nuit le moins à la vie ou ce qui la favorise le plus.  Comment est-ce que je prends mes décisions ?

Qu’est-ce qui m’est utile à cet égard ? Et comment résonnent ces mots aujourd’hui dans mes choix et mes non-choix : « Tu choisiras la vie pour que tu vives, toi et toute ta descendance ! » ?

Bienvenue à chacune et à chacun à ce culte Terre Nouvelle autour de la justice climatique. Un culte que nous voulons tourné vers l’avenir.  On le sait bien : le futur se prépare aujourd’hui déjà ; l’arbre de demain est planté aujourd’hui.

 

 

Feuille, Arbre, Jeunes, Semis, Chêne
Planter un arbre aujourd’hui… Un pari pour demain !

 

🙏🏼 Prière de louange

Seigneur, notre Dieu,

Nous arrivons des quatre coins de l’horizon ; pleins d’espoirs. Espoir pour notre santé, pour nos rencontres ; espoir pour notre planète, pour notre monde.

Nous croyons que tu agis au-delà de ce que nous voyons, que tu es là, au-delà du visible ; que tu nous accompagnes au-delà de nos fatigues.

Nous te le demandons, Seigneur, apprends-nous, rappelle-nous les gestes qui diront la fraternité, les mots qui exprimeront la solidarité, les prières qui te confieront ceux qui souffrent le plus. Amen.

 

🎶 On peut chanter :

 Laudate Dominum, laudate Dominum omnes gentes. Alleluia!

 

📖 Lecture : au retour du Déluge

Aussi longtemps que durera la terre, semailles et moissons, froid et chaleur, été, hiver, et jour et nuit jamais ne cesseront. – Paroles du Seigneur.

Dieu dit encore à Noé et à ses fils : Pour ma part, je vais établir mon alliance avec vous et avec vos descendants après vous, ainsi qu’avec tous les êtres vivants qui sont avec vous : oiseaux, bétail et bêtes sauvages, tous ceux qui sont sortis du bateau avec vous, tous les animaux de la terre.

Je m’engage envers vous par alliance à ce que toutes les créatures ne soient plus jamais détruites par les eaux d’un déluge et qu’il n’y ait plus de déluge pour ravager la terre.

Et Dieu ajouta : Voici le signe de l’alliance que je conclus pour tous les âges à venir entre moi et vous et tout être vivant qui est avec vous : je place mon arc dans les nuées ; il servira de signe d’alliance entre moi et la terre.

Quand j’amoncellerai des nuages au-dessus de la terre, l’arc apparaîtra dans la nuée ; alors je me souviendrai de mon alliance avec vous et avec tout être vivant, quel qu’il soit, et les eaux ne formeront plus de déluge pour détruire toutes les créatures. L’arc sera dans la nuée, et je le regarderai pour me rappeler l’alliance éternelle conclue entre moi et tous les êtres vivants qui sont sur la terre.

Dieu répéta à Noé : Tel est le signe de l’alliance que j’ai établie entre moi et toute créature qui vit sur la terre.

Genèse 8,22 et 9,8-17

Céréales, Pointe, Champ De Seigle, Grain
Semailles et moissons jamais ne cesseront…

 

🤔 Méditation : un pari sur l’avenir

Chers Amis,

Il y a un métier pour lequel j’ai beaucoup d’admiration. Il y en a plusieurs en fait, mais j’aimerais ce matin en mettre un en lumière : celui de gardes-forestiers. Ils ont quelque chose du médecin, s’occupant d’un système vivant, à l’écoute de sa santé, de son évolution, de ses maux. Mais la raison qui me fait avoir de l’admiration est celle-ci : le garde-forestier prend des décisions aujourd’hui pour demain et souvent, il ne verra pas s’il a eu raison. Parce qu’un arbre, une forêt, demandent du temps pour croître : 50, 100, 200 ans, plus encore. Ainsi, le garde-forestier fait un pari sur l’avenir. Il passe en quelque sorte le relai à la génération suivante. Et les gardes-forestiers d’aujourd’hui s’occupent et prennent soin des arbres plantés par ceux d’il y a 50, 100 ou 200 ans.

 

Arbre, Des Forêts, Nature, Arbre, Arbre
Une forêt. Un système vivant dont il faut prendre soin.

 

En y pensant, me reviennent les mots de la lettre aux Hébreux au sujet de la foi :

« la foi, c’est le moyen d’être sûr des réalités qu’on ne voit pas. »

Hébreux 11, 1

En tant que chrétien·ne·s, nous sommes animé·e·s de cette foi. Nous sommes des « gardes-forestiers » de la Création. Faisant aujourd’hui des choix pour demain, des choix dont nous ne verrons peut-être ni les effets, ni les conséquences, ni les résultats. Nous faisons à notre tour un pari sur l’avenir.

En tant que chrétien·ne·s, nous avons une espérance, une ferme espérance dans ce qui ne se voit pas. Comme Saint-Exupéry, nous sommes convaincus que l’essentiel est invisible pour les yeux. Nos limites ne sont pas les limites de Dieu. La vie, la mort… Qu’en savons-nous vraiment ? Pas grand-chose, avouons-le !

En tant que chrétien·ne·s, nous résistons au désespoir et faisons, nous aussi, un pari sur l’À-venir. Nos gestes d’aujourd’hui pour défendre et rétablir une justice climatique ne seront pas vains. Nos choix d’aujourd’hui pour préserver la nature et le climat verront des résultats tangibles dans les années à venir. Je le crois. Nous le croyons ! Il est vrai que nous vivons aujourd’hui sur le mode de l’immédiateté : tout tout-de-suite ! Combien de fois râlons-nous parce que l’ordinateur met trop de temps à démarrer, parce que le paquet tant attendu n’arrive pas, parce que chacun de nos désirs n’est pas exaucé dans la seconde…

Découvrons-nous alors « gardes-forestiers » de notre environnement, de notre terre, de notre climat, de notre vie. Redécouvrons le temps. Un proverbe affirme avec raison « qu’il est inutile de tirer sur les tiges pour faire pousser des légumes. » Mais que cela ne justifie pas non plus notre passivité. Ne ressemblons pas à la génération de Noé qui vivait dans l’insouciance : nous avons dans nos mains la possibilité de construire un monde meilleur, où la promesse de Dieu sera toujours actuelle :

« semailles et moissons, froid et chaleur, été, hiver, et jour et nuit jamais ne cesseront. »

Martin Luther, le réformateur allemand, a déclaré :

« Si on m’apprenait que la fin du monde est pour demain, je planterais quand même un pommier ! »

Un pari sur l’avenir…

Durant ce temps de carême, tout au long de cette campagne œcuménique, nous sommes invités, appelés, à planter des pommiers de solidarité, de fraternité, d’entraide. Nous pouvons nous engager, peu ou beaucoup, pour plus de justice sociale, économique, climatique. C’est ce à quoi Dieu nous appelle aujourd’hui déjà.

Je terminerai cette méditation par une autre citation de Saint-Exupéry, le papa du Petit Prince :

« Nous n’héritons pas la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants ».

Amen.

 

Pommier, Fleurs, Fleurs De Pommier
Un pommier, signe d’espérance et pari sur l’avenir

 

🌍 Prière des uns avec les autres, et pour le monde

Ô Dieu, Seigneur tout-puissant,

Craignant pour l’avenir de la Terre, nous nous en remettons à ta promesse : Tu es le fondement de notre monde. Souvent démuni∙e∙s, dans notre solitude, face à nos aspirations, nous cherchons à suivre Jésus-Christ qui nous rassemble en une vraie communauté. Ignorant si nos efforts contribueront à l’avènement d’un monde meilleur, nous avons foi en ton Esprit divin, qui nous touche et nous transforme.

C’est pourquoi, Ô Dieu,

Nous nous tournons vers toi pour ceux et celles qui souffrent dans le monde de nos actes irréfléchis. Nous te prions pour les hommes et les femmes de pouvoir, afin qu’ils et elles regardent d’abord aux intérêts des plus petits de nos frères.

Nous te prions pour les actions et projets soutenus par nos Églises. Donne-nous un esprit de solidarité et de conviction que tout geste n’est ni perdu ni insignifiant sous ton regard.

Conscient·e·s que nous ne pouvons rien faire sans toi, nous t’apportons nos actions et nos projets personnels, nos envies, afin que tu nous donnes le Souffle de ton Esprit, pour que ce que nous entreprendrons serve au plus grand nombre.

Seigneur tout-puissant,

Reçois les noms de ceux qui nous ont demandé de prier pour eux, ceux qui sont à l’hôpital, en quarantaine, dans des situations difficilement supportables. Dans le secret de notre cœur, nous te les nommons…

Et toutes nos prières, nous te les adressons avec les mots que ton Fils, Jésus-Christ, nous a lui-même enseigné :

 

https://youtu.be/grFpStnuxE8

 

Il vous est possible de soutenir les projets de Action de Carême et Pain pour le prochain. Vous pouvez verser votre don sur l’un des comptes suivants :

  • Soutenir la construction de fours autonomes au Kenya (projet 134281) : IBAN : CH16 0900 0000 6001 9191 7 Action de Carême, 1007 Lausanne
  • Soutenir des ateliers de plantation en Indonésie (projet 835.8061) : IBAN : CH11 0900 0000 1002 6487 1 Pain pour le prochain, 1007 Lausanne

Ou en ligne sur voir-et-agir.ch.

Vous trouverez aussi de plus amples informations sur ce site et dans le Calendrier de Carême, disponible à la Blanche-Église et au secrétariat.

🎶 Bénissez le Seigneur (Taizé)

🙌 Bénédiction

Porteurs, porteuses de la promesse de Dieu en chacun, allez dans la joie de la Vie.

Que Dieu vous bénisse et bénisse ce qui vous tient à cœur. Que Dieu nous bénisse, nous et tous les hommes, les femmes et les enfants de la Terre.

Que Dieu bénisse la Terre et toute la vie qu’elle porte. Amen.

 

Nous nous quittons avec des sons venant de l’Afrique. Un peu de chaleur de là-bas pour réchauffer nos cœurs.

Bon dimanche et belle semaine.

Des sommets à nos profondeurs

Montagnes et ciel

Dans l’Antre du Roi de la Montagne – Peer Gynt – Edvard Grieg

Accueil

Nos vies sont agitées et troublées. On a de la peine à percevoir un avenir, à dessiner ce que sera demain… Et après-demain. Les soucis, les doutes, les fardeaux ne nous épargnent pas. Il nous arrive d’être fatigués. Rien de plus normal !

C’est dans ces moments particuliers qu’il est bon de pouvoir s’arrêter pour un temps. De se mettre à l’écart, dans sa chambre, dans la nature, au sommet d’une montagne. Pour déposer nos soucis, nos fatigues, et nos peines. Pour nous laisser accueillir par le Christ vivant. Pour faire silence et écouter sa Parole.

Jésus-Christ nous accueille ce matin en nous offrant son amitié.

Comme personne, il nous donne sa paix, son amour, sa consolation pour que nous vivions ce temps de communion tous ensemble le cœur au repos et l’esprit apaisé.

Prenez quelques instants pour accueillir cette présence en vous.

L'Homme, Séance, Retour, À La Recherche, Vue, Haute
 

Prière de louange : Psaume 15

O Éternel ! Qui séjournera dans ta tente ? Qui demeurera sur ta montagne sainte ?

Celui qui marche dans l’intégrité, qui pratique la justice et qui dit la vérité selon son cœur. Il ne calomnie point avec sa langue, il ne fait point de mal à son semblable, et il ne jette point l’opprobre sur son prochain. Il regarde avec dédain celui qui est méprisable, mais il honore ceux qui craignent l’Éternel ; il ne se rétracte point, s’il fait un serment à son préjudice. Il n’exige point d’intérêt de son argent, et il n’accepte point de don contre l’innocent.

Celui qui se conduit ainsi ne chancelle jamais.

https://youtu.be/nLM0GiihIbs

Magnificat, magnificat, magnificat anima mea Dominum Magnifie, magnifie, magnifie le Seigneur, ô mon âme

Chant de Taizé

 

Lectures

Moïse gravit la montagne pour aller vers Dieu. D’en haut, Dieu l’appela et lui dit : Voici comment tu parleras aux descendants de Jacob et ce que tu annonceras aux Israélites : « Vous avez vu vous-mêmes comment j’ai traité les Égyptiens et comment je vous ai portés comme sur des ailes d’aigles pour vous faire venir jusqu’à moi. Maintenant, si vous m’obéissez et si vous restez fidèles à mon alliance, vous serez pour moi un peuple précieux parmi tous les peuples, bien que toute la terre m’appartienne. Mais vous, vous serez pour moi un royaume de prêtres, une nation sainte. » Telles sont les paroles que tu transmettras aux Israélites. Moïse retourna au camp, convoqua les responsables du peuple et leur transmit toutes les paroles de l’Éternel.

Livre de l’Exode 19, 3-7

Lever Du Soleil, La Lumière Du Soleil
 

Six jours plus tard, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmena sur une haute montagne, à l’écart, eux seuls. Là, il fut transfiguré devant eux : ses vêtements devinrent éblouissants et si parfaitement blancs que personne sur la terre ne peut produire une telle blancheur. Alors Elie leur apparut, avec Moïse ; ils parlaient tous deux avec Jésus. Pierre s’adressa à Jésus et lui dit : « Maître, il est bon que nous soyons ici. Nous allons dresser trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie. » En fait, il ne savait ce qu’il disait, car ils étaient tous les trois remplis de peur. Une nuée se forma alors et les enveloppa. Une voix en sortit : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le. Aussitôt les disciples regardèrent autour d’eux, et ils ne virent plus personne, sinon Jésus, qui était seul avec eux. Pendant qu’ils descendaient de la montagne, il leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils venaient de voir, jusqu’à ce que le Fils de l’homme ressuscite d’entre les morts. Ils obéirent à cet ordre, mais discutaient entre eux sur ce que « ressusciter d’entre les morts » voulait dire.

Évangile de Marc 9, 2-10

Nature, Paysage, Paix, Prairie, Nuage, Roches, Bleu

Méditation

Allons, chers Amis, sur la montagne du Seigneur.

La montagne est ce trait d’union entre ciel et terre, ce lieu à l’écart où l’humain s’élève et où le Divin s’abaisse. Ce lieu où il est possible de goûter à un sentiment d’éternité, de vivre quelque chose de l’ordre de la révélation. Ce n’est sans doute pas sans raison qu’il y a des croix au sommet des montagnes, pour signifier ainsi que ce lieu a une dimension particulière.

Aujourd’hui, nous voici en marche vers la montagne, à la rencontre du Seigneur.

Dans l’histoire du peuple de Dieu, c’est sur la montagne que Dieu s’adresse à l’humain. Elle est cet endroit privilégié de la rencontre et de l’intimité avec Dieu. Le texte de l’Exode nous raconte comment Moïse reçoit des paroles de Yahvé sur le Mont Sinaï. Comment le Divin se révèle, se dévoile.

L’Évangile de Marc nous fait devenir témoins de la transfiguration, révélation de la gloire à venir. Et sans doute que, comme Pierre, nous aimerions faire durer ce moment au point d’y construire des tentes et de s’établir : « Il est bon que nous soyons ici… » Mais non ! Ce n’est qu’une ouverture fugace, un éclat de lumière, un rayon de soleil…

Aller sur la montagne pour être plus près de Dieu. Comme si l’altitude nous rapprochait de Dieu ! Aller sur la montagne pour prendre de la hauteur, pour quitter le quotidien, les bruits de nos activités. Aller sur la montagne. Oui, mais laquelle ? Le Chasseral ? Le Creux-du-Van ? Le Cervin ? Sans doute que chacune pourrait revendiquer, et sans rougir, le titre de Montagne de Dieu.

Paysage, Nature, Montagnes, Alpine, Nuages, Ciel
 

On s’en doute, le lieu géographique importe peu finalement. On se souvient des paroles de Jésus à la Samaritaine :

« Crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. »

Évangile de Jean 4

Alors, si le lieu n’est pas essentiel, où aller à la rencontre du Seigneur ? Où s’élever ?

Aussi étrange que cela paraisse, je crois que c’est en descendant en nous-mêmes, dans nos profondeurs, en allant à la rencontre de notre humanité, pleine et entière, faite de certitudes et pétrie de doutes, que nous nous mettrons à l’écoute de l’Esprit de Dieu qui murmure en nous. Plus nous nous enfoncerons dans notre intimité, plus nous ouvrirons, plus nous élèverons, tout notre être vers Dieu.

Cette descente, vraie et sincère, n’aura certainement rien d’une promenade de santé, et elle pourrait bien exiger autant d’efforts et de courage que l’ascension d’une montagne. Elle nous conduira à découvrir toujours et à nouveau ce Dieu qui est à la fois présent dans notre intime humanité et plus que tout ce que nous pouvons imaginer.

Pour nous mettre en route sur ce chemin, il est indispensable de se défaire des fardeaux que nous portons, de tout ce qui ralenti notre marche, tous nos superflus que nous emportons comme des sécurités, pour ne garder que l’essentiel.

L'Homme, Personne, Activités De Plein Air, Sac À Dos
 

Depuis quelques jours, nous sommes entrés dans le temps du carême. Il nous conduit à Pâques, à la lumière et à la vie. Il nous tarde d’y être déjà ! Mais le chemin jusqu’à ce matin-là peut nous paraître long, trop long peut-être. Et il nous fera passer par une autre montagne, celle du Golgotha, celle de la crucifixion. Ce lieu de la révélation, une de plus, où Jésus s’abaisse au point de donner sa vie pour que le monde s’élève vers Dieu.

Ces semaines qui s’ouvrent sont une opportunité offerte pour réfléchir à ce qui est pesant dans nos vies et ce à quoi nous pourrions renoncer… pour un temps du moins. Et aller ainsi à la rencontre de Dieu tout au fond de nous.

Et si, aujourd’hui, nous faisions le choix de laisser le superflu, pour ne prendre que notre essentiel et monter ainsi à la Montagne du Seigneur ?

Cette montagne qui n’est ni ici ni là-bas, vous l’avez bien saisi, mais tout au fond de nous, au plus bas de nous. Dans cette profondeur qui nous révélera qui nous sommes en vérité dans le murmure de l’Esprit et sous le regard bienveillant et accueillant de Dieu.

Allons, chers Amis, allons, à la rencontre de Dieu. Il est là. Il nous attend. Il nous accueille. Il nous aime. Il est bon que nous soyons ici.

Prière des uns avec les autres, et pour le monde

Oui, Seigneur, il est bon que nous soyons ici. En ta présence bienfaisante. Réunis, et unis avec tous ceux qui ne sont pas là, nous nous tournons vers toi dans la prière.

En ce temps de carême, apprends-nous toujours et à nouveau à vivre de l’essentiel, à faire la différence entre ce que nous recevons et ce que nous croyons posséder.

Nous t’apportons tous ceux et toutes celles qui vivent des temps difficiles, faits d’incertitudes, de peurs, d’angoisses. Puisses-tu leur donner de ta lumière et sois pour eux tous leur espérance. Fais de nous des témoins de ton action dans le monde.

Nous te nommons aussi toutes les personnes qui nous ont demandé de prier pour elles et les situations qui occupent nos pensées. Nous te demandons de pardonner nos mots parfois maladroits et balbutiants, pour dire notre confiance en toi et en ton action dans nos vies.

Nous te prions pour les dirigeants et ceux qui assument des responsabilités à travers le monde. Guide-les, par ton Esprit de vérité, à prendre les décisions qui n’excluront pas les plus faibles, mais qui les mettront à la première place.

Pour nous-mêmes, pour nos familles et nos proches, pour ceux et celles que nous connaissons et pour ceux et celles que nous ne connaissons pas. Seigneur, nous te prions.

Jésus le Christ, lumière intérieure, ne laisse pas mes ténèbres me parler… Jésus le Christ, lumière intérieure, donne-moi d’accueillir ton amour.

Bénédiction

Reste avec nous, Seigneur. Aux heures de joie, aux heures de tristesse, dans la nuit du monde et la clarté de ta présence.

Reste avec nous, Seigneur. Pour raviver notre foi, pour être les prochains de nos prochains, dans nos solitudes et nos rencontres.

Reste avec nous, Seigneur. Aujourd’hui et demain. Ouvre-nous à ta joie afin qu’elle rayonne au plus profond de nous. Conduis-nous sur nos chemins.

À chacun et chacune, tu dis : « Va avec la force que tu as. »

Bon dimanche et belle semaine à chacune et chacun.

Eugene Bozza(Soir Dans Les Montagnes)

L’autre et moi

Une poignée de main

C’est avec les notes de La Sicilienne de Jean-Sébastien Bach, interprétée par Yann Chavin à la flûte et Alexis Droye à l’orgue, que nous nous accueillons aujourd’hui. C’est aussi dans la présence du Seigneur que nous plaçons ce moment de communion.

Accueil

Ne soyez pas tristes et sans espérance, dit le Seigneur ! Dans le visage de Jésus, le Fils en qui j’ai mis toute ma tendresse pour vous, je vous ouvre un chemin et un demain. Écoutez et vous vivrez ! Là où vous êtes agités je vous donne la Paix. Là où vous avez peur de manquer je vous ouvre au don. Là où vous vous absentez je suis présence. Ne soyez pas tristes et sans espérance, dit le Seigneur ! Mon pardon déjà vous a rejoints. Écoutez et vous vivrez !

Nous nous réjouissons de vous inviter à entrer dans ce « culte des laïcs » en ce premier dimanche de Carême, sur le thème proposé cette année par notre Église : « L’autre et moi ». Ou plutôt : « Et si l’autre, c’était moi ? ». Nous avons choisi des textes et écrit les méditations à partir de la parabole du bon Samaritain. Bonne lecture !

Christiane Rufer, Magdalena Prêtre, Bernard Schmutz

Vous pouvez télécharger une version imprimable.

Merci et À – Dieu

Ô notre Dieu,

Merci pour tout ce qu’il y a de bon dans notre vie, Merci pour tout ce qu’il y a de bon en nous. Merci pour l’immense source de résurrection qu’est ta présence.

Tout cela nous donne la soif de te présenter ce qui nous peine…

Seigneur, nous pensons devant toi à tous ceux qui souffrent, à celles qui doivent reconstruire une nouvelle vie après une séparation, un deuil. À ceux et celles qui se sentent seul·e·s.

Seigneur, nous pensons devant toi à toutes celles qui travaillent sans relâche dans des conditions difficiles. Nous pensons à ceux qui sont en souci pour leur situation.

Aide-nous, Seigneur, à être solidaires, à soutenir, à aider, à nous soucier de nos prochains, dans la mesure de nos humbles possibilités. Aide-nous à agir ensemble pour le monde.

Nous pensons devant toi à ceux et celles qui nous sont chers. Nous te les confions en particulier. Avec la joie que nous donne ton Esprit, nous aimerions témoigner de ton amour pour chaque être humain. Amen

 

« O ma joie et mon espérance, le Seigneur est mon chant. C’est de lui que vient le pardon. En lui j’espère, je ne crains rien. En lui j’espère je ne crains rien »

Lecture : résoudre l’énigme du prochain

Un spécialiste des Écritures intervint alors. Pour tendre un piège à Jésus, il lui demanda :

– Maître, que dois-je faire pour recevoir la vie éternelle ?

Jésus lui dit :

– Qu’est-il écrit dans notre Loi ? Comment le comprends-tu ?

Il répondit :

– Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton être, de toute ta force et de toute ta pensée.” Et aussi : “Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Jésus lui dit alors:

– Tu as bien répondu. Fais cela et tu vivras.

Mais le spécialiste des Écritures voulait se justifier. Il demanda donc à Jésus :

– Et qui est mon prochain?

Jésus répondit [par une parabole] :

– Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho lorsque des brigands l’attaquèrent, lui prirent tout ce qu’il avait, le battirent et s’en allèrent en le laissant à demi-mort.  Par hasard, un prêtre descendait cette route. Quand il vit le blessé, il passa de l’autre côté de la route et s’éloigna.  De même, un lévite arriva à cet endroit, il vit le blessé, passa de l’autre côté de la route et s’éloigna.  Mais un Samaritain, qui voyageait par-là, arriva près du blessé. Quand il le vit, il fut bouleversé.  Il s’en approcha davantage, versa de l’huile et du vin sur ses blessures et les recouvrit de pansements. Puis il le plaça sur sa propre bête et le mena dans une auberge, où il prit soin de lui.  Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, les donna à l’aubergiste et lui dit : “Prends soin de lui ; lorsque je repasserai par ici, je te paierai moi-même ce que tu auras dépensé en plus pour lui.

Jésus ajouta :

– Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de l’homme attaqué par les brigands ?

Le spécialiste des Écritures répondit :

– Celui qui a été bon pour lui.

Jésus lui dit alors :

– Va et toi aussi, fais de même.

Luc 10, 25-37

 

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Sculpture anonyme trouvée sur Pixabay.com

 

Méditations plurielles et personnelles

C’est l’histoire d’un motard

Il y a longtemps, lors de mon premier tour à moto, je fus surpris par le premier motard croisé, parfait inconnu, qui me salua amicalement de la main. Le deuxième et la plupart des suivants firent pareil. Ce fut un grand étonnement et une magnifique surprise. Depuis, cette coutume m’a toujours apporté paix et joie en roulant et je dois dire que c’est ce qui m’attire le plus vers la pratique de la moto.

Mais plus fort encore, suite à une panne d’alternateur, alors que j’étais en carafe à pousser ma bécane au bord de la route, seul avec moi-même, ce n’est pas le troisième motard de passage qui s’arrêta, mais le premier. Il trouva rapidement une corde et me hala jusqu’au prochain concessionnaire. Quel bonheur que ce compagnon tombé du ciel qui me sortait de mon embarras ! Certes, les motards ne sont pas parfaits non plus, mais quelle grandeur dans leur comportement envers leurs semblables, hors des contraintes d’agenda, sans distinction d’âge, de genre, de religion ou de couleurs.

 

 

 

Motards, Personnes, Motos, Amis
La famille des motards

Je rêve d’un monde où les pratiques évoquées du cercle des « motards » s’étendraient à l’humanité, où chacun salue l’autre et lui sourit [même maintenant derrière son masque : cela se voit, les yeux s’illuminent], où chacun apprend à se décentrer de soi-même pour se mettre dans la situation de l’autre, se penche avec cœur sur ces misères et se fait compagnon.

« Il y a des œuvres que nous cultivons déjà, d’autres pour lesquelles c’est plus difficile, d’autres que l’on découvrira…. Ce n’est qu’en redonnant à notre prochain l’amour reçu de Dieu que cet amour devient lumière et révélation. »

Saint Augustin.

Tout commence par une question

Qui est l’autre ? un être humain, comme moi ! Mais non, il est « autre » !

Personne n’est égal à un autre : différence d’âge, de caractère, d’éducation, de couleur. Différence d’environnement dans lequel nous avons grandi. Acceptons chacun comme il est.

L’exemple donné par Jésus dans la parabole du bon Samaritain est très, très fort.

Peu de personnes ont l’occasion d’arriver dans une telle situation. Mais la relation que nous avons avec « l’autre » dépend essentiellement de nous, et il y a plein de possibilités : faire un sourire, échanger quelques mots, une main tendue, un soutien proposé lors d’une situation difficile – sont en général bien accueillis et peuvent établir une relation de confiance, et un tel geste montre à l’autre que nous ne sommes pas indifférents, qu’il compte. Le plaisir et le bénéfice sont toujours des deux côtés ! Nous avons tous besoin des autres, personne ne peut vivre seul. En plus, ce n’est pas compliqué, alors soyons généreux, la récompense sera grande.

 

 

 

Hospice, Main Dans La Main
Un geste tout simple qui dit beaucoup

 

On connaît l’histoire… Quoique…

Parabole archi-connue… comment me parle-t-elle en cette période de Corona où la distance est gage de non-contamination ? Auquel des personnages de la parabole est-ce que je m’identifie ?

Si je suis souvent le lévite pressé qui passe tout droit, je vais parler aujourd’hui en m’identifiant au blessé. J’ai eu l’occasion depuis la fin de l’automne à travers la maladie d’avoir d’abord des craintes, de devoir traverser cette période un peu isolée, vu la suppression de la plupart des rencontres. Mais au contraire, j’ai eu l’occasion de mesurer combien de gens autour de moi se sont manifestés, sont devenus mes prochains malgré le semi-confinement et la distance : à travers de multiples messages, fleurs, offres de transport, achats faits. Plus inattendu : à travers un repas posé devant ma porte à la fin d’une journée d’examens médicaux, à des douceurs déposées sur mon paillasson chaque fois que j’affrontais une échéance.

Non la pandémie n’efface pas la solidarité et mes voisins et amis sont inventifs !

 

Alimentaire, Légumes, En Bonne Santé, Frais
Quelques fruits pour donner du goût à la vie

 

Je refuse de croire

Je refuse de croire que les circonstances actuelles rendent les êtres humains moralement incapables de remplir la tâche éternelle que leur a confiée le Créateur et de faire fructifier les talents qui leur ont été attribués à leur naissance.

Je refuse de croire que l’être humain ne soit qu’un fétu de paille ballotté par le courant de la vie, sans avoir la possibilité d’influencer en quoi que ce soit le cours des événements.

Je refuse de partager l’avis de ceux et celles qui prétendent que l’être humain est à ce point captif de la nuit sans étoiles du racisme et de la guerre, que l’aurore radieuse de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir une réalité.

Je crois que la vérité désarmée et l’amour sans condition auront le dernier mot effectivement. Le droit, même vaincu provisoirement, demeure toujours plus fort que le mal.

Je crois que les êtres humains qui vivent pour les autres parviendront un jour à rebâtir ce que les êtres inspirés par l’amour de soi ont détruit.

Je crois aussi qu’un jour toute l’humanité s’inclinera devant la puissance de Dieu. Je crois que la bonne volonté salvatrice et pacifique deviendra un jour la loi. « Le loup et l’agneau pourront se reposer ensemble, chaque être humain pourra s’asseoir sous son figuier, dans sa vigne, et personne n’aura plus de raison d’avoir peur ». Je crois fermement que nous l’emporterons. Cette foi doit nous donner le courage d’affronter les incertitudes de l’avenir. Elle donnera des nouvelles forces à nos pieds fatigués, pour que nous puissions nous rapprocher toujours plus de la Cité de la Liberté. Amen.

Martin Luther King jr. (1929–1968) Pasteur, militant non-violent pour les droits civiques

Laisserons-nous à notre table, un peu d’espace à l’étranger ? Trouvera-t-il quand il viendra, un peu de pain et d’amitié ? 

Refrain : Ne laissons pas mourir la terre, ne laissons pas mourir le feu ! tendons nos mains vers la lumière, pour accueillir le don de Dieu, pour accueillir le don de Dieu !

Laisserons-nous à nos paroles, un peu de temps à l’étranger ? Trouvera-t-il quand il viendra, un coeur ouvert pour l’écouter ?

Refrain : Ne laissons pas mourir la terre, ne laissons pas mourir le feu ! tendons nos mains vers la lumière, pour accueillir le don de Dieu, pour accueillir le don de Dieu !

 

Aime ton prochain. Et réciproquement !

La scène s’est déroulée à Berne. On me jure qu’elle est vraie. Or donc, dans un restaurant self-service, une honorable dame de 75 ans choisit un bol de soupe et va s’installer à une table. « Flûte ! » se dit-elle, j’ai oublié le morceau de pain. Elle se lève, prend son pain, retourne à sa place… et trouve un homme de couleur attablé devant la soupe. Et qui est même en train de la manger ! « Alors ça, se dit-elle, c’est la meilleure ! Mais c’est sans aucun doute un pauvre homme. Je ne lui ferai pas de remarque, mais tout de même, je ne vais pas me laisser complètement faire… » Elle s’empare d’une cuillère, s’assied en face de l’homme et, sans dire un mot, pioche également dans le bol de soupe. Et l’homme et la femme soupent ensemble, à tour de rôle, et en silence. Puis l’homme se lève. Il va chercher une confortable assiette de spaghetti à la bolognaise, et la dispose devant la gentille dame. Avec deux fourchettes ! Et ils mangent tous les deux, toujours en silence et à tour de rôle. Enfin ils se quittent. « Au revoir » dit la dame paisiblement. « Au revoir » répond l’homme, avec une douce lueur dans les yeux. Il donne l’impression de quelqu’un qui est heureux d’avoir aidé son prochain… Il s’en va donc, et la dame le suit des yeux. Du même coup, elle voit, sur la table d’à côté… un bol de soupe qui semblait avoir été oublié.

 

Soupe, Zupka Chińskaho, Dîner, Chaud
Un bol de soupe, comme oublié. Et si… ?

 

Bénédiction irlandaise

Ce que je te souhaite c’est : Non pas qu’aucun nuage n’assombrisse ton chemin. Non pas que ta vie soit un parterre de roses. Non pas que tu n’aies rien à regretter. Non pas que tu n’aies rien à souffrir… Non, ce n’est pas là mon souhait pour toi. Mon souhait pour toi c’est : Que tu sois fort quand vient l’épreuve, quand d’autres déposent sur ton épaule leurs fardeaux, quand le chemin devient raide et les difficultés semblent insurmontables. Que les dons que Dieu t’accorde mûrissent en toi quand tout espoir semble perdu. Et qu’ils servent à te rendre heureux, toi et ceux et celles que tu aimes… Qu’il y ait toujours à tes côtés un ami digne de ce nom à qui tu puisses faire confiance. Qui te console dans la tristesse, qui affronte avec toi les tempêtes quotidiennes… Ce que je te souhaite encore : C’est que dans les jours de détresse tu connaisses la présence de Dieu. Tel est mon souhait pour toi aujourd’hui et pour tous ceux et toutes celles qui t’aiment. Tel est mon souhait pour toi tous les jours de ta vie. Amen !

Nous vous disons « Au revoir » avec la Valse du Printemps (Spring Waltz) de Frédéric Chopin.

 

Bon dimanche à tous !

Les cultes reprennent dès le 28 février à la Blanche église, mais vous pouvez continuer à recevoir les cultes à l’emporter par courrier. Si vous ne souhaitez plus les recevoir faites-nous signe ! Merci !

 

Un feu sur la terre

Un feu sur la terre

 

Accueil

Le Duo Ambre a interprété la Danse rituelle du feu de Manuel de Falla (1876-1946) et donne ainsi le thème à ce culte autour du feu. Feu de bois bienvenu en ces temps d’hiver qui nous réchauffe. Et aussi feu intérieur de l’Esprit qui brûle en nous et réchauffe tout notre être, ravivant notre foi et notre espérance.

« Ils virent là un feu avec du poisson posé dessus et du pain », Jean 21, 9

Cher ami lecteur, chère amie lectrice,

Voici à nouveau notre rendez-vous hebdomadaire qui aimerait vous rejoindre là où vous êtes : bien au chaud dans votre intérieur. Peut-être aurez-vous à cœur d’allumer une bougie pour vous éclairer. Il sera justement question de chaleur pour ce culte que nous avons écrit ensemble : John Ebbutt et Jean-Marc Leresche, sur la base d’un tableau de Myriam Leresche, intitulé « Terre de feu ». Ce dernier sollicitera aussi votre regard et votre méditation, de manière à ce que nous soyons en liens les uns avec les autres par la beauté, les couleurs, la créativité, tout comme la Parole et la prière qui unissent. Nous vous souhaitons ainsi d’entrouvrir votre vie à la vive lumière d’un feu divin qui vient nous habiter. Que ce temps de culte soit pour chacun nourrissant !

Ouverture

« Ranime la flamme du don de Dieu qui est en toi », 2 Timothée 1, 16

Seigneur, notre Dieu,

Tu as placé en nous un don, une flamme : c’est la confiance et la foi. Aide-nous à en prendre soin, à raviver cette flamme aux heures sombres, afin qu’elle éclaire notre vie et nos relations.

En ce temps de culte, où nous sommes encore éloignés les uns des autres, apprends-nous, toujours et encore, à vivre de ce don que tu as déposé en nous et à le faire briller tout autour de nous, nous réchauffant et nous éclairant.

Seigneur, notre Dieu,

Nous t’apportons aussi toutes celles et tous ceux qui peinent à garder ce feu vivant en eux. Que ton Esprit les visite et ravive la flamme de l’espérance.

Amen.

Viens esprit de sainteté
Viens esprit de lumière
Viens esprit de feu
Viens nous embraser
Viens esprit du père, sois la lumière
Fais jaillir des cieux, ta splendeur de gloire
Viens esprit de sainteté
Viens esprit de lumière
Viens esprit de feu
Viens nous embraser
Esprit d’allégresse, joie de l’église
Fais jaillir des cœurs le chant de l’agneau
Viens esprit de sainteté
Viens esprit de lumière
Viens esprit de feu
Viens nous embraser
Fais-nous connaître l’amour du père
Et révèles-nous la face du Christ
Viens esprit de sainteté
Viens esprit de lumière
Viens esprit de feu
Viens nous embraser

Foyer

« N’y avait-il pas un feu qui brûlait au-dedans de nous quand il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures ? », Luc 24, 32

Seigneur,

Dis-moi qui tu es, pour que je te connaisse, comme moi je suis connu

Tu es la Parole qui éclaire et la présence qui rayonne

Tu es le torrent qui dévale et la fontaine qui coule.

Tu  est la flamme qui dévore et le feu qui réchauffe.

Tu es le roc qui m’abrite et la pierre qu’on rejette.

Tu es la soif qui me brûle et la source qui m’apaise.

Tu es le soleil de midi et la lumière dans mes doutes.

Tu es l’ami fidèle et l’étranger sur ma route.

Tu es l’huile sur la plaie et le glaive de feu.

Tu es le levain de la pâte et le vin qui fermente.

Tu la faim qui tenaille et le pain qui nourrit.

Tu es l’ami que je cherche et l’importun à ma porte.

Tu es le chemin qui s’ouvre et la demeure qui m’accueille.

Tu es le visage du Père et le visage de l’ami.

Tu es ce foyer incandescent où nous retrouvons vie

Tu es Notre Dieu ! Merci !

Message

« Je suis venu allumer un feu sur la terre et combien je voudrais qu’il soit déjà allumé ! », Luc 12, 49

Nous vous invitons à regarder ce tableau avec attention. Quelles sont vos premières impressions ? Que fait-il naître comme émotions ? Vers quoi suis-je attiré ? Le ciel, la terre, les nuages, le feu ?  Y a-t-il un mouvement ?

Terre de Feu
Terre de Feu par Myriam Leresche

Comment comprendre ce feu sur la terre ? Détruit-il comme des flammes qui ravagent tout sur leur passage ? Ou est-ce que ce sont les nuages blancs qui se reflètent en jeu de miroir avec un orange flamboyant sur la terre ?

Sur la droite on semble deviner un buisson calciné. C’est vrai, le feu peut être destructeur. On dit qu’il dévore… Ce qui ravage notre terre depuis bientôt une année laissera bien des traces calcinées ici et là… Mais son passage favorise aussi une nouvelle végétation.

Mais pour ma part, la vivacité des couleurs chaudes qui vont de l’or au rougeoyant me rappelle ces feux de joie – crépitement des flammes nées d’un foyer allumé, danse du feu qui s’élève dans la nuit, douce chaleur qui réchauffe le visage et le corps… Mais aussi par contraste il y a une fraicheur dans le ciel entre eau et air, qui rend ce tableau équilibré et vivant. Comme si tout se répondait pour trouver sa place. Ou plutôt rendre notre terre habitée de ce qui ne peut que se propager comme des étincelles qui font briller le regard, comme des flammèches qui dilatent le cœur, comme le courage qui ne peut s’éteindre ni la foi se consumer à la lumière d’une parole de Jésus. « Je suis venu allumer un feu sur la terre », dit-il.

Le Feu, Activités De Plein Air, Nature
 

Allumer un feu de bois, c’est délicat. Il y a des feux qui s’embrasent tout seul, mais il suffit qu’il y ait du vent, que le bois soit encore vert, le temps humide, l’air froid, que l’on soit impatient ou distrait, alors faire du feu devient plus difficile. Voilà que ça fume, que le foyer s’éteint, qu’il faut s’y reprendre à plusieurs fois…

Quelques brindilles, du petit bois, une ou deux feuilles de papier, des bûches, une ou plusieurs allumettes, nous avons tous appris à faire naître de ces belles flammes claires qui jaillissent du bois qui crépite. C’est fascinant et c’est beau un feu vif qui luit.

Accueillir l’Esprit, laisser l’amour de Dieu nous enflammer c’est retrouver une ferveur, un vieux mot qui vient de feu ardent. Combien de feu se sont éteints alors qu’ils étaient pleins de promesses ? Ils n’étaient qu’un « feu de paille »….

Seulement la difficulté n’est pas de recevoir le feu, mais plutôt de l’entretenir. Car on dit d’un feu qu’il meurt, qu’il s’éteint, qu’il s’étouffe…

Oui, la flamme de la confiance n’est pas un acquis, reçue une fois pour toute, qui ferait plus ou moins partie de chacun.

Non, la flamme spécifique de l’Esprit, flamme de la Pentecôte, flamme d’un don, d’un Amour malgré toute la vigueur qu’elle peut créer, est aussi fragile, vulnérable, à la merci des coups de froid, mais aussi de l’inattention lorsque le bois vient à manquer. Elle peut se perdre lorsqu’il n’y a plus assez d’oxygène, de chaleur, d’espace pour l’alimenter. Alors le feu est en danger.

Comment nourrir son feu intérieur ? Comment rendre à notre terre un feu vivant, fait de chaleur humaine, d’espoirs éveillés, de signes éclairés ?

Sur le tableau le feu semble venir à nous. On dirait qu’il nous rejoint tout en ouvrant un large espace pour respirer, pour regarder plus haut, pour « s’encieler ». Il fait coexister les éléments.

Sunset, Sun, Nature, Abendstimmung, Ciel
 

« Je suis venu allumer un feu » dit Jésus: ne laissons pas la fatigue, l’oubli, les critiques, le manque, éteindre ce feu qui se nourrit à une Parole de vie, qui se renouvelle autour d’un foyer commun, qui s’oxygène dans la prière, qui désire prendre toujours plus de place en nous et autour de nous : feu sur la terre qui vient nous embraser.

On dirait presque sur le tableau qu’il « y a le feu au lac » pour reprendre une expression de chez nous ! Qu’aujourd’hui même la flamme de l’Esprit de Dieu, puisse briller et crépiter en nous avec joie pour qu’à l’image du Ciel elle réchauffe notre terre. Amen

Flammes à partager les uns avec les autres

« Il leur apparut alors comme des langues de feu et il s’en posa sur chacun d’eux », Actes des Apôtres 2,3

Un jour, Seigneur, ton Esprit a délié les langues pour te rendre témoignage. Un jour, Seigneur, ton feu a dépassé toutes les frontières pour annoncer ta gloire. Et tous se comprenaient.

Aujourd’hui, encore, la prière est cette langue qui dépasse les frontières et les mots. Mettons-nous à l’écoute de ton Souffle qui vient se déposer sur chacun et chacune qui nous fait parler et prier ; qui fait de nous tes témoins dans le monde.

Nous unissons nos cœurs, nos mains, nos bouches pour t’apporter tous nos soucis, nos doutes, nos espoirs, tout ce qui nous échappe et que nous maîtrisons pas. Nous te prions pour nos frères et nos sœurs d’ici et d’ailleurs.

Nous te remettons ceux que nous aimons et soutenons par notre communion, ainsi que les situations qui nous préoccupent.

Reçois notre prière pour tous ceux et toutes celles qui aident et soutiennent au-delà des frontières et des langues. Pour tous ceux qui parlent le langage de l’amour et de la fraternité.

Nous te prions aussi et surtout pour tous ceux qui ne connaissent que des mots de feu, destructeurs et violents. Qu’ils découvrent à leur tour que ce feu peut devenir chaleur et lumière.

Aujourd’hui, comme ce jour-là où ton Esprit a délié les langues, nous voulons aussi placer toute la confiance que nous mettons en toi. Inspire-nous des mots chaleureux, des mots lumineux. Et, Seigneur, nous faisons silence : « Parle, Seigneur, ton serviteur, ta servante, écoute… ». Amen

Dans nos obscurités
Allume le feu qui ne s’éteint jamais
Qui ne s’éteint jamais
Dans nos obscurités
Allume le feu qui ne s’éteint jamais
Qui ne s’éteint jamais

Envoi

« N’éteignez pas l’Esprit ! », 1 Thessaloniciens 5, 19

Que l’Esprit de Dieu vous habite comme une flamme avec douceur et force pour qu’il vous donne de rayonner avec paix

Que l’Esprit ravive vos cœurs d’amour et de chaleur, comme une bénédiction qui vous habite avec bonheur.

Amen.

Merci à Myriam Leresche d’avoir mis son tableau à disposition de notre méditation. Retrouvez celui-ci et beaucoup d’autres sur son site myacrylique.wordpress.com.  

Nous nous quittons avec Feux d’artifice de Claude Debussy (1862-1918), interprété par Guillaume Coppla.

Bon dimanche et belle semaine !

Un signe de la main

Jeu de mains

Ce sont les mains talentueuses de Sophie Chambat, Laura Nicogossian, interprétant la Danse Hongroise N°5 de Brahms qui nous accueillent pour ce rendez-vous.

👋 Bienvenue

Bienvenue à vous pour ce premier dimanche du mois de février, de la part de ce Dieu qui nous invite à nous tenir en sa Présence. Qu’il puisse étendre sa main sur chacun de nous ! Qu’il puisse nous porter, nous protéger, nous abriter au creux de sa paix, nous garder dans l’espace de son amour. A chacun est aussi adressé un signe de la main, comme un geste d’accueil amical !

Vous pouvez télécharger une version imprimable.

🙏🏼 Prière

Voici ce moment offert, Dieu notre Père, où nous pouvons nous reposer en toi, pour retrouver force et tranquillité, calme et assurance.

Voici ces instants offerts, Seigneur Jésus, où nous pouvons écouter une Parole venant de toi, la laisser nous rejoindre pour nous éclairer avec douceur et joie.

Voici l’invitation offerte à accueillir ton Esprit, qu’il vienne nous faire goûter à ta paix et à cette Alliance de tous les jours, en gardant les mains ouvertes pour te rencontrer, pour t’offrir à notre tour, nos vies toutes entières, à ta lumière. Amen

 

Je suis le Seigneur ton Dieu qui t’ai fait sortir de la maison d’Egypte.

voici une affirmation tant de fois répétée dans la Bible. En hébreu, le mot Égypte veut aussi dire angoisses au pluriel, ou  peurs. On pourrait ainsi traduire : « Je suis l’Éternel ton Dieu qui t’ai fait sortir du pays de tes angoisses, de la maison de tes peurs, de tout ce qui est sombre, de tout ce qui t’enferme ». Il paraît même que l’expression « n’aie pas peur » se retrouve 365 fois dans la bible. Il y en aurait une pour chaque jour !

🤲 Demande du pardon

Seigneur notre Dieu,

Lorsque nous sommes pris par le froid et l’obscurité, par la peur et l’inquiétude… Lorsque nous ne savons plus comment continuer… Viens nous délivrer !

Nous aimerions suivre ton chemin, marcher dans la clarté … Mais nous sommes si souvent partagés et divisés que nous avons de la peine à tenir nos promesses de fidélité…

Nous aimerions vivre dans ta liberté, marcher dans la paix du Christ… Et si souvent nous nous enfermons dans l’Égypte de nos angoisses… Que ta Parole soit source de vie… Qu’elle vienne nous délivrer !

J’ai vu la misère de mon peuple en Égypte… et je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de ce pays vers une terre fertile et vaste, une terre où ruissellent lait et miel…

(Ex 3, 8.17).

Promesse de terre à habiter ensemble, de fertilité, de saveurs retrouvées. Promesse de confiance et d’espérance à faire germer. Que Dieu nous délivre et nous pardonne, qu’il nous donne de nous réjouir encore et de croire de tout notre cœur à son amour vainqueur !

Quand s’éveilleront nos cœurs
À la voix du Dieu vivant,
Nous retrouverons la source du bonheur.
Quand se lèveront nos mains
Pour chanter le Dieu vivant,
Nous retrouverons l’espoir des lendemains.

1. Il saura briser nos armes,
Il saura changer nos cœurs.
Il viendra sécher nos larmes,
Il viendra chasser nos peurs.

Quand s’éveilleront nos cœurs
À la voix du Dieu vivant,
Nous retrouverons la source du bonheur.
Quand se lèveront nos mains
Pour chanter le Dieu vivant,
Nous retrouverons l’espoir des lendemains.

2. Plus de nuit sur notre terre,
Il sera notre flambeau.
Plus de haine ni de guerre,
Il nous ouvre un ciel nouveau.

Quand s’éveilleront nos cœurs
À la voix du Dieu vivant,
Nous retrouverons la source du bonheur.
Quand se lèveront nos mains
Pour chanter le Dieu vivant,
Nous retrouverons l’espoir des lendemains.

3. Il habite avec les hommes,
Le vieux monde peut mourir.
Il annonce son Royaume,
Il nous ouvre l’avenir.

Quand s’éveilleront nos cœurs
À la voix du Dieu vivant,
Nous retrouverons la source du bonheur.
Quand se lèveront nos mains
Pour chanter le Dieu vivant,
Nous retrouverons l’espoir des lendemains.

📖 Lecture

Jésus retourna dans la synagogue. Il y avait là un homme dont la main était paralysée. Les Pharisiens observaient attentivement Jésus pour voir s’il allait le guérir un jour du sabbat, car ils voulaient l’accuser. Jésus dit à l’homme dont la main était paralysée : « Lève-toi, là, devant tout le monde ». Puis il demanda à ceux qui regardaient : « Que permet notre loi ? de faire du bien le jour du sabbat ou de faire du mal ? de sauver la vie d’un être humain ou de le laisser mourir ? » Mais ils ne voulaient pas répondre. Jésus les regarda tous avec indignation ; il était en même temps profondément attristé qu’ils refusent de comprendre. Il dit alors à l’homme : « Avance ta main » Il l’avança et sa main redevint saine. Les Pharisiens sortirent de la synagogue et se réunirent aussitôt avec des membres du parti d’Hérode pour décider comment ils pourraient faire mourir Jésus.

Marc 3, 1- 6

💬Message

Une main, quelle invention merveilleuse, quel outil extraordinaire, quel bien précieux, capable de tant d’habilité, de précision, de force et de douceur, pour …  se saluer, toucher, prendre, tenir, accueillir et donner.  Une main droite pour ne pas être trop gauche, et pouvoir jouer, créer, écrire, ressentir, construire, réparer.

Poterie, Main, Mains, Coupe, Vase
 

Une main qui fait de nous des humains lorsque nos gestes sont tournés vers le bien, à la différence d’un poing fermé.

Une main pour travailler, soigner, partager… Une main aux empreintes uniques dans le monde entier ! Et vos mains, à quoi servent-elles ou ont-elles servi au cours de votre vie ?

Je me souviens d’une exposition de photos où l’on voyait en gros plan les mains de personnes célèbres : des musiciens, des chercheurs, des chirurgiens…

Quand on nous dit dans l’Évangile, que la main d’un homme est sèche, on voit bien que ce n’est pas seulement une infirmité, un handicap parmi d’autres, mais que cette paralysie touche chez cet homme tout son être vital, son identité, sa place au milieu de siens où il ne peut plus, mettre la main à la pâte… il en est empêché et c’est comme s’il était privé d’une dimension essentielle de lui-même.

Alors on comprend mieux pourquoi Jésus va guérir cette main sèche. Il restaure en lui une mobilité, mais aussi sa personne pour qu’elle puisse être active.

Main, Mains, Liberté, Culte, L'Homme
 

Car que représente cet homme à la main séchée, sinon celui qui voudrait agir, mais qui ne peut pas, car il a peut-être perdu le plus important : une main ouverte. Une main tendue, une main accueillante.

On peut y voir l’attitude des pharisiens qui ne veulent rien faire le jour du sabbat, même pas le bien, car la Loi est devenue plus importante que l’humain : eux aussi ont les mains sèches !

« Que permet notre loi ? de faire le bien le jour du sabbat ou de faire du mal ? de sauver la vie d’un être humain ou de le laisser mourir ? » Mais ils ne voulaient pas répondre….

On comprend le silence qui s’abat alors dans la synagogue. Jésus a coincé ses interlocuteurs : ils ne peuvent quand même pas dire que le sabbat a été donné pour tuer. Et pourtant c’est là qu’ils en arriveront. Plus tard. Au nom de la loi ! En vue d’une croix ! Et leur main séchée un samedi, sera pleine de sang un vendredi.

Mais ils ne peuvent pas dire non plus que le sabbat a été fait pour guérir. Ce serait donner tort à Moïse et à ses interprètes qui interdisaient ce jour-là toute action médicale, sauf en cas d’urgence. Ce qui n’est pas le cas ici.

Alors s’exprime la colère du Christ mêlée à une immense tristesse : colère de voir des hommes de Dieu en arriver à nier l’évidence, à savoir que dans sa loi Dieu veut le bien de tous les hommes !  Tristesse devant la dureté des regards incapables de saluer d’un geste l’homme restauré.

Dans une synagogue, le jour du sabbat, Jésus aurait aimer toucher bien d’autres personnes crispées. Aujourd’hui il nous apprend tant de choses à faire avec nos mains : il ouvre à la rencontre en son Nom, il nous apprend à prier, à rendre grâce, à déposer, à remettre et à confier, à tenir, à partager. Il met dans nos mains sa force pour relever les défis de chaque nouveau jour.

Il met dans nos mains de l’habileté, de la douceur et du doigté ! Il nous apprend à faire de la vie un geste, des gestes, gratuits, bons, qui ne retiennent pas, mais qui se donnent librement. Et par-dessus tout il remet chacun de nous au centre de son amour, entre les mains du Père.

 

Personnes, L'Homme, Adulte, Mains
 

Oui, une main, quelle invention merveilleuse, quel outil extraordinaire, quel bien précieux, capable de tant de possibles qu’il faudrait toujours mieux savoir l’exercer. Pour ne pas s’ankyloser, pour bien l’ouvrir, sans se priver ! Une main qui retrouve son action, son utilité pour être au service de Dieu et du prochain. Quelle merveille ! On a jamais rien créé de mieux !  Et en plus elles ont le privilège d’être deux ! Amen

👐🏾Prions ensemble !

Seigneur,

Tu es maître de nos vies pour nous relier à toi et les uns aux autres en se donnant la main, même à distance, dans la prière.

Ainsi nous te prions pour toutes les mains desséchées, les cœurs glacés, là où s’est installée la dureté, l’intransigeance, les poings fermés, la violence, les coups, pour que que tu libères ceux qui sont emprisonnés.

Que la vie, Seigneur, soit toujours première, pour qu’elle soit à ton image :  une main tendue et offerte avec générosité.

Nous te prions pour les personnes handicapées, ceux qui portent une infirmité que l’on ne voit pas toujours, ceux qui sont délaissés, ne sont pas considérés à cause de leur apparence, ceux qui doivent s’adapter, ceux qui ne peuvent pas exercer leur métier, ceux qui sont touchés dans leur santé.

Que vienne ta compassion pour qu’elle touche des mains, des cœurs et des esprits.

Renouvelle Seigneur les bonnes volontés, les gestes gratuits, le partage sans retenue.

Donne-nous d’être à notre tour des créateurs de vie nouvelle avec tous nos dons et toutes nos habilités. Utilise nos mains adroites, malgré nos maladresses et nos limites.

Nous te le demandons avec confiance, par le nom de Jésus-Christ, qui s’est approché de tout être humain, les mains ouvertes, les mains percées, pour lui rendre sa place et lui montrer son amour livré. Amen

Les mains ouvertes devant toi Seigneur, pour t’offrir le monde, les mains ouvertes devant toi Seigneur, notre joie est profonde.

Garde-nous tout petits devant ta face, simples et purs comme un ruisseau. Garde-nous tout petits devant nos frères, et disponibles comme une eau !

Les mains ouvertes devant toi Seigneur, pour t’offrir le monde, les mains ouvertes devant toi Seigneur, notre joie est profonde.

Garde-nous tout petits devant ta face, brûlants d’amour et plein de joie. Garde-nous tout petits parmi nos frères, simples chemins devant leur pas !

Vivement le jour où nous pourrons à nouveau nous serrer la main !

 

🙌Bénédiction

Que Dieu nous garde tout entier, cœur,corps et esprit, pour toujours être des vivants tournés vers le Bien

Qu’il vous donne de vivre notre aujourd’hui pour aller jusqu’à deux mains dans la force de son amour et sa proximité

Qu’il nous garde entre ses mains et nous bénisse, Amen !

Un beau dimanche et une paisible semaine à vous tous !

Nous nous quittons avec cette chanson de Florent Pagny, Savoir Aimer, interprétée en langue des signes.